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 Conseil National
La grand messe biannuelle de l’Istiqlal
Evénement majeur et très attendu par l’ensemble des militants Istiqlaliens, le congrès du Conseil national qui se réunit deux fois par an, en avril et en octobre, constitue le creuset de la démocratie interne du parti. De par la variété des intervenants qui y prennent part, il reflète cette diversité d’opinions et de points de vue qui fait toute la richesse du débat partisan. Plongée dans le Parlement interne de l’Istiqlal et synthèse des débats auxquels il a donné lieu.

Samir Zerradi

En cette matinée pluvieuse du dimanche 21 avril, la route qui mène de Rabat vers le complexe artisanal El Oulja à Salé est quasi-déserte. Réputés pour leur tempérament casanier, rares sont en effet les Rbatis et les Slaouis qui ont bravé la météo maussade, préférant sans doute rester chez eux, bien au chaud. La circulation est donc des plus fluides, du moins jusqu’au niveau du Complexe artisanal d’El Oulja où un bouchon se profile à l’entrée du parking. Une centaine de véhicules dont les plaques minéralogiques indiquent leurs provenances diverses, de toutes les villes et régions du Royaume, entrent au compte-gouttes dans l’immense aire de stationnement. En quelques minutes, tout le monde trouve place et des petites foules en grappes commencent à se constituer, sous un ciel partiellement nuageux qui charrie de temps à autre de petites ondées.
Personne ne semble en avoir cure. Accolades et embrassades se succèdent marquant les retrouvailles entre les militants de l’Istiqlal visiblement impatients de prendre part aux travaux de la session d'avril. La foule, aussi hétéroclite que massive, composée d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins


