Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Nationale
 Nouveau coup de filet du BCIJ
541 kg de cocaïne saisis, six personnes arrêtées

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), qui relève de la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), a annoncé dimanche que sa brigade de lutte contre le crime organisé a procédé à la saisie au port de Casablanca d’une importante quantité de cocaïne estimée à 541 kg, dissimulée dans un conteneur de marchandises en provenance de l’Amérique du sud.
Intervenue sur la base d’informations sécuritaires précises fournies par la DGST, cette opération s'inscrit dans le cadre de la coopération internationale et des efforts soutenus déployés par le BCIJ en matière de lutte contre les réseaux actifs dans le transport et le trafic international de drogues dures, a précisé le BCIJ dans un communiqué, ajoutant qu'un échantillon de la saisie a été envoyé au laboratoire de la Police scientifique en vue de déterminer le taux de concentration de la drogue.
Les éléments du BCIJ ont arrêté, dans le cadre de cette opération, six mis en cause, dont le cerveau de ce réseau criminel, un citoyen brésilien, et saisi cinq voitures préparées pour le transport et le trafic de cocaïne, ainsi que d'importantes sommes d’argent en monnaie nationale et en devises étrangères, a souligné la même source.
Les premiers éléments de l'enquête ont révélé le caractère dangereux de ce réseau criminel et ses ramifications transnationales et leurs liens avec des cartels en Amérique Latine, qui exploitent désormais la position stratégique du Royaume comme point de transit vers l'espace européen, a indiqué le BCIJ, ajoutant que les investigations se poursuivent toujours, sous la supervision du parquet compétent, pour démanteler ce réseau criminel et appréhender les autres personnes impliquées dans ce trafic.

13/2/2018
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 Tourisme
Année «exceptionnelle»

Le secteur du tourisme marocain a enregistré une année "exceptionnelle" en 2017 avec une forte croissance du nombre d'arrivées de touristes non-résidents, des nuitées dans les EHTC et des recettes en devises, indique le ministère du Tourisme, du Transport aérien, de l'Artisanat et de l'Economie sociale.
Dans un communiqué, le ministère fait savoir que le nombre d'arrivées des touristes aux postes frontières s'est élevé à 11,35 millions en 2017, en hausse de 10% par rapport à 2016, soit plus de 1 million de touristes supplémentaires,
Cette augmentation concerne la quasi-majorité des principaux marchés du Royaume, comme l'Allemagne (+15%), la Hollande et l'Italie (+9%), la France et l'Espagne (+8%), ainsi que les Etats-Unis qui ont connu une progression importante de +29%, précise le ministère, ajoutant que les marchés émergents pour le Maroc continuent d’enregistrer des fortes croissances : +151% pour la Chine, +39% pour le Japon et +38% pour le Brésil.
S'agissant du volume des nuitées passées dans les établissements d’hébergement touristiques classés (EHTC), il a également enregistré une forte croissance de +15% en 2017 par rapport à une année auparavant.
Cette performance, explique-t-on, est due à la hausse des nuitées de touristes non-résidents (+18%), ainsi que celles des touristes résidents (+7%), notant que la majorité des destinations touristiques du Royaume ont connu des hausses importantes de leurs nuitées.
Les plus fortes croissances ont été enregistrées au niveau de la ville de Fès (+39%), de Ouarzazate (+37%), de Tanger (+25%), de Marrakech (+17%), d'Agadir et de Casablanca (+11%).
Concernant le taux d’occupation, il a atteint 43% en 2017, enregistrant une hausse de trois points par rapport à l'année 2016, fait savoir le ministère, notant que les recettes touristiques en devises ont atteint quant à elles, 69,7 milliards de dirhams en 2017 contre 64,2 milliards de dirhams en 2016, enregistrant ainsi une progression de +8,5%.

13/2/2018
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Tanger, porte de l’Afrique et plate-forme industrielle connectée au monde

En l’espace de dix ans, Tanger a réinventé sa stratégie de développement pour devenir la porte de l’Afrique et une plateforme industrielle connectée au monde, dans un pays des plus dynamiques de la région avec un taux de croissance de 5,7 pc du PIB en 2017, souligne dimanche le journal économique espagnol à grand tirage Cinco Dias.
Le progrès que connait le nord du Maroc n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat des politiques menées sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI visant le développement de cette région du Royaume et fondée notamment sur la réalisation de grandes infrastructures, ajoute la publication
espagnole dans un reportage consacré à la ville du détroit et son essor industriel.
Cinco Dias a mis en avant, à cet égard, le complexe portuaire Tanger Med qui vient de fêter son dixième anniversaire et qui "est beaucoup plus qu’un port à l’autre rive du détroit de Gibraltar".
Le journal espagnol rappelle que le complexe portuaire Tanger Med est adossé à des plateformes industrielles regroupant les zones d’activités Tanger Free Zone, Tanger Automotive City, Renault Tanger Med, Tetouan Park et TetouanShore.
Cinco Dias souligne, dans ce contexte, que les entrepreneurs espagnols éprouvent une "tentation irrésistible" d’investir dans la région de Tanger, faisant savoir que 58 entreprises espagnoles se sont déjà installées dans cette zone du Royaume.
Le journal cite à titre d’exemple le groupe Antolin, spécialisé dans la fabrication de composants pour intérieur d'automobiles, la compagnie maritime Suardiaz, le groupe de transport routier de voyageurs Alsa et la société de fabrication de pales d'éoliennes Siemens Gamesa.
Le directeur général du groupe Antolin, Jesús Pascual Santos, a souligné que, "sur le plan industriel, le Maroc est l’un des pays les plus attractifs en Afrique, avec un PIB enregistrant une croissance soutenue, une stabilité politique, de bonnes infrastructures et une situation géostratégique favorisant le commerce l’Europe et l’Afrique".
Cité par le journal, M. Santos a loué les efforts déployés par le Maroc pour attirer de plus en plus d'investisseurs étrangers, relevant que les investissements consentis par le groupe Antolin, installé au Maroc depuis 2005, ont donné lieu à une plateforme d’excellence qui tire profit de la croissance du marché automobile marocain, aussi bien local que celui à l'export.
Il a fait savoir que le groupe a créé au Maroc un centre qui fait partie du réseau de design d’Antolin à travers le monde et qui permet, grâce à l’utilisation des technologies les plus avancées, d’aider les clients dans le développement de leurs projets.
M. Santos a souligné, en outre, que les techniciens marocains travaillant dans ce centre "ont fait preuve d'une grande compétence professionnelle, en mettant au point les portières du modèle Renault Captur fabriqué en Espagne", ajoutant que l’objectif est d’améliorer leur formation en vue de disposer d’une main d’œuvre de plus en plus qualifiée et attirer des projets ayant une plusvalue technologique.
Le directeur général de Renault Maroc, Marc Nassif, a qualifié d’"excellent l’écosystème industriel" mis en place autour de l’usine de son groupe à Tanger, avec des groupes comme Antolin, situé à quelques kilomètres seulement de l’usine.
De son côté, le directeur général d’Alsa Maroc, Alberto Pérez, s’est félicité du succès de son groupe, implanté au Maroc depuis 1999, dans plusieurs villes du Royaume, grâce surtout à des services offerts aux standards internationaux et à la collaboration des autorités marocaines.
Le directeur général de Siemens Gamesa, Markus Tacke, a souligné que l’usine de Tanger est "fondamentale" pour le développement du groupe, ajoutant que sa construction obéit à une logique d’affaires.
Cité par le journal, M. Tacke a souligné que son groupe investit dans des pays offrant de grandes opportunités d’affaires, ajoutant que de telles opportunités "sont présentes plus que jamais aujourd'hui au Maroc".

