Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Conférence débat du HCP
Les vérités d'Ahmed Lahlimi

N. BATIJE

Le Haut Commissariat au Plan vient d’organiser sa traditionnelle conférence-débat pour présenter son Budget Economique Exploratoire 2020 et présenter une révision de la prévision initiale de la croissance économique nationale de l’année 2019 retenue au mois de janvier.
Une occasion aussi pour M. Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan, de mettre tout son savoir faire au service d’un faire savoir qui, cette fois, s’est amplement focalisé sur l’économie du savoir et les opportunités qu’offrirait la maitrise des NTI et du digital en termes de positionnement sur le nouvel échiquier de plus en plus mouvant de l’économie internationale.
Une économie qui, de l’avis de M Lahlimi, « est en passe de rompre tant  avec  les instruments classiques d’élaboration de politique économique ou de création de richesses et de valeur ajoutée qu’avec les bienfaits du multilatéralisme  et/ ou les vertus de la mondialisation ».

Clairvoyance prospective
Pour cet économiste géographe de formation ,nommé, avec rang de ministre, par Sa Majesté le Roi et, de par ses attributions de principal producteur de l’information statistique économique, démographique et sociale et chargé de l’établissement des comptes de la nation, les changements de paradigme nourris  à coups de protectionnisme, de mesures restrictives et de guerres commerciales sino-américaine en vue de s’approprier le monopole de l’économie numérique et de plateformes « virtuelles », appellent une certaine clairvoyance prospective. Celle-ci gagnerait à prendre en considération les exigences de l’économie de demain, déjà en jeu aujourd’hui. D’autant plus que ces plateformes, se développant sans intermédiation aucune, de par les capitaux qu’elles mettent en jeu, bouleversent la dichotomie, sphère réelle-sphère financière, qui veut que, généralement, les flux migrent naturellement vers  les investissements traditionnellement producteurs.
Du coup, ajoute le Haut Commissaire au Plan, « les modèles émanant de l’orthodoxie économique, tant dictés par la mondialisation, ne sont plus de mise. C’est le cas de l’économie US qui contredit la théorie des cycles économiques. C’est le cas, aussi, de l’économie européenne qui, dans une conjoncture déflationniste, finance les banques par le biais de taux négatifs ».
Dans certains cas, les banques peuvent même emprunter gratuitement, voire à taux négatif, auprès de la Banque centrale européenne à condition qu’elles développent, en contrepartie, leurs prêts à l’économie.
Pour M.Lahlimi cet état de fait n’est, quelque part, que « la limite d’accumulation de profils qui cède la place à d’autres modèles qui se développent à l’image de la crypto monnaie qui, indépendamment de toute intermédiation ,crée ses propres moyens de financement à même de remplir les  traditionnelles fonctions de la monnaie classique, à savoir une unité de compte, une réserve de valeur et un intermédiaire des échanges ».

Le taux de croissance se situerait à 2,7% en 2019
Pour le Haut Commissaire au Plan et eu égard à ce genre de considérations, il est grand temps que le Maroc mise intelligemment sur ses ressources humaines et s’investisse davantage dans la formation d’un tout autre genre de profils, dont des développeurs, des programmateurs…et ce, dans la perspective de s’approprier et, l’outil, et le savoir nécessaire en la matière. Pour ce faire, M Lahlimi livre le fond de sa pensée et va droit au but : « Le modèle économique ne se décrète pas mais se change par de judicieuses  politiques économiques secondées, nécessairement, par un pacte nationale concerté et à réviser au fur et à mesure, si besoin est ». 
En attendant les perspectives d’évolution de l’économie nationale, telles que présentées par le Haut Commissaire lors de cette conférence débat, ne poussent  guère à l’optimisme et confirment, une fois de plus, la tendance baissière du rythme de la croissance.
Laquelle croissance demeure toujours impactée par la dépendance de la valeur ajoutée agricole aux aléas climatiques, d’autant plus que la dynamique des activités non agricoles peine toujours à hisser la croissance économique nationale à des niveaux adéquats en termes de création de richesse et d’opportunités de travail.

