Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Nationale
 Sahara
Eviter les erreurs de Christopher Ross

Jamal HAJJAM

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a adressé des messages indirects au nouvel envoyé personnel du SG des Nations Unies, Horst Köhler, au sujet de la partie qui assume la responsabilité première dans le conflit du Sahara.
M. Bourita, qui s’exprimait jeudi devant la commission des Affaires étrangères à la Chambre des Représentants à l’occasion de la présentation du budget sectoriel de son département, a en effet averti M. Köhler, assez subtilement, à ne pas tomber dans les mêmes erreurs commises par son prédécesseur Christopher Ross. Une façon de dire à l’envoyé personnel du SG de l’ONU de ne pas se tromper d’interlocuteur dans la recherche d’une solution viable à ce conflit artificiel qui s’est enlisé en raison des prestidigitations algériennes. Le ministre des Affaires étrangères a clairement souligné que si l’Algérie ne venait pas à assumer sa pleine responsabilité dans le conflit, il n’y aura aucune voie de règlement.
Cet avertissement est particulièrement révélateur et de la fermeté du Maroc et de son souci de voir l’instance onusienne désigner enfin les vraies parties au conflit pour cesser de tourner en rond et pouvoir avancer réellement.
Il ne faut pas perdre de vue qu’en refusant d’admettre que l’Algérie est partie directe au conflit, Christopher Ross avait largement joué le jeu d’Alger, fait perdre du temps et de l’argent à l’ONU et contribué à la complication de la situation, allant jusqu’à faire exposer l’ensemble de la région à l’instabilité. Pourtant, via sa courageuse et néanmoins sérieuse et crédible proposition de large autonomie, le Maroc avait bien ouvert la voie devant un règlement politique effectif et définitif du conflit, conformément aux recommandations du Conseil de Sécurité.
Le droit et la morale voudraient, en effet, que l’Algérie assume ses responsabilités au regard de son implication directe dans la naissance du conflit et dans l’entretien de la tension. Si le Maroc a accepté le dialogue, ce n’est pas pour négocier la marocanité du Sahara, mais pour asseoir une solution politique à un conflit régional dans lequel la responsabilité de l’Algérie est pleinement engagée. Partant de là, par sa démarche et par l’action de sa diplomatie, le Maroc ne fait que contrer l’activisme hostile à son intégrité territoriale par une Algérie qui se sert du Polisario comme cheval de Troie, ni plus ni moins.

Jamal HAJJAM

13/11/2017
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 Infrastructures
Le Maroc, un leader africain