13/2/2018
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 Partenariat sino-marocain
2017, une année charnière

L'année 2017 constitue une année charnière dans le développement des relations sino-marocaines, marquée par un partenariat stratégique en progrès constant, a estimé, vendredi à Rabat, l'ambassadeur de la Chine au Maroc, M. Li Li.
En novembre dernier, le Maroc et la Chine ont conclu un accord sur la construction conjointe de la "Ceinture et la Route", faisant du Maroc le premier pays de la région à avoir participé à cette grande initiative, a souligné M. Li lors d'une soirée artistique organisée au Théâtre Mohammed V à Rabat à l'occasion du Nouvel An Chinois.
L'année 2017 a été aussi marquée par l'arrivée au Maroc de quelques 100.000 touristes et hommes d'affaires chinois, ce qui a permis de resserrer les liens entre les deux peuples, a-t-il ajouté.
Après avoir indiqué que l'année 2018 sera l’occasion de célébrer le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, M. Li s'est dit prêt à travailler avec tous ceux qui ont témoigné compréhension et soutien au développement des relations sino-marocaines, pour élargir dans un esprit gagnant-gagnant la coopération bilatérale sur tous les plans et porter ce partenariat stratégique à un niveau encore plus élevé.
L’ambassade de la Chine au Maroc organise pour la première fois à Rabat et Casablanca, des cérémonies du 9 au 12 février célébrant l’arrivé du Nouvel An chinois.
La journée de samedi a été marquée par l’inauguration d'une exposition sur l’artisanat chinois au théâtre Mohammed V à Rabat en présence de l’ambassadeur chinois, de la secrétaire d’Etat chargée de l'artisanat et de l'Economie Sociale, Mme Jamila El Moussali et plusieurs personnalités.
Mme El Moussali a souligné, à cette occasion, l’importance de cette manifestation visant à rapprocher les peuples et à consolider les liens de coopération, mettant l’accent sur l’intérêt que revêtent les dimensions sociale et culturelle dans le renforcement des relations.
L'exposition est l’occasion de renforcer la coopération entre le Maroc et la Chine dans le domaine de l’artisanat, mais aussi de faire connaitre les spécificités de l’artisanat chinois, a-t-elle dit. 
L’inauguration de cette exposition a été marquée par des spectacles interprétés par des jeunes marocains passionnés par la culture chinoise et des ateliers représentant les différents volets de la culture traditionnelle chinoise.

13/2/2018
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 Conflits collectifs au travail
Un Fonds de médiation sociale verra bientôt le jour

La CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc) signera, ce mardi 13 février, lors d’une conférence de presse à Casablanca, un protocole d’accord en vue de la création d’un Fonds de Médiation Sociale au Maroc. L’objectif est de promouvoir et de renforcer des dispositifs de résolution des conflits collectifs au travail à travers la médiation sociale.
Vont prendre part à cet évènement, la présidente de la CGEM, Meriem Bensalah Cheqroun, Mohammed Yatim, ministre du travail et de l’Insertion Professionnelle, ainsi que les Secrétaires Généraux des quatre syndicats les plus représentatifs : l’UMT, l’UGTM, l’UNTM et la CDT.
D’après les chiffres disponibles de ministère de tutelle, l’année 2016 a enregistré une baisse des conflits collectifs de 17,7%, à 218 grèves déclenchées contre 265 en 2015.
Dans le même temps, 1 574 grèves ont pu être évitées au lieu de 1.310 un an auparavant.
Au chapitre des conflits individuels, les inspecteurs du travail en ont examiné 55 675 en 2016, en hausse de 2% par rapport à 2016. Ils ont pu en régler plus de 40 000. Le reste, soit un peu plus d’un quart (ou 14 335), a été transmis à la justice.
Les mêmes chiffres font ressortir que les inspecteurs du travail ont pu satisfaire, durant la même année, 76 158 conflits, soit 55,5% du total.
Règlement des conflits collectifs dans le code de travail
Les conflits collectifs du travail sont réglés conformément à la procédure de conciliation et d'arbitrage prévue à cet effet par le Code de travail.  Celui stipule, en effet, que tout différend de travail susceptible d'entraîner un conflit collectif fait l'objet ainsi d'une tentative de conciliation devant le délégué chargé du travail auprès de la préfecture ou de la province, de l'agent chargé de l'inspection du travail, de la commission provinciale d'enquête et de conciliation ou devant la commission nationale d'enquête et de conciliation, selon la nature du conflit collectif.
De son côté, l’article 553 stipule qu’il est procédé immédiatement à la tentative de conciliation, soit à l'initiative de la partie la plus diligente qui présente une requête où elle fixe les points du différend, soit à l'initiative du délégué chargé du travail auprès de la préfecture ou province ou à celle de l'agent chargé de l'inspection du travail au sein de l'entreprise.
A l'issue des séances de conciliation, le délégué chargé du travail auprès de la préfecture ou province ou l'agent chargé de l'inspection du travail, selon le cas, dresse immédiatement un procès-verbal où sont consignés l'accord total ou partiel, la non-conciliation et, le cas échéant, la non comparution des parties.
Si la tentative de conciliation n'aboutit à aucun accord, le délégué provincial chargé du travail auprès de la préfecture ou province ou l'agent chargé de l'inspection du travail ou encore l'une des parties prend l'initiative, dans un délai de trois jours, de soumettre le conflit collectif du travail à la commission provinciale d'enquête et de conciliation.
A. CHANNAJE

12/2/2018
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 Entretien avec Dr Bounhir Boumehdi, médecin radiologue 
Les logiciels informatiques intelligents bouleverseront-ils la pratique de l’imagerie médicale de demain

Entretien réalisé par Dr Anwar CHERKAOUI 

Les grandes firmes internationales de l'informatique et des nouvelles technologies s’intéressent à la recherche biomédicale et investissent dans le domaine de l'imagerie médicale. Les géants des équipements biomédicaux sourcillent. Les médecins radiologues commencent à s’inquiéter devant l'intrusion de plus en plus pressante des logiciels informatiques intelligents dans leur pratique quotidienne.
Pour en savoir un peu plus, « L’Opinion »  vous propose cet entretien avec un spécialiste marocain en imagerie médicale, un médecin radiologue, Dr Bounhir Boumehdi. 

L’Opinion : Quel est l’impact  du développement des logiciels informatiques intelligents sur la pratique de la radiologie
Dr Bounhir Boumehdi : Il est certain que la radiologie sera un des premiers secteurs de la médecine touché par l'intelligence artificielle (IA), du fait du développement de logiciels informatiques très intelligents. C’est d’ailleurs une des thématiques qui a été développée lors du congrès mondial de radiologie, qui s’est tenu dernièrement à San José en Californie aux USA. Tous les intervenants ont prédis que le secteur de la radiologie va être confronté à  un bouleversement colossal.  

L’Opinion : Est-ce qu’aujourd’hui, les médecins radiologues à travers le monde et notamment au Maroc, sont conscients de l’éminence de ce bouleversement    
Dr Bounhir Boumehdi : Selon une étude française récente, les praticiens de la radiologie sont loin d'une prise de conscience générale. On estime que 10 à 15 % des praticiens ont compris ce qui les attendait, 25 % sont réfractaires ou se disent « j'ai plus de 60 ans, cela ne me concernera pas ». Enfin, 60 % ne savent pas très bien que penser. A l’heure d’aujourd’hui, il semblerait que personne ne mesure précisément l'ampleur de cette révolution. 

