Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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    L’aide marocaine pour Haïti immédiatement distribuée aux hôpitaux de Port-au-Prince ...  
   
 
        Economie
 Haut Commissariat au Plan
Le Maroc au 36ème rang en termes de développement des systèmes statistiques dans le monde

Le niveau de développement des systèmes statistiques reste très variable dans le monde. C’est ce qui ressort d’une note d’information du HCP présentée récemment à Casablanca lors d’une conférence de presse. Seuls 64 pays dans le monde dont 4 pays en Afrique (y compris le Maroc) ont un système statistique qui adhère à la Norme Spéciale de Diffusion des Données du FMI (NSDD), indique le Haut Commissariat au Plan.
Sur les 118 pays qui ne sont pas au niveau d’être admis par cette norme, 67 sont classés entre 20 et 128ème rang selon l’IDH adopté par le PNUD, ajoute la même source.
Dans le même sillage, le HCP souligne que sur 145 pays évalués, la Banque mondiale considère que 108 pays ont des capacités statistiques inférieures à celles du Maroc qui occupe à cet égard le 36ème rang.
En matière de méthodologies statistiques utilisées, le Maroc, après la réforme de l’indice du coût de la vie, réalise un score de 100% contre un score moyen au niveau mondial de 56%.
S’agissant de la comptabilité nationale, seuls 18 pays (dont le Maroc) sur 53 en Afrique ont adopté le SCN93. Dans le monde arabe, seuls 6 pays sont dans ce cas.
Lors de conférence de presse du HCP, il a été soulevé aussi que l’appréciation de l’état d’avancement dans la concrétisation des principaux OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) au Maroc en 2007 (mi-parcours de l’échéance des engagements retenu pour 2015), dégage les enseignements suivants :


