Directeur : Mohamed IDRISSI KAITOUNI           Redacteur en Chef : Jamal HAJJAM
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        Economie
  Conjoncture
La DEPF confirme, pour 2009, le taux de croissance de 5,7%

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) vient de produire son rapport d’activité 2008. Un rapport dans lequel cette direction relevant du département des finances précise que pour l’année en cours, la croissance économique serait de l’ordre de 5,7 % et ce, suite à un certain nombre de bons indicateurs dont une campagne céréalière de 102 millions de quintaux, un prix moyen du pétrole brut maintenu à 60 dollars le baril et une parité de 1,4 dollar pour un euro.
Au niveau des projections économiques à moyen terme, la DEPF indique aussi que malgré un environnement mondial moins favorable, l’activité économique nationale devrait bénéficier de la poursuite des actions et réformes structurelles et des stratégies sectorielles visant la consolidation de la relance économique au Maroc.
Parallèlement, la DEPF rappelle que l’économie nationale a réussi en 2008 à maintenir un rythme de croissance élevé et à préserver la stabilité des principaux équilibres macroéconomiques et ce, malgré la sévère sécheresse de l’année 2007, la flambée des prix des matières premières, notamment les produits pétroliers en 2008 et le déclenchement d’une profonde crise financière à l’échelon international. De ce fait, l’économie nationale a tiré profit en 2008 de la bonne tenue des activités agricoles, dont la valeur ajoutée a progressé de 16,3 % et de l’évolution positive du PIB non agricole de 4,2 % après 6,5 % en 2007.
Ces performances ont permis la réalisation d’un taux de croissance de 5,6 % en 2008 contre 2,7 % en 2007, précise la DEPF. Par ailleurs et dans note de septembre, la DEPF traite de la conjoncture internationale et ses multiples incidences sur l’économie marocaine. Aussi, est-il précisé qu’en matière de politique monétaire, la Fed a maintenu son taux directeur inchangé, dans une fourchette comprise entre 0% et 0,25% lors de sa réunion du 12 août 2009. Elle devrait maintenir son taux à unniveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée et ne prévoit pas de mouvement sur le taux directeur avant début 2010. De son côté, la BCE a maintenu son taux directeur à 1%, le 3 septembre 2009, malgré les signes de sortie de la récession dans la zone euro.
Parallèlement, les places boursières sont reparties à la hausse au cours de l’été aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents. Les indices S&P 500 et Eurostoxx 50 ont ainsi progressé de 1,5% et 3,2%respectivement en août 2009. De son côté, l’indice boursier émergent «MSCI-EM» en dollar a progressé de 2,9% au cours de la même période. Et ce, au moment ou le cours du pétrole a confirmé sa tendance au redressement observée depuis début 2009. Il a oscillé entre 68 et 74 dollars le baril au cours du mois d’août, soutenu notamment par les signes d’amélioration de la conjoncture dans toutes les zones, en particulier en Chine. La DPEF indique aussi que durant l’été, l’euro a confirmé sa tendance au renchérissement vis-à-vis du dollar dont le rôle de valeur refuge s’affaiblit au fur et à mesure de la baisse de l’aversion au risque. L’euro s’installe ainsi au dessus de 1,4 dollar à près de 1,43 dollar en moyenne en août 2009. Se penchant sur les incidences d’une pareille conjoncture sur le Maroc, la DPEF revient sur un certain nombre de données dont le fait que selon l’Office des Changes, la facture pétrolière du Maroc a atteint 8,22 milliards dirhams à fin juillet 2009, en baisse de 58,8% par rapport à la même période de l’année 2008. Cette évolution est la conséquence de la baisse du volume importé de 21,1% et du recul du prix moyen de la tonne importée de 47,7% (3093 dh/tonne contre 5918 dh/tonne). En conséquence, les importations des produits énergétiques en général ont accusé un recul de 35,9% pour atteindre 28,6 milliards dirhams, occupant la quatrième place dans le total des importations nationales avec 18,9% après avoir occupé le premier rang à fin juillet 2008.
De son coté, la facture céréalière du Maroc a atteint 6 milliards dirhams au terme du mois de juillet 2009, en baisse de 40,2% par rapport à la même période de l’année 2008. En particulier, les importations de blé ont enregistré un recul de 42%, se chiffrant à 4 milliards de dirhams, en lien notamment avec la baisse du prix moyen de la tonne importée à 2406 dirhams, contre 3360 dirhams une année auparavant.
Quant aux exportations, il est précisé que les ventes de phosphates ont baissé de 63,7% à fin juillet 2009, en glissement annuel, pour s’établir à 3,6 milliards de dirhams contre 9,9 milliards de dirhams l’année précédente, qui était une année exceptionnelle. Cette baisse s’explique par le fort repli du volume exporté (-62,9%) et le recul du prix moyen de la tonne de phosphates, passant de 1259 dh à fin juillet 2008 à 1233 dh à fin juillet 2009. La DPEF signale aussi que les exportations marocaines de phosphates ont progressé de 12,1% par rapport à fin juillet 2007 et de 28,7% par rapport à fin juillet 2006.