L’Opinion : Est-ce qu’il y a des signes précurseurs qui annoncent ce bouleversement 
Dr Bounhir Boumehdi : Il y a un signe qui ne trompe pas. Les grands constructeurs (Philips, GE, Toshiba, Siemens, etc.) mais aussi des géants des technologies comme IBM, Microsoft ou Google s’intéressent de très près au domaine de l'imagerie médicale. Des start-up naissent et investissent dans ce segment économique. Et surtout, cette intrusion des logiciels informatiques intelligents donne des migraines aux fabricants des équipements biomédicaux.

L’Opinion : Comment se prépare la communauté médicale des radiologues à cette révolution technologique 
Dr Bounhir Boumehdi : En France, pour préparer le terrain, la Société Française de Radiologie (SFR) a lancé en octobre 2017  un groupe de travail chargé de réfléchir sur cette thématique, emboîtant le pas à l'American College of Technology, devenu depuis American Business & Technology University aux Etats-Unis. Il est temps au Maroc que les radiologues, au sein des CHU, des Facultés de médecine et dans les sociétés savantes ainsi que dans les syndicats de la profession, lancent une réflexion sur cette problématique.
Cependant, l'arrivée de l'intelligence artificielle dans le paysage de l’imagerie radiologique annonce toutefois une rupture technologique majeure. Car, grâce au « machine learning assisté », l'une des principales facettes de l'IA, l'algorithme sera capable de reconnaître et d'interpréter des clichés mais aussi d'apprendre tout seul des « cas » en comparant une image aux milliers - voire aux millions - d'autres entrées dans sa base, et proposer un pré-diagnostic.
Il est évident que tout le monde est à peu près d'accord sur le fait que l'IA sera un outil d'aide à la décision qui améliorera la prise en charge des patients. Entre le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, le nombre d'actes d'imagerie médicale (60 millions  en France par an), augmente chaque année d'environ 4 %. Les algorithmes doivent aider les praticiens à gérer cette inflation d'examens. Il n’y a hélas pas de statistiques marocaines sur le nombre annuel d’examens radiologiques faits au Maroc, tous secteurs confondus (universitaire, public, privé et militaire).  
Pour des tâches répétitives, le logiciel va augmenter la précision du diagnostic. Il sera capable de trier rapidement les images qui ne présentent aucune zone à problème, laissant plus de temps au radiologue pour se concentrer sur les cas complexes. 

L’Opinion : Est-il indispensable d'avoir  des préalables à ce changement 
Dr Bounhir Boumehdi : Il faut insister sur le fait qu’aujourd’hui l'IA en médecine relève encore de la recherche. Pour se déployer, elle doit maintenant, comme d'autres innovations dans la santé, obtenir une validation clinique. Car, estiment plusieurs spécialistes, aujourd'hui, on en est dans une phase d'intelligence adaptative. Une forme de « machine learning primaire » grâce auquel Philips a mis au point un logiciel capable de proposer des actions et des pistes de diagnostic en s'appuyant sur les ordres passés précédemment par le praticien.
Pour le système d'intelligence artificielle d'IBM qui établit ses diagnostics en croisant la littérature scientifique, les protocoles de soins avec les données des patients, il rencontre lui aussi des difficultés, notamment des problèmes de compréhension des dossiers médicaux.
Par ailleurs, le retard pris dans la numérisation des données médicales, le problème d'étiquetage de ces données (qui associe l'image au compte-rendu) et le faible partage entre établissements de santé, publics et privés, constituent de gros handicaps pour le développement de l’intelligence artificielle dans le secteur de la  radiologie.
S'ajoutent les contraintes légales. Outre les multiples autorisations nécessaires, il y a la loi Informatique et Libertés.  Le patient doit notamment donner son consentement express, libre et informé, à l'utilisation de ses données de santé. Si ce n'est pas le cas, pour être exploitées, celles-ci doivent être anonymisées, de façon à ce qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à la personne. Sur ce volet, il y a beaucoup de travail à faire au Maroc.  
Un exemple criard sur cet aspect légal. Pour IBM, Microsoft et Google, très puissants sur le plan des finances, l'accès aux données médicales n'est pas simple. Ainsi, DeepMind, filiale d’IA de Google, qui avait conclu un accord avec des hôpitaux en Grande Bretagne, pour récupérer les données médicales de 1,6 million de patients, a été bloquée, du fait que les patients n'avaient pas bénéficié d'une information transparente concernant l'usage de leurs données.
De plus, l'existence même de l'IA en radiologie pose encore bien d'autres questions : celles du stockage, du transfert et de la sécurité des données. Ou encore celle tout aussi fondamentale de la responsabilité du diagnostic médical.

L’Opinion : A quel horizon l'intelligence artificielle (lA) deviendra-t-elle une réalité pour le monde de la radiologie   
Dr Bounhir Boumehdi : La réponse à votre question est entre les mains des industriels des logiciels informatiques intelligents. Je vous cite Olivier Clatz, cofondateur de Therapixel, l'éditeur français de logiciels qui a remporté le Digital Mammography Challenge, organisé par une douzaine d'institutions dont IBM, Amazon, Sage Bionetworks, qui dit : « Nous espérons décrocher notre validation clinique en 2019 et commercialiser notre technologie vers 2022 ». 

L’Opinion : En conclusion 
Dr Bounhir Boumehdi : Je ne peux qu’adopter la position de plusieurs instances internationales de radiologie qui appellent à la prudence. Le déploiement de l'IA sera plus ou moins rapide, selon les pays. S’il y a une chose sûre, c’est que le métier de radiologue va changer. Le médecin radiologue va devenir une sorte de gestionnaire des données. D’autant plus que cela va lui permettre de  se recentrer sur sa relation avec le patient et de lui offrir une médecine plus personnalisée. Et rien ne remplacera l’homme, car, aujourd'hui, personne n'imagine une machine annoncer à une femme qu'elle a un cancer du sein...et qu’elle en sera guérie, pour la simple raison qu’elle a consulté tôt et qu’on a pu diagnostiquer son cancer du sein à un stade guérissable.

12/2/2018
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Nouvelles mesures d’exonération en matière douanière

L'Administration de la douane et impôts indirects (ADII) a annoncé vendredi que la loi de finances de 2018 vient d'instituer une exonération des pénalités pécuniaires, amendes, majorations, intérêts de retard et frais de recouvrement afférents aux droits et taxes demeurés impayés avant le 1er janvier 2016.
Dans un communiqué, l'ADII cite les conditions au vu desquelles cette exonération est accordée, faisant ainsi état de la nécessité que ces pénalités pécuniaires, amendes, majorations, intérêts de retard et frais de recouvrement soient liés à des droits et taxes douaniers.
L'administration douanière exige également l'obligation que les droits et taxes impayés soient amiablement et spontanément réglés pendant la période allant du 1er janvier jusqu’au 31 décembre 2018, que les droits et taxes soient exigibles avant le 1er janvier 2016.
En outre, il est nécessaire que les droits et taxes soient encore impayés jusqu’au 31/12/2017, alors que les droits et taxes dus soient réglés au cours de l’année 2018, rapporte le communiqué, notant que les pénalités pécuniaires, amendes, majorations, intérêts de retard et frais de recouvrement liés à la révision des impôts indirects bénéficient aussi de ladite exonération.
Néanmoins, ladite exonération ne s’applique pas en cas de délit et contraventions sanctionnés par des peines privatives de liberté ne donnant pas lieu principalement à des droits et taxes douaniers, ajoute la même source, citant, à titre indicatif, des délits et contraventions liés au trafic des stupéfiants ou bien des infractions sanctionnées uniquement par des amendes forfaitaires.
Il s'agit également d'amendes dues suite à la régularisation des comptes souscrits en matière de régimes économiques par exportation hors délais, ajoute-t-on.
Parmi les exceptions figurent aussi des amendes dues en matière d’infraction de change, fait savoir l'ADII, qui précise toutefois que lorsque ces infractions sont liées à des infractions douanières, l’exonération demeure acquise, dans ces conditions, au titre de la créance douanière.