Mohamed RAKIB

En matière de qualité de ses projets infrastructurels, le Royaume demeure le leader en Afrique. Sa stratégie menée depuis plus de quinze ans a donné ses fruits dans le domaine des infrastructures. Le Maroc est en effet considéré comme l’une des réelles success stories sur le plan continental.
C’est d’ailleurs le fruit d’une vision très planifiée. Avec des projets de plusieurs milliards de dollars, le Maroc a pu bâtir l’un des réseaux d’infrastructures les plus efficaces ces dernières années. Les efforts ont été concluants grâce au choix fait par le Maroc en lançant des projets selon les standards internationaux. Dans ce contexte, le Maroc a été classé premier en Afrique en termes de qualité des infrastructures, selon Global Competitiveness Index – WEF 2016-2017.
Dans ce contexte, l’on peut citer le port Tanger-Méditerranée, un véritable bijou de l’infrastructure maritime du pays, qui est entré en service en 2007 avec une capacité globale de 9 millions de conteneurs et une plate-forme industrielle de 5.000 hectares. Le projet était venu, en effet, compléter un réseau portuaire déjà dense composé de 38 ports, dont 13 consacrés au commerce extérieur. En outre, l’Agence nationale des ports (ANP) a programmé une enveloppe
de 6 milliards de dirhams sur la période 2015-2019. Néanmoins, ces efforts s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie portuaire globale à l’horizon 2030 avec un investissement total de l’ordre de 60 milliards de dirhams, avec comme stratégie la construction de nouveaux ports et la réalisation d’extensions ou l’intégration des ports dans leurs environnements urbains et géographique.
En plus de ces infrastructures portuaires, le réseau autoroutier n’est pas en reste. Il s’est même développé à une vitesse exponentielle permettant de relier les principales villes marocaines de plus d’un demi-million d’habitants. Si l’autoroute marocaine se limitait à un seul et unique tronçon dans les années 90 reliant la capitale administrative, Rabat, à la capitale économique, Casablanca, l’autoroute s’étend désormais sur plus de 1.800 km et devrait atteindre 3.000 km à l’horizon 2030.
Concernant l’infrastructure aéroportuaire, la politique de l’Open Sky adoptée au début des années 2000 a permis au Royaume de doper ce secteur vital, faisant du pays la première plate-forme aéroportuaire de la région. Aujourd’hui, le Maroc dispose de 18 aéroports, dont 16 internationaux. Ceux-ci relient les principales villes du Royaume à une multitude de destinations, capitales et plates-formes d’affaires étrangères grâce à de nombreuses compagnies internationales. En plus de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, fleuron de l’infrastructure aéroportuaire nationale, d’autres villes du Royaume ont été dotées ces dernières années d’aéroports construits selon les dernières normes internationales, à l’image de l’aéroport Menara à Marrakech qui a été classé comme «le plus beau» au monde, grâce à son nouveau terminal mis en service fin 2016. Ce dernier est mieux classé que les aéroports de plusieurs grandes villes de par le monde, en l’occurrence Chicago, Singapour, Hong Kong, Denver, Madrid …
A ne pas oublier, également, le réseau ferroviaire. Ce dernier a connu un grand intérêt de la part des responsables depuis les dernières décennies. Le Maroc a ainsi sorti les gros moyens pour la restructuration et la modernisation du secteur et l’élargissement du réseau dont une bonne partie est aujourd’hui dotée d’une double voie, sans parler de la propulsion électrique. En effet, le projet de la Ligne à grande vitesse (LGV) reste le principal fait marquant ces dernières années dans le secteur puisque le Maroc est l’un des rares pays au monde et le premier sur le continent à se doter d’une Ligne à grande vitesse.
Pour leur part, les infrastructures de télécommunications ont connu un très grand saut à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif grâce au boom du secteur dans les années 2000. Elaboré, pensé et conçu selon les dernières normes internationales, le secteur des télécommunications au Maroc réalise annuellement une activité intense conjuguée à une croissance soutenue. Et pour preuve, les chiffres sont édifiants. Avec un parc estimé à 27 millions d’abonnés sur la période 2007-2011, celui-ci est passé à un total de plus de 42 millions d’abonnés sur la période 2012-2016.
Mohamed RAKIB

13/11/2017
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 Marché touristique britannique
Bonne évolution de l’offre aérienne à destination du Maroc avec 82 vols par semaine

