Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Insipide rentrée politique
Le droit de se faire entendre, le devoir d’œuvrer pour le meilleur

Ahmed NAJI

Après une saison estivale socialement « chaude », place à une rentrée politique d’une remarquable tiédeur. Les critiques acerbes adressées par SM le Roi aux responsables politiques et administratifs, dans son discours à l’occasion de la Fête du Trône, devraient pourtant inciter ces derniers à se montrer plus réactifs aux attentes des citoyens et plus productifs en termes de réalisations.
Les manifestations à caractère social des habitants d’Al Hoceïma ont mis à nu l’incapacité du gouvernement à prendre à bras-le-corps les problèmes du pays et y apporter des solutions acceptables. Moins médiatisées mais non moins bruyantes, les manifestations des habitants de Benslimane, Khénifra, Sefrou, Taza, Taounate, Ouazzane et Chefchaouen, motivées par la pénurie d’eau qu’ils ont subi cet été, mettent en avant l’absence d’une vision d’ensemble et à long terme des plus graves défis qui se posent au Maroc. Et à chaque fois, l’on entend les populations en appeler à SM le Roi, révélant leur profonde défiance envers un gouvernement qui brille par son effacement.
Après la gaffe monumentale du communiqué des partis de la majorité gouvernementale accusant les manifestants du Rif de sécessionnisme, suivie d’une non moins grotesque rétractation, on en est presque à souhaiter qu’ils se contentent de garder le silence, en s’abstenant d’aggraver la situation par des sorties irréfléchies. Sauf qu’il n’est absolument pas normal que, dans une monarchie constitutionnelle, les citoyens n’aient d’autres recours que le Souverain pour espérer voir leurs revendications prises en considération.
Quid de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution, que les Marocains ont adoptée avec ferveur et plein d’espoirs, il y a déjà 6 ans  La démocratie représentative ne saurait être opérationnelle sans un parlement qui accomplit les tâches qui lui sont dévolues par la loi fondamentale de la nation. Et la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes ne saurait être réduite à un simple exercice de communication.
Après une primature Benkirane frappée du sceau de la politique-spectacle, les Marocains sont gavés des arguments ésotériques destinés à justifier l’inavouable échec et veulent du concret. Une école publique fonctionnelle qui inculque réellement une bonne éducation aux citoyens en herbe. Un système de santé apte à procurer les soins dont ont besoin les malades. Des emplois pour les diplômés chômeurs, pour lesquels parents et société ont consacré d’importants investissements qu’ils sont en droit de chercher à rentabiliser. Encore plus basique comme droit, l’accès à l’eau potable.
Partant uniquement de cette problématique de l’eau, bien plus complexe qu’il n’y paraît et à laquelle le journal « L’Opinion » consacre de nombreux articles, c’est toute une politique multidimensionnelle que le Maroc se doit, d’urgence, adopter et mettre en œuvre. « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante », est-il écrit dans le Coran (Sourate de la Génisse, verset 30). Le manque d’eau fait que le Maroc est très dépendant des importations de céréales et peine à assurer sa sécurité alimentaire. Le plan « Maroc Vert » ne peut réellement verdir que s’il est correctement arrosé.
Avec les tout aussi nécessaires importations d’hydrocarbures, le pays se doit d’exporter suffisamment de biens et services pour équilibrer sa balance commerciale, ce qui est actuellement loin d’être le cas. D’où la question de l’industrialisation et du plan sectoriel qui lui est consacré, qui enchaîne sur celles de l’attractivité des capitaux et savoir-faire étrangers, ainsi que des facteurs de compétitivité, dont les compétences d’une main-d’œuvre qualifiée. Mais également celle de la convertibilité du Dirham, annoncée comme très prochaine. Qu’en sera-t-il de l’inflation, et donc du pouvoir d’achat des citoyens, quand l’appétit insatiable du Maroc envers les produits importés va tirer le cours de la monnaie nationale vers le bas 
Enhardis par les revendications sociales insatisfaites des citoyens, les syndicats se retroussent déjà les manches pour une rentrée sociale des plus musclées. Mais à qui la faute si les syndicats sont autant exaspérés, si ce n’est à un gouvernement pour qui le dialogue social semble une corvée qu’il fait tout pour éviter  N’est-ce pas une suffisance coupable que de s’imaginer pouvoir faire la sourde oreille aux légitimes revendications des classes moyennes et défavorisées, légalement portées par les formations syndicales, au seul motif de la légitimité des urnes 
La politique est, il est vrai, l’art du possible, mais les dirigeants politiques ne sauraient gouverner en étant autistes. Si les citoyens manifestent leur colère dans la rue, c’est bien faute de pouvoir faire entendre leurs voix autrement.
Le Maroc a besoin d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées alors que le gouvernement semble se complaire dans la léthargie, sans pouvoir se cacher derrière ses querelles intestines, qui sont en soi un aveu d’échec à mener un travail d’équipe avec le minimum de cohésion exigée. Pendant ce temps, ça bouillonne sous le couvercle de la marmite populaire. Canaliser ce flux d’énergie sociale plasmatique vers l’action politique constructive, en vue de la réalisation de lendemains meilleurs, c’est ce qui est, le plus ordinairement, attendu d’un bon gouvernement.