12/2/2018
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 Quels vis-à-vis autour des négociations sur le Sahara 
Ne pas absoudre l’Algérie de ses responsabilités

A. NAJI

Les démarches menées, jusqu’à présent, par l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Horst Köhler, donnent une impression de tâtonnement qui laisse les observateurs, particulièrement marocains, dans une certaine expectative. Le démenti de négociations directes, prétendument tenues avec le polisario, opposé par les autorités marocaines suite à la diffusion d’une « fake-news » à ce sujet, laisse clairement entendre que le Maroc n’a nullement l’intention de se laisser entraîner dans une approche de traitement politique qui absout l’une des parties prenantes au conflit, à savoir l’Algérie, de toute responsabilité. De même qu’il est totalement absurde de tenter d’élargir le cercle d’arbitrage dudit conflit, jusqu’à présent domaine réservé aux seules Nations Unies, à des organisations régionales, l’Union Africaine en l’occurrence, alors que cette dernière ne saurait prétendre à ce rôle, du fait des erreurs commises dans le passé qui l’ont évidemment disqualifiée dans ce sens.
Horst Köhler, actuel envoyé spécial du SG de l’ONU et ancien président d’Allemagne, n’a forcément pas la même lecture du conflit que ses prédécesseurs. Vue d’Allemagne, la rive Sud de la Méditerranée est plus une source de soucis, du fait de la migration irrégulière massive qui y prend son départ vers le vieux continent, les enjeux géopolitiques propres à cette région, les Allemands n’en ont jamais été acteurs, ou de manière très marginale. Si l’on y ajoute toutes les difficultés qu’éprouvent les Européens du Nord du continent à distinguer entre minorités ethniques réprimées et populations multiethniques fortement brassées et leur biais culturel de rejet des systèmes juridiques non-occidentaux qui prévalaient dans nombre de pays du Sud avant leur colonisation, comme si l’Histoire de ces pays commençait avec celle-ci, il est aisé d’admettre que le polisario et ses parrains algériens ne vont pas manquer de jouer sur un registre de victimisation qu’ils savent adapté aux préjugés de quelques interlocuteurs.
Sauf qu’il y a la réalité sur le terrain, qui démontre, si besoin est, que non seulement le conflit du Sahara est une création artificielle du voisin algérien, dans le cadre plus large de sa compétition géopolitique régionale avec le Maroc, mais également la dérive mafieuse du polisario, dont on retrouve les éléments impliqués dans tout ce que compte la sous-région saharo-sahélienne comme trafics de drogue et d’êtres humains, le vernis idéologique ne parvenant pas à occulter les activités criminelles des mercenaires du polisario à la solde de l’Algérie.
Polisariens et leurs parrains algériens savent pertinemment que la partie est militairement perdue depuis longtemps déjà, même s’ils se permettent de lancer quelquefois des menaces de reprise des combats pour continuer à entretenir l’illusion d’un polisario, qu’ils savent tombé dans l’oubli, auprès de l’opinion publique internationale. Ils sont tout autant conscients que les succès diplomatiques engrangés par le Maroc, ces dernières années, ont beaucoup érodé leurs capacités de nuisance. Entre temps, dans les camps de la honte de Lahmada, en Algérie, où est enregistré un taux de croissance démographique fort élevé, bouillonnent des mouvements de contestation de la direction du polisario, qui se trouve confronté à une jeunesse protestataire dénudée de tout espoir d’un avenir meilleur et qui n’a, de ce fait, rien à perdre.
Plutôt que d’attendre que les enfants natifs des camps de Tindouf, endoctrinés dès le berceau, ne se laissent massivement embrigadés par les bandes terroristes sévissant dans la zone saharo-sahélienne, et ce, faute de perspectives de vie décente dans les camps, agir de façon à comptabiliser et faire libérer ces populations séquestrées en Algérie afin qu’ils puissent rejoindre leur mère patrie, où ils pourront s’épanouir dans les régions du Sud du Maroc sous statut d’autonomie élargie, est sûrement la démarche la plus rationnelle à adopter actuellement par la communauté internationale. Mais uniquement si le constat du réel l’emporte sur la prégnance des préjugés.

A. NAJI

11/2/2018
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 Comité exécutif de l’Istiqlal
Préoccupation profonde quant aux souffrances des populations dans les zones de grand froid
Ph. CHKIRATE
Ph. CHKIRATE

Le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal (PI) a tenu sa réunion hebdomadaire, le mercredi 7 courant au siège central du parti à Rabat, sous la présidence de M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du parti, réunion consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sur la scène politique et parlementaire ainsi que de l’organisation interne du parti.
Le CE a passé, d’abord, en revue la situation des habitants de nombre de provinces qui connaissent actuellement des conditions météorologiques difficiles, exprimant ainsi ses grandes préoccupation et inquiétudes envers les souffrances des populations de plusieurs régions rurales et montagneuses du fait de la vague de froid et des abondantes chutes de neige de ces derniers jours, ce qui a aggravé les conditions de vie déjà très dures des concitoyennes et concitoyens dans ces zones reculées et marginalisées.
Le CE salue hautement, à ce propos, la sollicitude de SM le Roi envers les provinces sinistrées en donnant ses hautes instructions aux départements gouvernementaux et services concernés afin de se mobiliser au maximum en vue de rompre l’isolement des zones affectées, d’apporter aide et soutien aux citoyens touchées, de rouvrir les voies de communication et d’assurer l’acheminemnt des denrées alimentaires essentielles et des moyens de chauffage aux populations de ces régions dans le but d’atténuer leurs souffrances après que les températures aient enregistré des niveaux records.
Le CE invite, d’autre part, le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de solidarité et d’indemnisation des habitants de certaines régions pour les pertes et dommages subis du fait de la mort de troupeaux qui constituaient leurs principales ressources.
Il insiste également sur la nécessité de redoubler d’efforts, en y associant la société civile organisée et les initiatives citoyennes sérieuses, aux niveaux national, régional et local, afin d’assister les populations sinistrées, principalement en ce qui a trait à la fourniture de denrées de base et des services de transport, de santé et d’enseignement.
Il engage de même le gouvernement à accélérer l’adoption d’une stratégie nationale intégrée, combinant à la fois interventions structurelles et d’urgence, de prévention et de gestion des phénomènes naturels extrêmes tels la sécheresse, le froid glacial et la chaleur élevée et autres variations que connaît notre pays ces derniers temps et qui vont s’aggraver à l’avenir du fait des changements climatiques.
Concernant l’action parlementaire, le CE a passé en revue le travail sérieux du groupe istiqlalien au niveau des Chambres des Représentants et des Conseillers et son interaction constructive au sujet de nombre de questions liées aux propositions et projets de lois.
S’agissant enfin de l’organisation du parti, le CE a procédé à l’examen et l’évaluation de la mise en œuvre des divers axes des programmes à court terme.
Il a, d’autre part, été procédé à la mise en place d’une commission chargée de l’examen et la sélection des dossiers de candidature au poste d’inspecteur (trice) du parti dans un certain nombre de provinces et composée de MM. Chiba Maëlaïnine comme coordinateur et Noureddine Modiane, Abdesslam Lebbar, Rahhal Mekkaoui, Mohamed Ould Errachid,, Abdelilah Bouzidi et Mme Saïda Aït Bouali comme membres, sachant que les coordinateurs du parti aux niveaux des régions ou provinces concernées s’y joindront le moment venu.