A ce titre, deux ratios sont à retenir : la croissance économique nationale serait de 2,7%, en 2019, et, sous certaines conditions, pourrait être portée à 3,4% en 2020. Et dans les deux cas de figure, l’économie nationale, de par ses déficits structurellement bien installés, continue et continuera de pâtir de moult maux, dont une croissance tirée principalement par la demande intérieure, alors que la demande extérieure présenterait une contribution  négative pour la deuxième année consécutive. Bien plus, le recours à la privatisation pour réduire le déficit budgétaire, compromis par la hausse des dépenses de fonctionnement, suite à la nouvelle augmentation des salaires approuvée dans le cadre du dialogue social, ne peuvent qu’alourdir davantage les dépenses publiques.
Lesquelles dépenses feraient qu’en 2019, la situation déficitaire des finances publiques se traduirait par le recours de l'Etat au marché des adjudications et aux emprunts extérieurs. 

Dans ce cadre, précise le HCP, « la dette intérieure du Trésor devrait connaitre une hausse de 4% par rapport à son niveau enregistré en 2018 pour atteindre 51,6% du PIB en 2019. La dette extérieure du Trésor, de son côté, devrait s’accroitre de 7,4% au lieu d'une baisse de 3,4% en 2018. Elle devrait ainsi représenter 21% de l’encours global de la dette du Trésor au lieu de 20,5% en 2018 et 13,7% du PIB au lieu de13, 3%.  Au total, le taux d’endettement global du Trésor devrait augmenter à 65,3% du PIB au lieu de 64,9% en 2018.
Et Compte tenu de la dette extérieure garantie par l'Etat qui devrait se maintenir à 16% par rapport au PIB en 2019, le taux de la dette publique globale s’accroitrait pour atteindre près de 81,3% du PIB en 2019, au lieu 73,4% durant la période  2010-2017 et 60,2% durant 2005-2009 ».
En termes de liquidité l’économie nationale, celle-ci continuerait d’être marquée par un important besoin en liquidité, atteignant près de 70 MMDH entre 2018 et 2019, au lieu de 41 MMDH en 2017, en liaison avec l’insuffisance des moyens de financement extérieur, notamment celle des flux des investissements directs étrangers et des recettes des MRE.

Ce qui ferait que, dans ces conditions, les réserves en devises devraient se limiter à près de 237 milliards de DH pour couvrir 5,6 mois d’importations au lieu de 5,8 mois en 2018. De même, précise-t-on de même source, « le maintien de la stabilité du taux directeur à 2,25% ne devrait pas profiter à la promotion des crédits bancaires, qui resteraient peu dynamique en 2019, avec un taux de croissance de 3,8% au lieu de 3,4%, en 2018, et 10,6%, en moyenne, durant la période 2007-2017. Cependant, les créances nettes sur l’administration centrale, avec une hausse de 10,7% par rapport à 2018, devraient continuer de soutenir la création monétaire en 2019».
Une croissance modérée
Dans ce contexte, et en prenant en compte les perspectives de croissance économique, en 2019, et le niveau général des prix, la masse monétaire continuerait d’enregistrer un taux d’accroissement modéré, de l’ordre de 4,3%, en 2019, au lieu de 4,1%, en 2018.
A ce niveau et outre les problématiques soulevées par l’effet d’éviction qui interpelle une sorte d’arbitrage entre le recours au financement extérieur et celui intérieur, le constat du HCP est on ne peut plus clair : « Le FMI n’est nullement une cour internationale de justice. C’est un organisme financier qui a pour mission d’assurer la stabilité financière du monde et sa vocation, de l’avis même de cette institution,  n’est pas de dicter aux Etats ce qu’ils doivent faire.  D’ailleurs, c’est la wali de Bank Al Maghrib qui avait déclaré que sa démarche afférente à la flexibilité du taux de change n’était pas dictée par le FMI », précise M. Lahlimi, en ajoutant qu’il n’appartient ni au HCP, ni au Wali de  Bank Al Maghrib, ni à la Banque mondiale de dicter quoi que ce soit et que c’est au gouvernement de se charger de concevoir et d’appliquer sa politique sur la base des grandes orientations royales.
Or, dans cette histoire de réaménagement du régime de change, «il est malheureux de constater que le wali de Bank Almaghrib s’est substitué au gouvernement et aux finances pour aller au Parlement et défendre ce projet, alors que sa mission principale consiste, à la limite, à donner son avis et à veiller à l’application de sa mise en œuvre», conclut M. Lahlimi, pour qui et au vue d’une certaine cohérence institutionnelle, chacun se doit de faire son travail et d’assumer ses propres responsabilités.
N. BATIJE

16/7/2019
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 Elimination du Maroc de la CAN 2019
Rachid Talbi Alami au ras du gazon
Du haut de ses 61 ans, le ministre de la Jeunesse et des Sports est sur la sellette après une tentative maladroite d'expliquer la CAN ratée des Lions de l'Atlas et de Hakim Ziyach qui, d'ailleurs, n'a pas mâché ses mots.