-La pauvreté : Objectif atteint à mi-chemin ;
- L’éducation : Taux de scolarisation atteint 93,5% en 2007 contre 52,4% en 1990 au primaire et 43,4% contre 17,5% au collège ;
- La santé : une enquête démographique est en cours pour donner une appréciation objective.
- L’accès des populations à l’eau potable : Généralisé en milieu urbain et se situe à 87% en 2008 en milieu rural contre 74% et 14% respectivement en 1995.
Et afin de disposer d’outils qui permettent d’anticiper l’impact des politiques économiques sur les réalisations en matière d’Objectifs du Millénaire pour le Développement, le HCP a élaboré un modèle d’équilibre général calculable dynamique, intégrant certains modules de développement humain.
Il conduit, sur cette base, une étude qui analyse l’évolution économique et sociale au Maroc en relation avec les politiques budgétaires et commerciales entreprises. Il apprécie ainsi les avantages dont dispose le Maroc pour concrétiser ses engagements internationaux ainsi que les contraintes qui pèsent sur lui en matière d’OMD.
Dans ce cadre, un scénario de base analyse l’impact du prolongement, d’ici à 2015, de la trajectoire des politiques économiques et sociales, telles qu’elles sont annoncées aujourd’hui (en matière budgétaire, fiscale, commerciale et d’investissement). Il présente, en conséquence, les effets de ces politiques sur la croissance, les équilibres macroéconomiques et l’endettement ainsi que sur la dynamique de concrétisation des OMD.
Des scénarios alternatifs sont examinés en deuxième lieu pour analyser les pistes de politiques de nature à permettre au Maroc d’atteindre ses objectifs de développement humain retenus pour 2015.
Dans le même sillage, le HCP note qu’à partir des élasticités de la pauvreté par rapport à la croissance et à l’inégalité, l’approche adoptée se propose de déterminer les rapports entre croissance économique et niveaux de vie des populations pauvres, d’un côté, et des catégories sociales non pauvres, de l’autre.
Dans le cadre de cette approche, est considérée comme une croissance pro- pauvres celle qui améliorerait le niveau de vie des populations pauvres à un taux égal ou supérieur à celui des non pauvres.
Les données utilisées pour une telle analyse procèdent des résultats des enquêtes sur la consommation et les niveaux de vie des ménages réalisées par le HCP entre 1985 et 2007.
Il en ressort que c’est dans la seule période 2001-2007 qu’au Maroc, la croissance économique a été nettement pro- pauvres:
-la pauvreté a baissé de 15,3% à 8,9% durant la période. En termes de profondeur et de sévérité, elle a baissé respectivement de 3,5% à 1,9% et de 1,2% à 0,6% ;
- la croissance économique a eu un impact plus fort sur la réduction de la pauvreté que sur les inégalités.
Les pauvres ont ainsi tiré de la croissance économique entre 2001 et 2007, pour la première fois, un bénéficie proportionnel égal à celui des non pauvres.
La conférence de presse du HCP avait, au fait, pour objectif de mettre l’accent sur l’évolution de l’économie marocaine en 2009 et les perspectives d’évolution des principaux agrégats macroéconomiques en 2010. Dans une note d’information rendue publique à cette occasion, le HCP indique que son budget économique prévisionnel 2010 qui présente une révision de la croissance de l’économie nationale en 2009 et les perspectives d’évolution des principaux agrégats macroéconomiques en 2010. Et la même source d’ajouter que ce budget économique prévisionnel se réfère aux résultats des enquêtes trimestrielles et des travaux de suivi et d’analyse de la conjoncture menés par le Haut Commissariat au Plan durant l’année 2009.
Il intègre les effets de relance des dispositions budgétaires de la loi de finances 2010 adoptées par le Parlement, notamment, en matière de fiscalité, d’investissement, de subventions et de recrutement et valorisation des salaires. Il suppose une production céréalière de 70 millions de quintaux durant la campagne agricole 2009/2010.
Par ailleurs, il prend en considération toutes les nouvelles donnes de la conjoncture internationale en 2009 et 2010, en matière de croissance économique, des prix et du commerce. Dans ce contexte la demande mondiale adressée au Maroc serait en hausse de 3% en 2010 après une baisse de 10% en 2009, le cours moyen du pétrole brut atteindrait 76,5$/baril au lieu de 61,5$ en 2009 et la parité euro- dollar se situerait à 1,4 au lieu de 1,3 en 2009.
C’est ainsi que l’économie nationale aurait progressé de 5% en 2009 après la croissance de 5,6% enregistrée en 2008. Ce rythme d’accroissement est le résultat des performances des activités agricoles, en progression de 26,2%, ce qui a largement compensé le ralentissement des activités secondaires et tertiaires qui ont réalisé un rythme d’accroissement de 1,6% en 2009 au lieu de 3,9% en 2008 et 6,2% en 2007.
En 2010, la reprise des activités non agricoles permettrait de dégager une valeur ajoutée en hausse de 5,9%, au lieu de 1,6% en 2009. Le secteur primaire, quant à lui, afficherait une valeur ajoutée en baisse de 5,3%, sous l’effet de la hausse considérable de 26,2% enregistré en 2009. Globalement, l’économie nationale s’accroîtrait de 4,1% en 2010 au lieu de 5% en 2009.
La demande finale intérieure continuerait de contribuer à la croissance économique avec 7 points en 2009 et 5,4 points en 2010. La contribution du commerce extérieur à la croissance qui continuerait à être négative serait, cependant, relativement en amélioration en passant de -5,3 points en 2008 à -2 points en 2009 et à -1,3 point en 2010. De son côté, l’inflation serait maîtrisée en 2010 à 2,3% contre 1% en 2009 et 5,9% en 2008. Au plan des équilibres, le déficit budgétaire passerait de 2,7% du PIB en 2009 à 4% en 2010.
La rigidité à la baisse du déficit des finances extérieures de l’ordre de 4,4% du PIB en 2009 et 5,1% en 2010, continuerait à pénaliser les finances extérieures, ce qui pourrait créer des tensions sur le plan du financement de l’économie et appelle des actions pour une plus grande compétitivité du tissu productif national.

20/1/2010
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 Débats sur le développement humain au Maroc
Nécessité de réviser l’IDH pour le rendre mieux expressif
Le Maroc invité à rejoindre l’OCDE pour contribuer à la réflexion sur la conceptualisation d’outils nouveaux afin de mesurer le progrès des sociétés

