Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Discours de SM le Roi adressé au Sommet africain de Kigali
Le lancement de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un jalon crucial dans le développement multiforme de l'Afrique

Le lancement ce mercredi à Kigali de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLEC) constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique, a affirmé Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant que cette zone de libre-échange représente "une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique".
Dans un discours adressé au Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) sur la Zone de libre-échange continentale, qui se tient dans la Capitale rwandaise, le Souverain a indiqué que "la création de la zone de libre échange, la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain".
Ci-après, le texte intégral du Discours de SM le Roi dont lecture a été donnée par le Chef du gouvernement, M. Saâd Eddine El Othmani :

"Louange à Dieu,
Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.
Monsieur le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l'Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine
Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout abord, adresser Mes sincères remerciements à Notre Auguste Hôte, Mon Frère le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine, pour les efforts déployés en vue d’assurer à ce Sommet Extraordinaire les meilleures conditions de succès.
Je voudrais également saisir cette opportunité pour saluer les importants efforts de réforme entrepris, sous son impulsion, afin d’adapter notre Organisation aux défis, présents et à venir, auxquels est confronté notre continent. A cet égard, Je tiens à lui réitérer le plein soutien du Royaume du Maroc.
Mes remerciements vont également à Son Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, pour sa détermination indéfectible à insuffler une dynamique nouvelle au travail de la Commission, et à accompagner l’élan des réformes au sein de Notre Organisation.
Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre-échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.
En effet, elle inaugure de nouvelles perspectives, de nouvelles pratiques et de nouveaux mécanismes de solidarité. Une zone de libre-échange continentale stimule les capacités, le savoir, l’intelligence et surtout répond à l’envie et au désir de notre jeunesse de construire une Afrique forte et intégrée.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
L’Afrique est en mouvement, à tous les niveaux, et dans tous les domaines. Elle regorge de richesses naturelles et de potentialités humaines. Nous avons pu l’observer à l’occasion des nombreuses visites effectuées dans les différentes régions de notre Continent.
Nous avons pu également constater la nécessité impérieuse d’une communauté africaine soudée et ambitieuse. A ce titre, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle traduit avec force cette détermination fédératrice, de même que notre attachement indéfectible à la cohérence, à l’unité, à l'intégrité territoriale et à la solidarité africaine.
Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.
Elle prolonge et conforte les nombreuses mesures prises par nos pays respectifs en faveur du commerce intra-africain. Elle catalysera les investissements, stimulera la croissance économique, développera les interconnections continentales et apportera un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique. Il s’agit là d’une démarche pragmatique pour une Afrique intégrée, prospère, en phase avec les réalités internationales.
Le Plan d'action de Lagos pour le développement de l’Afrique de 1980 et le Traité d'Abuja de 1991 ont établi les Communautés Économiques Régionales en tant que fondement de l’intégration africaine. Aujourd’hui, la voie vers l’établissement effectif d’une zone de libre-échange continentale est largement tracée par les nets progrès enregistrés en la matière au niveau de ces Communautés, qui, pour certaines, sont déjà au stade de l’union douanière.