Amine DERKAOUI

Lorsqu'il se rend à la Chambre des Représentants pour répondre aux questions orales de la session du lundi 8 juillet, Talbi Alami est loin de se douter que ses propos vont provoquer la risée de la Toile et qu'ils lui vaudront un recadrage majestueux de la pépite du Onze marocain.
La question sur la prestation des Lions en Egypte ne figurait pourtant pas dans le planning de l'hémicycle ce jour là. Au grand dam du ministre RNIste, les présidents des groupes parlementaires avaient, dans leur réunion avec le président de la première Chambre vers 10h du matin, décidé d'introduire ce sujet dans leurs questions orales. Plus tard dans la journée, Talbi Alami, qui ne s'était préparé qu'à des questions sur les infrastructures sportives, s'est contenté de rappeler aux députés que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) va établir son rapport technique sur cette participation. Peu convaincant, Alami s'est trouvé obligé de sortir son talent d'analyste sportif et d'expliquer la décevante sortie du Maroc de la compétition africaine. Désinvolte, il a alors fustigé "les bourdonnements de quelques uns" autour de l'équipe nationale, avant de blâmer "les erreurs d'arbitrage et le manque de chance".
Mais le grand tort de l'ex-président de la Chambre des Représentants aura surtout été de s'attaquer à la coqueluche des Marocains, le footballeur Ziyach, bien que peu performant lors de la CAN. "Il n’a pas répondu à 23 appels téléphoniques et pense, dans ces conditions, à mettre un terme à sa carrière internationale", a-t-il lancé, avant de sombrer dans le surnaturel: "Quelqu'un a dû lui porter un mauvais oeil [...]. Le penalty raté (contre le Bénin, ndlr), c'est par la force du destin!". Ni une ni deux, la star de l'Ajax Amsterdam a riposté par deux « story » sur Instagram avec un message glaçant: "Quand ils n'ont pas d'histoire, ils en inventent. La prochaine fois, quand vous voulez parler, apportez quelque chose de vraie, et non pas des mensonges".
Sans doute pour contenir l’orage que les propos de Talbi Alami ont provoqué, le site du parti de la colombe a tenté de sauver la mise par un article qui met en avant les déclarations du ministre, sans la moindre mention de ses explications intempestives.
Ni enquête ni audit interne de la FRMF, donc, ni même un discours rassurant en temps de frustration générale, mais des bévues verbales qu'on croyait révolues depuis l'époque du trublion Abdelilah Benkirane. Mais ce n’est plus drôle du tout. A l'heure du principe constitutionnel de la reddition des comptes, les gaffes, les approximations, les échecs, l’incompétence dissimulée sous un vernis de complotisme ou du "bourdonnement" des médias ne passent plus.

10/7/2019
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 Evènements d'Al Hoceima
Ce que le "rapport Benyoub" ne dit pas
Bien qu'il ait eu l'audace d'éplucher un dossier aussi délicat que celui du Rif, le Délégué interministériel aux droits de l’Homme (DIDH) a manqué la substantifique moelle des évènements qui ont secoué le Maroc en 2017. Florilège.