Le Haut Commissariat au Plan (HCP) a organisé, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les 15 et 16 courants à Rabat, une rencontre de réflexion et de débats consacrée au « Développement Humain au Maroc ».
En marge de cette rencontre internationale à laquelle ont pris part des organismes internationaux tels l’OCDE et l’Eurostat…et des instituts de statistique nationaux comme l’INSEE de France, ou encore l’IBGE du Brésil, une déclaration finale a été adopté.
Durant les deux jours de cette rencontre, les participants ont eu l’occasion de mesurer les résultats de l’expérience du Maroc où la croissance économique soutenue des années 2000 et une politique active de développement humain ont permis une amélioration des revenus et des conditions de vie de la population, une baisse du chômage et une réduction sensible de la pauvreté et de la vulnérabilité.
A cet égard, l’initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) initiée par SM Le Roi, en particulier, a été saluée comme une stratégie de nature à inspirer les pays en développement dans les politiques d’amélioration du niveau de vie de leur population.
Les participants ont par ailleurs souligné l’excellence du système marocain de statistique et la grande qualité des études et des analyses présentées à cette rencontre, par les experts du HCP. La multiplication des enquêtes statistiques et l’élargissement de leurs champs de couverture, l’amélioration continue de leurs méthodes et de leur diffusion et la mise en place d’une comptabilité nationale de plus en plus achevée, autorisent en effet l’élaboration d’études complexes sur le développement et l’évolution des conditions de vie des ménages. Les exposées portant sur des analyses temporelles, spatiales et sociales de la répartition des revenus et des dynamiques de la pauvreté au Maroc et la mise en place de modèles macro et micro-économétriques de simulation de différents scénarios de politiques publiques visant la réduction de la pauvreté et des inégalités mettent en lumière non seulement l’aspect multidimensionnel du développement humain mais aussi la complexité des politiques de développement humain et de lutte contre la pauvreté.
Les richesses de l’outil statistique dont disposent le Maroc et sa capacité analytique contrastent avec la mesure réductrice du progrès par le biais d’un seul indicateur tel que l’indice de développement humain (IDH). La pertinence de cet indice pour décrire, évaluer et classer le développement humain a été discutée. Outre l’inégale qualité des informations statistique à la base de son élaboration, les participants ont unanimement souligné, y compris le PNUD, ses limites et recommandé la nécessité de le reviser pour le rendre mieux expressif du développement humain.
Les participants ont, à cet égard, marqué leur attente des résultats des discussions qui seront menées au sein de la commission statistique des Nations Unies sur cet indicateur pour en améliorer l’élaboration et l’utilisation.
La Division Statistique des Nations Unies a relevé que, dans le cas du Maroc, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui sont couverts par une batterie d’indicateurs cernant les différentes dimensions du développement, offrent une image plus complète des performances du pays en matière de développement humain. Cet aspect sera souligné par le rapport décennal sur la réalisation des OMD en cours d’élaboration par les Nations Unies.
La commission Stiglitz-Sen-Fitoussi constitue aussi une des sources de remise en cause et de critique analytique de l’IDH. La mobilisation internationale pour donner suite aux recommandations de cette commission est encourageante mais doit prendre en compte les besoins de tous les pays concernés, en particulier les pays en développement. Dans ce cadre, ayant tous les atouts, le Maroc a été invité à rejoindre l’OCDE (le Centre de Développement) pour contribuer à la réflexion sur la conceptualisation d’outils nouveaux pour mesurer le progrès des sociétés.
Par ailleurs, les conclusions de la réunion du HCP avec les pays et institutions partenaires (OCDE, Eurostat, INSEE, IBGE, STATEC, UNSD, ESCWA…) ont été comme suit :
- Un acquis depuis vingt ans, il n’en demeure pas moins que l’IDH ne reflète pas complètement ni les différences de développements des sociétés ni celles des systèmes statistiques nationaux. Il doit être amélioré et ne peut, en tout cas, être approprié pour le classement des pays.
- Concernant les suites du rapport de Stiglitz-Sen-Fitoussi, le Maroc, avec des pays à développement statistique similaire comme le Brésil…, doit être associé à l’initiative en cours au sein de l’OCDE, avec le soutien de son Centre de Développement, pour développer des instruments alternatifs ou complémentaires de suivi des progrès tels qu’ils ressortent des résultats de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi et du Projet Globale de l’OCDE.

20/1/2010
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 La Banque mondiale, le FMI et la FAO se mobilisent pour Haïti
Les institutions de Bretton Woods accordent 200 millions de dollars d’aide d’urgence au pays

En réponse au séisme qui a frappé Haïti mardi dernier, la Banque mondiale a entrepris de mobiliser des ressources considérables au plan technique et financier afin d’aider ce pays pauvre à surmonter la pire catastrophe de toute son histoire.