9/2/2018
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Nizar Baraka reçoit l’ambassadeur du Royaume de Belgique à Rabat
Ph. CHKIRATE
Ph. CHKIRATE

Dans le cadre de la diplomatie parallèle observée par le Parti de l’Istiqlal en vue de défendre les causes vitales du Maroc et de soigner son image à l’international, M. Nizar Baraka, S./G du parti, accompagné de M. Rahhal Mekkaoui, membre du Comité exécutif chargé des relations extérieures, a reçu, mercredi dernier au siège central du PI, M. Marc Trenteseau, ambassadeur du Royaume de Belgique à Rabat.
L’audience a été l’occasion pour M. Baraka et son hôte d’aborder diverses questions intéressant les deux pays, particulièrement celles liées au développement économique, les PME, l’emploi, la jeunesse, la femme et les accords de libre échange Maroc-UE.
Les deux parties ont insisté, à cette occasion, sur l’importance de la consolidation des relations séculaires et de la coopération entre les deux royaumes dans l’intérêt bien compris des deux pays et des deux peuples.

9/2/2018
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 Poursuite de la mobilisation pour faire face à la vague de chute de neiges et de pluies que connaissent certaines régions
Instructions de SM le Roi aux départements gouvernementaux et services concernés

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné Ses Hautes instructions aux départements gouvernementaux et aux services concernés afin de poursuivre la mobilisation et de déployer davantage d'efforts pour atténuer les effets négatifs de la vague de chute de neiges et de fortes pluies ainsi que la forte baisse des températures que connaissent certaines préfectures et provinces du Royaume et à prendre toutes les mesures pour le désenclavement des régions affectées et à apporter assistance et soutien à leurs populations, indique, mercredi, un communiqué du ministère de l'Intérieur. 
Sa Majesté le Roi a également ordonné la poursuite des efforts à travers la mobilisation totale de tous les moyens logistiques et humains afin d'atténuer les effets des changements climatiques et des mauvaises conditions météorologiques sur les populations des régions concernées, ajoute le communiqué.

9/2/2018
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 Dernières pluies et chutes de neige
Impact prévisible positif sur la campagne agricole

Bonne nouvelle annoncée par le ministère de l’Agriculture. Les dernières pluies, quasi-généralisées, tombées sur le Maroc auront un effet positif sur la campagne agricole.
Les prévisions pluviométriques et les chutes de neige pour les semaines à venir devraient permettre une résorption du déficit pluviométrique, fait savoir le ministère dans un communiqué. « Les conditions climatiques de l’actuelle campagne agricole évoluent favorablement et les cultures en place continuent leur cycle végétatif normalement, faisant observer que les images satellitaires montrent un bon état végétatif des cultures qui évolue favorablement compte tenu des conditions
Quelque 98 caravanes médicales ont été organisées au profit de plus de 230.000 bénéficiaires, dans le cadre des efforts visant à désenclaver les régions ayant connu des chutes de neige et une forte baisse des températures, a indiqué, mercredi, le secrétaire général chargé de la supervision du Centre de veille et de coordination (CVC) au sein du ministère de l'Intérieur, Hassan Rochdi. 
Dans le cadre de la mise en œuvre du "Programme Riâya 2017-2018" élaboré par le ministère de la Santé, 98 caravanes médicales ont été organisées au profit de plus de 230.000 personnes qui ont bénéficié de consultations gratuites, en plus de la distribution de médicaments aux populations des douars affectés par la vague de froid, et ce en coordination avec les autorités locales et le tissu associatif, a précisé M. Rochdi dans une déclaration à la presse en marge d'une visite de presse au Poste de commandement central du CVC.
Il a, en outre, relevé que des hélicoptères du ministère de la Santé et de la Gendarmerie Royale ont été mobilisés afin d’assister les unités d’intervention, particulièrement pour évacuer les cas urgents ou acheminer des aides alimentaires aux zones enclavées. 
M. Rochdi a souligné qu’en application des Hautes instructions royales, le ministère de l'Intérieur entreprend une série de mesures et dispositions à travers l’élaboration d’un plan national annuel global pour faire face aux effets de la vague de froid de manière régulière, selon une approche participative impliquant tous les intervenants locaux et ce, depuis 2009, notant qu’au cours de cette saison hivernale, un Centre de pilotage et de veille a été mis en place au niveau du ministère de l’Intérieur afin d’assurer le suivi du développement de la situation et la coordination des opérations d’intervention.
L’opération d’intervention cette année a débuté par la distribution de denrées alimentaires et de couvertures au niveau de 22 provinces recensées, couvrant ainsi 1.205 douars et 169 collectivités locales avec une population globale de 514.000 personnes, a fait savoir le secrétaire général, notant qu’environ 44.000 familles ont, jusqu’à présent, bénéficié de l’opération de distribution de denrées alimentaires et de couvertures. Quelque 15.000 aides supplémentaires sont prévues dans les jours à venir pour les préfectures et provinces concernées, a-t-il dit.
Dans le même contexte, 660 médecins, plus de 1.950 infirmiers et près de 43 hôpitaux et 183 centres médicaux du ministère de la Santé ont été mobilisés ainsi que des unités médicales mobiles et plus de 400 ambulances, a-t-il poursuivi, notant que grâce aux efforts déployés par tous les intervenants et sous la supervision des autorités provinciales, environ 15 routes nationales, 21 régionales et 59 provinciales ont été ouvertes depuis le début de la vague de froid. Et d’ajouter que plus de 158 douars ont été désenclavés tout en assurant l’accès à 191 autres.
M. Rochdi a, en outre, fait observer que les efforts se poursuivent pour ouvrir les routes et désenclaver les douars affectés par les chutes de neige, précisant qu'il a été procédé à la mobilisation de plus de 729 engins de déneigement dont 533 fournis par les préfectures concernées.
Par ailleurs, 1.075 douars ont été connectés au réseau téléphonique cellulaire, alors que les autorités ont été équipées de téléphones satellitaires, a-t-il dit, notant que 6.834 sans-abris ont été pris en charge dans des centres d'accueil sécurisés afin de les protéger de la forte baisse des températures, les nourrir et les soigner.
Il a également indiqué que sur 3.742 femmes enceintes recensées, 373 en phase d’accouchement ont été prises en charge jusqu’à présent dans des centres hospitaliers ou dans des maternités.
Des mesures préventives ont été prises pour alléger les effets de la vague de froid et des chutes de neige sur les populations touchées, notamment à travers l’approvisionnement normal en denrées alimentaires et en différents moyens de chauffage, a-t-il rappelé, ajoutant qu’il a été procédé à la distribution de près de 5.250 fours et de fourrage pour le bétail au profit de 29.380 agriculteurs.