30/9/2009
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  Le Maroc considéré comme leader dans la région arabe et africaine
selon le DG de l’OMPIC
Le Maroc est très actif au sein de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et est considéré comme un leader dans la région arabe et africaine, a indiqué M. Adil El Maliki, directeur général de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).

Dans une déclaration à MAP-Genève, en marge de la 47ème Assemblée générale de l’OMPI, M. El Maliki a précisé que le Maroc est très actif au niveau des différentes activités de cette organisation onusienne, rappelant qu’il préside le Comité technique des marques de l’OMPI, qui constitue la plate-forme de normalisation en matière de marques.
Il s’agit, a-t-il souligné, d’une reconnaissance des avancées du Maroc dans ce domaine.
Il a, d’autre part, relevé l’importance de cette 47ème Assemblée de l’OMPI, qui a été précédée par un symposium international sur l’infrastructure en matière de propriété industrielle et auquel le Maroc a pris part, ce qui signifie, a-t-il dit, que le Royaume fait partie des pays qui disposent d’une infrastructure de propriété industrielle adaptée.
«Ce symposium, a rappelé M. El Maliki, nous a en effet permis d’échanger nos vues avec certains pays avancés en matière de propriété industrielle, tels que les Etats unis, le Japon, le Brésil».
La présence du Maroc en tant qu’élément actif au sein de ce symposium est très importante, a souligné le directeur général de l’OMPIC, rappelant que cette manifestation a été également l’occasion pour l’Office de signer avec l’OMPI un accord technique en matière de brevets.
M. El Maliki est revenu également sur les principales actions engagées par l’Office au cours de cette année au niveau des différents axes de son développement et qui s’inscrivent dans le cadre de son plan de développement 2008-2010.
Il s’agit de l’environnement juridique, de la promotion de l’innovation, du développement du système d’information et d’actions visant à faire connaître la culture de la propriété intellectuelle auprès des entreprises, a-t-il précisé.

30/9/2009
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  FAO : En 2050: 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir
La production alimentaire devra augmenter de 70%

Selon un récent rapport par la FAO, l’agriculture mondiale doit relever des défis de taille: augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici à 2050, intensifier la lutte contre la pauvreté et la faim, utiliser plus efficacement les ressources naturelles qui s’amenuisent et s’adapter au changement climatique.
A cet effet, la FAO a convoqué pour le 12 et 13 octobre 2009 un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis.
Le Forum, intitulé «Comment nourrir le monde en 2050» aura à rassembler quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre 2009 d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.


