Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Economie
  Echanges extérieurs au terme de l’année 2009
Allégement de la facture pétrolière de 13,5 milliards de dirhams
Baisse des avoirs extérieurs nets de l’Institut d’émission et des banques de 3,6%

Au terme de l’année 2009, les exportations de marchandises, exprimées FOB, se sont chiffrées à 111.848,9MDH contre 155.739,9MDH en 2008, soit une baisse de 28,2%.
Les exportations hors phosphates et dérivés se sont établies à 93.092,4MDH contre 104.280,2MDH en 2008, en recul de 10,7%. Quant aux exportations de phosphates et dérivés, elles se sont inscrites en retrait de 63,6%. Par rapport à 2007, les ventes de phosphates et dérivés n’ont diminué que de 16% et elles ont même progressé de 6,2% par rapport à 2006. Ces chiffres viennent d’être communiqués par l’Office des Changes.
Excepté l’or industriel, les autres groupes de produits à l’exportation se sont inscrits en baisse, particulièrement les demi-produits (-42,6%) et les produits bruts (-56,1%) suite à la baisse des ventes de phosphates et dérivés (-70,8%).
Pour leur part, les importations de marchandises, exprimées CAF, ont totalisé, au terme de l’année écoulée, 264.445,9MDH contre 326.042,2MDH en 2008, enregistrant ainsi une baisse de 18,9%. Hors pétrole, les importations ont accusé une baisse de 16,3%. Avec le pétrole, elles ont dégringolé de 44,1% pour une baisse en volume de 13% : 4.788,4mt contre 5.506,4mt. Le prix moyen de la tonne importée a, en conséquence, baissé de 35,7% : 3.585DH/T contre 5.572DH/T.
En dehors des importations de pétrole brut, de soufres bruts et de céréales qui ont enregistré de fortes hausses en 2008, les importations n’ont baissé que de 11%.
La baisse des importations a été enregistrée au niveau de tous les groupes de produits et principalement les produits énergétiques, les demi-produits et les produits bruts qui ont contribué à hauteur de 77,8% au recul des importations.
Pour les produits énergétiques, la baisse de leurs importations a été de l’ordre de 25,4%. Ce repli est dû aux importations d’huile brute de pétrole (-44,1%) et dans une moindre mesure aux achats de gaz de pétrole et autres hydrocarbures (-20,2%), de houille crue, agglomérés et coke (-32,7%) et de gas oils et fuel oils (-11,9%).
Quant aux demi-produits, leur importation a baissé de 23,3%. Cette évolution est imputable en particulier aux importations de fer et acier en blooms et ébauches (-48,5%), de produits chimiques (-19,8%), de fils, barres, palplanches, profilés en fer ou en acier (-39,9%) et de matières plastiques artificielles (-13,3%).
Même évolution pour les importations des produits bruts puisqu’elles ont diminué de 49,7%. Ce reflux est dû essentiellement aux achats de soufre brut (-89,2% ou -10.048,9MDH), des huiles végétales brutes (-22,6%) et des bois bruts, équarris ou sciés (-19,9%).
Au niveau de la balance des échanges de services, les recettes voyages ont porté sur un montant de 52.798,7MDH contre 55.550,8MDH en 2008, en baisse de 5%.
Par rapport à la moyenne des années 2004 à 2008, soit 48.494,3MDH, ces recettes se sont accrues de 8,9%.
Les dépenses voyages ont enregistré, quant à elles, une hausse de 2,8%. La balance Voyages fait ressortir ainsi un excédent de 44.096,9MDH en 2009 contre +47.087,9MDH en 2008.
Par ailleurs, les recettes au titre des services de transport se sont inscrites en baisse de 16,6% tandis que les dépenses ont reculé de 3,8%.
A l’inverse, les recettes au titre des services de communication ont progressé de 9,8%. Quant aux dépenses, elles se sont accrues de 3,4%.
Concernant les Centres d’appels, les recettes ont enregistré une hausse de 13%. Idem pour les dépenses qui se sont inscrites en retrait de 11,5%.
En 2009, la balance des biens et services laisse apparaître un déficit de 95.696,2MDH et un taux de couverture de 68,6%. Ainsi, les importations au titre des biens et services ont porté sur 305.122,1MDH contre 358.581,7MDH en 2008, en retrait de 14,9%. Les achats de biens évalués FOB ont baissé de 18,9%. Les importations de services, quant à elles, ont augmenté de 8,6%.
Les exportations de biens et services se sont établies, pour leur part, à 209.425,9MDH en 2009 contre 259.093,2MDH un an auparavant, en reflux de 19,2%. Les exportations de biens évaluées FOB se sont inscrites en baisse de 28,2%. De leur côté, les exportations de services ont enregistré un repli de 5,6%.