9/2/2018
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 Potabilité de l’eau provenant du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah
Le Chef de gouvernement rassure

Le Chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani a rassuré, mercredi à Rabat, les citoyens sur la potabilité de l'eau provenant du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, saluant les efforts consentis par les responsables et les compétences marocaines pour assurer un traitement des eaux conforme aux normes nationales et internationales en vigueur.
Lors d'un point de presse donné dans le cadre d'une journée d'information, initiée par l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), en partenariat avec le secrétariat d’État chargé de l'Eau, en vue de permettre aux organes de presse de visiter les installations de production d'eau potable à partir du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah (près de Rabat), M. El Othmani a affirmé que cette eau, traitée par la station de Bouregreg, est soumise à un contrôle rigoureux de la part du personnel de l'ONEE, saluant l'abnégation de ces derniers et leur sens aigu de citoyenneté.
Dans ce sens, M. El Othmani a mis en exergue le processus complexe et efficient par lequel passent les eaux
destinées à la consommation et les tests et analyses prévus dans le cadre du travail de contrôle, pour assurer, en fin de compte, une eau potable et de qualité, précisant qu'il s'agit là d'une denrée vitale directement liée à la santé du citoyen. A ce propos, il a évoqué le travail accompli par le laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux relevant de l'usine de traitement, soulignant que cette structure, "qui est une fierté pour le Royaume", veille à assurer la qualité de l'eau à chaque étape du traitement, conformément aux normes de qualité internationales et aux standards de l'OMS et en coordination avec le ministère de la Santé.
Il s'est également félicité de l'organisation de cette journée qui se veut une opportunité pour dissiper les doutes quant à la qualité des eaux du barrage qui alimente la bande littorale Salé-Casablanca et d'informer l'opinion publique sur les étapes de traitement de l'eau provenant de cette installation hydraulique majeure.
Pour sa part, la Secrétaire d’État Chargée de l’Eau a affirmé que les eaux produites à partir du Barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah sont traitées selon les normes en vigueur au niveau national et international. Ces eaux sont contrôlées par les plus grands laboratoires nationaux certifiés par la norme de qualité ISO 9001 et accrédités par le certificat ISO 17025 relatif aux exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais, a-t-elle ajouté.
La Secrétaire d’État a rappelé que le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah est une installation hydraulique majeure qui contribue à l'alimentation d'environ 8 millions d'habitants, avec une capacité de retenue estimée à 900 millions m3 et un volume de remplissage atteignant 700 millions m3. De son côté, le directeur général par intérim de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi a assuré que l’eau produite à partir du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah passe par plusieurs étapes de traitement et ce, à partir de la tour de prise d’eau, qui fait l’objet d’un contrôle rigoureux à tous les niveaux, jusqu’à sa livraison aux distributeurs.
Dans une déclaration à la presse, M. El Hafidi a affirmé que le contrôle de la qualité des eaux est effectué conformément aux normes de qualité de l’eau au niveau des réseaux de distribution publics et celles relatives aux eaux de boisson.
L’objectif de cette journée d'information consiste à permettre aux organes de presse de s’enquérir sur place des étapes de traitement et de production de l’eau potable, ainsi que du processus du contrôle de sa qualité.
Le programme de cette journée d’information prévoit également une visite aux installations de stockage et de production de l’eau potable au niveau de la bande littorale Salé-Casablanca, au barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, à la station de traitement des eaux du Bouregreg et au laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux.
Le laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux mobilisé pour assurer la qualité de l'eau potable
Le laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux "reste mobilisé quotidiennement" pour assurer la qualité de l'eau potable, a affirmé, M. El Othmani.
S'exprimant lors d'une visite au laboratoire central relevant du complexe Bouregreg de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), en vue de permettre aux organes de presse de s’informer sur place des étapes de traitement et de production de l’eau potable, ainsi que du processus du contrôle de sa qualité, M. El Othmani a salué les efforts déployés par les cadres du laboratoire dans le contrôle de la qualité de l'eau, tout en louant leur expertise et leur compétence en la matière.
Le laboratoire central de contrôle de la qualité est "une fierté pour le Royaume", a souligné le Chef du gouvernement dans une déclaration aux médias présents sur place, notant que les équipes de cette structure veillent à assurer la qualité de l'eau à chaque étape du traitement, conformément aux normes de qualité internationales et aux standards de l'OMS.
Il a fait savoir que le laboratoire central a pour principale mission de contrôler la qualité des ressources en eau ainsi que la qualité de l'eau potable distribuée, en s'assurant que cette eau est conforme aux normes de potabilité, et ce 24h/24 et 7jours/7. 
Pour sa part, le directeur général par intérim de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), Abderrahim El Hafidi a indiqué que le laboratoire procède à de nombreux prélèvements d'eau chaque jour, afin de l'analyser et de mesurer sa qualité, saluant la fiabilité et l'efficacité du travail effectué par les équipes d'experts. 
M. El Hafidi a, par ailleurs, mis en avant l'ensemble des certifications du laboratoire notamment la norme ISO 9001 pour la qualité de gestion du processus du contrôle de la qualité des eaux, ainsi que l'accréditation ISO 17025 qui spécifie les exigences générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais. 
Ces accréditations, qui témoignent de la fiabilité des résultats d'analyse et la compétence technique de son équipe, sont le fruit des efforts consentis par le laboratoire pour mettre en place un système de gestion de qualité qui assure l'exactitude et l'authenticité des résultats obtenus, a-t-il ajouté.
Créé en 1968, le laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux, qui célébrera, cette année, son 50e anniversaire, a pour objectif de produire et desservir une eau potable de qualité et préserver un environnement sain. 
Doté d'une équipe de 85 personnes notamment des docteurs, des ingénieurs, techniciens, et administratifs, le laboratoire a mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour garantir la qualité des eaux distribuées et veiller à réduire toutes les sources de pollution qui pourraient toucher négativement les ressources en eau destinées à l'approvisionnement en eau potable. Lors de cette visite d’information aux installations de stockage et de production d’eau potable à partir du Barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, au profit des organes de presse, le Chef du gouvernement a rassuré les citoyens sur la potabilité de l'eau provenant de cette infrastructure hydraulique.
Les analyses effectuées n'ont détecté "aucune trace de pollution"
Les analyses effectuées sur les eaux provenant du barrage Sidi Mohammed Benabdellah n'ont détecté "aucune trace de pollution", a affirmé, mercredi, le directeur de l'Agence du Bassin Hydraulique de Bouregreg et de la Chaouia, Abdelaziz Zerouali.
S'exprimant lors d'une visite à ce barrage, M. Zerouali a souligné que ces analyses menées par le laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux, n'ont relevé l'existence d'"aucune trace de pollution", considérant que le déversement des usées issues des prisons d'Al Arjat 1 et 2 n’a pas d'incidence sur la qualité des eaux du barrage.
Dans ce sens, il a expliqué que le déversement des eaux usées de ces établissements pénitentiaires est estimé à 0,2 million m3, contre une retenue du barrage qui s'élève à 721 millions m3.
"Les répercutions de ce taux de pollution sur la qualité des eaux du barrage sont quasiment nuls", a assuré le directeur de l'Agence, soulignant que l'eau provenant du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah et qui alimente la côte atlantique depuis Salé jusqu'à Casablanca est potable".
Pour M. Zerouali, le traitement des eaux du barrage est conforme aux normes nationales et internationales et aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé.
Pour étayer son argument, M. Zerouali a fait savoir que le contrôle de la qualité assuré par le laboratoire central fait l'objet d'une accréditation reconnue à l'échelle internationale et repose sur la réalisation d'analyses bactériennes, biologiques, physiques et chimiques.
Il a, par ailleurs, mis en avant l'importance de la réutilisation des eaux usées notamment pour faire face à la diminution des ressources naturelles, et à leur raréfaction sous l'effet des changements climatiques, relevant que ces eaux usées peuvent constituer pour le Maroc une autre alternative d’eau pour des usages variés notamment l’irrigation et les activités industrielles.
Dans ce sens, M. Zerouali a fait savoir que des travaux sont en cours pour mettre en place un Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées, en passant du modèle du traitement et rejet au modèle traitement et réutilisation. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la journée d'information initiée par l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), en partenariat avec le secrétariat d’État chargé de l'Eau, en vue de permettre aux organes de presse de visiter les installations de production d'eau potable à partir du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah et de s'informer sur place des étapes de traitement et de production de l’eau potable.
Le programme de cette journée d’information a comporté des visites aux installations de stockage et de production de l’eau potable au niveau de la bande littorale Salé-Casablanca, à la station de traitement des eaux du Bouregreg et au laboratoire central de contrôle de la qualité des eaux.