Optimisme prudent
«La FAO fait preuve d’un optimisme prudent en ce qui a trait au potentiel du monde à se nourrir d’ici à 2050,» indique M. Hafez Ghanem, Sous-Directeur général responsable du Département économique et social de la FAO. Toutefois nourrir tout un chacun d’ici là n’est pas «automatique» à moins de relever plusieurs défis de taille.
Selon M. Ghanem, un cadre socioéconomique doit être mis en place pour gommer les déséquilibres et les inégalités afin que chaque habitant de la planète ait accès à la nourriture dont il a besoin et faire en sorte que la production alimentaire réduise la pauvreté en tenant compte des contraintes liées aux ressources naturelles.
Selon les projections mondiales, pour améliorer l’accès à la nourriture de gros investissements sont nécessaires qui devront s’ajouter aux investissements actuels. Sinon, quelque 370 millions de personnes continueraient à souffrir de la faim en 2050, soit près de 5% de la population des pays en développement.
La population mondiale, selon les dernières projections des Nations Unies, doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, soit un tiers de bouches de plus à nourrir qu’il n’y en a aujourd’hui.
Le gros de la croissance démographique se produira dans les pays en développement. C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes).
Environ 70% de la population mondiale vivra dans les villes ou les régions urbaines à l’horizon 2050, soit une augmentation de 49% par rapport à aujourd’hui.

Demande en hausse
La demande alimentaire va continuer à s’accroître du fait à la fois de la croissance démographique et de l’augmentation des revenus. La demande de céréales (pour l’alimentation humaine et animale) doit atteindre quelque 3 milliards de tonnes en 2050.
La production céréalière annuelle devra s’accroître de près d’un milliard de tonnes (elle atteint aujourd’hui 2,1 milliard de tonnes).
La production de viande devra augmenter de plus de 200 millions de tonnes, totalisant 470 millions de tonnes en 2050, dont 72% seront consommés dans les pays en développement (contre 58% aujourd’hui).
La production de biocarburants pourrait également doper la demande de produits agricoles et ce, en fonction des prix de l’énergie et des politiques gouvernementales.

Terres arables
Bien que l’augmentation de la production alimentaire sera obtenue à 90% de rendements plus élevés et de l’accroissement de l’intensité culturale, les terres arables devront augmenter d’environ 120 millions d’hectares dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.
Les terres arables exploitées dans les pays développés diminueront de quelque 50 millions d’hectares, bien que cela pourrait être modifié par la demande sur les biocarburants.
Globalement, les disponibilités de ressources en terre sont suffisantes pour nourrir la future population mondiale. Toutefois, la FAO avertit que dans leur grande partie les terres disponibles ne conviennent que pour un nombre restreint de cultures, pas nécessairement les cultures fortement demandées, et ces terres sont concentrées dans peu de pays.
Une grande partie des terres encore inexploitées souffrent de contraintes chimiques et physiques, de maladies endémiques et du manque d’infrastructures, autant de problèmes difficiles à surmonter. Il faut donc des investissements de taille pour les mettre en production.
Une partie des terres est aussi recouverte de forêts, ou victime de l’étalement urbain. Un certain nombre de pays, en particulier au Proche-Orient/Afrique du Nord et en Asie du Sud, sont sur le point d’atteindre - s’ils ne l’ont déjà fait- les limites des terres disponibles.

Eau
Les prélèvements d’eau pour l’agriculture irriguée devraient augmenter à un rythme plus lent compte tenu du recul de la demande et de la meilleure efficacité d’utilisation de l’eau, mais ils progresseront néanmoins de près de 11 pour cent d’ici à 2050.
A l’échelle mondiale, les ressources d’eau douce sont suffisantes, mais réparties de façon très inégale, et le manque d’eau atteindra des niveaux alarmants dans un nombre croissant de pays ou de régions, en particulier au Proche-Orient/Afrique du Nord et en Asie du Sud.
Pour pallier au manque d’eau, il faudra avant tout utiliser moins d’eau tout en produisant davantage de nourriture. Mais le problème pourrait s’aggraver du fait des modifications du régime des pluies dues au changement climatique.