jeunes, de citadins et de ruraux, se dirige alors vers la grande salle où le Secrétaire Général du parti, M. Nizar Baraka, doit présenter un exposé politique autour des sujets brûlants de l'actualité. Par signe de déférence et de respect, les jeunes, assez nombreux, laissent la priorité aux femmes et aux anciens. La salle de conférence se remplit presque en un clin d’œil, tandis que la liste des questions et des interventions est validée.
Dans cette messe biannuelle du parti, les attentes sont nombreuses et les militants qui ont afflué des quatre coins du pays sont légion à vouloir faire entendre leurs voix et celles de leurs régions. Les jeunes ne sont pas en reste, conscients qu’ils sont du rôle du Conseil National en tant que précieuse tribune à travers laquelle la notoriété et la visibilité au sein du parti se construisent au gré des prises de parole et des discours enflammés.
"Les jeunes doivent être au cœur du développement. Une large proportion de notre société est composée par la jeunesse. Il n’est plus question de l'exclure des politiques publiques", confirme Fayçal Fatih, 36 ans, militant istiqlalien et professeur universitaire originaire d'Oujda." Les jeunes marocains ont le droit d’assumer leur part de responsabilité, que ce soit à l’échelle politique, économique ou sociale. À cet égard, on salue fièrement l'ouverture du Parti de l’Istiqlal sur la jeunesse. Il y a quatre jeunes membres dans le Comité Exécutif. La Jeunesse Istiqlalienne, pour sa part, vise l’adhésion d’un million de membres", ambitionne-t-il. Notre interlocuteur, comme d’ailleurs le reste des occupants de la salle, passe au mode silence, lorsque le Secrétaire Général du parti accompagné des membres du Comité exécutif et de la présidence du Conseil National font leur entrée dans la salle, marquant le début de la session.
Comme à l’accoutumée, celle-ci est inaugurée par une allocution du Secrétaire Général du parti. D'emblée, M. Nizar Baraka annonce la couleur, précisant que le cercle du mécontentement social et la vague des grèves s'élargissent, parallèlement aux revendications croissantes, aux attentes légitimes et au recul des prestations dans le secteur de la santé et de l'enseignement. Les propos de M. Baraka sont ponctués par les applaudissements d’une assistance visiblement acquise à ce constat légitime. D’autant plus que le SG du parti poursuit son exposé en mettant l’index sur des problématiques réelles, affectant l’ensemble des Marocains et principalement la jeunesse. «La détérioration du pouvoir d'achat et l'incapacité d'assurer l'employabilité des lauréats des écoles des ingénieurs et des centres de formation professionnelle dénotent d’une situation alarmante qui tend à s'aggraver du fait de la surdité et de l'insouciance du gouvernement, mettant ainsi à mal le climat de confiance nécessaire à une bonne gouvernance», déplore M. Baraka. Au lieu de remédier à cette situation et de mettre en œuvre rapidement les solutions qui s’imposent, fait-il savoir, «cette majorité gouvernementale qui a l’opportunité d’être la première dont le mandat n’est pas marqué à mi-chemin par des élections, ce qui accentue sa marge de manœuvre et lui permet d’avoir les coudées franches, s’embourbe au lieu de cela dans les guerres de clans et les calculs pré-électoralistes avant terme».
M. Baraka rappelle à ce propos «la loi de finances rectificative élaborée et présentée par l’Istiqlal en juin 2018 en vue justement d’apporter une alternative à la passivité du gouvernement, et résorber, un tant soit peu et de manière anticipative, les tensions sociales qui se sont exacerbées durant les dernières semaines». Malheureusement, cette proposition était restée sans réponse avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui. Ce qui conforte le choix du Parti de l’Istiqlal de se positionner en tant que parti d’opposition nationaliste. "Il y a un an, lors du Conseil National, nous avions pris la décision de nous positionner dans le rang d'une opposition responsable et nationaliste qui priorise l'intérêt du pays et promeut les demandes sociales avec une profondeur territoriale. Aujourd'hui, le temps nous a donné raison et nous enregistrons un bilan satisfaisant, marqué par une panoplie de mesures et d'alternatives réalistes», se réjouit le SG du Parti de l’Istiqlal, avant de déplorer : «Une année après, les causes qui ont motivé notre choix restent malheureusement les mêmes. En l’occurrence : l'approfondissement des disparités sociales et spatiales, le dysfonctionnement des politiques publiques détachées des besoins des Marocains, ainsi que l’atermoiement dans la mise en œuvre des réformes».
A ce propos, quelques interrogations légitimes s’imposent: à quand la loi organique sur la grève Qu’attend le gouvernement pour l’installation du Conseil national des langues et de la culture marocaine avec comme ligne de mire la mise en œuvre de la loi organique sur la langue amazigh Pour quand l’activation de la charte des services publics Idem pour le transfert des prérogatives aux Conseils régionaux pour une activation concrète de la loi sur la régionalisation avancée Qu’en est-il de l’engagement du gouvernement de plafonner les prix des hydrocarbures Face à l’ensemble de ces questions pressantes qui animent l’opinion publique marocaine, le silence du gouvernement et son atermoiement deviennent de plus en plus pesants et inquiétants. «Nous assistons à une démission non-déclarée du gouvernement. Ce qui place le pays dans une situation d'enlisement qui nous fait rater beaucoup d’opportunités. La régression des IDE de 30 % par rapport à l'année précédente en est un exemple flagrant", précisera à ce propos M. Baraka dont l’exposé remplit l’assistance d’enthousiasme. Notamment lorsqu’il invoque la démarche du parti appelant à l’application de l’article 103 de la Constitution : «Nous avons interpellé le chef du gouvernement pour qu’il applique l'article 103 de la Constitution, en liant le vote de la loi-cadre sur l'éducation à un vote de confiance du Parlement dans l'Exécutif».
Cette démarche, comme l’expliquera M. Baraka aux membres du Conseil National de son parti, n’avait pas pour objectif de provoquer la chute du gouvernement, elle visait simplement à lui rappeler ses carences et son manque de cohésion. «Notre positionnement de parti d’opposition nationaliste et responsable nous impose de veiller à la stabilité du pays dans un contexte régional et international trouble. Notre volonté n’était donc pas de dissoudre sa majorité, mais de lui rappeler ses responsabilités. De la même manière, nous appellerons, par le biais de notre groupe parlementaire, à appliquer l'article 101 qui stipule que le chef du gouvernement se doit de présenter, devant le parlement, un bilan d'étape de l'action gouvernementale, à son initiative ou à la demande du tiers des membres de la Chambre des Représentants ou de la majorité des membres de la Chambre des conseillers". Une annonce qui sera saluée par l’ensemble des participants du Conseil National.
Sur un registre plus optimiste, le Secrétaire Général du Parti s'est félicité du dynamisme qui a marqué les activités de l’Istiqlal entre les deux Conseils nationaux (octobre 2018/avril 2019). Notamment les rencontres populaires dans les régions de Béni-Mellal et de Khénifra autour du thème du développement rural et montagnard, ainsi que la tournée dans la province de Larache et ses communes, durant laquelle l'Istiqlal a revendiqué un plan spécifique pour les zones excentrées. M. Baraka s’est également réjoui de la tournée historique dans les provinces du Sud marquée par une affluence massive des populations locales, notamment à Laâyoune et à Dakhla. Tournée dont le rayonnement a transcendé les frontières du pays et généré un effet remarquable et salutaire sur la crédibilité des positions marocaines concernant la cause nationale. Et justement, concernant le dossier du Sahara marocain, M. Baraka a salué les efforts de la diplomatie marocaine et le renouvellement triomphal des accords agricoles et de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne, revigorant le partenariat stratégique entre les deux parties. Il s’est également félicité du maintien du positionnement du Maroc sur le continent africain et du contenu du dernier rapport du Secrétaire Général de l'ONU et de sa conviction que la solution à la question du Sahara est possible, ajoutant que «le plan d'autonomie, sous la souveraineté marocaine, constitue indubitablement une proposition pragmatique». Le SG du Parti de l’Istiqlal a appelé, à ce titre, les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf à rejoindre la Patrie pour contribuer au processus démocratique et aux différents programmes de développement dans les provinces sahariennes. Ce sont à peu près ces mêmes thémaiques que l'on retrouvera dans le rapport final publié par le Conseil National qui a par ailleurs exprimé son profond regret quant à la lourdeur et la sévérité des condamnations prononcées à l'encontre des détenus des événements d'Al Hoceima.
A la fin de l'exposé de M. Baraka, nous sommes allés à la rencontre des membres du Conseil National pour sonder leurs impressions et attentes. Fatma Bakkar, membre du Conseil régional de Dakhla, nous a ainsi exprimé sa satisfaction que "la femme marocaine soit présente dans tous les secteurs de la vie politique, économique et sociale, au sein et en dehors du parti, contribuant avec fierté au progrès du pays". Et d'ajouter que les rencontres de Laâyoune et Dakhla, comme l'a démontré le Secrétaire Général, reflètent le degré de mobilisation des citoyens des provinces du Sud et leur engagement pour la défense de l'intégrité territoriale. Notre interlocutrice a conclu son intervention en mettant le point sur l'importance de "promouvoir le statut de la femme rurale, de lutter contre le chômage des jeunes diplômés et d’assurer la parité, sans s’astreindre à des mécanismes de discrimination positive".
Pour sa part, Houssam, trentenaire, originaire d'Agadir et journaliste au site électronique "wassitpresse", a tenu à évoquer l'important volet de la transparence au sein des rouages du Parti, avant de préciser que la jeunesse constitue un levier majeur dans la dynamique du Parti, et cela depuis sa création. Dans ce sens, il a rappelé avec satisfaction que la moitié des membres du Conseil National sont des jeunes et que ce choix partisan de donner plus d'espace aux jeunes est visible dans toutes les institutions parallèles, précisant l'importance de l'encadrement des jeunes dans les domaines politique et social. Plus tard dans la journée, lors des de la séance des débats et des interventions, celles-ci étaient marquées par un franc-parler remarquable. Sans faux semblants, ni autocensure, les intervenants qui se sont relayés au pupitre jusqu’à dix-sept heures, n’ont pas hésité à évoquer des sujets sensibles et problématiques concernant notamment le fonctionnement du parti et ses futurs challenges. La plupart ne semblaient guère se soucier du risque de déplaire et ce sont encore les jeunes qui ont animé le débat. Ce qui montre, si besoin est, que la relève est certainement assurée au sein du Parti.
Samir Zerradi



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L’exposé de M. Nizar Baraka lors du Conseil National, ainsi que son allocution de clôture, le dimanche 21 avril, étaient axés sur plusieurs volets et thématiques avec une dimension politique, économique, sociale et enfin
partisane. Florilège et grandes lignes des interventions du Secrétaire Général :