Elle vient ainsi d’annoncer un programme d’aide sans précédent, d’un montant de 100 millions de dollars qui doit être décaissé immédiatement pour soutenir les efforts de reconstruction et de redressement dans cet État insulaire qui a été, selon les premières informations disponibles, littéralement dévasté par ce tremblement de terre de magnitude . Elle a également annoncé l’envoi sur place d’une équipe d’experts chargée d’évaluer les dommages et les besoins du pays pour l’avenir.
« Face à ce sinistre bouleversant, il est essentiel que la communauté internationale fournisse son appui au peuple haïtien en ces moments éprouvants », a déclaré à ce sujet le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, rapporte un communiqué de la Banque mondiale. « La Banque a entrepris de mobiliser une importante aide financière et d’envoyer sur le terrain une équipe qui aura pour mission d’aider à évaluer les dommages et les besoins de reconstruction. »
Quoique l’ampleur exacte des dégâts ne soit pas encore clairement établie, tous les témoignages et comptes rendus officiels font état d’une situation qualifiée de catastrophique. Le président haïtien René Préval a lancé mercredi un appel d’urgence pour son pays en état de choc, déclarant avoir lui-même entendu les cris des victimes ensevelies sous les décombres. « Il nous reste encore à faire une évaluation, mais la scène que nous avons ici est inimaginable », a-t-il dit, ajoutant que les équipes de secours doivent être prêtes à faire face à des milliers de morts et de blessés.
Par centaines, les habitants d’Haïti se sont retrouvés sans abri une fois que leurs habitations de construction précaire ont subi au plus fort les effets du séisme. Mais les bâtiments plus résistants ont eux aussi été endommagés : l’immeuble de la mission des Nations Unies s’est effondré et, selon les médias, 14 membres de son personnel ont perdu la vie et beaucoup d’autres sont restés pris sous les gravats.
En ce qui concerne la Banque mondiale, son bureau situé à Pétion-Ville, dans la banlieue de Port-au-Prince, a également été détruit, mais l’ensemble de son personnel a pu être localisé. Selon les chiffres avancés par la Croix-Rouge internationale, un tiers des 9 millions d’habitants que compte Haïti risque d’avoir besoin d’une aide d’urgence, mais il faudra encore un jour ou deux pour pouvoir se faire une idée plus précise des dégâts.
« Nous sommes unis de tout cœur et par la prière avec tous ceux frappés par ce séisme », a déclaré la directrice des opérations de la Banque mondiale pour les pays des Caraïbes, Yvonne Tsikata.
Elle a ajouté que les 100 millions dollars d’aide débloqués par la Banque ne seront pas affectés à des projets particuliers, mais serviront intégralement et directement à soutenir les efforts de reconstruction. Elle a aussi déclaré que la Banque va fournir le capital initial pour la mise en place d’un fonds fiduciaire, appelé Fonds pour la reconstruction d’Haïti, qui servira à attirer et regrouper les contributions de la communauté internationale au redressement et à la reconstruction du pays.
Compte tenu de l’étendue des dégâts, un effort concerté à l’échelle internationale sera en effet nécessaire pour cela, a-t-elle expliqué, ajoutant : « Bien qu’il soit encore trop tôt pour pouvoir évaluer dans toute son ampleur le choc subi par l’économie haïtienne, il semble qu’il va être des plus considérables. »
Pour l’avenir, cela va probablement amener la Banque à modifier la focalisation de ses projets en Haïti pour mettre l’accent sur des initiatives en matière de nutrition et de reconstruction. Ce sera aussi une occasion pour s’attacher en priorité à « mieux construire en Haïti, tout en renforçant les capacités des structures gouvernementales », a encore expliqué la responsable de la Banque.
Avec un revenu national brut par habitant de 560 dollars, Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Plus de la moitié de sa population a moins de 1 dollar par jour pour vivre, et 78 % moins de 2 dollars. Selon les estimations de la Banque, le taux de mortalité infantile y est élevé (60 pour 1 000 naissances), et le taux de prévalence du VIH chez les 15-49 ans est de 2,2 %.
Le nouveau financement de 100 millions de dollars est subordonné à l’approbation des Administrateurs de la Banque. Celle-ci a aujourd’hui 14 grands projets en cours en Haïti, couvrant des domaines tels que la gestion des risques de catastrophes, l’infrastructure, le développement de proximité, l’éducation et la gouvernance économique. Toute son aide est actuellement fournie sous forme de dons.
Depuis janvier 2005, l’Association internationale de développement (IDA), son guichet chargé d’accorder des crédits sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres du monde, a fourni au total 308 millions de dollars à Haïti. En outre, les fonds fiduciaires administrés par la Banque ont accordé à ce pays plus de 55 millions de dollars depuis 2003.
Par ailleurs, Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), a annoncé jeudi dernier que le FMI allait fournir très rapidement à Haïti un financement d’urgence de 100 millions de dollars EU pour aider le pays à affronter les retombées du tremblement de terre violent et dévastateur qu’il vient de subir.