Potentiel de rendement
Tout bien considéré, les possibilités d’accroître les rendements agricoles pour nourrir une population mondiale grandissante semblent considérables, selon la FAO.

«Si des mesures d’incitation socio-économiques appropriées ont été prises, il reste de gros déficits de rendement à combler (différence entre les rendements réalisables d’un point de vue agro-écologique et les rendements effectifs). Les craintes que les rendements aient atteint un plafond ne semblent pas justifiées, sauf dans de rares cas particuliers».

Régression de la faim dans le monde

La FAO préconise des interventions plus vigoureuses pour réduire, voire éliminer le nombre de personnes pauvres et affamées dans le monde. Il faut accroître les investissements dans l’agriculture primaire d’environ 60 % et en faire une priorité absolue, car l’agriculture ne produit pas seulement de la nourriture mais crée également des revenus et soutient les moyens d’existence ruraux.
La réduction de la pauvreté requiert en outre des investissements dans les infrastructures rurales (routes, ports, énergie, systèmes de stockage et d’irrigation); des investissements dans les institutions, la recherche et les services de vulgarisation, les titres et droits fonciers, la gestion des risques, les systèmes vétérinaires et de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments; et des investissements non agricoles, y compris des filets de sécurité alimentaire et des transferts d’espèces aux populations les plus vulnérables.
Faute d’investissements et d’un développement des zones rurales des pays pauvres, la misère et les inégalités continueront à sévir dans le monde, même si leur ampleur sera considérablement réduite par rapport à aujourd’hui, selon la FAO.

30/9/2009
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 Changements climatiques
Engagement de conclure un accord à la Conférence de Copenhague en décembre