«Compte tenu du fait que les sessions des Conseils nationaux se tiennent en parallèle avec l'agenda de l’ONU sur le dossier du Sahara marocain, la nouvelle dynamique de publier deux rapports par an nécessite de notre part une vigilance permanente au niveau régional, continental et international. Ceci tout en saluant les acquis accumulés par les différentes composantes de la diplomatie marocaine, notamment dans le continent africain».
«Les contrats-programmes dans les provinces du Sud qui enregistrent une cadence économique très notable sont un vecteur d’encouragement et un signal fort adressé aux Marocains dans les camps de Tindouf afin qu’ils rejoignent la Patrie et y participent au processus de développement et de démocratisation».
« Nous exprimons notre honneur et notre gratitude de la confiance de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui nous a investi de la mission de porter un message au président de la Mauritanie, ce qui démontre la volonté du Souverain pour renforcer les relations bilatérales et l'intégration maghrébine».
«Nous saluons les débouchés positifs relatifs au renouvellement du partenariat gagnant-gagnant avec l'Union Européenne au niveau de l'agriculture et de la pêche, et la forte mobilisation des habitants des provinces sahariennes dans la défense de la souveraineté marocaine. Cette conviction et ce consensus se sont traduits massivement lors de la tournée du Parti dans les provinces du Sud, pour réitérer la mobilisation des citoyens autour de l'intégrité territoriale».
«Le choix de se positionner dans les rangs de l’opposition avec un rôle d’opposition nationaliste a été un choix réaliste et judicieux, compte tenu du fait que les mêmes raisons qui nous avaient poussé à faire ce choix, restent inchangées».
«Le Parti a fermement défendu l'école publique et l'éducation gratuite pour tous les Marocains, ainsi que l'alternance linguistique, en garantissant à la langue arabe sa place constitutionnelle».
«Le Parti demandera à travers son groupe parlementaire l’application de l'article 101 de la Constitution relatif à la présentation d'un bilan d'étape du gouvernement».
«La proposition d'une loi de finance rectificative du Parti s'avère aujourd’hui pertinente compte tenu des actuelles tensions sociales et du mécontentement ambiant quant au bilan décevant du gouvernement marqué par les nombreux chantiers législatifs en suspens».
«Les membres du Conseil National doivent s'unifier sur les constantes et les valeurs du Parti et s’impliquer davantage dans le travail partisan afin d’assurer la politique de proximité pour défendre les revendications des Marocains».

23/4/2019
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 5ème édition du JIDAR Toiles de rue
Le Festival revient cette année sous le thème de « l’Enfance »

Lionel ATOKRé

Pour la cinquième année consécutive, le festival « Jidar, Toiles de rue » se déroulera à Rabat du 22 au 28 avril. Cette année encore, des toiles murales réparties sur onze sites à travers la capitale, viendront tapisser et colorer les murs des bâtiments.
Douze artistes présents à Rabat depuis le 18 avril dernier, afin de se familiariser avec la ville, prendront part à cette 5ème édition. Parmi eux les Marocains Dynam, Machima, Aicha El Beloui et Morran, les Français Yann Chatelin et 3TTMAN, l’Argentin Hyuro, la Canadienne Danae et le Britannique Phlegm.
Venus d’horizons différents, ces artistes se caractérisent par leurs styles, leurs univers et leurs empreintes uniques. De quoi mettre en lumière certains édifices et transformer la capitale Rabat en musée à ciel ouvert.
Le thème retenu pour cette nouvelle édition est « l’Enfance », expliquent les organisateurs dans un communiqué. Pour eux, ce n’est par l’enfance sous « sa définition chiffrée, mais en tant qu’état d’esprit ». Le choix des artistes s’explique aussi par cette vision sous le prisme de l’enfance. Des artistes qui sont eux-mêmes investit de cet état d’esprit qui met en avant la fraicheur de la vision, l’abstraction des idées, la spontanéité de la créativité ou encore l’expression des couleurs et des formes.
Le « Jidar » version 2019 se veut aussi « inclusif » et invite artiste, public, riverains, gens de passage, acteurs culturels, structures locales… à prendre part à cet évènement afin de « repenser le monde, la ville et le rapport à l’espace public ».
En plus d’ajouter de la gaité sur les murs de la capitale, le festival donnera lieu à « la transmission de savoir » via des Masters classes et un atelier programmé à l’Ecole nationale d’architecture (ENA). Un mur collectif sera peint lors du « partage d’expérience » avec des jeunes artistes chapeautés par un artiste confirmé. Le Musée Mohammed VI d’art contemporain et moderne ne sera pas en reste. Ses façades accueilleront aussi des fresques qui auront pour thématique la « célébration de l’union de l’art contemporain et de l’art de rue ».
« Jidar » est un des évènements majeurs de l’art contemporain au Maroc. Depuis la première édition en 2015, il est devenu rendez-vous incontournable des « street artist » nationaux et internationaux afin de célébrer l’art de rue pour le plus grand bonheur des R’batis.
Lionel ATOKRé

23/4/2019
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 Fuite des compétences
Le Maroc doit impérativement investir dans les conditions de travail