«J’ai demandé aux services du FMI d’étudier toutes les possibilités et je suis heureux de pouvoir annoncer aujourd’hui que nous serons en mesure de décaisser très rapidement 100 millions de dollars EU. Nous agissons en concertation avec d’autres organismes internationaux pour mobiliser de l’aide le plus vite possible afin d’accompagner Haïti dans la difficile tâche de reconstruction du pays », a déclaré M. Strauss-Kahn. Et d’ajouter : « Au nom de tous mes collègues du FMI, j’exprime ma plus profonde sympathie aux victimes de cette tragédie».
Selon un communiqué du FMI, le financement d’urgence prendrait la forme d’une augmentation des ressources accordées par le FMI dans le cadre de l’accord en vigueur avec Haïti au titre de la Facilité élargie de crédit (qui a succédé à la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance). Le nouveau financement de 100 millions de dollars EU doit être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, qui pourrait se saisir de cette question en suivant les procédures accélérées.
Depuis 2006, le FMI a décaissé près de 170 millions de dollars EU dans le cadre de l’accord appuyé par la FRPC. Le programme avait été initialement approuvé en novembre 2006 pour un montant équivalant à environ 114,4 millions de dollars EU; en juin 2008, environ 25,4 millions de dollars EU ont été ajoutés pour aider Haïti à amortir l’impact de la montée des prix internationaux des produits alimentaires et énergétiques. En février 2009, le Conseil d’administration a approuvé une deuxième augmentation des concours financiers du FMI, pour un montant d’environ 38,1 millions de dollars EU afin de contribuer à combattre les retombées des cyclones qui avaient frappé le pays en 2008 ainsi que les conséquences du ralentissement de l’économie mondiale.
Haïti a reçu un allégement de dette de 1,2  milliard de dollars EU en juin 2009 pour avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés, après approbation par les conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale.
Se mobilisant toujours pour Haïti, la FAO indique, pour sa part, qu’en Haïti l’agriculture nécessitera des fonds de l’ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l’appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier.
Un communiqué de la FAO indique que ce montant permettra de soutenir la production agricole dans les champs et les jardins potagers non seulement dans les zones dévastées par le séisme, mais aussi dans les zones rurales qui n’ont pas été directement touchées, mais qui subiront néanmoins les effets du désastre qui a frappé principalement Port-au-Prince.
 « Nous nous attendons à des déplacements massifs de population et à des dégâts importants aux infrastructures agricoles. Aussi est-il crucial de faire tout notre possible pour soutenir la production agricole locale et assurer les moyens d’existence de la population », souligne M. Ari Tubo Ibrahim, Représentant de la FAO en Haïti.
Le pays dépend largement des importations de produits alimentaires depuis une vingtaine d’années. Environ 80% des Haïtiens trouvent une occupation dans le secteur agricole mais ils n’ont ni l’expertise nécessaire ni le matériel adéquat, et la FAO estime qu’environ la moitié de la population du pays est sous-alimentée.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel à la communauté internationale pour une collecte de fonds destinée à lui permettre de nourrir quelque 2 millions de personnes suite au tremblement de terre.
Pour les familles pauvres, toujours selon la FAO, produire de quoi se nourrir entraîne des frais alors que le peu d’argent disponible doit couvrir des besoins primaires urgents. La prochaine saison des semis débutant en mars, le soutien aux agriculteurs au cours des prochaines semaines est vital afin d’empêcher la sécurité alimentaire nationale de dégénérer.
Des fonds sont également requis pour la remise en état des petites infrastructures agricoles détruites par le tremblement de terre, notamment les canaux d’irrigation, l’industrie de transformation agricole, les marchés, les routes et autres infrastructures essentielles.
Par ailleurs, la FAO indique qu’elle envisage également, vu le nombre incalculable de personnes déplacées, de lancer, en milieu urbain et périurbain, de projets agricoles s’appuyant sur les jardins potagers et dont profiteraient les victimes du séisme, en mettant l’accent sur l’accroissement de la production de denrées alimentaires pour améliorer la nutrition.
Tout en stimulant la nutrition, en particulier des enfants, les jardins potagers peuvent avoir un impact bénéfique important sur le moral des survivants du tremblement de terre. Et si cela est fait correctement, la pression sur l’environnement déjà si dégradé du pays s’en trouvera atténuée.
De quoi ont besoin les petits producteurs agricoles haïtiens Essentiellement, d’outils agricoles, d’engrais, d’haricots de bonne qualité, de semences de maïs, de pois et de légumineuses ainsi que de bétail, notamment d’animaux de basse-cour (poules, porcs, etc.). Les produits horticoles assurant une bonne nutrition pousseront dans les trois mois s’ils sont plantés maintenant.
Il convient de rappeler qu’en 2008, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant avaient déclenché des manifestations violentes et des complications au plan politique en Haïti.