Excellences, Mesdames, Messieurs

De par sa propre expérience, le Maroc sait pertinemment que l’ouverture économique et l’établissement de zones de libre-échange avec des partenaires du Nord comme du Sud suscitent souvent des inquiétudes légitimes et induisent certains défis qu’il importe de relever à la faveur de mécanismes appropriés.
Il est indéniable qu’une fois ces inquiétudes et ces défis dûment pris en charge, les vertus de l’ouverture économique s’avèrent tangibles et ses plus-values bénéfiques au développement de l’économie nationale et à l’émergence de nouvelles filières.
Aller à l’encontre de cette dynamique à l’échelle continentale reviendrait à retarder l’Afrique, sa compétitivité, et son développement.
En ce sens, le Maroc croit à un co-développement fondé sur la coopération intra-africaine et la complémentarité économique, sur la solidarité active et la mutualisation des moyens et des efforts. Il s’agit là, somme toute, des conditions inhérentes à toute croissance inclusive, au développement humain et durable de notre continent. A terme, l’objectif est d’ériger notre Continent en force dynamique et en acteur majeur sur la scène internationale, au bénéfice de nos populations.
Le développement du continent Africain et de ses échanges commerciaux devra également tenir compte des développements technologiques mondiaux et transformer le déficit de nos échanges intracontinentaux en une vraie opportunité pour le développement des nouvelles technologies digitales.
L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique. Le digital est en train de changer le visage de notre continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse. Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines. C’est souvent une population jeune et à faible revenu qui est au cœur de ce processus d’innovation ; elle doit par conséquent être au cœur de nos politiques publiques.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
Nous sommes réunis ici pour décider de l’avenir économique et commercial de notre continent. Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère nécessaire de connecter les marchés africains de manière pérenne.
La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un instrument essentiel pour promouvoir ce nouveau paradigme de développement économique centré sur l’innovation, la diversification et l’échange solidaire. L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable, une économie qui soutient et stimule l’entreprenariat et la création de richesses.
C’est précisément pour répondre à ces aspirations légitimes que les différentes étapes des négociations ont permis l’émergence de ce cadre juridique idoine que constitue la Zone de Libre Echange Continentale Africaine.
A cet égard, Nous saluons l’action déterminée et le leadership de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, catalyseur de tous les efforts de négociations qui permettront une mise en œuvre efficiente de cette zone de libre-échange.
Cette Zone envisagée n’est plus une illusion ou un simple projet : les résultats obtenus dans un esprit de compromis sont équilibrés et ils reflètent les attentes et les préoccupations de tous. L’enthousiasme et le dynamisme avec lesquels les rounds de négociations ont été menés ont permis d’envisager la libéralisation du commerce des marchandises, à un taux d’ambition de 90%.
Par ce premier résultat tangible, tous les Etats, qui sont partie prenante, manifestent ainsi leur volonté d’ouverture et d’élargissement des marchés, tout en respectant les spécificités des économies nationales, notamment les industries naissantes et les activités économiques des populations vulnérables.
C’est dans le même esprit qu’il nous appartient de mener les négociations à venir sur des questions tout aussi importantes, tels les conditions d’une saine concurrence, le respect de la propriété intellectuelle ou encore la promotion des investissements.
C’est alors seulement que nous pourrons donner une voix commerciale unique à l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants. Nous la construisons sur des bases économiques solides, pour que les innombrables ressources de notre continent bénéficient en priorité aux peuples africains.
Pour construire cette Afrique de demain, celle qui reprend son destin en main, bien des étapes ont été franchies et bien d’autres seront nécessaires. Nous devons les parachever de telle sorte qu’en aucune façon, notre développement économique ne soit plus tributaire de volontés externes.
Je vous remercie.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".

23/3/2018
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 Sahara
Le Conseil de Sécurité “inquiet” de la situation à Guergarat

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est dit, mercredi, “inquiet” de la situation qui prévaut à Guergarat, soulignant la “nécessité” de la pleine mise en oeuvre de la résolution 2351, adoptée en avril 2017 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui réitère la prééminence du plan d’autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine.
“Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés préoccupés par la situation à Guergarat, et ont rappelé l’importance du maintien du statu quo, tel que mentionné dans le rapport du Secrétaire général, ainsi que la nécessité de l’application intégrale de la résolution 2351”, a déclaré le Président du Conseil, l’ambassadeur néerlandais à l’ONU, Karel van Oosterom.
Dans son rapport distribué aux membres du Conseil de sécurité, au mois d’avril 2017, M. Guterres avait, rappelle-t-on, exigé le retrait complet et immédiat du polisario de la zone tampon de Guergarat.
Il avait, dans ce contexte, affirmé qu’il “demeure profondément
préoccupé par la présence continue d’éléments armés du front polisario dans cette région, et par les défis que cela pose à la raison d’être de cette zone tampon”. M. Guterres avait reconnu, à ce propos, que cette situation risque d’“entraîner l’effondrement du cessez-le-feu” et d’engendrer un “impact dangereux” sur la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.
La déclaration de l’ambassadeur néerlandais intervient suite à un briefing du Conseil de sécurité par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Kohler, et le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean Pierre Lacroix.
Le Conseil, a dit M. van Oosterom, exprime son “plein soutien” aux efforts de l’Envoyé personnel, et “se réjouit de ses récentes rencontres bilatérales avec les parties et les pays voisins pour relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit menant à la reprise d’un processus politique sous les auspices du Secrétaire général”.
Et le diplomate néerlandais de conclure que les membres du Conseil de sécurité “ont souligné l’importance de maintenir un engagement constructif afin de faire avancer le processus politique”.
De son côté, l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre a déclaré à des journalistes que le Conseil a tenu de “très bonnes consultations” sur le dossier du Sahara.
Pour sa part, M. Kohler a indiqué avoir eu “une réunion très encourageante avec les membres du Conseil”.