ONU

Les 100 chefs d’Etat et de gouvernement réunis tout récemment au siège des Nations Unies à New York pour un sommet convoqué par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur les changements climatiques se sont engagés à poursuivre leurs efforts pour arriver à un accord ambitieux sur la réduction des gaz à effet de serre à la Conférence de Copenhague en décembre.
« Vous avez promis de rester engagés jusqu’à ce qu’un accord soit conclu à Copenhague et vous avez convenu de donner des instructions à vos négociateurs afin qu’ils travaillent à un accord ambitieux, efficace et équitable », a résumé le Secrétaire général en clôture du sommet.
« Vos paroles ont été entendues dans le monde entier. Il faut maintenant passer à l’action. Il reste peu de temps. La responsabilité et l’opportunité d’éviter des changements climatiques catastrophiques reposent désormais entre vos mains », a conclu Ban Ki-moon. Il a transmis le texte de sa déclaration de clôture à des enfants, en symbole de transmission des engagements des chefs d’Etat à la jeune génération.
Le sommet s’est achevé par la projection d’un film d’une minute : la première vue de la terre depuis la Lune en 1969 et un ‘coucher de terre’ depuis la Lune deux décennies plus tard.
« J’ai constaté que certains des éléments qui avaient manqué ces derniers mois étaient de retour », a dit Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse à l’issue du Sommet, évoquant notamment un sens de l’urgence de la situation. « Nous sommes sur la bonne voie », a-t-il estimé.
Il s’est félicité d’avoir entendu un consensus sur les mesures à suivre, notamment la réduction des émissions, un ensemble de mesures d’adaptation et un financement pour les pays les plus pauvres. « Nous avons avancé », a-t-il déclaré, même s’il a noté que la journée avait donné l’occasion aux Etats de faire des propositions séparées, ce qui est différent d’un accord global.
L’objectif de la réunion était de faire en sorte que « les leaders puissent mobiliser l’élan politique nécessaire pour accélérer les négociations et offrir des solutions plus ambitieuses », avait déclaré lundi Ban Ki-moon à la veille du sommet.
Cette réunion de haut niveau s’est déroulée à moins de 80 jours du début de la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague (Danemark) en décembre 2009, où les Etats Membres doivent achever les négociations sur un nouveau traité fixant une réduction des émissions des gaz à effet de serre et destiné à remplacer le Protocole de Kyoto qui arrive à expiration en 2012.
Le traité doit non seulement prévoir des réductions ambitieuses des émissions de carbone et autres gaz à effet de serre mais aussi des mesures d’adaptation pour les pays en développement, y compris un transfert des technologies permettant de produire de l’énergie de façon « propre ».
« Echouer à aboutir à un large accord à Copenhague serait moralement inexcusable, de courte vue d’un point de vue économique et politiquement peu judicieux », a martelé mardi le Secrétaire général à l’ouverture de ce sommet.
Parmi les nombreux orateurs, le président des Etats-Unis Barack Obama, le président de la Chine Hu Jintao et le président français Nicolas Sarkozy sont montés à la tribune.
« Après de trop nombreuses années d’inaction et de déni, nous assistons finalement à une large reconnaissance de l’urgence de la situation. Nous savons que l’avenir de notre planète dépend d’un engagement mondial à réduire de façon permanente la pollution des gaz à effet de serre », a dit Barack Obama, dont c’était la première visite à l’ONU.