20/1/2010
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 Tourisme mondial
L’OMT prévoit une reprise en 2010

Le tourisme mondial devrait reprendre en 2010 aprés une année 2009 trés difficile, a annoncé lundi à Madrid l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui table sur une augmentation des arrivées de touristes internationaux de 3 à 4%.
"Les perspectives se sont améliorées, avec une prévision d'augmentation des arrivées de touristes internationaux comprise entre 3 et 4% pour 2010", indique l’AFP citant un communiqué de l’OMT.
L'organisme, basé à Madrid, a estimé que les arrivées de touristes internationaux avaient baissé d'environ 4% en 2009, pour s'établir à 880 millions, selon ses premières estimations.
"Le tourisme international est sur la voie de la reprise aprés une année 2009 extraordinairement difficile", selon le communiqué.
"La crise économique mondiale, aggravée par l'incertitude sur la pandémie de grippe H1N1 a fait de 2009 l'une des années les plus difficiles pour le secteur du tourisme", a déclaré le secrétaire général de l'OMT, Taleb Rifai, cité dans le communiqué.
Les recettes liées au tourisme ont quant à elles reculé de 6% en 2009 par rapport à 2008, selon une estimation de l'OMT.
"L'expérience démontre que les recettes suivent généralement de prés la tendance des arrivées de touristes, même si elles souffrent souvent plus quand les temps sont difficiles", selon le communiqué.
L'OMT a souligné lundi le bon comportement de l'Asie, du Pacifique et du Moyen Orient, moteurs de la reprise en termes d'arrivées de touristes qui avaient déjà enregistré une évolution positive au deuxiéme semestre 2009.
L'année a été plus difficile en Europe, avec une baisse des arrivées de touristes de 6% sur l'ensemble de l'année, selon l'OMT.
Pour 2010, que l'OMT qualifie d'année "de transformation", l'organisation estime que de grands événements comme le mondial de football en Afrique du Sud, doperont l'activité touristique.

20/1/2010
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 Finances publiques
Les recettes de la TVA en baisse de 4,3 MMDH