23/3/2018
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 Sommet de l’UA à Kigali
44 pays africains signent l’accord créant la Zone de Libre-Echange Continentale

Quarante-quatre pays africains ont signé mercredi à Kigali l'accord créant une Zone de libre-échange continentale (ZLEC), perçue comme essentielle au développement économique de l'Afrique, par le biais d'une hausse du commerce intra-africain.
La création de cette ZLEC, présentée comme potentiellement la plus vaste au monde en nombre de pays membres, fait suite à deux années de négociations et est l'un des projets clés de l'Union africaine (UA) pour renforcer l'intégration du continent.
Par ailleurs, ce mercredi, 27 pays africains ont signé un protocole autorisant la libre circulation des personnes entre les pays signataires.
"Nous sommes venus ici pour répondre à l'aspiration de nos peuples à l'intégration et à l'unité", a déclaré le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki.
"L'accord établissant la Zlec a été signé par 44 pays", a-t-il annoncé en conclusion d'un sommet de l'organisation dans la capitale rwandaise.
Les poids lourds, comme l'Afrique du Sud, le Maroc, l'Égypte, le Kenya ou encore la pourtant très protectionniste Algérie, ont signé l'accord, qui entrera en vigueur dans un délai de 180 jours, après avoir été ratifié à l'échelle nationale par les pays signataires.
Le Nigeria, l'une des premières économies du continent, qui avait pourtant coordonné les négociations avec l'Égypte, est le principal pays à s'être abstenu. Parmi les autres pays n'ayant pas signé l'accord figurent le Bénin, la Namibie, le Burundi, l'Erythrée, la Sierra Leone.
Le président nigérian, Muhammadu Buhari, avait décidé de ne pas faire le déplacement à Kigali, après qu'un des plus grands syndicats du pays, le Nigeria Labour Congress (NLC), eut dit craindre les effets négatifs de la Zlec pour l'économie nationale.
Ce syndicat avait aussi demandé à être davantage impliqué dans les négociations et M. Buhari avait accepté de "donner plus de temps aux consultations".
"Certains pays ont des réserves et n'ont pas encore finalisé leurs consultations à l'échelle nationale. Mais nous aurons un autre sommet en Mauritanie en juillet et nous espérons que ces pays signeront alors", a déclaré le commissaire de l'UA chargé du Commerce et de l'Industrie, Albert Muchanga.
La Zlec doit permettre l'élimination progressive des droits de douane entre pays membres, favorisant ainsi le commerce au sein du continent et permettant aux pays africains de s'émanciper d'un système économique trop centré sur l'exploitation des matières premières.
L'UA estime que la mise en oeuvre de la Zlec permettra d'augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain. Actuellement, seulement 16% du commerce des pays africains s'effectue avec d'autres pays du continent.
Si les 54 pays membres de l'UA signent le document, la Zlec ouvrira l'accès à un marché de 1,2 milliard de personnes, pour un PIB cumulé de plus de 2.500 milliards de dollars.
Ses défenseurs estiment qu'elle aidera à la diversification des économies africaines et à l'industrialisation du continent, tout en lui offrant une plateforme unique pour négocier de meilleurs accords commerciaux avec l'extérieur.
Cette journée "marque une nouvelle étape dans notre marche vers plus d'intégration, plus d'unité", a fait valoir M. Faki en préambule à ce sommet.
"Le monde change, et change à grande vitesse. La compétition internationale est âpre. Elle ne laisse pas de place aux faibles", a-t-il ajouté.
Mais tout le monde ne partage pas cet optimisme.
Les critiques du projet observent que la piètre qualité des infrastructures de transport et le manque de complémentarité entre les économies africaines sont un frein au développement du commerce intra-africain.

23/3/2018
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 Forum mondial de l'eau
L'intérêt de l'expérience marocaine