Ahmed NAJI

12/9/2017
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 Ressources hydriques
Garantir l’accès à l’eau au présent et pour les générations futures

Mostafa BOUHAIDOUS

« Combattre les risques à la source », tel fut le principe fondateur de la création du Groupement associatif FP4S marocain qui place la protection et le devenir de l’Homme au centre de son action qui fédère autant de scientifiques nationaux et internationaux. que des experts de la Prévention, tels le Président d’un Syndicat patronal et dirigeant de la première entreprise certifiée « protection incendie », ou un Chef de projet d’un organisme national de la prévention, ou encore un Maître d’œuvre, référent parlementaire du risque amiante, etc. qui viennent abonder l’effectif des citoyens qui adhèrent à une « Charte Ethique » et soutiennent une démarche de progrès.
Les activités humaines (déforestation, émission de gaz à effet de serre notamment résultant du l’agriculture ou de l’industrie) ont engendré une accentuation des dérèglements climatiques (changements ou variations climatiques), naturels, dus à des processus intrinsèques à la Terre (variations de l'intensité du rayonnement solaire dues aux variations de l'orbite terrestre, aux variations de l'activité solaire, activités volcaniques).
Sur le plan des précipitations (pluies ou neige), ces changements ou variations climatiques engendrent deux situations opposées. La première correspond à des pluies (ou/et des neiges) abondantes entraînant des inondations (et/ou des avalanches) avec une abondance des ressources en eau causant d’importants dégâts aux infrastructures urbaines, routières et agricoles. La seconde correspond à des sécheresses de longue durée (pluriannuelles : 1 à 4 ans) ou des sécheresses de courte durée (saisonnières : 1 à 2 saisons durant l’année).
Ces variations des précipitations avec leurs deux composantes (inondations et sécheresses), concernent toutes les régions climatiques du globe terrestre. Que peut-on faire pour atténuer les effets des inondations et des sécheresses sur la production agricole et sa durabilité

Changements climatiques : comment gérer l’abondance (inondations) et la rareté (sécheresse) 
En dépit du développement des technologies que l’Homme a élaborées, les actions demeurent vaines pour faire disparaître ces variations climatiques. On peut plutôt s’y s’adapter grâce à des politiques et des technologies pour la gestion optimale et efficace de toutes les ressources en eau (neige, pluies, nappes d’eau souterraines).
Cette adaptation touche d’abord la collecte et le stockage, et concerne tous les types de barrage de petite, de moyenne et de grande hydraulique, des eaux de pluies et de la fonte des neiges auxquelles s’ajoutent les eaux des rivières et des fleuves déversées (perdues !) dans les mers, les océans, les dépressions salées et en plein désert. A ce propos, il convient de signaler l’existence d’un grand potentiel d’eau qui n’est pas exploité lors des années pluvieuses et très pluvieuses ; pendant ces années marquées par une abondance de l’eau, les barrages n’arrivent pas à stocker l’eau des pluies, neige et des fleuves et rivières. Les volumes d’eau arrivant à ces barrages peuvent facilement représenter 3 à 10 fois leurs capacités de stockage.
L’adaptation au changement climatique doit surtout concerner l’économie d’eau d’irrigation car, à l’instar de toutes les techniques d’irrigation de surface, la technique dite du « goutte à goutte », qui a rendu de signalés services, ne permet pas une économie d’eau optimale. En effet, 50 à 70% de l’eau donnée par cette technique sont perdus par évaporation qui s’ajoute à la perte par lessivage en profondeur, lorsque l’on «sur irrigue» pour « laver » les sels s’accumulant dans le sol suite à l’évaporation. La technique du « goutte à goutte » génère un inconvénient majeur : la prolifération des adventices (mauvaises herbes) qui contribuent au développement des agents phytopathogènes, bio agresseurs susceptibles d'infecter les spéculations et d'y déclencher des maladies induisant l’usage de pesticides et d’herbicides entraînant la pollution des sols et des nappes et la difficulté de respecter les seuils de résidus, réputés perturbateurs endocriniens, dans la production.