Le Maroc et les entreprises marocaines doivent « impérativement » investir dans de meilleures conditions de travail s'ils veulent retenir leurs compétences et les empêcher de quitter le pays pour de nouveaux horizons étrangers, a estimé Hamza Idrisssi, Fondateur du Forum «Careers in Morocco».
« La fuite des compétences n’est pas un phénomène propre au Maroc. Il concerne nombre de pays. Même la France n’y échappe pas. Mais si le Maroc et les entreprises marocaines veulent garder leurs compétences, ils doivent impérativement investir dans de meilleures conditions de travail», a-t-il dit dans un entretien à la MAP en marge du Forum «Careers in Morocco», dédié aux compétences marocaines à l'international qui a tenu, samedi à Paris, une nouvelle journée de présentation des opportunités de recrutement et de carrière au Maroc, consacrée aux métiers SI (système d’information), du digital et du numérique.
Cette journée s’inscrit dans le cadre des différentes éditions qu’organise le Forum «Careers in Morocco» depuis une dizaine d’années dans de grandes métropoles du monde comme Paris, Montréal, Dubaï et Casablanca et qui permettent principalement la rencontre entre les entreprises marocaines et les compétences marocaines du Monde.
La rencontre, qui a été l’occasion pour les compétences marocaines de s’informer sur les opportunités qu’offre le marché de l’emploi marocain, intervient dans un contexte "un peu particulier", a dit le fondateur du Forum «Careers in Morocco». Car, « on parle de plus en plus, ces derniers mois, de la fuite des compétences qui sont formées au Maroc et qui quittent le pays pour de nouveaux horizons étrangers ».
Ce phénomène a d’ailleurs été évoqué lors des différents échanges et débats qui ont ponctué la rencontre de Paris. 
Quelles en sont les raisons Comment les entreprises marocaines mais aussi les autorités marocaines peuvent-elles endiguer ce phénomène et trouver des solutions à même de compenser ce manque dans le cadre des différents chantiers lancés dans le Royaume Autant de réflexions et de questions soulevées lors de cette rencontre, a indiqué M. Idrissi.
Et de souligner: "aujourd’hui, si le Maroc et les entreprises marocaines veulent garder leurs compétences et les convaincre de ne pas chercher d’autres cieux pour s´épanouir, ils doivent "impérativement investir sur les conditions de travail ». Car les compétences marocaines ne s’expatrient pas uniquement pour des raisons financières mais également pour des raisons liées à leurs conditions de travail, à l’éducation de leurs enfants…
« Le Maroc doit s’attaquer à cela s’il veut se positionner comme un hub pour les compétences qui veulent se développer dans les différents métiers», a-t-il encore estimé. Cette année le Forum «Careers in Morocco» de Paris a été focalisé sur les métiers des nouvelles technologies. De nombreux cadres et compétences marocaines mais également de jeunes diplômés dans le domaine de l’informatique en général y ont afflué pour passer des entretiens ou tout simplement pour s'informer des opportunités d'emploi. Tous ont exprimé un fort intérêt pour leur pays d'origine. 
« On sent toujours, chez les compétences marocaines du monde, cette volonté de vouloir rentrer au Maroc. Malgré les opportunités qui leur sont offertes ici en France ou ailleurs, il y a toujours cette volonté de vouloir rentrer au pays, y investir ou intégrer les entreprises nationales mais également les multinationales qui y opèrent», a tenu à souligner le fondateur de Careers in Morocco.
«Careers in Morocco» est à la fois un portail et un Forum de recrutement qui s'organise à Casablanca, Paris, Londres et Montréal. Il est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable et une référence pour les compétences marocaines en Europe à la recherche d’opportunités d'emploi et d'entrepreneuriat au Maroc.

23/4/2019
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 Attaques terroristes contre des églises et des hôtels au Sri Lanka
Message de condoléances de SM le Roi au président Maithripala Sirisena

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion au président de la République démocratique socialiste du Sri Lanka, Maithripala Sirisena, à la suite des attaques terroristes menées dimanche contre des églises et hôtels, ayant fait plusieurs morts et blessés.
Dans ce message, SM le Roi affirme avoir appris avec une vive émotion et une profonde consternation la nouvelle des attaques terroristes ignobles qui ont visé dimanche, jour de Pâques, des églises et hôtels dans certaines régions du Sri Lanka, faisant plusieurs victimes innocentes.
En cette douloureuse circonstance, le Souverain exprime au président du Sri Lanka, et à travers lui à l'ensemble des familles éplorées et au peuple sri-lankais, Ses vives condoléances et Sa compassion, implorant Dieu de leur accorder patience et réconfort et aux blessés prompt rétablissement.
SM le Roi exprime également au président sri-lankais la ferme condamnation par le Royaume du Maroc de cet acte terroriste abject, qui est rejeté par toutes les religions et les valeurs humanistes universelles.

23/4/2019
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 Attaques terroristes contre des églises et des hôtels au Sri Lanka
Un mouvement extrémiste local derrière les attentats, selon le gouvernement

Un mouvement extrémiste local, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ), est à l'origine de la vague des attaques qui ont fait au moins 290 morts au Sri Lanka dimanche, a fait savoir, lundi, le porte-parole du gouvernement Sri-lankais, Rajitha Senaratne. 
Les autorités sri-lankaises enquêtent sur d'éventuels liens de l'organisation avec des groupes étrangers. Le NTJ avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle le mouvement préparait des attentats contre des églises et l'ambassade d'Inde à Colombo. 
Le groupe, sur lequel peu d'éléments sont connus, s'était fait connaître l'an passé en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhiques. 
Des sources policières Sri-lankaises ont annoncé lundi un nouveau bilan faisant état de 290 morts et 500 blessés dans la série d’attaques à la bombe qui ont visé des hôtels et des églises du pays.
De puissantes explosions se sont produites en début de matinée, vers 08H30 heure locale (03H00 GMT), dans trois hôtels de luxe du front de mer de la capitale Colombo. Les établissements affectés sont situés à quelques centaines de mètres les uns les autres.
En même temps, des déflagrations ont frappé trois églises catholiques où les fidèles étaient rassemblés pour célébrer la messe de Pâques, faisant un grand nombre de victimes. Les attentats ont visé la célèbre église Saint-Antoine à Colombo, l'église Saint-Sébastien à Negombo, localité située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, et une autre église de la ville de Batticaloa, de l'autre côté du Sri Lanka , sur la côte orientale.
Quelques heures plus tard, deux nouvelles explosions sont survenues. L'une a touché un hôtel de Dehiwala, banlieue sud de Colombo. Une autre s'est produite dans une maison d'Orugodawatta, banlieue nord de la capitale, où un kamikaze s'est fait exploser lors d'une opération policière.
Face à la vague d'attaques de dimanche, les autorités avaient décrété un premier couvre-feu de 12 heures, qui a été levé à 06H00 locales lundi matin (00H30 GMT). Un nouveau couvre-feu a décrété dans la nuit de lundi à mardi.