Mohammed BEROUAL

Du 18 au 23 mars 2018 s'est tenue à Brasilia, la 8è édition du Forum mondial de l'eau sous le thème «Partager l'eau».
Organisée par le Conseil mondial de l'eau, cette rencontre de haut niveau ambitionne de maintenir vivace la mobilisation des décideurs et les divers acteurs et intervenants en ce qui concerne les retombées des changements climatiques sur l'eau et également sur l'importance de cette ressource vitale comme source de vie et levier d'adaptation et de résilience par excellence, pour l'économie et pour l'environnement.
Une occasion où notre pays s'affirme, grâce au Grand Prix Mondial Hassan II pour l'Eau de par les nobles valeurs pour lesquelles il a été crée, comme pays à profond ancrage civilisationnel, fervent défenseur des nobles idéaux de paix, de tolérance et de partage. C'est ce qui vient de démontrer le cachet que ce prix a revêtu cette année décerné sous le signe: « œuvrer pour plus de solidarité et d'inclusion afin d'assurer sécurité hydrique et justice climatique ».
A à sa sixième édition cette année, ce prix qui a été décerné à l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), en la personne de son secrétaire général, M. Angel Gurria, récompense un parcours exceptionnel mené par ladite organisation, riche en innovation et créativité pour assurer sécurité hydrique et pérennité de la ressource.
L'on sait d'ailleurs aujourd'hui, que la pénurie et la dégradation de la qualité de l'eau affectent plus de deux milliards d'êtres humains. L'ampleur des données y afférentes dit toute la dimension des défis auxquels les pays de la communauté mondiale se trouvent confrontés de nos jours. Et pour parer à tous les dangers et maintenir une veille permanente, il est important de souligner que l'ensemble des organismes des Nations Unies, notamment la Banque Mondiale et les organismes spécialisés dans la gestion des ressources en eau reconnaissent aujourd'hui que les niveaux des ressources naturelles en eau potable par habitant de la planète ont décliné de façon inquiétante.
Une évidence qui est encore plus accentué dans les zones arides, notamment le Proche Orient et l'Afrique du Nord où les ressources d'eau douce par habitant ont diminué de 2,5% pendant les premières années de l'actuelle décennie.
Plus inquiétant, certaines études établissent que le volume d'eau disponible par habitant au Maghreb et au Moyen Orient aura diminué de 80% en l'espace d'une vie d'homme, passant de 3400 mètres cubes en 1960 à 1250 ces dernières années et à 650 en 2025, soit nettement en dessous du seuil d'alerte fixé par la Banque Mondiale à 2000 mètres cubes.
La question est donc bien prise au sérieux aujourd'hui de par le monde. A commencer par notre pays qui, dans son combat contre les phénomènes déstructurant pour l'environnement et pour les ressources, s'est doté, en plus d'une charte nationale pour l'environnement, charte qui consacre le droit de tout un chacun à vivre dans un milieu sain, de tout un arsenal de lois et de règlements qui favorise meilleure gestion et bonne gouvernance de la ressource.
A cet effet d'ailleurs, il est utile de rappeler que la gestion de l'eau et des déchets a de tout temps été une préoccupation primordiale des priorités nationales de recherche qui ont été définies depuis 1998 et actualisées en 2006 dans la cadre de la préparation de la stratégie nationale pour le développement de la recherche scientifique à l'horizon 2025.
Notre pays, dont l'expérience dans le domaine de la gestion de l'environnement et des ressources est aujourd'hui unanimement reconnue et saluée de par le monde, ne ménage aucun effort pour partager son savoir et son savoir-faire qu'il a accumulé depuis plusieurs décennies, avec les pays qui connaissent beaucoup de problèmes dans ce domaine.
Dans ce cadre, et alors qu'il est la destination indiquée pour l'organisation de congrès, de séminaires et d'ateliers mondiaux et régionaux, a été régulièrement le lieu de rencontre pour des experts de différents pays.
Des rencontres que notre pays a institué pour faire valoir son expérience et son expertise dans le domaine de la promotion et de la gestion des ressources en eau, l'importance qu'il accorde à la formation des ressources humaines, à la promotion de la recherche scientifique, à l'implication du secteur privé et au travail de partenariat mené pour aboutir à des solutions techniques, managériales optimales pour résoudre les problématiques liées gaspillages et aux pertes d'eau.
Bien une démarche et une stratégie qui renseignent sur la pertinence de la vision préconisée par notre pays sous le règne de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, Dieu l'ait en sa Sainte miséricorde, et aujourd'hui sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et ce à l'effet de parer aux dangers qui pèsent sur cette ressource et d'éviter que cette ressource, qui n'existe qu'en quantités limitées, devienne un frein pour le développement aussi bien humain qu'économique.

Mohammed BEROUAL

23/3/2018
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Imposantes funérailles du combattant Dr Bensalem El Kouhen