Amine DERKAOUI

Nommé par Sa Majesté le Roi, en décembre 2018, comme Délégué interministériel aux droits de l’Homme, Ahmed Chaouki Benyoub fait déjà parler de lui en publiant un rapport sur "Les événements d'Al Hoceima et la protection des Droits de l'Homme". Dans un document de 66 pages, cet ancien pilier de l'Instance Equité et Réconciliation revient, en six chapitres, sur ces événements qui ont marqué l'histoire du Maroc moderne: les faits significatifs, le procès de Casablanca, les garanties d’un procès équitable, les actions et les efforts des autorités et des institutions constitutionnelles, les rencontres de communication et les initiatives des acteurs civils, ainsi que les analyses sur le contexte, les manifestations, la mémoire et l’espace et, enfin, les recommandations.
Exhaustif et riche en propositions, ce récit des faits, qui se veut "un point sur les facteurs, les circonstances et conditions dans lesquelles se sont déroulées" ces évènements, omet pourtant de parler de l'essentiel: la gestion très discutable par le gouvernement de ce dossier épineux, les rapports du Conseil national des Droits de l'Homme sur les conditions de détention des activistes, d'autant plus qu'il occulte les arguments de la défense des détenus.

La responsabilité du gouvernement
A aucun moment, dans son rapport, Benyoub ne mentionne les bavures d'El Othmani & Co. dans le traitement du mouvement des jeunes révoltés d'Al Hoceima. En plus de les avoir négligés pendant plusieurs mois, tandis que la colère grondait dans le Rif, la majorité gouvernementale avait brandi la carte des accusations malsaines, en traitant les manifestants "d'indépendantistes" et de "serviteurs d'agendas étrangers", lors de ce qui est devenu "la maudite réunion du 14 mai 2017". Pour rappel, jusqu'à cette date, les autorités n'avaient enregistré aucune violence lors des marches de contestations, qui avaient duré plus de six mois après le tragique décès du poissonnier Mohcin Fikri, écrasé par une benne à ordure, le 29 octobre 2016. Les émeutes, la fameuse interruption de la prière du vendredi par Nacer Zefzafi, tous ces évènements ont eu lieu vers la fin du mois de mai, en riposte aux accusations humiliantes de l'Exécutif.
S'il a manqué de les citer dans son rapport, le DIDH, invité de l'émission Confidences de Presse du dimanche dernier à 2M, a littéralement reconnu que les accusations du gouvernement étaient "une erreur". Cette reconnaissance demeure, toutefois, insignifiante puisque, de l'aveu même de Benyoub, c'est le rapport qui servira de référence au sujet du Rif devant les instances internationales chargées des Droits de l'Homme.
En recomposant les faits qui ont mené à l'emprisonnement de plus de 50 jeunes Rifains, le nouveau monsieur Droits de l'Homme du Maroc est revenu sur la visite d'une délégation gouvernementale à Al Hoceima, le 22 mai 2017. Cette visite qui, selon le rapport, a été l’occasion de la tenue de plusieurs réunions entre des ministres et des élus locaux, ainsi que des représentants de la société civile locale, n'a compris, en effet, aucun échange avec les leaders du mouvement de contestation. Bien au contraire, simultanément à la présence des six ministres en ville, Zefzafi avait appelé à une "large manifestation" en contestation contre "la négligence que le gouvernement a eu à leur égard".

Dysharmonie avec le CNDH
Au sujet du rôle déterminant du Conseil national des Droits de l'Homme depuis l'éclatement des évènements du Rif en 2016, le rapport du DIDH se limite à l'action menée envers les détenus et leurs familles. En deux pages, le texte revient sur les visites des délégations du CNDH aux prisons où sont détenus les activistes du Hirak du Rif et leur présence au cours des audiences du procès à la Cour d'Appel de Casablanca, mais ne cite nulle part les documents remis, justement, au tribunal par cet organe constitutionnel.
Du temps de son ex-président, Driss Yazami, remplacé par Amina Bouayach en décembre 2018, le CNDH avait commandé des rapports de médecine légale sur les détenus ayant prétendu avoir été victimes de "torture ou de maltraitance" lors de leur interpellation ou détention. Ce texte, dont une partie avait fuité dans les médias en juillet 2017, avait noté les récits des détenus sur ce qui leur est arrivé, y compris les mauvais traitements qu’ils disaient avoir subis, et évalué leur état psychologique de "façon détaillée". Parmi eux, 16 concordaient à divers degrés avec les violences policières qu’ils ont déclaré avoir subi. Les deux médecins légistes mandatés par le CNDH avaient également décrit le "stress aigu" et la "détresse psychologique" ressentis par certains et affirmé que "quelques allégations de violence physique et psychologique en détention étaient crédibles et corroborées par de nombreux témoignages concordants". Ils étaient 34 prisonniers à avoir été auscultés au final, conclut le rapport de 35 pages du CNDH, qui a jugé "raisonnables" certaines prétentions, mais que Benyoub a « brillamment » ignorées.
Certes, le travail du DIDH marque une première dans l'exercice d'évaluation officielle du traitement par l'Etat d’une situation de crise. Il l'est d'autant qu'il laisse entendre une volonté au sein de l'Etat d'admettre qu'il y avait eu des erreurs dans la gestion de ce dossier. Mais les lacunes du texte qui, en outre, délaisse les arguments du comité de défense des détenus et passe sous silence la vidéo de Nacer Zefzafi exhibant son corps devant la caméra, provoquent un sentiment d'inachevé chez son lecteur.
Amine DERKAOUI