Lutte contre la sécheresse, gestion des ressources en eau et adaptation aux changements climatiques
Une nouvelle technologie d’irrigation localisée souterraine par « diffuseur enterré » a été mise sur le marché et bénéficie spécifiquement d’un bulletin d’essai, délivré par le Laboratoire d’Hydraulique, au Maroc. Cette technologie, fruit de 27 ans de recherche appliquée chez les agriculteurs et dans des stations d’expérimentation, va bouleverser les politiques de gouvernance des ressources en eau et d’adaptation aux changements climatiques. Elle a reçu des Prix et des distinctions de renommée internationale (Prix UNESCO de l’eau, Prix ALECSO de l’Eau, Prix du Maghreb Arabe pour la lutte contre la sécheresse, Prix Top 50 et Top 50 innovation d’adaptation au changement climatique du programme Infodev de la Banque Mondiale).
Cette technologie, disponible au Maroc, constitue une solution primordiale pour l’adaptation aux changements climatiques et pour le développement durable de l’agriculture, compte tenu de son rôle capital dans l’économie d’eau d’irrigation (le « diffuseur enterré » utilise 70% moins d’eau que le goutte à goutte) pour produire le même poids de fruits ou de légumes.
Mais la démarche la plus significative est l’utilisation du « diffuseur enterré » pour lutter contre la sécheresse saisonnière ou pluriannuelle. Grâce à cette technologie, 2 nouveaux concepts on été introduits pour la gestion optimale et efficace des ressources en eau.
Le premier concept est « l’irrigation anticipée ». L’irrigation anticipée est utilisée en agriculture irriguée d’abord pour l’arboriculture. Ainsi, au lieu d’irriguer au printemps et durant tout l’été, on irrigue pendant l’automne et l’hiver. Les diffuseurs irriguent 24 sur 24 heures durant une semaine à 2 semaines pour stocker, dans le sol du système racinaire de chaque arbre, les besoins en eau pour le printemps et l’été. L’irrigation « anticipée » permet d’éviter les problèmes de coupure d’eau pendant l’été. Cette irrigation « anticipée » peut s’appliquer pour tous les arbres : oliviers, vignes, pêchers, poiriers, abricotiers, pommiers, manguiers, amandiers, agrumes, noyers, noisetiers, châtaigniers, etc.
Le second concept se concrétise par l’injection, le stockage et la conservation des eaux dans les couches profondes du sol des plantations arboricoles. L’eau peut provenir des barrages mais aussi des sources et des rivières et fleuves. « L’injection » s’effectue, en continue (nuit et jour 24/24) durant plusieurs mois, en fonction de la profondeur du sol, durant l’automne et l’hiver. Plus un sol est profond plus on peut y injecter de l’eau.
L’injection, le stockage et la conservation des eaux dans les couches profondes du sol des plantations arboricoles matérialisent positivement LA solution incontournable notamment lors des années pluvieuses et très pluvieuses. Elle est réalisée essentiellement à partir des barrages et des lacs collinaires et des rivières et fleuves. La généralisation de cette pratique d’injection à partir de ces ouvrages de moyenne et de grande hydraulique, peut contribuer à minimiser les crues catastrophiques et éviter la perte de ces ressources en eau et leur écoulement vers la mer et les dépressions salées. Ceci permet aussi de lutter contre les  « poches de sécheresses pluriannuelles (1 à 4 ans) » et permettre à l’arboriculture de continuer à produire normalement durant 1 à 4 années complètement sèches.