Dans un autre volet, les recettes MRE ont totalisé 50.237,8MDH contre 53.072,4MDH en 2008, en recul de 5,3%. Par rapport à la moyenne des années 2004 à 2008, soit 46.813,4MDH, ces recettes se sont améliorées de 7,3%.
Même contreperformance enregistrée par les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers qui se sont chiffrées à 26.079,3MDH contre 35.290,6MDH en 2008, accusant un recul de 26,1%.
Par rapport à la moyenne des recettes réalisées au titre des années 2004 à 2008, soit 30.242,6MDH, ces recettes ont baissé de 13,8%.
Les dépenses ont enregistré une baisse de 9,1%. Elles ont porté essentiellement sur les cessions d’investissements directs étrangers, soit 67,8% du total. Concernant les cessions d’investissements de portefeuille et les remboursements de prêts privés étrangers, ils sont intervenus respectivement pour 23% et 9,2%.
Pour les avoirs extérieurs nets de l’Institut d’émission et des banques, ils se sont établis à 189.391MDH contre 196.453,2MDH en 2008, soit -3,6%. Cette baisse est imputable tant aux avoirs extérieurs nets de l’Institut d’émission (-2,9%), qu’aux avoirs extérieurs nets des banques (-11,2%).

3/2/2010
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 La conjoncture économique nationale vue par le HCP
Sous l’effet de la reprise des activités non agricoles, la croissance serait de 4,1% en 2010

L’économie nationale serait marquée en 2010 par la poursuite du dynamisme de la demande intérieure et par la reprise, à un rythme modéré, de la demande mondiale adressée au Maroc. Dans ce contexte, la croissance économique nationale attiendrait 4,1% au lieu de 5% estimée pour 2009. Elle serait, toutefois, accompagnée par une légère hausse des déficits du budget de l’Etat et des finances extérieures. C’est ce que souligne, en tout cas, le Haut Commissariat au Plan (HCP) dans son nouveau rapport « Budget économique prévisionnel 2010 ».
L’économie nationale aurait progressé de 5% en 2009 après la croissance de 5,6% enregistrée en 2008. Ce rythme d’accroissement est le résultat des performances des activités agricoles, qui ont largement compensé le ralentissement des activités secondaires et tertiaires, en particulier les secteurs orientés vers l’exportation.
Le secteur primaire, bénéficiant d’une pluviométrie favorable durant la campagne agricole 2008/2009, a enregistré une production céréalière record de 102 millions de quintaux. Ainsi, en plus de la poursuite des performances des autres cultures agricoles, de l’élevage et de la pêche, le secteur primaire aurait dégagé une valeur ajoutée en hausse de 26,2% en 2009, contribuant, de ce fait, par 3,5 points à la croissance économique nationale de cette année.
Quant aux activités non-agricoles, elles auraient enregistré une croissance de 1,6% en 2009, au lieu de 3,9% en 2008 et 6,2% en 2007. Ce résultat est dû essentiellement au recul marqué des activités du secteur secondaire (notamment les mines et les industries de transformation), qui auraient accusé, pour la première fois, une baisse de 2,8% en 2009, au lieu d’une hausse de 5% en moyenne annuelle de la période 2005-2008. La régression aigue de la demande mondiale adressée au Maroc de près de 10% en 2009, explique en grande partie cette contre performance des activités secondaires.
De manière générale, la demande intérieure, principal moteur de la croissance économique nationale, a continué de soutenir le rythme d’augmentation du PIB en 2009, en contribuant par 7% au lieu de 10,9 points en 2008. Ainsi, la consommation finale nationale en volume s’est accrue de 5,8% durant cette année, en liaison avec l’augmentation de la consommation des ménages résidents de 5,2% et de la consommation des administrations publiques de 8%. La formation brute de capital fixe a bénéficié de la hausse de l’investissement public global en 2009, pour enregistrer une légère amélioration de 4% au lieu de 11,7% observée en 2008. Ce recul est attribuable à la baisse des investissements directs étrangers et du ralentissement de l’investissement privé national.
La dynamique de la demande intérieure ne s’est pas répercutée sur l’évolution des prix. L’inflation, exprimée par le prix implicite du PIB, aurait été modérée en 2009 et n’aurait pas dépassée 1%, au lieu de la hausse de 5,9% en 2008 et 3,9% en 2007. Le fléchissement des prix des principaux produits importés et la politique monétaire nationale ciblant l’inflation expliquent en partie cette maitrise de la hausse des prix intérieurs durant cette année.