9/7/2019
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 Nouvelle saisie record de stupéfiants
27,3 tonnes de chira découverts dans trois camions au Port Tanger-Med

Les services du district de sûreté du port Tanger-Med ont procédé, dimanche soir en coordination avec les services de douane, à la mise en échec d'une tentative de trafic d'une cargaison record de 27,3 tonnes de chira saisie à bord de trois camions de transport international de marchandises immatriculés au Maroc.
L'opération de contrôle des trois véhicules, qui s'apprêtaient à quitter le Maroc par voie maritime vers l'Europe et qui étaient supposés transporter une cargaison d'équipements industriels, a permis la saisie de la quantité de drogue répartie sur 16 conteneurs dans les remorques des trois camions, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), précisant que l'opération a permis l'interpellation de trois chauffeurs et trois assistants, tous de nationalité marocaine et âgés entre 31 et 50 ans.
Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l'enquête menée par le service préfectoral de la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent, pour identifier les ramifications éventuelles de cette activité criminelle aux niveaux national et international, ajoute la même source.
Cette affaire s'inscrit dans le cadre des opérations sécuritaires intenses et continues menées par les services de sûreté pour lutter contre le trafic international de drogue et de psychotropes, conclut le communiqué.

9/7/2019
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 "Summer Schools"
Effet de mode ou un business florissant
La saison estivale est bel et bien installée avec son lot de tendances et "Fashion". Pour tout un chacun, l'été est synonyme de repos surtout pour les élèves après une année studieuse et de dur labeur.

