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        International
  Palestine: L’UE condamne la colonisation israélienne à Al Qods et recommande des sanctions
La solution à deux Etats impose que la ville sainte « doit devenir la future capitale de deux Etats, Israël et la Palestine »

L’Union européenne (UE) a fustigé la colonisation israélienne à Al Qods (Jérusalem-Est) occupé et annexé (mais dont l’annexion n’a jamais été reconnue par la Communauté internationale), estimant qu’elle vise à empêcher la création d’un Etat palestinien, et appelé les pays membres à la sanctionner financièrement.
«Pour que la solution à deux Etats se réalise, Jérusalem doit devenir la future capitale de deux Etats, Israël et la Palestine», affirment dans leur rapport pour 2012 les chefs de mission de l’UE à Al Qods (Jérusalem-Est) et à Ramallah (Cisjordanie), déplorant qu’»Israël perpétue activement son annexion illégale d’Al Qods (Jérusalem-Est)».
«Si l’application de l’actuelle politique israélienne continue, en particulier la colonisation, la perspective de Jérusalem comme future capitale de deux Etats, Israël et la Palestine, deviendra quasiment impraticable», selon le document, dont l’AFP a obtenu copie.
La colonisation est «systématique, délibérée et provocatrice», selon les chefs de mission de l’UE, qui y voient «la plus grande menace pour une solution à deux Etats».
Ils lui reprochent de «saper la confiance entre les parties, mettre en péril les perspectives physiques de création d’un Etat palestinien viable et contigu et de rendre les compromis nécessaires à la paix plus difficiles à mesure que la population des colonies augmente», relevant que plus de 200.000 Israéliens habitent à Jérusalem-Est.
«Toute activité de colonisation se produit presque invariablement avec le soutien du gouvernement israélien et de la municipalité de Jérusalem», selon les auteurs, qui précisent que «l’Etat d’Israël est en mesure d’arrêter toute expansion de la colonisation».
En conséquence, le rapport préconise aux 27 Etats membres d’»empêcher les transactions financières, de les décourager et d’informer sur leurs conséquences problématiques, y compris en ce qui concerne les investissements étrangers directs, en faveur des activités, des infrastructures et des services dans les colonies».
Il appelle également à «assurer la stricte application de l’Accord d’association Israël-UE, notamment que les produits fabriqués dans les colonies ne bénéficient pas du traitement préférentiel» prévu par cet accord et à s’assurer qu’aucun programme de financement de l’UE ne profite aux colonies.
«La mission d’un diplomate est de jeter des ponts et pas d’encourager la confrontation», a réagi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor à l’AFP. «Ces consuls ont donc échoué dans leur mission diplomatique», a-t-il estimé, faisant référence aux chefs de mission de l’UE.
Le rapport pointe en particulier la colonisation sur le flanc sud de Jérusalem qui menace de créer un «tampon effectif entre Jérusalem-Est et Bethléem (Cisjordanie) d’ici la fin 2013» et le projet E1 qui «diviserait la Cisjordanie en deux parties séparées nord et sud».
Dans ce rapport envoyé à Bruxelles, les chefs de mission recommandent aussi d’»intensifier les efforts de l’UE pour contrer la colonisation dans Jérusalem-Est et autour qui constitue une menace particulière pour la solution à deux Etats».
Malgré l’annexion proclamée de Jérusalem-Est et «bien que les Palestiniens constituent environ 37% de la population de Jérusalem, la municipalité ne dépense pas plus de 10% de son budget total dans les zones palestiniennes», relèvent-ils.
Israël considère Jérusalem comme sa capitale «unifiée et indivisible». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

28/2/2013
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  Nucléaire / Réunion d’Almaty entre l’Iran et les « 5+1 »
Des signes «positifs» et une autre rencontre en Mars

Les grandes puissances du groupe 5+1 et l’Iran se sont mis d’accord mercredi sur de nouvelles discussions à partir de mi-mars sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, après deux journées de négociations marquées par des signes «positifs» à Almaty, au Kazakhstan.
Après la première réunion plénière de près de trois heures mardi, le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine - plus l’Allemagne) et l’Iran se sont retrouvés mercredi pendant un peu plus d’une heure pour des négociations au niveau politique qui n’ont apparemment abouti à aucune percée.
«Nous nous sommes mis d’accord pour avoir une réunion d’experts à Istanbul le 18 mars, qui sera suivie d’une réunion entre les pays du groupe 5+1 et l’Iran les 5 et 6 avril à Almaty», au Kazakhstan, a déclaré le chef des négociateurs du nucléaire iranien, Saïd Jalili, lors d’une conférence de presse à l’issue des deux journées de pourparlers.
«Certaines positions du groupe 5+1 étaient plus positives comparées à celles exprimées par le passé», a estimé M. Jalili.
De son côté, le chef des négociateurs pour la Russie, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, a déclaré que la rencontre de mercredi avait été «utile».
Au cours des négociations, le groupe 5+1 a présenté une nouvelle offre à l’Iran, promettant «une réduction de certaines sanctions sur le commerce de l’or, de celles concernant l’industrie pétrochimique et de certaines sanctions bancaires», en échange de concessions de Téhéran, selon une source au sein du groupe 5+1.
Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’Union européenne et chargée des contacts avec Téhéran au nom du groupe 5+1, a dit espérer mercredi une «réponse positive» de l’Iran à l’offre des grandes puissances.
«J’espère que la partie iranienne regardera de manière positive l’offre que nous leur avons faite. Cette proposition vise à établir la confiance et à nous permettre d’avancer» vers une solution diplomatique à la crise du nucléaire iranien, a déclaré Mme Ashton lors d’une conférence de presse à Almaty.
Aux yeux de M. Jalili, les représentants des grandes puissances ont «essayé de rapprocher leurs positions de celles de l’Iran sur certains points, ce que nous considérons comme positif», a-t-il dit.
Mais il a souligné que l’Iran refusait de fermer le site d’enrichissement de Fordo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire par une attaque militaire.
«Le site de Fordo est un site légal et sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et sa fermeture n’a aucune logique», a déclaré M. Jalili.
«L’enrichissement d’uranium à 5% ou 20% est un droit pour l’Iran. Nous faisons de l’enrichissement selon nos besoins», a-t-il souligné.
Lors de la réunion prévue à Istanbul, «les experts des deux parties devront examiner comment les initiatives réciproques doivent être menées pour qu’elles soient équilibrées», a estimé M. Jalili.
L’offre du groupe 5+1, bien qu’elle envisage un allègement des sanctions, renouvelle cependant la demande faite à l’Iran au cours de la rencontre de Bagdad, début 2012, à savoir «l’arrêt de l’enrichissement à 20% (de l’uranium), la fermeture du site de Fordo et l’envoi du stock d’uranium enrichi à 20%» à l’étranger.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté contre l’Iran six résolutions, dont quatre assorties de sanctions.
Les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne ont aussi décidé en 2012 une série de sanctions contre les secteurs énergétique et bancaire de l’Iran réduisant de 40% ses recettes pétrolières et empêchant de fait toutes les transactions bancaires avec le monde extérieur.
Le dernier cycle de négociations remonte à juin 2012 à Moscou, lorsque Téhéran avait présenté ses propres propositions demandant la reconnaissance de son droit à l’enrichissement d’uranium.