9/2/2018
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 Fondation Lalla Salma de prévention et traitement des cancers
Don chinois d’un appareil Gamma Knife

La Secrétaire générale de la Fondation Lalla Salma de prévention et traitement des cancers, Latifa El Abida, et la Secrétaire générale de la Fondation d’amitié chinoise pour la paix et le développement ont signé, mercredi à Pékin, un accord de don d'un appareil "Gamma Knife" utilisé dans les traitements neurochirurgicaux, au profit de la Fondation Lalla Salma de prévention et traitement des cancers. 
Développé par la Chine, "Gamma Knife" est l’un des appareils les plus modernes et sophistiqués en matière de traitement des cancers du cerveau.
La cérémonie de signature de cet accord de don, le premier du genre de la Fondation d’amitié chinoise pour la paix et le développement, s’est déroulée au siège de l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger, initiatrice du don, en présence des membres de la délégation marocaine accompagnant Mme El Abida, dont le professeur Said Ait Ben Ali et Mouna Khouchani, respectivement chef du service de neurologie au CHU Mohammed VI de Marrakech et chef de service d’oncologie, Mohammed Khalil, président de l’Association maroco-chinoise d’amitié et d’échange, ainsi que des représentants des donateurs, notamment de l’Association chinoise de médecine nucléaire. A cette occasion, Mme Latifa El Abida s'est félicitée de la signature de cet accord de don, qui constitue, a-t-elle dit, une motivation supplémentaire pour la Fondation Lalla Salma de prévention et traitement des cancers pour poursuivre ses efforts afin de réaliser plus de succès dans la lutte contre le cancer.
Elle a souligné que depuis sa création en 2005, à l’initiative de SAR la Princesse Lalla Salma, la Fondation a fait de la lutte contre le cancer une priorité de la politique sanitaire du Royaume et a mobilisé toutes les compétences et les moyens nécessaires à cette fin, relevant que la Fondation est parvenue à changer le regard des citoyens à l'égard de la maladie du cancer et réussi à donner espoir aux personnes atteintes et à leurs familles pour entamer le processus de traitement avec détermination et confiance.
L’appareil médical objet du don va permettre de nouvelles opportunités pour le traitement des cancers au CHU Mohammed VI de Marrakech qui va devenir le premier centre hospitalier public à disposer de cette technologie de pointe, a-t-elle indiqué.
Pour sa part, le secrétaire général de l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger, Li Xiaolin, a affirmé que cet accord de don ouvre de nouvelles perspectives d’échange entre les deux pays et reflète le développement des relations maroco-chinoises, mettant l’accent sur la profondeur de ces relations et leur dynamique au cours des dernières années.
Cet accord, qui coïncide avec la célébration du 60 è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Maroc, reflète l’entente des deux pays au sujet des questions d’intérêt commun et leur volonté de mettre en place un partenariat stratégique global qui va se renforcer avec l’initiative "Ceinture de la soie", a-t-il noté, précisant que les échanges culturels entre les deux pays sont les plus anciens que la Chine a établis avec les pays islamiques.
De son côté, Mohammed Khalil, président de l’Association maroco-chinoise d’amitié et d’échange, a souligné l’importance de cet accord et le rôle crucial de la Fondation Lalla Salma dans la lutte contre le cancer, estimant que cette initiative va contribuer au renforcement des relations bilatérales qui ne cessent de se développer depuis la visite de SM le Roi Mohammed VI en Chine, en 2016. Pour sa part, le chargé d’affaires de l’ambassade du Maroc en Chine, Mourad El Ayachi, a fait savoir que l’accord est susceptible de renforcer la coopération dans le domaine médical entre le Maroc et la Chine, notant que la coopération dans ce domaine est la plus fructueuse entre les deux pays, en particulier après la signature par SM le Roi Mohammed VI et le président chinois, Xi Jinping, de la déclaration conjointe concernant l'établissement d'un partenariat stratégique entre les deux pays.

9/2/2018
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 13ème session de la Commission mixte de coopération maroco-saoudienne
Réunion préparatoire à Riyad

La réunion préparatoire de la 13ème session de la Commission mixte de coopération maroco-saoudienne s'est réunie, mardi à Riyad, dans l'objectif d'examiner les moyens de renforcer et de consolider davantage les relations entre les deux pays.
Lors de cette réunion à laquelle le Maroc a été représenté par une délégation conduite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohamed Ali Lazreq, l’accent a été mis sur la nécessité de prospecter de nouvelles opportunités de coopération et de partenariat prometteur entre les deux Royaumes qui entretiennent des relations historiques et de coopération fructueuse dans plusieurs domaines.
Intervenant à cette occasion, M. Lazreq a souligné l’importance de cette réunion, dans la mesure où elle permettra de procéder à une évaluation globale et approfondie du processus de coopération bilatérale et de présenter un nouveau plan d’action à même de hisser davantage les relations entre les deux Royaumes tant au niveau économique et commercial que culturel et autres.
Il a, dans ce sens, formulé le vœu de concevoir de nouveaux plans d’action communs afin d'impulser les relations de coopération entre les deux pays frères et les rendre plus efficientes et enrichir ainsi les travaux de la prochaine session de la Commission mixte de coopération pour qu’ils puissent constituer une étape majeure dans le renforcement de partenariats bilatéraux.
De son côté, le secrétaire du ministère saoudien des Affaires politiques et économiques, Adel Ben Siraj Merdad, a fait part des attentes de son pays d’approfondir les relations d'amitié et de fraternité l’unissant au Maroc, se félicitant de la convergence des vues des deux Royaumes sur les différentes questions régionales et internationales.
Le responsable saoudien a, en outre, souligné le besoin urgent d’impulser le partenariat liant les deux pays et ce, en élaborant de nouvelles propositions à même de promouvoir les relations bilatérales dans les différents domaines économique, commercial, touristique, scientifique, culturel et médiatique.
Les travaux de cette réunion de deux jours sont axés, notamment sur l’élaboration du cadre général de la prochaine session de la Commission mixte maroco-saoudienne qui se tiendra à Rabat au cours de 2018 sous la présidence des ministres des Affaires étrangères des deux pays, outre l’examen des projets de coopération bilatérale et leurs programmes exécutifs.

8/2/2018
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Régionalisation avancée / Bilan

En exécution des Hautes orientations royales visant la mise en œuvre complète du chantier de la régionalisation avancée à travers l'accompagnement effectif de cette étape fondamentale de la vie régionale au Maroc, une réunion élargie s'est tenue, mardi au siège du ministère de l'Intérieur, en présence de responsables de ce département et du ministère de l'Economie et des Finances ainsi que des membres de l'Association des régions du Maroc et des présidents des Conseils des régions du Royaume.
Cette réunion a été l'occasion d'engager le dialogue et de débattre dans le cadre de la coordination et la réflexion pour évaluer le processus de concertation périodique établi entre le ministère de l'Intérieur et l'Association des régions du Maroc pour s'arrêter sur ses aspects positifs et ses obstacles, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
La réunion a permis de faire la lumière sur le bilan périodique de ce qui a été réalisé par le ministère de l'Intérieur dans le cadre de sa contribution au processus de mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée, notamment en ce qui concerne le chantier de parachèvement de l'arsenal juridique et organisationnel et l'accompagnement des régions dans l'élaboration de leurs programmes de développement et le renforcement et la consolidation du rôle de l'Association des régions du Maroc, ajoute le communiqué.
La rencontre a été également l'occasion de passer en revue le plan d'action prévu au titre de l'année 2018 et qui vise à répondre aux aspirations et aux attentes des présidents des régions, et ce à travers la prise de toutes les mesures qui sont à même de contribuer à une mise en oeuvre optimale et dans des délais raisonnables du chantier de la régionalisation avancée, précise le communiqué.
Cette réunion sera suivie d'autres rencontres de coordination et de concertation dans le cadre de l'évaluation périodique de ce chantier structurant.