Il a indiqué que les Etats-Unis avaient lancé un investissement très important dans les énergies renouvelables visant à doubler en trois ans les capacités en matière d’énergie éolienne et d’autres sources d’énergie renouvelables.
M. Obama a dit avoir aussi proposé le premier programme aux Etats-Unis destiné à accroître les économies de carburant et réduire la pollution de toutes les nouvelles voitures et camions. Enfin, pour la première fois les Etats-Unis commenceront à mesurer la pollution des gaz à effet de serre dans tout le pays, a ajouté le président américain.
De son côté, le président chinois Hu Jintao a rappelé que le programme national sur le changement climatique de son pays prévoyait des objectifs obligatoires sur la réduction des émissions des principales matières polluantes, l’accroissement du couvert forestier et la proportion d’énergie renouvelable.
La Chine prévoit d’accroître les énergies non fossiles pour atteindre 15% de la consommation d’énergie d’ici à 2020, d’accroître les forêts de 40 millions d’hectares et le volume de forêt de 1,3 milliard de mètres cubes d’ici à 2020 par rapport à 2005.
Le Premier ministre du Japon Yukio Hatoyama a annoncé pour sa part que son pays visait à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020.
Le Président de la France Nicolas Sarkozy a estimé qu’il fallait agir maintenant «pour empêcher l’irréversible». «Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’enjeu d’une négociation dépasse le sort d’un pays, d’une région, d’un continent. Pour la première fois, nous devons décider de l’avenir de la terre toute entière », a-t-il dit.
« Nous savons que le réchauffement climatique est déjà une réalité. Nous savons qu’il s’accélère. Nous savons que si nous ne sommes pas capables de le limiter à 2 degrés, nos enfants, nos petits-enfants seront confrontés à une catastrophe échappant à tout contrôle», a-t-il ajouté. « Dans 87 jours, nous saurons si nous avons réussi, ou si nous avons failli à nos devoirs de responsables politiques».
Selon lui, il y a quatre principes qui permettront de réussir à la Conférence de Copenhague, citant notamment une réduction de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à 1990 et une réduction de 80% pour les pays développés.
Le président français a estimé que d’une façon ou d’une autre il faudrait payer pour les plus pauvres : les pays d’Afrique et les petits Etats insulaires, et il a appelé à une taxe carbone universelle.
Prenant la parole au nom des petits Etats insulaires, le président de la République des Maldives Mohamed Nasheed, a dénoncé les promesses non tenues. Il a rappelé que son pays et ceux de son groupe étaient présentés depuis des années dans les sommets et conférences sur le changement climatique comme des témoins des dangers du réchauffement de la planète mais qu’aucune conséquence n’était jamais tirée des avertissements lancés.
« Nous continuerons de jouer notre rôle de canari dans la mine » mais aussi « de montrer le chemin vers la sortie », a-t-il dit.
Il a annoncé que, sans attendre le résultat de la Conférence de Copenhague, son pays avait l’intention d’avoir des émissions de carbone neutres d’ici à 2020. Les Maldives auront néanmoins besoin d’une assistance extérieure pour y parvenir, a-t-il ajouté.
En marge du sommet s’est tenu également un déjeuner du Forum des dirigeants sur les changements climatiques, au cours duquel l’ex-Vice président américain et Prix Nobel de la paix Al Gore a pris la parole.
Il s’agit de la première fois qu’autant de dirigeants politiques, du monde des affaires et de la société civile sont réunis à un tel niveau à l’ONU sur la question des changements climatiques.