La ville de Fès a dit adieu ! mardi après-midi, à une sommité et à l’un de ses vaillants fils ayant marqué quelques unes des étapes glorieuses de son Histoire, un nationaliste irréductible, doublé d’un médecin humaniste et d’un combattant infatigable, Dr Bensalem El Kohen, dont les imposantes funérailles se sont déroulées en présence, outre sa famille, proches et amis, d’un très grand nombre de ses admirateurs et militants istiqlaliens, à leur tête M. Nizar Baraka, Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, le Dr Abdelouahed et Hani, fils du leader de la libération Allan El Fassi, ainsi que des membres du Comité exécutif du PI, des dirigeants de la Jeunesse istiqlalienne et plusieurs autres personnalités de divers horizons scientifique, économique, social, humanitaire, etc.
M. Nizar Baraka qui s’était rendu au domicile du défunt, a reçu à cette occasion les condoléances des représentants des ordres des médecins, des pharmaciens, des ingénieurs, et architectes, du barreau de la ville, ainsi que des partis politiques et des nombreux militants et militantes présents, tandis que M. Mohamed Soussi a prononcé une oraison funèbre dans laquelle il a, en particulier, souligné les qualités du grand disparu, ses hauts faits et ses sacrifices, des décennies durant, comme militant mais aussi comme médecin, diplomate, élu local ou parlementaire… puisque le défunt, a-t-il rappelé, a traversé diverses étapes de l’Histoire contemporaine du Maroc, que ce soit lors du protectorat et du combat pour la liberté et l’émancipation ou une fois l’indépendance recouvrée, mais toujours paré d’une moralité et d’une éthique sans faille et d’un grand sens patriotique et de dépassement de soi qui lui valurent, de son vivant, comme ils lui vaudront après, l’estime et la considération de tous et pas seulement de ses amis, frères d’armes et compagnons de route…
On rappelle, à ce sujet, que le Dr Bensalem El Kohen avait rendu l’âme le lundi 19 mars, selon un communiqué du siège central du Parti de l’Istiqlal qui rappelle notamment que le défunt s’était engagé dans le Mouvement national dès sa prime jeunesse, alors qu’il était encore élève au lycée My Idriss de Fès où il joua un rôle déterminant dans la formation de cellules estudiantines de la ville et dans la mobilisation de la jeunesse et du peuple autour et en faveur du Manifeste de l’indépendance.. Puis, une fois à Paris pour des études de médecine, il s’avéra un fervent militant et défenseur des idées et idéaux du PI parmi les étudiants avant de rentrer au Maroc et de rejoindre, une fois diplômé, la résistance ce qui lui causa moult ennuis de la part de l’occupant.
Puis, une fois l’indépendance recouvrée, le regretté se porta volontaire au service de son pays et de son parti, en dépit de ses engagements et obligations professionnels, en contribuant aux côtés de l’ancien S/G du PI, Ahmed Balafrej, à asseoir les fondements de la diplomatie marocaine, aussi bien qu’à l’aboutissement des premières expériences de démocratie locale à travers la mise en place du jeune conseil municipal de Fès, outre son engagement social en prodiguant soins et médicaments aux nécessiteux puisqu’il ne rechignait jamais à rendre visite à des patients pauvres dans les quartiers populaires ou marginaux chaque fois qu’on faisait appel à ses services.
On rappelle aussi que le défunt avait été élu membre du Comité exécutif du PI lors du 9è Congrès de ce dernier, puis président du conseil municipal de Fès au lendemain des élections communales de 1976 et député lors des législatives de 1988, siège qu’il mit à profit pour jouer un rôle de premier plan en matière de législation et de proposition de lois…
Le parti réitère, en cette douloureuse circonstances, ses sincères condoléances à la famille et proches du défunt et, en particulier, à sa veuve Hajja Aïcha Idrissi Kaitouni, à ses enfants Rachid, Idriss, Ghizlane et Souad ainsi qu’à l’ensemble des militants et militantes istiqlaliens.

Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons !

23/3/2018
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 12ème année du programme Eco-écoles
SAR la Princesse Lalla Hasnaa visite l'éco-école "Al Masjid" à Aïn Aouda