Vacances oblige ! L'heure est venue pour se requinquer et recharger les batteries en attendant la nouvelle année scolaire. Entre-temps, les parents, actifs ou non, cherchent à occuper leurs enfants durant les longues journées ensoleillés. Ces dernières années, un effet de mode souffle en cette période estivale, celle des "Summer Schools" ou camps d'été.
Ces écoles ou espaces ouverts durant les mois de juin, juillet et août, proposent des activités ludiques aux enfants afin de les occuper tout en les divertissant. Puisque "oisiveté est mère de tous les vices", les parents se retrouvent des fois face à une nécessité de "placer" leurs bouts de chou en attendant le congé.
Ces écoles d'été concoctent des programmes, aussi riches que variés, étalés sur une, 2, 3 ou 4 semaines voire même deux mois. Un large choix est proposé : apprentissage d'une nouvelle langue, arts plastiques, natation, chants, danses, ateliers de dessins ou encore robotique, astronomie, sciences. Ces activités sont proposées aux enfants de 3 à 12 ans et il y a même des programmes pour les bébés!
Reste le prix et les horaires. Depuis quelques années, ce "business" est devenu lucratif donnant lieu à une inflation des prix. Pour beaucoup de bourses, ce genre d'écoles demeure hors de portée puisque le prix varie entre 400 à 1.800 DH par semaine. Une autre paire de manche, celle des horaires. Les horaires proposés souvent n'arrangent pas souvent les parents.
C'est le cas de Siham, maman de deux fillettes (8 et 10 ans) qui préfère laisser seule ses enfants dans la maison plutôt que de les réveiller tôt pour les accompagner dans une "école d'été". "Je ne conçois pas que les enfants passent 11 mois à avoir la même routine tous les jours”, a-t-elle confié, ajoutant que "les vacances ont été créées pour se reposer et changer de routine".
A vrai dire, souligne-t-elle, "je préfère laisser mes enfants à la maison plutôt que de les confier à ces écoles".
Ce n'est pas le cas pour d'autres enfants qui sont obligés de passer une partie ou la totalité de leurs vacances dans des "summer schools" puisque les parents ne peuvent pas prétendre à un congé pendant la période estivale.
C'est l'exemple de Laila qui préfère que son fils passe par la case "Summer School" que de rester entre quatre murs. Selon elle, l'enfant apprend énormément lors de ces journées bien remplies. Elle décline le programme qu'a suivi son fils, l'année dernière: sport, cours d'anglais, ateliers de peinture ou encore de théâtre. "Chaque jour, il apprend de nouvelles choses dans une ambiance décontractée”, a-t-elle tenu à préciser, relevant qu'elle renouvellera l'expérience cette année avec un autre établissement.
A travers ces "camps d'été", cette jeune maman active souhaite que son enfant soit plus autonome et s'imprègne de l'esprit du groupe. "Les prix sont élevés et les horaires ne me conviennent pas, mais il faut faire des sacrifices", a-t-elle toutefois déploré.
"Quand mon fils reste à la maison, il ne fait que regarder la télévision ou jouer avec sa tablette”, a-t-elle constaté, relevant qu'elle n'a pas énormément le choix puisque personne ne peut garder ses enfants à part l'école.
Même son de cloche chez Houria qui a déjà inscrit son enfant dans une école d'été. C'est pour la 3ème année qu'elle renouvelle l'expérience avec le même établissement qui propose de multiples activités mais surtout des gardes. Elle a choisi cet établissement pour sa proximité et espère que son fils sera "satisfait".
Pour Hanane, maman de deux garçons (8 et 3 ans), la question ne se pose même pas. Son aîné est parti chez sa grand-mère et le cadet sera installé dans une école d'été.
"Je ne trouve aucune autre solution pour mes enfants lors des vacances d'été", a-t-elle noté, ajoutant que sa mère, une personne âgée, ne peut pas garder deux enfants surtout en bas âge.
Pour Nadia, qui tente pour la première fois l'expérience, elle est très optimiste quant aux avantages de cette solution.
"J'ai inscris mon fils dans un camps d'été pour l'occuper au cours des vacances surtout pendant la période où je ne serai pas en congé”, a-t-elle dit, formulant le souhait que les activités proposées dans cette école estivale permettront à ce garçon de s'épanouir, de s'amuser et de développer ses capacités d'intégration “vu que cela sera une nouvelle expérience pour lui dans un nouvel endroit et avec de nouvelles personnes". Selon elle, le prix et les horaires proposés par cette école sont "convenables".
La responsable d'une école d'été a confié que chaque année, "il y a de plus en plus de programmes de divertissement qui sont proposés au profit des enfants".
"Ce ne sont pas des cours accélérés, des cours de soutien ou de rattrapage", a-t-elle assuré, ajoutant qu'"il faut que le Summer School soit un amusement, une relaxation totale pour l'enfant et non une garderie".
"Un centre aéré ou camp d'été permet de s'amuser, de faire du sport et de faire autre chose que l'enfant n'a pas fait pendant l'année, a-t-elle précisé, encourageant les parents à opter pour ce nouveau concept de vacances pour enfants.
Qu'ils restent à la maison ou qu'ils passent les vacances dans une école d'été, l'essentiel pour les enfants est de grandir tout en s'épanouissant !

9/7/2019
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Abdelkhalek Torrès, une école de valeurs et un patrimoine national commun
Le Parti de l'Istiqlal a organisé, samedi dernier, un meeting national pour commémorer le 49ème anniversaire de la disparition du leader de l'Unité, feu Abdelkhalek Torrès, l'une des figures emblématique du mouvement national, sous le signe "la pensée unioniste du leader Abdelkhalek Torrès, introduction essentielle pour le développement durable".