30/9/2009
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 Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI),
Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, salue les décisions du G-20

FMI

Dominique Strauss-Kahn, vient de saluer les mesures adoptées par les pays membres du G-20 pour accompagner la reprise mondiale. Les engagements qu’ils ont pris d’agir de façon concertée pour promouvoir une croissance solide, soutenue et équilibrée et moderniser la gouvernance économique mondiale constituent à ses yeux «des décisions historiques qui permettront d’adapter la coopération économique mondiale aux besoins du XXIème siècle». Selon lui «la détermination des dirigeants du G-20 à redéfinir la représentation marque un élan novateur pour renforcer la légitimité et l’efficacité du FMI».

Évoquant les résultats du Sommet du G-20 qui s’est déroulé les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, le Directeur général a fait un certain nombre de déclarations dont les suivantes.
«Je suis véritablement encouragé par l’issue du Sommet du G-20, et notamment par le nouveau rôle conféré au FMI. La coopération internationale a été déterminante dans la riposte à cette crise. L’implication active des dirigeants, telle qu’elle se manifeste dans leur approche du «Cadre pour une croissance solide, soutenue et équilibrée», est nécessaire pour entretenir la reprise économique mondiale. Le FMI mettra son savoir-faire au service de ce processus d’évaluation réciproque fondé sur la coopération».
«Le FMI abordera un grand nombre de ces questions lorsque ses 186 pays membres, dont ceux représentés ici à Pittsburgh, se rassembleront à Istanbul. L’Assemblée annuelle de 2009 donnera aux responsables économiques et financiers de la planète une occasion exceptionnelle de promouvoir une riposte fondée sur la coopération. Je suis profondément encouragé par l’appui que le G-20 a apporté à cette démarche multilatérale».
Le Directeur général a rappelé que les gouvernements devaient poursuivre leurs politiques d’accompagnement jusqu’à ce que la reprise soit bien enclenchée, et souligné que «même si les risques semblent s’estomper, la reprise demeure fragile». Il reste «préoccupé par l’ampleur du chômage, lequel devrait s’accroître l’année prochaine, ainsi que par les problèmes de secteur financier qui pourraient persister, surtout si les mesures destinées à assainir les banques ne sont pas achevées à temps». Il faut donc selon lui «éviter un abandon prématuré des politiques budgétaires et monétaires accommodantes».
M. Strauss-Kahn a rappelé que pour renouer avec une croissance soutenue et équilibrée il faudra que certains pays épargnent davantage et que d’autres mènent des politiques et des réformes structurelles de nature à alimenter la croissance de la demande intérieure. M. Strauss-Kahn a précisé que «le rééquilibrage mondial de la demande pourrait avoir de profondes répercussions pour l’investissement et l’innovation. Comme les consommateurs des pays émergents jouent un rôle plus important, la structure de la production mondiale va vraisemblablement évoluer. Il est donc d’autant plus opportun d’accélérer les réformes propres à réduire les barrières à la concurrence et, partant, à promouvoir l’innovation».
Le Directeur général a également salué le soutien que le G-20 ne cesse de manifester au FMI, notamment en donnant suite à l’engagement pris à Londres de mobiliser 500 milliards de dollars afin de contenir la propagation de la crise. Il a noté la volonté réaffirmée des dirigeants de parvenir à un accord sur les quotes-parts du FMI d’ici janvier 2011, ainsi qu’ils l’avaient manifesté lors du Sommet de Londres. «Les réformes des quotes-parts et de la représentation d’avril 2008 constituaient une première étape pour renforcer le poids des pays émergents et en développement. Je juge décisif l’engagement pris aujourd’hui par le G-20 de redéployer un pourcentage de quotes-parts d’au moins cinq pour cent des pays surreprésentés en faveur des pays émergents et en développement dynamiques, qui sont sous-représentés, et de protéger les pourcentages de voix des pays membres les plus pauvres. Cette décision, qui marque un tournant historique, et l’affirmation du G-20 comme instance privilégiée de coopération économique, permettront de jeter les bases d’un partenariat plus soudé entre pays émergents et en développement et pays avancés sur le plan de la politique économique mondiale» a-t-il rappelé.
«Il reste bien entendu beaucoup à faire dans la mise en œuvre des réformes relatives aux quotes-parts. Il est notamment essentiel de mener à terme les réformes d’avril 2008. J’engage les pays qui ne l’auraient pas encore fait à ratifier les réformes de 2008 sur les quotes-parts et la représentation afin d’ouvrir la voie à des réformes plus profondes. Cette ratification est déterminante pour relever les pourcentages de quotes-parts des pays émergents dynamiques et pour préserver la voix des pays à faible revenu, dans la perspective du prochain objectif d’une augmentation générale des quotes-parts d’ici 2011» a ajouté M. Strauss-Kahn en guise de conclusion.