Au plan des échanges extérieurs en volume, les exportations des biens et services auraient fléchi de 14,7% en 2009 en volume, sous l’effet essentiellement du recul des exportations des marchandises. Toutefois, la baisse des exportations aurait été accompagnée par une baisse des importations d’environ 6,6%, notamment les importations du pétrole brut et du blé. En terme nominal, la balance des ressources (échanges des biens et services à prix courants), aurait dégagé un déficit de l’ordre de 11,8% du PIB en 2009 au lieu de 14,5% en 2008.
Sur le registre du compte-capital, le revenu national brut disponible aurait connu une hausse de 4,9% au lieu de près de 10,9% en 2008, en raison principalement du repli des revenus nets en provenance du reste du monde d’environ 8,8%, notamment les transferts des MRE.
Tenant compte de la progression de la consommation finale nationale de 8,3%, l’épargne nationale aurait atteint 28,1% du PIB contre 30,9% en 2008. L’investissement brut est estimé à 32,6% du PIB en 2009, en légère baisse par rapport à 36,3% une année auparavant. Le déficit du compte épargne-investissement aurait connu, en conséquence, un certain allégement, en passant de 5,4% du PIB en 2008 à 4,4% 2009.

Perspectives
En plus de l’évolution de la demande mondiale adressée au Maroc, des transferts des marocains résidant à l’étranger et de celle des prix internationaux, ci-dessus mentionnées, les prévisions économiques pour l’année 2010 se basent sur l’hypothèse d’une production céréalière d’environ 70 millions de quintaux durant la compagne agricole 2009/2010 et intègrent les évolutions issues de la loi de finances 2010, en matière de fiscalité, des investissements, des salaires et des subventions.
Dans ce cadre, l’économie nationale s’accroitrait de 4,1% en 2010 sous l’effet principalement de la reprise des activités non agricoles, avec un rythme de 5,9%, au lieu de 1,6% en 2009. Le secteur secondaire connaitrait une relance de 5,1% au lieu d’une baisse de 2,8% en 2009 et les activités du secteur tertiaire consolideraient leur dynamisme et enregistreraient une croissance de 6,3% au lieu de 4% en 2009.
Quant au secteur primaire, il dégagerait, sur la base de l’hypothèse retenue pour la production céréalière, une valeur ajoutée en baisse de 5,3%, étant donné les performances exceptionnelles de l’année 2009, dont les récoltes ont atteint 102 millions de quintaux.
La demande intérieure en volume continuerait de soutenir la croissance économique nationale, mais son rythme emprunte depuis l’année 2008, une tendance baissière. Elle s’accroitrait de 4,9% au lieu de 6,2% en 2009 et 10% en 2008. Sa contribution à la croissance économique serait de 5,4 points contre 7 points en 2009. De même, la contribution négative du commerce extérieur (exportations nettes d’importations) à la croissance économique, continuerait d’afficher un allégement, en se situant à -1,3 point en 2010 au lieu de -2 points en 2009 et -5,3% en 2008. L’augmentation limitée des importations en comparaison avec leur rythme des dernières années explique en partie cet allégement.
En ce qui concerne l’inflation, l’année 2010 serait caractérisée par une légère progression des prix intérieurs, induite par une tendance à la hausse de l’inflation importée. Celle-ci reste fortement liée aux fluctuations des prix des principaux produits importés, notamment le pétrole brut. Ainsi, l’inflation, appréhendée par le prix implicite du PIB, serait de 2,3% en 2010 au lieu d’environ 1% en 2009 et 5,9% en 2008.
Par ailleurs, le financement de l’économie serait marqué par la persistance du déficit du compte capital. En effet, malgré l’amélioration de l’épargne nationale qui s’élèverait à 29,3% du PIB au lieu de 28,1% en 2009, elle resterait inférieure au niveau de l’investissement brut. Celui-ci représenterait 34,5% du PIB en 2010. Le besoin de financement atteindrait environ 5,1% du PIB en 2010 au lieu des déficits de 4,4% en 2009 et 5,4% en 2008.
Parallèlement, les finances publiques, caractérisées par une politique budgétaire expansive et des allégements fiscaux en faveur des ménages et des entreprises durant l’année 2010, font ressortir un déficit global de l’ordre de 4% du PIB après celui de 2,7% du PIB enregistré en 2009.
De son côté, le marché monétaire aurait été marqué par un net ralentissement de la masse monétaire en 2009, progressant à un rythme de 8,8% à fin décembre 2009 au lieu de 14,5% en moyenne annuelle de la période 2005-2008.
Toutefois, l’année 2010 serait caractérisée par une légère accélération du rythme de croissance de la masse monétaire de près de 10,6%, en liaison avec la reprise économique nationale attendue. La consolidation du rythme d’évolution des crédits intérieur monétaires, prévu à 15% en 2010 serait à l’origine de cet accroissement monétaire. Quant aux avoirs extérieurs nets, ils poursuivraient leur tendance baissière, observée depuis l’année 2008, selon les perspectives retenues pour les finances extérieures.