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, a visité, vendredi à Ain Aouda (préfecture de Skhirat-Témara), l’Éco-École "Al Masjid" et ce, à l’occasion de la douzième année du programme Eco-écoles, l’un des fers de lance de la Fondation pour faire de l’Éducation au développement durable une partie intégrante de l’éducation des enfants.
Au cours de cette visite, Son Altesse Royale a échangé avec les élèves du comité de suivi de l’école, des enfants de cinq à douze ans qui se mobilisent avec conviction depuis 2010, date d’adhésion de leur établissement au programme Eco-Ecoles. Ils ont présenté à SAR la Princesse Lalla Hasnaa les éco-gestes quotidiens et les bonnes pratiques qu’ils utilisent pour la gestion de l’eau et les économies d’énergie.
Ils ont abordé avec Son Altesse royale les problèmes du climat et de l’énergie à travers un jeu mis en ligne sur Internet par la Fondation afin de sensibiliser les enfants à ces enjeux majeurs.
Les élèves ont également montré à SAR la Princesse Lalla Hasnaa leur intérêt pour la préservation de la biodiversité par la présentation des plantes aromatiques et médicinales qu’ils ont plantées dans l'espace vert de l'école.
Son Altesse Royale s’est également enquise des initiatives prises par les élèves pour trier et valoriser les déchets de leur établissement ou pour économiser l’eau dans le jardin de l’Ecole par l’utilisation d’un système d’irrigation localisée avec des bouteilles en PET.
L’école "Al Masjid" est un exemple vertueux du programme Eco-Ecoles. L’engagement de ses élèves lui a permis d’obtenir le Pavillon Vert dès 2012, la plus haute distinction du programme, et de le renouveler chaque année depuis. Mobilisés par le comité de suivi, les 171 élèves répartis en six classes ont abordé les différents thèmes du programme.
En 2012, ils ont traité la gestion des déchets et l’alimentation et en 2013 et 2014, ils ont abordé deux autres thèmes, l’énergie et la biodiversité.
Les élèves de l’Eco-Ecole "Al Masjid "travaillent aujourd’hui à transmettre leur expérience à leur entourage et à d’autres établissements. Ils ont réalisé, avec l’aide de l’Association "Sourire d’espoir", un "guide de l’élève écologique".
Grâce au réseautage piloté par la Fondation pour permettre de diffuser les expériences et les meilleures pratiques, l’école s’est également liée en 2018 avec un autre établissement rural, l’Eco-Ecole "Lboura" de Taroudant, Pavillon vert depuis 2013, avec qui elle partage aujourd’hui un jeu sur la consommation électrique des appareils domestiques, réalisé avec des matériaux recyclés.
L’école "Al Masjid" symbolise la progression remarquable qu’a connue le programme Éco-Écoles depuis douze ans, qui s’inscrit dans le cadre de la vision de SM le Roi Mohammed VI en matière de préservation de l’environnement et d’éducation au développement durable. Conçu par la Fondation internationale pour l’éducation à l’environnement (FEE) et déployé au Maroc par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation Professionnelle, de la Recherche Scientifique et de l’Enseignement Supérieur, Eco-Ecoles s’adresse aux enfants du préscolaire au primaire et a pour objectif de leur inculquer les bases d’un comportement écologique.
Aujourd’hui, près de 1.925 écoles sont inscrites à ce programme, dont 262 arborent le Pavillon vert ou l’un de ses certificats intermédiaires. Ce réseau représente plus de 717.853 éco-écoliers encadrés par 28.765 coordinateurs formés par la Fondation et le ministère de l’Éducation nationale.
A cette occasion, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a pris une photo-souvenir avec l’ensemble des éco-écoliers de l’école "Al Masjid", ainsi qu’avec le corps enseignant de cet établissement.

19/3/2018
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 Forum Crans Montana à Dakhla
Nouveau partenariat Europe-Afrique pour juguler l’immigration clandestine