L’exécution de la loi de finances demeure en ligne avec les prévisions initiales malgré la baisse des recettes fiscales et l’accroissement de l’investissement. C’est ce qui ressort, en tout cas, du « point mensuel de conjoncture » de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE).
La situation des charges et ressources du Trésor s’est soldée, au terme des dix premiers mois de l’année 2009, par un déficit de 572 M.DH au lieu d’un excédent de 12,2 MM.DH à fin
octobre 2008. Cette situation provient principalement de la baisse des recettes fiscales de 15 MM.DH ou 10,6% et de la progression de 6,1 MM.DH ou 20,9%des dépenses d’investissement. Dans ce contexte, la baisse du solde ordinaire s’est limitée à 5,2 MM.DH pour s’établir à 24,9 MM.DH grâce à la baisse des dépenses de compensation qui a permis d’atténuer la réduction des recettes fiscales après la performance exceptionnelle enregistrée en 2008.
Les recettes fiscales, chiffrées à 127,5 MM.DH, ont reculé de 15 MM.DH ou 10,6% suite à la baisse des recettes des principaux impôts. Ainsi, les recettes de l’impôt sur le revenu (IR) ont reculé de 5,7 MM.DH ou 20,5% en relation essentiellement avec le réaménagement de son barème.
Parallèlement, les recettes au titre de l’impôt sur les sociétés (IS) se sont inscrites en repli de 3,2 MM.DH ou 8% en liaison également avec la réduction des taux, les versements exceptionnels effectués en 2008 et l’impact du recul de l’activité économique. De même, les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont baissé de 4,3 MM.DH ou 11,6% suite au fléchissement, aussi bien, de la TVA à l’importation (-2,4 MM.DH ou -11,5%) que de la TVA intérieure (-1,9 MM.DH ou -11,7%). Quand aux taxes intérieures de consommation (TIC), elles ont affiché une progression de 714 M.DH ou 4,6% due essentiellement à la hausse de 833 M.DH de la TIC sur les produits énergétiques. De leur côté, les droits de douane ont marqué une baisse de 2 MM.DH ou 17,3%. Cette baisse résulte, à la fois, de la diminution constatée au niveau des importations des produits taxables et à la poursuite du rythme du démantèlement tarifaire. Au niveau des droits d’enregistrement et timbre, les recettes ont affiché une baisse de 863 M.DH ou 9,6% suite au retournement de la conjoncture dans le secteur de l’immobilier.
Néanmoins, et par rapport aux prévisions de la loi de finances, l’évolution de ces recettes fait apparaître des taux de réalisation satisfaisants puisqu’elles affichent globalement un taux d’exécution de l’ordre de 80%. C’est ainsi que les recettes tirées de l’IS ont totalisé 36,5 MM.DH et ont été réalisées à hauteur de 85,6%. Quant aux recettes tirées de l’IR, elles se sont établies à 22 MM.DH, soit 76% des prévisions de la loi de finances.
S’agissant des recettes non fiscales, en s’établissant à 15,3 MM.DH, elles ont affiché une progression de 2 MM.DH ou 15,5% sous l’effet essentiellement de l’augmentation de 2,5 MM.DH ou 35% des recettes de monopoles dans un contexte marqué par l’absence d’opérations de privatisation.
Quant aux dépenses ordinaires, chiffrées à 120 MM.DH, elles ont marqué un repli de 7,8 MM.DH ou 6,1%. Cette baisse est attribuable à celle des charges de compensation de 17,4
MM.DH ou 64,1% sous l’effet notamment de la baisse des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les dépenses au titre des biens et services se sont inscrites en hausse de 10,4 MM.DH ou 12,3%. Cette évolution recouvre une hausse de 3,7 MM.DH ou 6,4% pour les salaires et 6,8 MM.DH ou 24,6% pour les autres biens et services.
De leur côté, les intérêts de la dette publique ont affiché une légère contraction de près de 840 M.DH ou 5,3% attribuable à la diminution de 981 M.DH ou 7,4% des intérêts de la dette intérieure. Quant aux intérêts de la dette extérieure, ils ont enregistré à une hausse de 142 M.DH ou 5,8%.
L’exécution des dépenses ordinaires a été, ainsi, ramenée à 76,1% par rapport aux prévisions de la loi de finances.
Au niveau des dépenses d’investissement, elles ont atteint 35,3 MM.DH, en progression de 6,1 MM.DH ou 20,9% par rapport à la même période de 2008, soit un taux de réalisation de 92,1%.
Sur le marché des adjudications, le Trésor a effectué, au cours des dix premiers mois de l’année 2009, des souscriptions d’un montant de l’ordre de 53,4 MM.DH contre 23,3 MM.DH un an auparavant. Les montants souscrits ont concerné exclusivement le court et le moyen terme à hauteur de 84% et 16% respectivement. Dans ces conditions et en comparaison avec le mois de décembre 2008, les taux des bons du Trésor émis sur le marché primaire ont marqué des baisses allant de 29 points de base sur les bons à 5 ans à 52 points de base sur les bons à 52 semaines.
Compte tenu des remboursements de l’ordre de 56,2 MM.DH, l’encours des bons émis par adjudication s’est contracté de 2,8 MM.DH ou 1,1% par rapport à fin décembre 2008 pour se situer à près de 250 MM.DH, soit 96,7% de l’encours global de la dette intérieure.
En tenant compte des autres éléments de la dette intérieure, l’encours total s’est situé à fin octobre 2009 à 257 MM.DH, en légère baisse de 107 M.DH par rapport à fin décembre 2008.
Par ailleurs, le financement extérieur du Trésor a dégagé, à fin octobre 2009, un flux net positif (Tirages – Charges en principal) de 3,8 MM.DH, en hausse de
1,2 MM.DH par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution résulte d’une diminution des charges en principal (-4,4 MM.DH ou -52,9%) supérieure à celle des tirages (-3,1 MM.DH ou -28,7%).
La diminution des tirages sur les emprunts extérieurs mobilisés par le Trésor, qui ont totalisé un montant de près de 7,7 MM.DH, a concerné aussi bien les créanciers bilatéraux que multilatéraux, notamment la BAD (-2,6 MM.DH) et la Hollande (-2,2 MM.DH). Cette baisse a cependant été compensée partiellement par l’augmentation des tirages sur la France (+1,6 MM.DH) et le FMA (+1,4 MM.DH). Le recul des remboursements en principal qui se sont élevés à 3,9 MM.DH s’explique par l’arrivée à échéance en juillet 2008 de l’Euro bond émis en 2003 d’un montant de 400 millions €. Ces remboursements ont été effectués au profit des institutions internationales avec 2,3 MM.DH dont la BIRD avec 1,4 MM.DH et la BAD avec 530 M.DH; et des créanciers bilatéraux avec 1,6 MM.DH dont la France avec 666 M.DH, les Etats-Unis 203 M.DH et l’Allemagne avec 192 M.DH.
Compte tenu de ces éléments, l’encours de la dette extérieure du Trésor a été estimé, à fin septembre 2009, à 72,8 MM.DH contre 68,7 MM.DH à fin 2008, soit une augmentation de 4,1 MM.DH ou 6%. Exprimé en $US, le stock de la dette extérieure du Trésor s’est établit à 9.364 M.$US, en progression de 884 M.$US ou 10,4%.