3/2/2010
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 Le FMI révise à la hausse ses prévisions pour la croissance mondiale en 2010
L’activité réelle rebondit, avec le soutien de mesures de relance extraordinaires

L’économie mondiale se redresse plus vite que prévu et la situation sur les marchés financiers s’est améliorée depuis les creux atteints en mars dernier, selon deux rapports du FMI. Le point sur ces documents.
La reprise économique mondiale a démarré plus vigoureusement qu’on ne l’avait prévu, mais elle se poursuit à un rythme différent selon les régions. Après la pire récession mondiale de l’histoire récente, la croissance économique s’est renforcée et s’est étendue aux économies avancées pendant le second semestre de 2009. En 2010, la production mondiale devrait s’accroître de 4 %, ce qui représente une révision en hausse de ¾ de point par rapport à l’édition d’octobre 2009 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM). Dans la plupart des économies avancées, la reprise devrait rester molle par rapport aux périodes comparables du passé, mais dans beaucoup de pays émergents et en développement, l’activité devrait être relativement vigoureuse, grâce surtout au dynamisme de la demande intérieure. Il conviendrait que les politiques menées par les pouvoirs publics favorisent le rééquilibrage de la demande mondiale, tout en continuant de soutenir la reprise là où elle n’est pas encore fermement enclenchée.
La production mondiale et le commerce international ont rebondi au second semestre de 2009. La confiance est remontée sensiblement tant dans le secteur financier que dans le secteur réel, les mesures de soutien extraordinaires des pouvoirs publics ayant évité une nouvelle Grande dépression. Dans les économies avancées, un début de renversement du cycle des stocks et une consommation plus vigoureuse que prévu aux Etats-Unis ont contribué à une évolution positive. La demande intérieure finale a été très dynamique dans les principaux pays émergents et en développement, bien que le renversement du cycle des stocks et la normalisation du commerce mondial aient aussi joué un rôle important.
Le rebond de l’activité mondiale a été rendu possible surtout par l’ampleur extraordinaire des mesures de relance. La politique monétaire a été fortement expansionniste, les taux d’intérêt étant descendus aux niveaux les plus bas jamais enregistrés dans la plupart des économies avancées et de nombreux pays émergents, tandis que les bilans des banques centrales ont atteint une ampleur sans précédent dans les principales économies avancées. La politique budgétaire a aussi joué un important rôle de stimulation face au ralentissement prononcé de l’activité. Dans le même temps, le soutien public au secteur financier a été déterminant pour rompre le cycle des interactions négatives entre le secteur financier et le secteur réel
Cela dit, on ne discerne encore guère de signes de solidité de la demande privée autonome (non induite par l’action des pouvoirs publics), tout au moins dans les économies avancées.
On prévoit maintenant un accroissement de 2 % de la production en 2010 dans les économies avancées, après une forte baisse en 2009. Les nouvelles prévisions représentent une révision en hausse de 3/4 de point. Pour 2011, les projections font apparaître une légère augmentation de la croissance, qui atteindrait 2½ %. Malgré ces révisions, on s’attend encore à ce que, par rapport aux épisodes comparables du passé, la reprise des économies avancées soit faible, la production réelle restant inférieure à son niveau d’avant la crise jusqu’aux derniers mois de 2011. En outre, le niveau élevé du chômage et de la dette publique, ainsi que l’existence de systèmes financiers qui ne sont pas encore complètement rétablis et, dans certains pays, la fragilité des bilans des ménages sont autant de facteurs qui risquent de freiner la reprise dans les économies avancées.
La croissance des pays émergents et en développement devrait se hisser à environ 6 % en 2010, après un taux modeste de 2 % en 2009. Les nouvelles projections représentent une révision en hausse de près de 1 point. En 2011, la croissance de la production devrait continuer à s’accélérer. Le renforcement des structures économiques ainsi que l’action rapide des pouvoirs publics ont aidé beaucoup de pays émergents à atténuer les effets du choc extérieur sans précédent et à attirer rapidement de nouveaux flux de capitaux.
Au sein des deux groupes de pays, les résultats en matière de croissance devraient varier considérablement d’un pays et d’une région à l’autre, en fonction de leurs conditions de départ, des chocs extérieurs qu’ils ont subis et des mesures qu’ils ont prises. Ainsi, les principales économies émergentes d’Asie ouvrent la voie de la reprise mondiale. Un petit nombre d’économies avancées d’Europe et plusieurs pays d’Europe centrale et orientale et de la Communauté des États indépendants restent en retrait. La remontée des prix des produits de base aide à soutenir la croissance dans les pays de toutes les régions qui en produisent. Un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne qui n’ont connu qu’un léger ralentissement de l’activité en 2009 sont bien placés pour se redresser en 2010. Les trajectoires de croissance diffèrent aussi au sein du groupe des économies avancées.