Garantir l’accès à l’eau pour nous et pour les générations futures
La technique d’irrigation localisée souterraine est expérimentée in situ par le groupement associatif FP4S, sur différents sites marocains, notamment à Zagora au bénéfice d’une culture de palmiers dattiers « Mejhoul » et, en d’autres provinces, au bénéfice d’autres spéculations. En tous lieux, on observe des résultats spectaculaires sur la consommation de l’eau (économie de 12 000 litres/an/arbre ; pour un hectare de 140 palmiers, l’économie est de 1.680.000 litres) ainsi que sur la phénologie de la végétation et la régularité de la production. De la mise en œuvre de la technologie de « l’irrigation anticipée » (1 seule irrigation par an) il résulte que la spéculation concernée bénéficie d’une réserve permettant de dépasser une « poche de sécheresse » de 14 mois, tandis que la technologie de « l’injection d’eau » pour 2 années sèches, retenue dans le sol profond, sans évaporation et sans percolation, a également démontré son efficacité.
A l’heure de la hausse des températures, des fléchissements de la pluviométrie, de la baisse des niveaux piézométriques, il nous paraît indispensable de partager cette information plutôt positive pour nos enfants et petits-enfants.

Mostafa BOUHAIDOUS
Président du groupement associatif FP4S

12/9/2017
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 Enseignement privé
La transparence, le grand absent de la rentrée

Mohamed RAKIB

Les griefs des parents à l’adresse des écoles privées sont légion, avec les problématiques du contrat, frais de scolarité, remboursement des droits d’inscription... Ainsi, comme chaque année, la rentrée s’annonce fort coûteuse et si tumultueuse.
En effet, ce sont plus de 700.000 élèves marocains qui ont fait leur rentrée scolaire 2017-2018 dans des établissements scolaires privés. Un effectif jugé en croissance constante depuis une décennie, où le nombre d’enfants scolarisés dans le privé a connu une forte hausse de 100%. Cette évolution considérable de l’enseignement privé cristallise les protestations de parents d’élèves devenus consommateurs. Le réseau associatif de défense des consommateurs est d’ailleurs habitué à recevoir, chaque année, des plaintes de parents en avril et en septembre. La première période correspond à celle des inscriptions et réinscriptions, et la deuxième à celle de la rentrée avec son lot de listes de fournitures et de frais annexes.
Parmi les principales difficultés rencontrées par les parents d’élèves et à leur tête Ouadih Madih, président de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur (FMDC), ainsi que Leila Alaoui Benhachem, juriste et doctorante dans le domaine de la protection des consommateurs, citent pour nous un ensemble de plaintes.
A savoir, l’absence d’un contrat entre les deux parties.
Pourtant, la relation entre une école privée et des parents est régie par le droit commercial et la loi de protection du consommateur. Toutefois, certains établissements disposent de ce type de document, mais ils demeurent rares. Selon Leïla Alaoui Benhachem : «Au lieu d’un contrat, les écoles mettent en place un règlement intérieur. Ce document est généralement bâclé et le consentement des parents fait défaut. Ce règlement doit être validé par la tutelle, or, les parents ne sont pas toujours au courant de cette procédure».
L’autre difficulté rencontrée par les parents d’élèves a trait aux frais de scolarité. Sur le plan financier, les parents reprochent aux écoles les hausses des frais de scolarité, l’absence d’affichage des tarifs et la prolifération de nouvelles rubriques comme «le droit d’entrée». D’après Ouadih Madih : «Les parents se plaignent des hausses régulières des tarifs. Ces révisions à la hausse se font sans explication de la part des écoles». Ce genre de plaintes connaît une baisse significative. «Les consommateurs commencent à s’habituer à ces pratiques et subissent sans broncher ces hausses», rétorque Madih. L’absence d’affichage des tarifs est le deuxième motif d’inquiétude des associations des consommateurs. «D’abord, on ne sait pas sur quelle base les prix sont fixés. Ensuite, ces tarifs sont rarement affichés, comme le stipule la législation», observe Madih. Avec la multiplication des établissements privés et la concurrence entre eux, certaines écoles se distinguent par des accréditations et autres certifications. Pour justifier ces statuts, les écoles fixent un «droit d’entrée». Pour la fédération des consommateurs, ce paiement doit couvrir des frais précis: des activités, des sorties ou des fournitures par exemple.
Pour sa part, Leila Alaoui Benhachem a déclaré à ce propos: «L’exigence de l’affichage des prix est la règle de base de la transparence. Il ne s’agit pas de réglementer les prix mais d’avoir un accès à une information mise à jour. Le droit le plus élémentaire de chaque consommateur est de savoir à quoi correspondent les frais qu’il paye. D’ailleurs, on déplore l’absence d’une facture remise aux parents au sein de nombreux établissements privés. Concrètement, une facture devrait permettre à un parent de vérifier avec précision la police d’assurance qui couvre son enfant».
Quant au remboursement des frais de scolarité, c’est une problématique qui revient à chaque rentrée scolaire, avec des parents qui réclament le remboursement des frais d’inscription et de scolarité de leurs enfants. «En cas d’annulation d’une inscription, il est compréhensible que l’école ne rembourse pas les droits d’inscription, mais son refus de rembourser les frais de scolarité pour des mensualités non consommées est injustifiable», indique Madih. Et d’ajouter : «Maintenant, il y a un problème de clarté de part et d’autre. Les parents tentent d’inscrire leurs enfants dans des établissements de type Mission, toute en gardant une inscription dans une école marocaine. En cas d’acceptation de leur demande, les parents réclament le remboursement des frais de scolarité».
Pour ce faire, les Associations des parents d’élèves veulent s’organiser pour se constituer afin de défendre leurs intérêts. Hélas, ces initiatives font face à des difficultés. «Des établissements n’acceptent pas la création d’une association de parents d’élèves», constate le président de la FMDC. Pour Alaoui Benhachem, «des parents d’élèves peuvent se constituer en association mais ils font face à des considérations pratiques. Il faut notamment que cette association porte le nom de l’école, ce qui nécessite l’autorisation de cette dernière», explique-t-elle. Et d’ajouter: «Il ne faut pas négliger la forte démobilisation des parents qui contribue à créer ces situations». Une initiative intitulée l’Association Indépendante des Parents d’Elèves en Enseignement Privé (AIPEEP) tente de combler ce vide dans la relation parents-écoles.
Affaire à suivre !