23/4/2019
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 Grogne sociale
Après l’Education, la Santé

Majd EL ATOUABI

Al’instar de la crise qui perturbe depuis plusieurs semaines le secteur de l’Education Nationale marqué par le bras de fer entre les enseignants contractuels et leur ministère de tutelle, une autre grogne sociale, qui couve depuis plusieurs mois, semble de plus en plus s’acheminer vers le point de rupture. Il s’agit du mouvement des médecins du secteur public. Après avoir multiplié les dépôts de démissions collectives durant les derniers jours, ceux-ci vont organiser une grande marche à Rabat, le 29 avril, suivie de deux grèves du 29 au 30 courant, et du 2 au 3 mai prochain.
«Si les dépôts de démissions collectives entrepris pendant les derniers jours, avec 305 démissions dans la seule région du Nord, relèvent plus de la protestation symbolique, les deux grèves que nous nous apprêtons à mener les 29 et 30 avril, et les 2 et 3 mai, ainsi que la grande marche de protestation de Rabat, le 29 avril, sont, elles, des actions concrètes coordonnées à l’échelle nationale», nous informe le Docteur Ahmed Caïdi, Secrétaire Régional pour la zone Nord du Syndicat indépendant des médecins du secteur public.
L’origine de cette crise qui menace de bloquer un secteur aussi vital que la santé publique remonte au début de l’année 2019 lorsque l’actuel ministre de la Santé, M. Anas Doukkali, lance en grandes pompes son plan « Zéro rendez-vous». Ce plan ambitieux projette de répondre dans des délais records et sans rendez-vous prolongés aux demandes d’opérations chirurgicales. Dans un secteur marocain de la santé publique réputé pour ses longues listes d’attente et ses délais à rallonge en matière d’opérations chirurgicales, ce plan est favorablement accueilli par le grand public. Mais dans le milieu des professionnels de la médecine publique, il suscite un grand scepticisme.
«Ce plan était un gros coup de bluff. Une simple opération de communication bidouillée à la va-vite pour des considérations purement politiciennes. Car comment voulez-vous que dans des hôpitaux publics dépourvus des moyens humains et matériels les plus élémentaires, on puisse, du jour au lendemain, répondre à la forte demande d’opérations chirurgicales sans avoir pris le soin, au préalable, de répondre au besoin urgent de renforcer les effectifs et d’améliorer les équipements et les infrastructures  », s’emporte le Dr Caïdi. Quoiqu’il en soit, le plan dont l’application a été imposée par le ministère de tutelle, soumet le corps médical à une forte pression et génère de ce fait une accumulation de tensions et de stress.
«La cadence qu’on a essayé de nous imposer contraste en effet avec la faiblesse des moyens humains et matériels mis en œuvre. Elle était source non seulement de stress, mais surtout de danger pour les patients», nous dit à ce propos le Docteur Ahmed Caïdi en sa qualité de médecin anesthésiste. Il n’en faut pas plus pour susciter un véritable branle-bas de combat au sein d’un corps médical déjà éprouvé par le manque de moyens. «Il faut savoir que les conditions de travail des médecins du public sont celles d’une situation de guerre. En plus de l’insalubrité et du manque de moyens, nous sommes confrontés à une forte insécurité et à l’inadéquation des infrastructures», nous dit notre interlocuteur.
Grèves et mouvements de contestation s’enchaînent. Les plus médiatisés sont les dépôts de démissions collectives de médecins du public qui totalisent actuellement 2000 demandes soumises à l’appréciation de la justice. Au cours du seul mois d’avril, celles-ci ont dépassé les 500 démissions dont 305 déposée le 18 avril dans la région du Nord (Tétouan, Tanger, El Houceima), 50 dans la région de l’Oriental, 30 à Ouarzazate et 131 à Casablanca.
Face à cette flambée de démissions, le ministère de la Santé a répondu par la négative, mettant en avant la réglementation en vigueur en la matière et qui interdit les démissions collectives, imposant que de tels actes soient opérés de façon individuelle.
«Des médecins, dont moi-même, ont déposé des démissions à titre individuel. Mais en l’absence de réponse favorable de la part de l’administration, ils ont saisi la justice et obtenu gain de cause. Sauf que, là aussi, le ministère de la Santé se refuse d’exécuter les décisions de justice. Il refuse de délivrer aux médecins concernés l’autorisation de pratiquer dans le privé. Ce qui les met dans une situation d’otages. Personnellement, cela fait huit années que j’attends», nous révèle le Dr Caïdi.
Principale atout du ministère de la Santé dans sa crise avec les médecins publics, il est le seul qui est apte à délivrer l’autorisation d’exercer dans le privé, sans laquelle ceux-ci sont obligés à continuer d’exercer dans le public. On comprend dès lors que pour le besoin légitime d’assurer la continuité du service public, le ministère soit peu prompt à délivrer le précieux sésame. Se pose ainsi la question quant aux motivations réelles des médecins démissionnaires, que d’aucuns pourraient croire uniquement justifiées par l’appel du privé et ses nombreux avantages en matière de conditions de travail et, surtout, en matière de rémunération.
Cette question nous l’avons posée au Dr Caïdi qui nous a répondu ainsi : «Sans préjuger des motivations de tous mes confrères, je peux vous attester, en ma qualité de médecin anesthésiste ayant très longtemps évolué dans les hôpitaux publics nationaux, que les conditions de travail dans ce milieu sont devenues inhumaines», assure-t-il avant de conclure : «Personnellement, pour moi comme pour beaucoup de mes confrères, cette détérioration des conditions de travail et la passivité des autorités de tutelle constituent la principale motivation de ma décision de démissionner»… Crise à suivre.
Majd EL ATOUABI

23/4/2019
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 Réhabilitation et mise en valeur de l'ancienne médina de Fès
SM le Roi visite plusieurs chantiers et lance les travaux de construction d'un musée de la culture juive