Le FMI souligne, par ailleurs, que les marchés financiers se sont redressés plus vite que prévu, aidés en cela par le regain d’activité. Pourtant, il est vraisemblable que les conditions financières resteront plus difficiles qu’avant la crise (voir la mise à jour de janvier 2010 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde). Plus particulièrement :
- Les marchés monétaires se sont stabilisés et le resserrement des conditions de prêt bancaires s’est atténué. En outre, la plupart des banques des principaux marchés sont désormais moins tributaires des mécanismes d’urgence des banques centrales et des garanties publiques. Cependant, il faut s’attendre à ce que le crédit bancaire reste peu dynamique, compte tenu de la nécessité pour les banques de reconstituer leur capital, de la faiblesse de la titrisation privée et de la possibilité d’une nouvelle réduction de la valeur comptable des crédits, notamment pour ce qui concerne l’immobilier commercial.
-Les marchés d’actions se sont ressaisis et les émissions d’obligations de sociétés ont atteint des niveaux record, tandis que rouvraient la plupart des marchés à forts rendements. Cependant, la montée en flèche des émissions d’obligations de sociétés n’a pas compensé le ralentissement de la croissance du crédit bancaire au secteur privé. Les secteurs qui n’ont qu’un accès restreint aux marchés de capitaux, à savoir les consommateurs et les petites et moyennes entreprises, vont vraisemblablement continuer à avoir des difficultés à obtenir du crédit. Jusqu’à présent, les dispositifs publics de prêt et de garantie ont joué un rôle crucial en permettant l’octroi de crédit à ces secteurs.
Le FMI note, en outre, que les prix des produits de base ont fortement augmenté pendant les premiers stades de la reprise, malgré le niveau généralement élevé des stocks. Dans une large mesure, cela s’explique par le dynamisme de la reprise dans les pays émergents d’Asie et aussi, plus généralement, par l’amorce de la reprise dans les autres pays émergents et les pays en développement, ainsi que par l’amélioration des conditions financières mondiales.
Pour la période à venir, on s’attend à ce que les prix des produits de base augmentent encore un peu en raison de la vigueur de la demande mondiale, surtout celle des pays émergents. Toutefois, cette poussée des prix devrait être modeste étant donné que le niveau des stocks est supérieur à la moyenne et que les capacités inutilisées restent considérables dans beaucoup de secteurs concernés. Par conséquent, les projections de référence du FMI concernant le prix du pétrole demeurent inchangées pour 2010 et sont légèrement révisées en hausse pour 2011 (82 dollars le baril, contre 79 dollars dans les PEM d’octobre 2009). Les prix des autres produits de base hors pétrole ont aussi été légèrement révisés en hausse.
En ce qui concerne la politique monétaire, de nombreuses banques centrales peuvent se permettre de maintenir des taux d’intérêt bas pendant l’année qui vient, car l’inflation sous-jacente devrait rester faible et le chômage élevé pendant un certain temps. Par ailleurs, il convient de concevoir des stratégies crédibles qui permettront de s’affranchir du soutien de la politique monétaire et de les communiquer aujourd’hui afin d’ancrer les anticipations et d’atténuer les craintes d’inflation ou de nouvelle instabilité financière. Les pays qui bénéficient déjà d’une reprise relativement vive de l’activité et du crédit devront resserrer leur politique monétaire plus tôt et plus vite que leurs homologues d’autres régions.
La reprise étant encore fragile, les politiques budgétaires doivent continuer de soutenir l’activité économique à court terme. Les mesures de relance budgétaire prévues pour 2010 doivent être exécutées intégralement. Cependant, les pays où la viabilité des finances publiques est de plus en plus préoccupante doivent avancer dans la conception et la communication de stratégies de sortie crédibles. Dans de nombreux cas, une sortie durable exigera non seulement un abandon de la relance budgétaire liée à la crise, mais aussi une amélioration substantielle des soldes primaires pendant une période prolongée. Les stratégies d’ajustement budgétaire doivent inclure, entre autres, une réduction des déficits budgétaires, sans oublier la nécessité de protéger les dépenses de lutte contre la pauvreté et l’aide extérieure, et une réforme des dépenses relatives aux droits acquis.
Lorsque la demande privée sera devenue autonome, l’abandon ordonné des politiques monétaires et budgétaires de soutien devra tenir compte de différentes considérations. Il faudra notamment savoir si le niveau élevé des déficits budgétaires et de la dette sont source de préoccupation en matière de viabilité des finances publiques et de risque souverain — considération principale pour de nombreux pays —, si le bas niveau des taux d’intérêt contribue à la formation de bulles des prix d’actifs, si des pressions s’exercent à la hausse ou à la baisse du taux de change compte tenu des fondamentaux à moyen terme de l’économie, et à quel rythme les politiques monétaire et budgétaire peuvent être adaptées à l’évolution de la demande intérieure.