8/2/2018
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 Congrès franco-marocain sur les maladies parasitaires
Leishmaniose et paludisme : Que peuvent apporter les scientifiques aux programmes de santé publique

Par Dr Anwar CHERKAOUI  

La leishmaniose et le paludisme sont deux maladies parasitaires très graves pour la santé de la population, à titre individuel et à titre collectif.  
La leishmaniose est d’actualité dans notre pays, puisque des milliers de cas ont été notifiés dans les provinces du Sud du Royaume. La Maroc n’est pas à l’abri d’une résurgence du paludisme d’importation, du fait de la forte activité et du flux d’hommes et de femmes avec les pays de l’Afrique sub-saharienne.

De ce fait, le congrès franco-marocain de parasitologie et de mycologie, organisé à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, du 2 au 4 février 2018, devrait être une grande opportunité pour les responsables des départements concernés du ministère de la Santé, pour profiter des exposés scientifiques et hautement documentés d’experts nationaux et internationaux.
Le président du centre national de référence du paludisme et président de l’Institut Pierre-Louis d’Epidémiologie et de santé publique à l’Assistance publique des hôpitaux publics (Hôpital Pitié-Salpêtrière / AP-HP), Dr M. THELIER, a fais un excellent exposé sur les possibilités réalisables pour l’éradication du paludisme dans le monde. Il a par conséquent rappelé qu’on compte aujourd’hui de très nombreux décès à cause du paludisme. Ainsi, en 2016, le nombre de décès par paludisme dans le monde s’élève à 445 000 cas, contre 446 000 en 2015. La plupart de ces décès sont survenus dans la région d’Afrique (91%) selon les données de l’OMS. Et cela, loin devant la région d’Asie (6%). Le Pr M. Thelier a par ailleurs présenté les grandes lignes du nouveau plan renforcé de quinze ans, baptisé « stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030».
L’autre point fort de cette session franco-marocaine sur les maladies parasitaires est la présentation des schémas d’organisation des centres nationaux de référence (CNR) en France pour la surveillance des maladies infectieuses et d’investigation des épidémies. Ces centres nationaux de référence qui sont organisés en réseau ont pour principales missions : l’expertise en microbiologie, le conseil scientifique et technique, la surveillance épidémiologique et surtout l’alerte d’un danger imminent d’épidémie.
Les experts nationaux en parasitologie ont également débattu d’un autre problème majeur de santé publique, à savoir la leishmaniose. Cette maladie dont la recrudescence dans certaines régions du Royaume a été constatée dernièrement.  Cette maladie parasitaire est commune à l’homme et à d’autres animaux.  La stratégie d’éradication d’ici 2030 de la leishmaniose dans notre pays nécessite une collaboration intersectorielle qui devrait permettre d’améliorer le dépistage et le diagnostic de cette maladie, de lutter efficacement contre le vecteur et les rongeurs. La confrontation de la stratégie du ministère de la Santé, avec les experts nationaux et internationaux, aurait pu être l’occasion pour mieux cibler les objectifs et mieux orienter les moyens de lutte.
Le Congrès franco-marocain de parasitologie et mycologie médicale, qui a eu lieu du 1er au 3 février, à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, a été rehaussé par la participation du département militaire de parasitologie de l’hôpital militaire de Rabat, le doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, du président de l’Académie française de pharmacie et du président de l’Ordre des pharmaciens au Maroc.

8/2/2018
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 Pèlerinage au titre de l’année 1439
Les candidats retenus invités à remettre les formulaires aux agences agréées

Le ministère du Tourisme, du transport aérien, de l'artisanat et de l'économie sociale a appelé les candidats retenus pour le pèlerinage au titre de l'année 1439 de retirer les formulaires auprès des autorités locales et de les remettre aux agences agréées.
Dans un communiqué, le ministère demande aux agences de voyage de fixer le prix et le produit afin de verser les frais de pèlerinage auprès des bureaux de Barid Bank, pendant les périodes fixées lors des réunions de la Commission royale chargée du pèlerinage, tenues les 16 et 22 janvier au siège du ministère des Habous et des affaires islamiques.
Les citoyens ont, ainsi, la possibilité d'accéder à la liste des agences de voyages agréées pour organiser le pèlerinage au titre de l'année 1439, à travers le site électronique du ministère (www.tourisme.gov.ma), indique la même source.
Le ministère a, d'autre part, annoncé l'interdiction d'agences de voyage, qui n'ont pas respecté les cahiers de charges et leurs engagements vis-à-vis des pèlerins lors de l'année précédente, d'organiser le pèlerinage au titre de l'année 1439.
Il s’agit de Iligh Voyages et Touring Office (Agadir), Voyages Mille et une nuits, Alizes Travel, Abdou Voyages, Evency Morocco et Fly Wall (Casablanca), Ayour Tours (Tiznit), , Assfar Al Oumra (Béni Mellal), Zem Zem Asfar (Benslimane), et Fedala Voyages (Mohammedia).

8/2/2018
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Tenue à Marrakech des travaux d’un séminaire sur la sécurité de la navigation en Afrique

Les travaux d’un séminaire sur la sécurité de la navigation en Afrique ont démarré, mardi à Marrakech, avec la participation de quelque 150 conférenciers, dont des experts d’organisations internationales spécialisés et des responsables d’une vingtaine de pays côtiers africains dont le Maroc.
Initié par le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, en partenariat avec l’Association Internationale de Signalisation Maritime (AISM), ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions entreprises par le ministère dans le cadre du renforcement de la coopération et des compétences dans les domaines liés à la signalisation maritime et au suivi du trafic maritime et ce, à l’échelle internationale et régionale.
Premier d’une série de rencontres de prise de conscience prévues en Afrique, conformément à la stratégie définie dans le plan cadre 2017-2020 de l’Académie Mondiale de l’AISM, ce séminaire se veut un espace d’échange, de discussion et de partage des expériences et des méthodes pour traiter des challenges associés au respect des obligations internationales en la matière et de déterminer les axes de progrès à mettre en place au sein de la communauté maritime africaine pour un dispositif harmonisé et efficace garantissant une navigation maritime sûre et durable. Ce conclave d’une journée intervient en prélude à la seconde conférence diplomatique préparatoire de l’AISM qui aura lieu les 7 et 8 courant dans la cité ocre, et se fixe pour objectif de réunir des représentants des Etats côtiers africains, ainsi que des responsables de la fourniture des services d’aides à la navigation et de trafic maritime. 
"L’objectif de ce séminaire est d’améliorer la connaissance des participants et leur capacité à remplir leurs obligations d’Etats côtiers en matière de sécurité de la navigation, telles que figurant dans les conventions, résolutions et recommandations internationales et de déterminer les axes de progrès afin d’améliorer la sécurité de la navigation en Afrique", selon les organisateurs. 
Les débats lors de cet événement s’articuleront autour de moult thématiques à savoir : "sécurité de la navigation maritime en Afrique, statut actuel", "l’avenir de la sécurité de la navigation maritime en Afrique", "mise en œuvre des stratégies de renforcement des capacités de l’OMI, de l’académie mondiale de l’AISM, et de l’OHI", outre une séance de présentation des résultats par des représentants africains. 

8/2/2018
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Régionalisation avancée / Bilan

  
 
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La problématique des mères célibataires

Par Bouteina BENNANI

Indifférence gouvernementale, kafala

Entretien réalisé par Bouteina BENNANI
 
   
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