Les participants à une conférence organisée samedi à Dakhla dans le cadre du Forum Crans Montana (FCM) ont appelé à la mise en place d’un nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe pour réguler les flux migratoires et juguler la problématique de l’immigration clandestine en particulier.
S’attardant sur le thème de "la migration comme facteur de développement et d’opportunités", les panélistes ont souligné que l’Afrique et l’Europe sont appelées à travailler main dans la main pour relever ce défi, notant que l’immigration clandestine impacte le continent européen au même titre que l’Afrique, d’où l’importance de concevoir de nouvelles modalités de gestion de cette problématique.
Prenant la parole, Herman de Croo, le ministre d'Etat belge, a souligné que l’encouragement de la migration régulière des profils qualifiés figure parmi les solutions que l’Europe peut adopter pour affronter les flux migratoires illégaux, faisant observer que cette solution est à même d’encourager les migrants potentiels à rester dans leurs pays grâce notamment aux transferts de fonds que les travailleurs expatriés peuvent effectuer vers leurs pays d’origine. 
Il a aussi insisté sur l’importance de contribuer au développement économique et institutionnel de l’Afrique.
Dans le même ordre d’idées, la présidente de la Fondation Anna Lindh, Élisabeth Guigou, a proposé d’orienter l’aide économique européenne à des projets d’infrastructure en Afrique et à promouvoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit dans les pays africains pour s’assurer que les aides arrivent bel et bien à leurs dentinaires réels.
Elle a de même plaidé pour explorer les voies favorisant l’émigration légale entre les deux continents, soulignant qu’on ne peut aucunement confisquer aux peuples leur droit à se déplacer et à émigrer.
Pour sa part, l’eurodéputé Tomas Zdechovsky a mis en avant l’importance de l’échange des expériences et des expertises entre Européens
et Africains et à promouvoir les success stories en matière de régulation des flux migratoires, citant en ce sens l’expérience marocaine.
Lui aussi s’est joint au plaidoyer de De Croo sur la nécessité de contribuer au développement économique et institutionnel du continent africain pour mieux lutter contre le fléau de l’immigration.
L’ancien ministre sénégalais de l’intérieur, Osman Gom, a, quant à lui, appelé à la création d’une institution s’intéressant exclusivement aux questions de l’émigration aussi bien interne qu’externe, en coordination avec l’Union européenne. 
Pour cet ancien ministre, relever le défi de l’immigration clandestine passe par la promotion de l’émigration régulière, rappelant que les expatriés contribuent aussi bien au développement des pays d’accueil que d’origine.
La conférence a planché également sur les stratégies à mettre en œuvre par les pays africains à l’échelle continentale pour la gestion de la migration intra-africaine, la coordination régionale pour une meilleure gestion des flux migratoires, entre autres sujets.
L'Initiative marocaine pour l'adaptation de l'agriculture en Afrique au changement climatique saluée
Les participants à un panel tenu à l'occasion du Forum Crans Montana, qui s'est ouvert vendredi à Dakhla, ont mis en avant l'importance de l'Initiative marocaine pour l'adaptation de l'agriculture africaine au changement climatique (AAA) et qui vise à garantir la sécurité alimentaire en Afrique.
Lors de ce panel sur ''la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous et l'agriculture durable en Afrique'' auquel ont participé des responsables et des experts de différents pays, le chef du département de l'environnement et des ressources naturelles à l'Institut national de la recherche agricole, Riad Balaghi a indiqué que le lancement de l'initiative marocaine en marge de la COP 22 intervient après le constat que la solution à la problématique de la sécurité alimentaire et de l'agriculture durable se trouve en Afrique.
L'initiative AAA vise aussi à concevoir des solutions adaptées aux problèmes en Afrique, a-t-il dit, notant que les pays africains sont capables de relever ce défis.
Cette initiative vient accompagner les différents projets visant à adapter l'agriculture africaine aux changements climatiques et s'inscrit dans le cadre de la vision africaine de SM le Roi Mohammed VI, a relevé le responsable marocain, ajoutant que 2018 est l'année de la mise en œuvre de cette initiative, qui a recueilli le soutien du groupe de la Banque mondiale, de l'Agence française de développement et du gouvernement allemand.
Pour sa part, le président du Conseil général du développement agricole (Maroc), relevant du ministère de l'agriculture, Mohamed Ait Kadi, a noté que relever le défis de la pauvreté et de la sécurité alimentaire passe par le renforcement de l'adaptation de l'agriculture africaine aux changements climatiques, en vue de réduire l'écart agricole entre les pays du continent.
M. Ait Alkadi a également souligné l'importance d'échanger les expériences et les expertises entre les pays africains, ajoutant que l'initiative AAA vient répondre aux besoins du continent en ressources financières et technologiques.
De son côté, le professeur à l'Université de Liège, Berard Tychon, a appelé à agir en urgence compte tenu des nombreuses menaces qui pèsent sur l'avenir de la sécurité alimentaire des pays du continent, en l'occurrence, la hausse des températures et le recul des précipitations.
Tout retard dans l'adaptation de l'agriculture africaine, exposera les pays du continent au risque de la surexploitation des ressources hydriques, à cause de la baisse de la rentabilité des terres agricoles et la propagation des épidémies et des maladies, entre autres, a-t-il indiqué.
M. Tychon a dans ce sens, proposé une série de solutions, à savoir l'utilisation rationnelle des ressources hydriques, le renforcement des capacités des institutions en charge de la gestion hydrique et l'encouragement du développement urbain durable, outre la modification génétique des produits agricoles.
D'autres intervenants ont planché sur d'autres thématiques telles que ''l'amélioration de l'agriculture au niveau des communautés locales'', ''le développement de l’accès à l'eau et aux engrais'', et ''la biosécurité, enjeux et opportunités pour une agriculture performante, saine et durable''.

19/3/2018
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 Aux côtés d'autres éminentes personnalités
Le président du parlement de la CEDEAO reçoit le Prix de la Fondation Crans Montana