Samir ZERRADI

Intervenant lors de ce rassemblement, tenu dans la ville de Tétouan, auquel ont pris part les membres du Comité Exécutif et le Comité Central aux côtés des membres de la famille Torrès, ainsi que de militants et militantes venus des quatre coins du pays, le secrétaire générale du Parti de l'Istiqlal, M. Nizar Baraka, a estimé que cette festivité s'inscrit dans la volonté partisane de mettre en valeur l’attachement aux principes de l'unité caractérisant la personnalité du feu Torrès et reflétant le soubassement de sa pensée. Il a, par ailleurs, rappelé que feu Torrès a fait de la ville de Tetouan un rempart de la résistance et de la lutte contre la colonisation espagnole, ajoutant qu'il était imbu de valeurs unionistes, qui traduisaient son choix stratégique dans son action politique au sein de la koutla comme alliance nationaliste, ensuite dans son parti la Réforme Nationale, et puis au sein du Parti de l'Istiqlal. Ses activités à l'étranger le distinguaient aussi comme l'un des illustres pionniers de l'unité nationale.
Le qualifiant d'homme perspicace et visionnaire, qui s'efforçait de former une génération consciente des différents enjeux politiques, M. Nizar Baraka a souligné que le leader Abdelkhalek Torrès était une école de l'action nationale, un pont de communication entre les nationalistes marocains et arabes. "Il était profondément convaincu que l'union est un fondement incontestablement nécessaire à l'édification de la nation marocaine " a-t-il affirmé. Et de poursuivre: " les idéaux qu'il prônait mettait au devant la justice spatiale, cherchant à donner la priorité aux régions rurales, montagneuses et frontalières, les zones oasiennes et sahariennes, dans le but de résorber les disparités entre les régions".
Pour sa part, M. Chiba Mae El Aynayne, président du Conseil national du parti de l'Istiqlal a expliqué que le nom du défunt Torrès constitue un symbole pour les générations marocaines et un phare du patriotisme au niveau national, arabe et mondial, mettant en exergue son dévouement pour éveiller au sein du peuple l'esprit de la liberté et la préservation de l'intégrité territoriale. C’était un "fervent défenseur de l'intérêt de la patrie. Il insistait grandement afin d’oeuvrer pour l'unité et conjuguer les efforts du militantisme est le devoir de tout un chacun" a-t-il noté.
Il convient de souligner que d'autres interventions, à l'occasion de cette commémoration, ont projeté la lumière sur les vertus de feu Abdelkhalek Torrès, appelant à retracer ses pensées par le biais d'une université estivale pour encadrer la jeunesse marocaine, célébrer l'élite politique qui a milité pour l'indépendance, enraciner la fidélité aux martyrs de la patrie et faire en sorte d'ancrer la moralisation de l'action politique au Maroc.
Cette rencontre a été, d'autre part, une réelle occasion pour dresser une analyse relevant de la situation politique et économique. Dans ce contexte, M. Barraka a affirmé que le parti de l'Istiqlal a choisi de se positionner au côté du peuple marocain pour défendre les multiples revendications émanant des différentes classes sociales, tout en présentant des alternatives concrètes et viables, engageant le gouvernement a disposer des politiques publiques efficientes, susceptibles d'être en phase avec les doléances de la société marocaine. Il a également appelé à multiplier les efforts afin d'améliorer le cadre de vie des citoyens, de dissiper les raisons engendrant les sentiments de déception, de désespoir et de manque de confiance dans l'avenir et d’instaurer les mécanismes de bonne gouvernance et rompre avec l'économie de la rente, évoquant, à cet égard, les différents points et suggestions en rapport avec la vision du Parti de l'Istiqlal pour repenser le modèle économique.
"Les indicateurs de la paupérisation, des nombreux déficits enregistrés dans les régions reculées sont alarmants" a-t-il décrié. "S'ajoute à cela les opportunités économiques manquées, à cause de l'éparpillement des efforts des départements gouvernementaux, qui manquent de convergence et d’harmonisation dans leurs actions" a-t-il intensifié.
Le secrétaire général du  Parti de l'Istiqlal a enchaîné avec la nécessité de préserver la dignité du citoyen marocain, d'améliorer les différentes prestations dans le secteur de la santé et de l'enseignement, dans le but de conforter la cohésion sociale et de remédier aux disparités.
La capitalisation des ressources humaines, la garantie de l'emploi aux jeunes, notamment les diplômés, faisaient partis des appels lancés au gouvernement, en cette occasion, par M. Nizar Barraka pour accélérer la cadence et relancer d'autres chantiers capables de munir le Maroc de leviers économiques viables.
Samir ZERRADI

8/7/2019
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