30/9/2009
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  Rapport arabe sur le développement humain 2009
Au Maroc, le PNUD a assuré la mise en œuvre d’un projet de promotion du pastoralisme écologiquement durable sur plus d’un million d’hectares

En 2008, le PNUD a acheminé 579 millions de dollars en faveur du développement humain dans la région des États arabes, où plusieurs pays se trouvent en situation de conflit ou de post-conflit, soit une augmentation de 21 % par rapport à l’année précédente.
La majorité des fonds, 70 %, a été allouée à des programmes entrepris en Irak, au Soudan, en Somalie et en Palestine pour appuyer la réhabilitation de l’infrastructure socioéconomique et la création d’emplois temporaires pour des millions de gens auxquels des conflits violents ont infligé des pertes dévastatrices.
Plus tôt cette année, le Rapport arabe sur le développement humain 2009 du PNUD a souligné l’insécurité humaine découlant des conflits politiques, de la pauvreté, du manque de libertés, des effets croissants des changements climatiques et des obstacles à l’autonomisation des femmes en tant que problèmes majeurs en matière de développement humain dans la région. Les conflits ont provoqué des migrations largement répandues au sein de plusieurs pays et entre plusieurs pays. Les réfugiés représentent au moins 10 % de la population au Liban et en Jordanie, ce qui est également la proportion de personnes déplacées dans la population de l’Irak et de la Somalie. En conséquence, plusieurs initiatives du PNUD se sont attachées à assurer le retour et la réinsertion de ces deux groupes de population.
Le PNUD précise aussi dans son rapport qu’il a également lancé dans la région un certain nombre de programmes de gouvernance notables pour appuyer l’état de droit, les inscriptions sur les listes électorales et la lutte contre la corruption, en réponse aux appels croissants des ressortissants des pays arabes en faveur d’élections plus régulières et plus libres et de services plus efficaces de la part des institutions publiques. Une importante part des programmes du PNUD a porté sur la discrimination systématique envers les femmes. C’est ainsi qu’au Maroc, par exemple, le PNUD a soutenu la mise en place dans de grandes villes de cinq tribunaux modèles qui veillent à ce qu’un nouveau code de la famille soit effectivement appliqué par des magistrats ayant bénéficié d’une formation spéciale à cette fin. En Jordanie, le PNUD a joué un rôle directeur dans les efforts de sensibilisation des membres du parlement aux conventions relatives aux droits de l’homme, efforts axés tout particulièrement sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Par ailleurs, un projet du PNUD entrepris en Égypte dans le domaine de l’état de droit organise des formations pour les médias, les forces de police, le personnel parlementaire et les juges concernant les systèmes électoraux, les normes internationales relatives à la transparence des élections et l’inscription des électeurs.
Les effets des changements climatiques dans la région arabe, qui se manifestent notamment par des manques d’eau croissants, deviennent un facteur majeur d’insécurité et de difficultés économiques. Le PNUD est intervenu dans 15 pays pour aider les autorités intégrer les questions relatives à l’environnement et à l’énergie dans les plans de développement nationaux et locaux. Au Maroc, par exemple, il a assuré la mise en œuvre d’un projet de promotion du pastoralisme écologiquement durable sur plus d’un million d’hectares. En Jordanie, il a aidé le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Eau et de l’Irrigation à élaborer un programme commun pour renforcer les capacités nationales et locales à faire face aux effets directs et indirects des changements climatiques sur la disponibilité et la qualité de l’eau dans le bassin de la Zarqa.
En outre, bien que les crises alimentaires, financières et pétrolières des deux dernières années aient eu des répercussions inégales dans la région, la crise économique et financière mondiale a incité plusieurs gouvernements à ralentir la mise en œuvre de grands plans de développement en raison de la chute des prix des hydrocarbures et de la montée de l’inflation. Une réduction des envois de fonds des travailleurs de l’étranger a également un effet notable sur les pays à faible revenu et l’impact initial de la crise dans la région arabe menace d’anéantir les récentes améliorations obtenues sur le plan économique et en matière de développement humain. Cette situation ne fait qu’accroître l’importance de l’apport par le PNUD de contributions significatives dans les domaines de la lutte contre la pauvreté et de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

30/9/2009
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  Conférence méditerranéenne sur l’énergie
Les 13 et 14 octobre à Casablanca
Casablanca abritera, les 13 et 14 octobre prochain une conférence méditerranéenne sur l’énergie sous le thème ‘’Energie et Méditerranée: la dimension sociale’’.

Plus de 200 personnes représentant les gouvernements et les entreprises énergétiques et les syndicats du commerce, des universitaires, des experts et des représentants de la société civile des pays riverains du bassin méditerranéen, participeront à cet événement, organisé par l’Association internationale le droit à l’énergie pour l’avenir, l’Union générale des travailleurs au Maroc, l’Association marocaine le droit à l’énergie, l’Association d’énergie et d’eau pour tous en partenariat avec le ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement.
Selon la Map citant les organisateurs, les questions énergétiques dans le bassin méditerranéen seront discutées lors de ce forum, soulignant que le développement énergétique de la région méditerranéenne est actuellement mis en cause non seulement s’agissant des ressources, mais aussi des émissions de gaz à effet de serre.

30/9/2009
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Rabat et Paris font le point de leur coopération sur la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et les nouvelles formes de criminalité organisée
Entre réalisations et perspectives
26ème Congrès international de la population
Meknès – News
Les 13 et 14 octobre à Casablanca
3ème Journée (aller)
Seconde victoire du Maroc
Victoire arrachée, sans convaincre !
Yémen: Poursuite des combats au nord, affrontements au sud
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Non au fait accompli !
Le gouvernement israélien continue à autoriser la construction de logements à Al-Qods, défiant ainsi
Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI
 
  Dossier
 
Le bulletin météo dans une canalisation obstruée

Ahmed NAJI et Asmâa RHLALOU
 
   
  Chronique
   
  Télégramme
 

Le chef de service de la maladie épidémique au ministère de la Santé nous a donné froid au dos quandsuite

 
   
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