Point très important, il reste urgent de continuer de remettre en état le secteur financier dans les économies avancées et les pays émergents les plus durement touchés. Dans ces cas, il faut encore prendre des mesures pour régler le problème des actifs compromis des banques et entreprendre leur restructuration. L’abandon des mesures de soutien du secteur financier qui ont été mises en place depuis le début de la crise doit être progressif ; il peut être facilité par des incitations qui rendent les mesures moins attrayantes quand la situation s’améliore. Les pouvoirs publics devront aussi réformer de manière audacieuse le secteur financier en vue de réduire les risques d’instabilité et de réexaminer comment les répercussions potentielles des crises financières seront prises en charge à l’avenir, tout en rendant le secteur financier plus efficace et plus résistant.
Par ailleurs, certains pays émergents devront gérer une montée des entrées de capitaux. C’est une tâche complexe et la riposte appropriée varie d’un pays à l’autre : il peut s’agir d’un durcissement de la politique budgétaire pour atténuer les tensions sur les taux d’intérêt, d’une appréciation de la monnaie ou d’un assouplissement du taux de change. Sachant que l’afflux de capitaux peut être considérable et parfois temporaire, en fonction des circonstances, des mesures macro-prudentielles visant à limiter la formation de nouvelles bulles des prix d’actifs, l’accumulation de réserves et des restrictions aux entrées de capitaux peuvent faire partie des moyens d’action à envisager.
Enfin, les pouvoirs publics font face à de graves problèmes sur le front structurel. Les économies avancées et les pays émergents ayant un excédent extérieur et un taux d’épargne excessifs pourraient favoriser le rééquilibrage mondial en prenant des mesures structurelles qui soutiennent la demande intérieure et le développement des secteurs des biens non échangeables. D’un autre côté, les pays qui s’appuyaient excessivement sur une croissance tirée par la demande intérieure devront réorienter leurs ressources vers le secteur des biens échangeables.

3/2/2010
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  Conjoncture financière internationale
Quelles incidences et enseignements pour le Maroc 

La Direction des Etudes et des Prévisions Financières(DEPF) vient de rendre publique sa note de conjoncture financière internationale, datée du mois de décembre dernier.
Il en ressort, au niveau du marché des taux, que le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est passé de 3,42% le 1er novembre 2009 à 3,2% à la fin du mois, soit une détente de 22 pb.
Selon la DEPF, plusieurs facteurs expliquent cette tendance baissière. Il s’agit en particulier de la confirmation par la Fed du non resserrement prématuré de la politique monétaire américaine et de la recrudescence des craintes de crise systémique liée aux difficultés financières de Dubaï. Dans le même sillage, le rendement du Bund, référence de la zone euro, a baissé de 8 pb en novembre pour s’établir à 3,16%. En matière de politique monétaire, la Fed a maintenu son principal taux directeur inchangé, dans une fourchette comprise entre 0% et 0,25 %, le 4 novembre 2009. En termes de perspectives, les marchés ne prévoient pas de hausse avant que la reprise ne soit solidement établie et la Fed devrait commencer en 2010 à interrompre les mesures exceptionnelles de soutien à la liquidité et au crédit mises en place à l’automne 2008.
De son côté, la BCE a annoncé le maintien de son taux directeur à 1% lors de son conseil de politique monétaire du 3 décembre. Selon les marchés, ce taux devrait rester à ce niveau historiquement bas jusqu’au deuxième semestre 2010. Outre ce statu quo, la BCE a annoncé l’abandon progressif des mesures exceptionnelles adoptées en vue de renforcer le marché du crédit. De sa part, la Banque du Japon a reconduit son taux directeur à 0,1% le 1er décembre et elle a de nouveau relevé son appréciation de la situation économique au Japon, prenant acte du redressement conjoint des exportations et de la production industrielle. Par ailleurs, la Banque du Japon estime que l’amélioration des marchés financiers l’autorise à amorcer le retrait de ses mesures exceptionnelles en faveur de la liquidité et du crédit.