20/1/2010
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 Enquête sur le marché de l’emploi en Europe
Quelques résultats

Dans quelle mesure les entreprises européennes disposent-elles des outils pour résoudre les problèmes liés à la concurrence mondiale et à la récession L’enquête de 2009 sur les entreprises en Europe apporte des éléments de réponse à cette question, indique un communiqué de la Commission européenne.
La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, organisme de recherche de l’Union européenne établi à Dublin, a interrogé quelque 27 000 employeurs et représentants du personnel issus des secteurs public et privé et de tous les États membres de l’Union européenne, plus la Croatie, la Turquie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine. Les principales conclusions de l’enquête ne seront pas connues avant le mois de mars, mais les premiers résultats indiquent que de nombreuses entreprises ont recours à des politiques de flexibilité en matière d’embauche, de rémunération et de travail, afin de pouvoir mieux s’adapter à l’évolution de la situation économique. La flexibilité du marché du travail est un élément essentiel de la stratégie élaborée par l’Union pour rendre l’Europe plus dynamique et concurrentielle.
Environ deux tiers des entreprises ont recours à des travailleurs indépendants ou à d’autres formes de main-d’œuvre temporaire, tandis que plus de la moitié d’entre elles ont engagé au moins une personne dans le cadre d’un contrat à durée déterminée.
Le travail à temps partiel s’est également développé. Si deux tiers des entreprises interrogées proposent des emplois à temps partiel, rares sont les personnes hautement qualifiées qui adoptent ce type d’horaire.
À peine un tiers des employeurs proposent une rémunération liée aux résultats, et seulement 14 % des entreprises privées interrogées ont mis en place des systèmes de participation aux bénéfices.
La flexibilité ne profite pas seulement aux employeurs. Actuellement, environ 56 % des entreprises européennes permettent aux membres de leur personnel d’aménager leurs horaires de travail pour mieux les concilier avec leur vie privée, contre 48 % il y a cinq ans.
L’enquête a été menée au printemps 2009, au moment où la récession commençait à toucher le marché de l’emploi, souligne le communiqué. Dans plusieurs pays, les employeurs interrogés ont indiqué que le climat était tendu dans leur entreprise.

20/1/2010
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