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a visité, lundi, plusieurs projets réalisés dans le cadre des programmes de réhabilitation et de mise en valeur de l'ancienne médina de Fès, et procédé au lancement des travaux de restauration du musée "Al Batha" et de construction d'un musée de la culture juive.
Ces projets, visités ou lancés en ce jour par le Souverain, s'inscrivent en droite ligne de la Vision éclairée de SM le Roi visant à préserver le patrimoine national dans toutes ses formes d'expression et de le protéger au bénéfice des générations futures, ainsi que dans le cadre des efforts déployés en vue de promouvoir le rayonnement de la cité millénaire de Fès qui a été, de tout temps, un modèle de coexistence entre les civilisations et les cultures.
Ils traduisent également la volonté de SM le Roi Mohammed VI d'assurer un développement durable et responsable du tourisme de qualité à haute valeur ajoutée humaine et culturelle, d'améliorer la qualité de vie des habitants, de préserver le caractère urbanistique et architectural et de valoriser le patrimoine, matériel et immatériel, de la capitale spirituelle du Royaume.
Le Souverain a, ainsi, visité Hammam Seffarine, restauré par le ministère des Habous et des Affaires islamiques pour une enveloppe budgétaire globale de 9,6 millions de dirhams (MDH), et Foundouk Staouniyine, dont les travaux de réhabilitation ont nécessité des investissements de 50 MDH (financés dans le cadre d'un partenariat entre le Maroc et les Etats Unis à travers le programme Millennium Challenge Account avec un apport d'environ 50 pc du budget) et permis la conversion du Foundouk en un Centre d'innovation et d'échange d'idées dédié aux métiers de tissage.
SM le Roi a également visité le projet d'aménagement du complexe artisanal et d'animation Place Lalla Yeddouna, d'un coût de 333 MDH financés dans le cadre du même partenariat, auquel le MCC contribué à hauteur de 105 millions DH.
Ce projet a consisté en la réhabilitation de 11 bâtiments traditionnels, la construction de 7 nouveaux, l'aménagement de la rivière Oued El Jawahir et des espaces extérieurs, et la restauration du pont historique de Bin Lamdoune. Sur les 18 bâtiments que compte ce Complexe, un seul est encore inachevé et devra être fin prêt à la fin du mois en cours. Le retard enregistré est dû à des trouvailles archéologiques.
Le Souverain a, ensuite, visité le Centre de patrimoine et d'information Lalla Yeddouna "Fès : Heritage Center" (500.000 DH), un espace de communication et de sensibilisation du grand public quant à l'importance et à la valeur patrimonial de la médina de Fès, ainsi que sur les différentes actions et initiatives entreprises pour la sauvegarde de cette Cité musée aux multiples affluents.
Par la suite, SM le Roi a procédé au lancement des travaux de restauration du musée "Al Batha" (15,6 MDH) et de construction au quartier Fès Jdid d'un musée de la culture juive (10 MDH), des projets qui témoignent de la volonté constante du Souverain de préserver le cachet architectural de la médina de Fès et de l'intérêt particulier qu’accorde Amir Al-Mouminine, au patrimoine culturel et spirituel de la communauté juive marocaine, et Sa détermination permanente à préserver la richesse et la diversité des composantes de l'identité marocaine.
Ces deux projets s'inscrivent dans le cadre du programme complémentaire de mise en valeur de la médina de Fès 2018-2023 qui mobilise des investissements de l'ordre de 583 millions de dirhams et dont la convention a été signée devant SM le Roi le 14 mai 2018 au Palais Royal à Rabat. Ce programme d'envergure prévoit la restauration de 11 monuments historiques et sites emblématiques, de 10 lieux de culte (mosquées et écoles coraniques), de 37 lieux de bien-être (hammams, fontaines et lieux sanitaires), la réhabilitation de 39 lieux d'artisanat et de commerce traditionnel, l'amélioration du paysage urbain et du cadre bâti (15 sites), ainsi que la réhabilitation de Dar Al Makina.
Deux projets inscrits dans le cadre de ce programme ont déjà été achevés. Il s'agit en l'occurrence du Centre de patrimoine et d'information Lalla Yeddouna susmentionné et de celui de Bab Mahrouq. Par ailleurs, 32 projets sont en cours de réalisation, dont 12 concernant des fontaines traditionnelles, d'une enveloppe budgétaire globale de l'ordre de 97 MDH.
Toujours dans le cadre du renforcement de l'attractivité touristique de médina de Fès et de l'amélioration des conditions de vie de ses habitants, un programme d'aménagement de parkings, de réhabilitation des espaces publics, et d'installation d'un dispositif d'information est en cours de réalisation.
Ce programme, doté d'une enveloppe budgétaire globale de 400 MDH, ambitionne l'amélioration de l'accessibilité à l'ancienne médina à travers l'aménagement de huit parkings (Bab El Hamra, Bab Jdid, Bin Lamdoune, Oued Ezzhoun, Bab El Kissa, Ain Azelitine, Bab Boujloud, Sidi Bounafaâ) avec une capacité de près de 3.200 places, le pavage des routes (23 km), l'adressage des rues, ruelles, places et placettes dans la Médina de Fès et l'installation de bornes d'information au service des habitants, des visiteurs et des touristes.
Les travaux d'aménagement des parkings Bab El Kissa et Bin Lamdoune ont déjà démarré, alors que les projets d'aménagement des parkings de Bab Boujloud, Sidi Bounafaâ, Bab Jdid et Ain Azelitine sont en phase d'attribution des marchés. Les dossiers d'appel d'offres pour la passation des marchés d'aménagement des parkings de Bab El Hamra et Oued Ezzhoun sont en phase de préparation.
Les projets, visités ou lancés en ce jour par le Souverain, confirment une nouvelle fois la détermination de SM le Roi à veiller à renforcer la dynamique de développement que connaissent les médinas des différentes villes du Royaume, à conforter leur attractivité touristique et culturelle, à promouvoir leur patrimoine civilisationnel et humain, outre l’amélioration des revenus des artisans et le développement de l’économie sociale.
Des milliers d’habitants de l’ancienne médina de Fès se sont massés, à cette occasion, le long du chemin qui mène aux sites visités par SM le Roi, pour exprimer leurs marques de fidélité et de loyalisme au Souverain et leur profonde gratitude à l’auguste personne du Souverain pour cette visite bénie.

17/4/2019
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 Programme complémentaire de mise en valeur de la médina de Fès
Début des travaux sur 32 sites

Les travaux ont commencé sur 32 sites parmi les 113 concernés par le programme complémentaire de mise en valeur de l’ancienne médina de Fès, a indiqué, lundi, le directeur général de l’Agence pour le développement et la réhabilitation de la ville de Fès (ADER), Fouad Serrhini.
Dans une déclaration à la presse en marge de la visite de SM le Roi Mohammed VI à plusieurs projets réalisés dans le cadre des programmes de réhabilitation et de mise en valeur de l'ancienne médina de Fès, M. Serrhini a souligné que la visite royale a été l’occasion de présenter au Souverain l’état d’avancement de deux programmes majeurs, à savoir celui de la mise en valeur de la médina de Fès auquel un montant de 583 millions de dhs a été alloué, et le programme d'aménagement de parkings, de réhabilitation des espaces publics et d'installation d'un dispositif d'information.
Mettant par ailleurs l’accent sur le lancement par SM le Roi des travaux de restauration du musée "Al Batha", M. Serrhini a souligné que cette opération vise à faire du musée Al Batha un des plus beaux musées du Maroc.
Cette visite, a-t-il poursuivi, a été également l’occasion de faire la présentation du musée de la culture juive dont les travaux commenceront au mois de juillet de cette année.