Au niveau des marchés boursiers internationaux, la DEPF indique que les indices boursiers S&P 500 et Eurostoxx 50 ont, sur l’ensemble du mois de novembre, ont progressé de 5,1% et 0,4% respectivement. Néanmoins, les marchés boursiers ont reculé en fin de mois suite à l’annonce, le 25 novembre, de l’intention des autorités de l’émirat de Dubaï de demander un moratoire sur la dette de deux de ses entreprises publiques, Dubaï World et sa filiale d’investissement immobilier Nakheel. De son côté, l’indice boursier émergent « MSCI-EM » en dollar a progressé de 4,6% au cours de la même période. Sur le marché des changes, l’euro a poursuivi sa tendance haussière face au dollar, s’établissant à 1,50 à fin novembre 2009. En effet, le communiqué du dernier comité de politique monétaire de la Fed a renforcé la conviction des investisseurs que le maintien des taux bas aux Etats-Unis sera prolongé. Cette situation est de nature à encourager l’utilisation du billet vert comme devise d’emprunt pour réaliser des investissements sur des actifs plus rémunérateurs, provoquant ainsi un affaiblissement de la devise américaine.
Dans le sillage de l’évolution de la parité euro/dollar en novembre, le dirham s’est déprécié de 0,3% face à l’euro et s’est apprécié de 1,5% face au dollar. Par rapport à la même période de l’année dernière, la monnaie nationale s’est dépréciée de 2,9% face à l’euro et s’est appréciée de 12,6% face au dollar.
Sur le marché pétrolier, le cours du baril de pétrole a fluctué entre 74 et 78 dollars en novembre 2009, et ce, dans un contexte caractérisé par la faiblesse du dollar, et par des signes d’une forte demande pétrolière en Chine. Le pétrole n’a apparemment pas été affecté par les inquiétudes concernant la santé financière de Dubaï.
La DEPF précise aussi que l’offre de pétrole de l’OPEP a atteint en novembre son niveau le plus élevé depuis le début de l’année (29,1 millions de barils par jour), soutenue par une hausse de la production du Nigeria, des Emirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite. Cette conjoncture économique internationale aura certainement des effets sur l’économie marocaine.
Selon la DEPF citant l’Office des Changes, la facture pétrolière du Maroc a atteint 13 milliards de dirhams à fin octobre 2009, en baisse de 54,5% par rapport à la même période de l’année 2008.
Cette évolution est la conséquence de la baisse du volume importé de 21,8% et du recul du prix moyen de la tonne importée de 41,8% à 3424 dh/tonne. En conséquence, la part des produits énergétiques dans le total des importations a baissé à 20,2% contre 23,6% à fin octobre 2008. La facture céréalière du Maroc a atteint, pour sa part, 7,3 milliards de dirhams au terme des dix premiers mois de 2009, en baisse de 49% par rapport à la même période de l’année 2008. Les importations de blé et de maïs ont enregistré un recul en valeur de 55,1% et 30,2% respectivement. Néanmoins, il est à signaler que les importations de sucre ont progressé de 57,3% au cours de la même période, en lien avec la hausse du volume importé de 32,1% et du renchérissement du prix moyen de la tonne importée de 19,1%.

Quant aux exportations, les ventes de phosphates ont baissé de 71,8% à fin octobre 2009, en glissement annuel, pour s’établir à 4,6 milliards de dirhams contre 16,3 milliards de dirhams l’année précédente, qui était une année exceptionnelle. Cette baisse s’explique par le fort repli du volume exporté (57,2%) et le recul du prix moyen de la tonne de phosphates de 34,1%. Il convient de signaler que les exportations marocaines de phosphates n’ont régressé que de 8,2% par rapport à fin octobre 2007 et ont progressé de 9,9% par rapport à fin octobre 2006.

3/2/2010
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 Forum économique mondial de Davos
La reprise est là mais les déficits inquiètent

Le Forum de Davos s’est conclu samedi dans une ambiance loin d’être euphorique, car si la croissance est repartie, les problèmes budgétaires d’Etats comme la Grèce suscitent beaucoup d’inquiétudes, tandis que les banques attendent de mauvaise grâce une régulation renforcée.
Le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a prévenu que le rétablissement des finances publiques serait l’un des principaux problèmes pour l’économie mondiale.
« Nous allons être confrontés (à ce problème) pendant cinq, six ou sept ans, selon les pays », a-t-il déclaré lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse).
Les Etats se sont endettés pour sortir leur économie de la récession et doivent maintenant se préparer à revenir sur les mesures exceptionnelles et coûteuses mises en place. Ce processus sera très délicat, a prévenu M. Strauss-Kahn, car si cela est fait trop rapidement, cela pourrait replonger l’économie dans la récession.
La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a également souligné l’importance du « timing » à la fois du retrait du soutien public à la reprise, de la réforme du secteur financier et du redressement des finances publiques.
Durant le Forum, banquiers et politiques se sont opposés sur la régulation bancaire mise en avant la semaine dernière de manière spectaculaire par le président américain Barack Obama, qui a annoncé vouloir réduire la taille des banques et les empêcher de mélanger l’activité de banque de dépôts et certaines opérations sur les marchés.