Mohamed RAKIB

12/9/2017
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 Sommet Climate chance à Agadir
Le Maroc de nouveau au centre de l’échiquier climatique mondial

Après la COP22 à Marrakech, le Maroc est de nouveau au centre de l'échiquier climatique mondial.
Depuis lundi et jusqu'au 13 septembre, Agadir accueille une grande messe des acteurs non-étatiques engagés contre le dérèglement du climat. Ce deuxième Sommet dit "Climate Chance" se veut une plateforme de rencontres et de mobilisation pour une action collective autour de la mise en œuvre de l’accord de Paris et de la participation des acteurs non-étatiques
à la réévaluation des Contributions Nationales (NDC’s). Plus que jamais en effet le chemin à parcourir pour contenir le réchauffement planétaire, semble tout aussi long que semé d'entraves.
En mai dernier, le président américain, Donald Trump a asséné un coup dur à la face du monde. Le locataire de la Maison-Blanche a retiré les Etats-Unis de l'accord historique sur le climat. Selon les spécialistes, cette décision pourrait sérieusement compliquer l’objectif de réduire le réchauffement mondial dans la limite de moins 2°C, de même qu'elle inquiète sur un possible effet "boule de neige".
Une telle perspective est d'autant plus inquiétante que le dérèglement climatique est indéniablement lié aux autres défis majeurs inhérents à la lutte contre la pauvreté, l'accès à l’énergie durable, à l’eau et aux autres ressources, et au développement durable. 
Pour les réseaux d’acteurs de la société civile, les collectivités locales et le secteur privé, le conclave d'Agadir sert justement d'occasion propice pour faire entendre à nouveau leurs voix et mettre en évidence leurs engagements, tout en favorisant un nouvel élan de mobilisation des Etats en faveur de solutions concrètes aux enjeux de l'heure. 
Ces questions pressante seront au cœur des débats lors des différents forums et ateliers, telles la transition écologique et l’emploi, l’eau, les océans, l’agriculture, la forêt et la biodiversité, l’innovation et la gestion des ressources naturelles ou encore l’adaptation et le financement du climat.
De l'avis des organisateurs, en l’occurrence le Conseil régional Souss Massa et l’Association Climate Chance, cet évènement d’envergure internationale "s'annonce d’ores et déjà comme un succès". 
Quelque 3000 participants (membres des coalitions thématiques, élus, associations, ONG, ministres, entreprises...) sont déjà inscrits, indique-t-on, pour participer au Sommet auquel sont attendus, entre autres personnalités, les présidents de la COP20, Manuel Pulgar-Vidal, et de la COP22, Salaheddine Mezouar.
Avec plus de 80 ateliers de bonnes pratiques qui seront présentés autour d’une quinzaine de thématiques, l’édition 2017 de cette rencontre internationale sera un « moment important de valorisation du progrès de l’action des acteurs non-étatiques », selon Brahim Hafidi, président du Conseil de la région Souss-Massa.
Le sommet propose, en outre, des rencontres de haut niveau sur le Partenariat de Marrakech devant permettre d’amplifier l’action climatique sur les liens entre l’agenda 2030 pour le développement, le plan d’action genre et les droits de l’Homme, a fait valoir de son côté Salaheddine Mezouar, président de la COP22.
Pour la championne marocaine du Climat, Hakima El Haité, une importance capitale sera accordée aussi, lors de ce rendez-vous panafricain, aux enjeux du continent en matière d’adaptation, d’urbanisation et de coopération décentralisée.
Agadir est appelée à capitaliser sur les acquis du précédent rendez-vous planétaire sur le climat à Marrakech, un sommet de l'action avec une forte dimension africaine. 
Durant les trois jours, les participants qui afflueront des quatre coins du monde auront à coeur de contribuer, à leur tour, à remettre l’enjeu climatique au coeur de l'agenda international sur les réponses à apporter aux besoins des populations, en particulier les plus vulnérables. 
Force est de noter que la succession coup sur coup aujourd'hui de cyclones et de typhons, aussi puissants que destructeurs, à l'image de José, Harvey et Irma, sonne comme un douloureux rappel de l'extrême urgence d'agir face au changement climatique.