17/4/2019
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 Mehdi Qotbi :
La construction d'un musée de la culture juive, une initiative ‘’exceptionnelle’’

Le président de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, a qualifié d’initiative ‘’exceptionnelle’’ la restauration du musée Al Batha et la construction d’un musée de la culture juive, dont le lancement des travaux a été donné lundi par SM le Roi Mohammed VI.
‘’Le Maroc est en train de lancer un message fort au monde, selon lequel la coexistence entre les Marocains et toutes les autres religions est une réalité’’, a souligné M. Qotbi dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de lancement des travaux de restauration du musée Al Batha et de construction du musée de la culture juive. ‘’Après le message de paix qui était la visite du Pape, le Maroc, sous la conduite de SM le Roi, est en train de lancer un message au monde, car nous avons besoin de ce message pour la diffusion de la paix et de l’amour entre les êtres et entre les cultures’’, a-t-il dit. 
De son côté, le directeur du musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain et chargé de la réhabilitation des musées, Abdelaziz El Idrissi, a souligné que le projet de réhabilitation du musée Al Batha, l’un des monuments historiques les plus anciens de Fès et l’un des importants musées au niveau national, et la création du musée de la culture juive constituent un ‘’grand pas visant à donner une impulsion à la ville et mettre la lumière sur le rôle joué par le Maroc à travers les siècles dans le développement de la civilisation islamique, au vu de ses liens avec l'Afrique et l'Europe’’.
Il a qualifié de ‘’très importante’’ l’initiative de créer un musée dédié à la culture juive, l’un des affluents de l’identité marocaine, ajoutant que le Maroc est l’un des pays pionniers en matière de préservation des identités plurielles, conformément à l’esprit de la Constitution, consacrant la diversité des composantes et affluents de la culture et l’identité marocaines.
Le nouveau musée des arts de l’Islam sera le premier du genre au niveau de la Méditerranée et constituera une fierté pour le Maroc, dans la mesure où il va couvrir toutes les époques depuis la création de l’Etat marocain, s'est-il félicité.

17/4/2019
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 Achat de voiture
L'efficacité énergétique l'emporte sur la puissance
Plus de trois conducteurs marocains sur cinq ont affirmé que, lors de l'achat d’une nouvelle voiture, c’est le critère de l'efficacité énergétique qui l’emporte sur celui de la puissance, ressort-il d'une enquête menée récemment par le constructeur automobile Ford.

Effectuée auprès de 727 conducteurs marocains depuis la page Facebook de Ford Motor Company, cette enquête révèle que 35% des Marocains interrogés ont mentionné le critère de l'économie de carburant comme étant prioritaire, en raison notamment de l'inquiétude liée à l’augmentation des prix du carburant (34%), mais aussi la question de la préservation de l'environnement (29%).
Certains des conducteurs sondés ont avoué recourir à certaines "tactiques" pour réussir à faire le maximum d’économies à la pompe, fait savoir la même source, citant à titre d’exemple, la préférence d'attendre que le prix de l'essence soit au plus bas avant de faire le plein (29%) et de ne se rendre que dans les stations-service où il est possible d'obtenir des promotions ou des ristournes (8,3%). 
Cependant, les conducteurs interrogés ont déclaré, en grande majorité, qu'ils se contentaient simplement de remplir le réservoir de leur voiture à chaque fois que nécessaire, sans jamais vraiment faire attention aux prix à la pompe, fait ressortir l'enquête. 
Ford indique également qu'un nombre important de ces conducteurs ont affirmé qu’ils étaient prêts à modifier leurs habitudes de conduite. Ainsi, près de 20% d’entre eux ont annoncé qu'ils étaient prêts à moins utiliser leurs voitures, tandis que 11% ont certifié qu'ils étaient désormais convaincus de la nécessité d’investir dans une voiture plus économe en carburant. 
Quelques-uns se sont dit qu'ils commenceraient à utiliser plus souvent les transports en commun, au moment où à peine 6% d'entre eux ont révélé leur intention de se procurer une voiture plus petite.
Ladite enquête, qui a également porté sur ce que les conducteurs feraient avec l’argent économisé sur leur carburant, fait savoir qu'un tiers des répondants (33,3%) ont déclaré que, s'ils réussissaient à réduire leurs dépenses en carburant à hauteur de 20% par mois, alors ils dépenseraient cet argent pour leur famille, 29% d’entre eux ont opté pour l'épargne, tandis que le reste a choisi de se payer des vacances ou rembourser les dettes.
Ford souligne, toutefois, que si les Marocains souhaitent ardemment se protéger contre les dépenses excessives à la pompe, un nombre important d’entre eux ignore quelles sont les stratégies à long terme pour réussir à économiser de l’argent sur le carburant. Lors de l'achat d'une nouvelle voiture, plus de la moitié (52%) des personnes interrogées admet ne pas prendre en compte le coût total du ratio "possession/consommation/entretien" d’un véhicule et à peine 14% d’entre eux ont reconnu qu'ils étaient prêts à investir plus d'argent pour acheter des voitures plus économes en énergie.
Parallèlement, un grand nombre de ces conducteurs continuent à apprécier les performances mécaniques d’un véhicule, ajoute la même source, précisant que plus de 37% privilégient la puissance à l'efficacité et près de 70% de ces mêmes acheteurs sont surtout animés par la satisfaction de pouvoir posséder une voiture plus puissante, car jugée plus sûre (40%) et plus agréable à conduire (34%). Parmi les répondants favorables à la puissance mécanique du véhicule, 29% estiment que si l’on veut préserver un certain style de vie, il faudra alors accepter de faire quelques concessions.
"Ces différentes informations démontrent à quel point les consommateurs marocains sont devenus très pointus dans leurs choix et critères", a dit Achraf El Boustani, directeur général de Ford Afrique du Nord.
Ces acheteurs, a-t-il poursuivi, aspirent à ce que leur véhicule soit capable de leur fournir d’excellentes économies en carburant sans, toutefois, faire de compromis sur les performances, qu'il s'agisse de conduire sur autoroute ou en plein milieu de la circulation urbaine.
C'est dans ce sens que M. El Boustani a relevé que "la technologie EcoBoost, développée par Ford, permet aux conducteurs d’accéder à une puissance suffisante, tout en économisant de l'énergie". "Lorsqu’elle est utilisée efficacement, elle permet, non seulement, d'économiser du carburant, mais aussi de réduire les émissions de dioxyde de carbone, tout en offrant du "punch" et des performances à chaque fois que nécessaire", a-t-il ajouté. 
Ces moteurs, primés à de nombreuses reprises, équipent, au Maroc, la Ford Fiesta et le SUV Ford EcoSport. Réunissant trois technologies différentes (la turbo-compression, l'injection directe de carburant et le calage variable des soupapes), ils possèdent une cylindrée réduite, ce qui leur permet de réaliser des économies de carburant significatives, mais aussi de réduire les émissions en CO2 sans jamais compromettre les performances.
Depuis 2009, les motorisations EcoBoost ne cessent de faire l’objet de nombreuses distinctions. La déclinaison 1.0 L de ces blocs moteurs s’est vue, en effet, décerner à dix reprises le prix international de Moteur de l’année.