Le président français Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou mercredi lors du discours inaugural à Davos en dénonçant les dérives du capitalisme financier et «des comportements indécents qui ne seront plus tolérés par l’opinion publique».
Le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüderle a cependant averti samedi que les projets de régulation bancaire ne devaient pas se faire «de façon isolée, au niveau national ou européen», mais dans le cadre du G20, pour éviter des législations nationales plus contraignantes que d’autres.
« Si une place financière devient trop restrictive, d’autres (...) en profiteront », a-t-il affirmé à l’AFP.
Les nombreux banquiers présents dans la station des Grisons ont multiplié les mises en garde contre une réglementation trop stricte qui les empêcherait, selon eux, de financer l’économie.
Joseph Ackermann, patron de la Deutsche Bank, a reconnu la nécessité de réforme mais a mis en garde contre un assèchement du crédit. « Nous savons tous que quelque chose doit être fait pour restaurer la confiance mais il faut absolument une harmonisation au niveau mondial des réglementations et de la fiscalité », a-t-il dit.
Plusieurs ministres des Finances, banquiers centraux et banquiers privés se sont réunis samedi en privé pour discuter de la question. Outre Mme Lagarde, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le chancelier de l’Echiquier Alistair Darling étaient notamment présents.
Barney Frank, président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants américaine, qui a aussi participé à cette réunion, a jugé que les banquiers privés comprenaient le besoin de régulation.
« Il va y avoir une régulation, ils comprennent cela. Nous sommes prêts à parler de la manière d’atteindre ce but », a-t-il dit.
« Le pouvoir politique aux Etats-Unis va certainement mettre en place une régulation dure et raisonnable », a-t-il ajouté. Au sujet des banquiers privés, il a noté: « Ce n’est pas à eux de décider si on le fait ou non ».
Par ailleurs, concernant les perspectives économiques pour 2010, M. Strauss-Kahn, dont l’organisation vient de relever ses prévisions de croissance pour le monde à 3,9%, s’est montré prudent comme beaucoup d’intervenants lors du Forum.
« Il faut garder à l’esprit que cette croissance est encore fragile car une grande partie est soutenue par les fonds publics et la demande privée est encore faible », a-t-il expliqué.
Le conseiller économique du président américain Lawrence Summers s’est dit « perturbé par le niveau de l’emploi». « Il y a une reprise statistique et une récession humaine », a-t-il relevé.

3/2/2010
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Les concours à l’économie dopent la masse monétaire

En décembre 2009, la masse monétaire, désignée par l’agrégat M3, a marqué une hausse mensuelle de 1,8%, au lieu de 0,2% le mois précédent. Cette progression s’explique par la hausse des avoirs extérieurs nets de 1,5% et surtout, par l’augmentation des concours à l’économie de 1,4%. Pour leur part, les créances nettes sur l’Etat se sont maintenues à leur niveau du mois précédent. En effet, la baisse des recours du Trésor aux banques a été quasiment compensée par la diminution de sa position nette auprès de Bank Al- Maghrib.
L’évolution de la masse monétaire s’est reflétée principalement au niveau des dépôts à vue qui se sont accrus de 3,6% et, dans une moindre mesure, au niveau des comptes d’épargne et des placements à terme qui ont progressé respectivement de 0,9% et de 2,1%. La circulation fiduciaire s’est, en revanche, contractée de 2,4%.
Sur l’ensemble de l’année 2009, les concours à l’économie ont marqué une augmentation limitée à 9,1%, contre 22,9% enregistrée l’année précédente. Cette évolution a résulté principalement de la baisse de 1% des crédits de trésorerie au lieu d’une progression de 22% un an auparavant et de la décélération des prêts immobiliers et à la consommation, dont le rythme de croissance est revenu respectivement à 12,8% et à 18,8% contre 27,5% pour chacune de ces deux catégories.
Pour leur part, les créances nettes sur l’Etat ont augmenté de 6%, en relation avec l’accroissement du portefeuille d’effets publics détenu par les banques.
Quant aux avoirs extérieurs nets, ils ont, à l’inverse, accusé un recul de 3,6%, imputable à la contraction tant des avoirs extérieurs nets de la banque centrale que ceux des banques.
Cette évolution des sources de création monétaire s’est traduite par un accroissement de 4,5% de l’agrégat de monnaie M3 contre 10,8% une année auparavant. S’agissant des agrégats de placements liquides, ils ont marqué une hausse de 36,3% contre une baisse de 15,5%, sous l’effet principalement de l’accroissement des titres d’OPCVM obligataires et monétaires, respectivement de 50,5% et de 35,4%.
Les titres émis par les OPCVM actions et diversifiés ont, en revanche, diminué de plus de 25%.

3/2/2010
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