28/2/2013
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Syrie: Régime et opposition sous pression pour s’asseoir à la table de négociations
 Russes et Américains accordent leurs violons sur la Syrie
Russes et Américains accordent leurs violons sur la Syrie

Damas et l’opposition étaient soumis mercredi à d’intenses pressions de la communauté internationale pour entamer des négociations en vue de mettre fin à deux ans de conflit, à la veille de la réunion des Amis du peuple syrien à Rome.
En attendant un éventuel dialogue, l’opposition doit élire ce week-end à Istanbul le chef du premier gouvernement provisoire en territoire rebelle, dans une volonté de s’implanter politiquement sur le terrain face au régime de Bachar al-Assad qui se maintient en place alors que le conflit va entrer dans sa troisième année.
Opposés depuis le début de la révolte en mars 2011 sur la crise, Washington et Moscou ont tenté un rapprochement mardi lors d’une rencontre à Berlin entre le secrétaire d’Etat John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.
Moscou, dernière grande puissance à entretenir des liens étroits avec le régime de Damas auquel elle livre des armes, a pressé cette semaine l’opposition et le régime d’entamer un dialogue pour mettre fin à une guerre civile qui a tué plus de 70.000 personnes selon l’ONU.
Qualifiant les discussions avec son homologue américain de «constructives», M. Lavrov a dit «compter» sur l’opposition «pour se déclarer aussi en faveur du dialogue» lors de la réunion mercredi à Rome des Amis du peuple syrien, qui rassemble 11 pays soutenant l’opposition.
Damas s’est dit prêt, pour la première fois, à dialoguer avec les rebelles armés pour mettre fin au conflit.
Mais l’opposition politique soutient que tout dialogue doit nécessairement aboutir au départ du président Assad, dont le clan dirige la Syrie depuis 40 ans.
Dans le cadre d’une tournée en Europe et au Moyen-Orient, le nouveau chef de la diplomatie américaine poursuivra de son côté mercredi ses entretiens sur la Syrie avec le président François Hollande et son homologue français Laurent Fabius.
Face à la poursuite du bain de sang, la Coalition avait d’abord annoncé son boycottage de la réunion de Rome avant de revenir sur sa décision à la suite de promesses internationales d’»aides spécifiques pour soulager la souffrance de (son) peuple».
M. Kerry s’est voulu rassurant, affirmant que les participants ne viendront «pas à Rome simplement pour parler» mais «pour prendre une décision sur les prochaines étapes».
Les Etats-Unis s’en tiennent à une aide «non létale» à la rébellion, craignant que des armes fournis aux insurgés ne tombent entre les mains de groupes liés à Al-Qaïda.
Pour pousser une communauté internationale à la soutenir de manière plus efficace, l’opposition a décidé de former un gouvernement pour administrer les larges territoires qui échappent au contrôle de Damas dans le nord et l’est du pays.
Samedi, à Istanbul, elle désignera le chef de ce cabinet provisoire lors d’une élection à bulletin secret, une première depuis l’éclatement de la révolte.
Les noms d’au moins cinq candidats circulent déjà, dont Burhan Ghalioun, ex-chef du Conseil national syrien (CNS), noyau dur de la Coalition, et opposant de longue date, l’économiste Oussama Kadi, ou encore comme l’ex-Premier ministre Riad Hijab, qui avait fait défection à l’été 2012.
Sur le terrain, les belligérants semblaient sourds à cette activité diplomatiques, combats et bombardements faisant encore des dizaines de morts quotidiennement.
Mercredi, des combats ont fait rage entre rebelles et troupes loyalistes dans plusieurs localités la province de Damas: Zamalka, Daraya et Zabadani, l’armée envoyant des nouveaux renforts vers la zone, selon l’Observatoire syrien des droits de droits de l’Homme (OSDH).
Mardi, une bataille a éclaté dans l’enceinte de la grande Mosquée des Omeyyades à Alep (nord), joyau historique de la deuxième ville du pays.

28/2/2013
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