16/4/2019
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Québec International lance une mission de recrutement au Maroc en juin prochain

Une nouvelle mission de recrutement pour les entreprises de la région de Québec sera organisée les 15 et 16 juin prochain au Maroc, à l'initiative de l'Agence de développement Québec International.
Cette initiative de recrutement représente une opportunité pour les professionnels marocains qui désirent s'installer à Québec et ses environs, indique Québec international, tout en soulignant que les derniers résultats partagés avec son partenaire marocain en emploi, en l'occurrence l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC), étaient "très satisfaisants".
"Les Marocains manifestent un intérêt marqué pour la mobilité internationale, en général, et pour les initiatives de recrutement dans la région de Québec, en particulier", souligne l'agence qui fait savoir que les Marocains sont arrivés 2e au niveau du pourcentage de visites sur le site www.quebecentete.com, durant la période de promotion de la précédente mission (du 8 juin au 5 août).
En tant qu'agence de développement économique, Québec International se fixe pour missions de favoriser la croissance des entreprises, de soutenir les secteurs porteurs et d'attirer dans la région canadienne des talents et des investissements.
L'Agence compte sur la collaboration de plusieurs partenaires publics et privés pour mener ses mandats. Ses principaux bailleurs de fonds sont le gouvernement du Québec (ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Emploi-Québec, Secrétariat à la Capitale-Nationale). Au cours de cette nouvelle mission, les employeurs de la région, accompagnés de spécialistes en mobilité internationale de l'Agence, doivent rencontrer des candidats qualifiés afin de pourvoir des postes au sein de leurs entreprises, indique l'organisme québecois dans un communiqué.
Les offres d'emploi présentées portent notamment sur les secteurs des technologies de l’information, du manufacturier, et de la santé.
D'après l'Agence, les candidats appelés à présenter leur demande, au plus tard le 12 mai, doivent avoir une formation académique, une expérience professionnelle et une bonne connaissance de la langue française.

16/4/2019
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 Salon des Inventions à Genève  
Le Maroc rafle deux médailles d'or

Belle et brillante consécration cette semaine du Maroc à l’échelle international : A travers l’Ecole Marocaine des Sciences de l’Ingénieur (EMSI), le Maroc s’est vu décerner deux médailles d’or et une dizaine de distinctions à l’occasion du Salon International des Inventions de Genève, qui se tient du 10 au 14 Avril 2019 à Palexpo.
Le Salon bénéficie du haut patronage de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, OMPI, du gouvernement suisse, de l’État et de la Ville de Genève.
Reconnu comme le plus important salon d’inventions au monde, ce salon a confirmé, cette année encore, sa position de rendez-vous spécialisé dans le domaine de la promotion des inventions avec plus de 30 000 visiteurs de tous continents et plus de 800 inventeurs provenant de plus de 40 pays exposant plus de 1000 inventions spécialisés dans l'électricité, l’IOT, l'énergie, les TIC, l'écologie et les sciences domestiques.
A travers ses deux laboratoires « SMARTilab » et « LPRI », l'Ecole Marocaine des Sciences de l’Ingénieur s’est distinguée de fort belle manière lors de cette édition, avec deux médailles d’or pour ses deux inventions « Smartrafic » et « Smart Factory 4.0 » et s’est vu décerner une dizaine de prix et distinctions reçus auprès de fédérations mondiales notamment : la France, la Russie, la Roumanie, la Chine, la Thailande, l’Arabie Saoudite, la Malaisie, les Maldives et l’Egypte.
L’innovation « SmarTraffic » récompensée lors de ce concours par une médaille d’or est un système décentralisé basé sur l'identification par radiofréquence et le traitement des images, capable de gérer le trafic urbain d’une manière optimale et intelligente. Il identifie les véhicules en état d'urgence (VVIP, pompiers, ambulances, police ...) et contrôle le feu de signalisation de manière dynamique.
Quant au Projet « SmartyFactory 4.0 » : Un appareil de communication multi-interface multi-protocole multi-industries permettant l’acquisition de données sous forme de trames de bus de mode et d’entrées / sorties analogiques / numériques.
Selon Dr Kamal Daissaoui, Président du Groupe EMSI, « ces réalisations ont été possibles grâce à la détermination et l’implication des équipes SMARTilab et LPRI, Ils sont aussi le résultat des actions mises en œuvre par l’école visant la promotion de l’invention et de l’innovation au pays ».
Rappelons que l’EMSI a récolté 49 distinctions lors des grandes compétitions à l’échelle nationale et internationale.

16/4/2019
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  Editorial
 
Gestes et significations
La semaine écoulée a été marquée par deux actions de solidarité majeures du Roi du Maroc, Amir Al Mo
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
En attendant l’Agence Marocaine Antidopage

Dossier réalisé par Hamid Yahya avec Lionel Atokre

Croyez-vous en l’Intelligence Artificielle (AI) pour le développement humain

Par Jamal Eddine NAJI*
 
   
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