Le président du Parlement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Moustapha Cissé Lo, a reçu, samedi soir à Dakhla, le prix de la Fondation Crans Montana 2018.
Le prix a été remis à M. Cissé Lo lors d’une cérémonie officielle à laquelle ont pris part notamment d’éminentes personnalités internationales, invitées de marque du Forum Crans Montana (FCM) qui se tient à Dakhla du 15 au 20 courant.
Cette consécration intervient en reconnaissance notamment du travail accompli par le président Cisse Lo à la tête de l’organisation parlementaire des 16 Etats de la CEDEAO pour l’intégration, la liberté et l’épanouissement de ses peuples.
Ont également été distingués du même prix Mme Debbie Remengesau, Première Dame de la République des Palaos, et M. Michel Martelly, Ancien Président de la République d’Haïti.
Ce Prix est attribué chaque année depuis plus de 30 ans à de rares personnalités d’envergure internationale afin de consacrer leur action éminente en faveur de la Paix, de la Liberté et de la Démocratie.
La Cérémonie, présidée par M. Jean-Paul Carteron, Président d'Honneur et Fondateur du Forum de Crans Montana, s’est tenue dans le cadre du Forum de Crans Montana sur l’Afrique et la Coopération Sud-Sud qui réunit dans la Perle du Sud un millier de participants de plus d’une centaine de pays.
Par la même occasion, M. Carteron s’est vu remettre le Global Leadership Award des mains du Rev. Jesse Jackson, Président-Fondateur de la Rainbow Push Coalition.
Par ailleurs, les Médailles d'Or du Forum ont été décernées à Dr. Obiaegli Katryn Ezekwesili, Conseillère économique pour l’Initiative de politique de développement économique en Afrique (AEDPI) et ancienne vice-Présidente pour l'Afrique de la Banque Mondiale, et à M. Sun Xiansheng, Secrétaire Générale du Forum International pour l’Energie.
Une plaque spéciale a été remise au ministre d'Etat belge Herman de Croo, pour célébrer 20 années d'amitié avec le FCM.
Par ailleurs, le Forum a nommé officiellement près d'une quarantaine de nouveaux leaders du futur 2018, dont treize jeunes marocains issus des provinces du Sud.

19/3/2018
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 Nizar Baraka à la soirée de « La fidélité » à Tétouan
Besoin impérieux d’union et de cohésion en hommage au leader de l’unité, Abdelkhaleq Torrès

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, a eu, en fin de semaine écoulée, une rencontre avec les cadres et militants du parti à Tétouan, lors d’une soirée de « la fidélité » à « Dar Al Oumma », en hommage au leader de l’unité, en présence notamment de MM. Mohamed Torrès, fils du défunt, Mohamed Essaoud, coordinateur du PI dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, et Youssef Abtioui, membre du Comité exécutif, ainsi que des membres du Conseil national et des acteurs de la société civile de la région.
Ainsi, après la récitation de versets du Coran et de prières à la mémoire des martyrs de la lutte pour l’indépendance et après la déclamation de l’hymne national et les allocutions de bienvenue d’usage en pareilles circonstance, M. Baraka a pris la parole pour, en particulier, souligner que cette rencontre dans la ville de Tétouan, bastion du combat des Marocains du nord pour la liberté et l’émancipation, est en-soi un symbole et une parfaite illustration de l’union et de la cohésion retrouvée de la famille istiqlalienne, dans le cadre d’un projet de société plaçant le service de la patrie et des citoyens au-dessus de toute autre considération.
Après avoir souligné la haute symbolique du lieu de la rencontre qui n’est autre que « Dar Al Oumma », le domicile de feu Abdelkhaleq Torrès, et haut lieu de la résistance et de l’organisation du Mouvement national contre l’occupation franco-espagnole, rencontre qui s‘est tenue sous le signe la « fidélité » et la loyauté envers les pionniers de la lutte pour l’indépendance, la démocratie, la dignité et la justice, le S/G du PI a mis l’accent sur le besoin impérieux d’union et de cohésion de la famille istiqlalienne en hommage aux leaders de l’unité, Abdelkhaleq Torrès, et de la libération, Allal El Fassi, à la faveur de l’annonce par le premier de la fusion du parti, le Parti des réformes nationales en l’occurrence, aux destinées desquelles il présidait dans le Nord avec le Parti de l’Istiqlal, rappelant, à ce sujet, que ce dernier a choisi, au lendemain de son 17ème congrès, d’aller de l’avant et opté pour la voie de la modernisation et de l’ouverture en direction des forces vives et sérieuses et des acteurs de la société civile, et de se réconcilier avec soi-même afin d’aborder les échéances de 2021 avec confiance, détermination et volonté de toujours faire mieux.
Il a également insisté sur l’importance et la nécessité de s’inspirer de l’engagement, du dépassement de soi et des sacrifices du leader Torrès, ajoutant que le PI réitère son attachement indéfectible aux constantes de la nation marocaine et que l’égalitarisme économique et social, conçu par le parti à l’orée des années 60 du siècle dernier, prône l’égalité des chances et plaide pour la dignité des citoyens, ainsi que pour une vie décente, tout en soulignant que le développement global est tributaire de la lutte contre les disparités sans cesse croissantes et que le nouveau modèle de développement doit avoir comme priorité d’améliorer la situation économique et sociale des citoyens, avant d’appeler le gouvernement à proposer un plan de développement permettant de mobiliser et d’optimiser les ressources humaines et matérielles disponibles, d’augmenter le volume des investissements publics, de favoriser la complémentarité et la solidarité entre régions et collectivités territoriales…

16/3/2018
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