Par Omar ACHY (MAP)

12/9/2017
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Forum économique Maroc-Gabon 2017

Le Forum économique Maroc-Gabon au titre de l'année 2017 se tiendra les 14 et 15 septembre à Rabat, avec pour objectif majeur de participer à la consolidation des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.
Destiné à promouvoir les investissements directs et à dynamiser les échanges entre le Maroc et le Gabon, ce forum permettra aux investisseurs marocains de découvrir les opportunités d'investissement offertes par le Gabon et aux agences, parties prenantes de la nouvelle stratégie de développement du Gabon, de venir expliciter à divers opérateurs et acteurs marocains, leur fonctionnement, ainsi que leurs attentes, indique un communiqué de l'ambassade du Gabon à Rabat. "Ce nouveau forum va permettre de présenter au patronat marocain les nombreuses opportunités d’investissements présentes au Gabon dans les secteurs de l’énergie, de l’économie verte, de l’agriculture, de la pêche, du tourisme ou encore des nouvelles technologies de l’information, ainsi que les réformes engagées afin de promouvoir l’émergence de l’économie gabonaise", a affirmé l’ambassadeur du Gabon au Maroc, Abdu Razzaq Guy Kambogo, cité par le communiqué.
"Nous souhaitons que le Maroc soit notre partenaire privilégié dans le domaine des affaires et que les relations maroco-gabonaises deviennent un modèle de coopération Sud-Sud", a-t-il ajouté.
Pays d'Afrique centrale, le Gabon, en pleine mutation et qui souhaite investir 21 milliards USD sur les prochaines années afin de renforcer les infrastructures et soutenir les pôles de croissance hors pétrole, vient d’instituer un Haut conseil pour l’investissement, réunissant les pouvoirs publics et les acteurs du secteur privé, indique le communiqué, soulignant le cadre de concertation entre l'Etat et les investisseurs en vue de relancer l'économie nationale et favoriser la création d'emplois.
Au menu de ce Forum figure deux panels, notamment "Les potentiels du Maroc et du Gabon, et les opportunités d’investissement."et "Le rôle des Agences, Fonds Souverains, et Caisses de Dépôts dans le développement des économies et la dynamisation des échanges", précise le document, ajoutant que des rencontres B2B sont également programmées.
Suite au succès enregistré par le Forum Maroc-Gabon des Affaires en Avril 2014 et par le Forum Maroc-Gabon des Affaires de l’Emploi en Mai 2015, cet événement, qui se déroulera dans les locaux de l’Ambassade du Gabon à Rabat, est organisé en collaboration avec les ministères gabonais des Affaires Etrangères, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale, chargé des gabonais de l’étranger, et de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie ainsi que les ministères marocains de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Numérique des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

12/9/2017
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