Mohamed RIAL

L’élément déterminant à signaler au sujet du marché britannique à destination du Maroc est l’offre aérienne qui a bien évolué. Elle est actuellement de 82 vols par semaine, en moyenne, contre 55 en 2012. Un élément déterminant à signaler aussi est l’émergence de nouvelles routes avec de nouvelles villes connectées entre les deux pays (Liverpool, Birmingham, Manchester…).
En termes de nuitées, le Royaume Uni arrive en seconde position avec 1,76 million de nuitées derrière la France (3,62) et devant l’Allemagne (1,27).
Une progression de 6% est enregistrée à fin août 2017 par rapport à la même période en 2016. A remarquer que le Online domine même chez les grands TO (TUI UK Ltd ; Thomas Cook Ltd ; Expédia, Inc ; On The Beach Ltd ; British Airways Holidays…).
Une publication récente de l’ABTA (Association of British Travel Agents) sur les tendances de consommation des vacanciers des britanniques, spécifie, principalement que le principal critère des voyageurs britanniques pour les destinations étrangères est devenu l’aspect sécuritaires, devant le prix, le soleil, qui étaient jusque-là les principaux critères de décision. 75% des britanniques considèrent l’aspect sécuritaire comme l’élément déterminant dans l’acte d’achat de voyage et 85% le considère comme très important.
Il est à savoir que 70,8 millions de visites à l’étrangers sont effectués par les Britanniques. Le Maroc est classé comme première destination africaine en 2016, arrive en 20 ème position des destinations préférées des Britanniques ; devant l’Afrique du Sud (33), l’Egypte (44) et la Tunisie (48). A souligner que les destinations qui ont le plus profité de la situation d’incertitude géopolitique, sont principalement des les destinations européennes dont l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce, la Pologne…
Marrakech et Agadir restent les destinations favorites avec des séjours à hauteur de 58,7% pour Marrakech et 31,8% pour Agadir. Les principales activités recherchées par les britanniques sont le Culturel, le Balnéaire, Golf, trekking et cyclisme. La dépense moyenne par jour et par personne est de 1750 DH. Trois milliards de DH est le total des dépenses des britanniques au Maroc.
La 38 édition du WTM de Londres, Deuxième salon mondial après l’ITB de Berlin, a enregistré 51.000 visiteurs ; 5 000 exposants ; 3 000 journalistes de 94 pays. Le WTM est un salon professionnel du tourisme qui regroupe des Offices de Tourisme, transports aériens, Tour Opérateurs, croisiéristes, hôteliers, voyagistes etc… Le Maroc a été représenté par une bonne participation des professionnels, qui ont enregistré de bons contacts et des résultats encourageants pour le développement du marché britannique à destination du Maroc.
On aura vu, lors du premier jour du salon, le ministre du tourisme, de l’aérien et de l’artisanat avec la secrétaire d’Etat au tourisme, accompagnés du DG de l’ONMT, faisant le tour des stands et discutant avec des professionnels. Un schéma qu’on n’a pas souvent vu lors des années précédentes vu l’animosité flagrante entre l’ex ministre du tourisme et le DG de l’ONMT. Animosité affichée au vu et au su de tout le monde ; ce qui faisait dire à tous les professionnels, et à juste titre d’ailleurs, que jamais notre tourisme ne se développera comme il devait l’être en comparaison avec nos principaux concurrents, tant que les deux responsables du secteur ne sont ni sur la même longueur d’ondes, ni affichent une synergie et un travail constructif commun.
Espérons que cette situation anachronique sera bien dépassée avec les nouveaux responsables nationaux au ministère de tutelle et par le DG de l’ONMT, qui a démontré son efficacité pour trainer le plus de vols sur le Maroc, sauf que cela doit se faire en bonne coordination avec les professionnels de terrain qui savent très bien à la fois le besoin qui leur manque en matière de l’aérien et les routes dont ils ont besoin pour développer le des principales destinations touristiques.

Mohamed RIAL

13/11/2017
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 25ème réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique à Marrakech
La pêche du thon rouge et de l’espadon au menu

A. CHANNAJE

Le rideau s’ouvre demain, 14 novembre à Marrakech, sur les travaux de la 25ème réunion ordinaire de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).
L’ouverture de ces travaux, qui prendront fin le 22 novembre, sera assurée par Martin Tsamenyi, Président de la CICTA.
Au programme de cette réunion, dont l’ouverture sera assurée par Martin Tsamenyi, Président de la CICTA, figure la présentation du rapport sur la mise en œuvre du plan de gestion du thon rouge de l’atlantique Est et de la Méditerranée, soumis au CICTA par plusieurs pays dont le Maroc.
Dans ce rapport, il y est souligné que les parties contractantes et Parties, Entités ou Entités de pêche non contractantes coopérantes dont les navires pêchent activement du thon rouge dans l’Atlantique Est et en Méditerranée devront mettre en œuvre un programme de rétablissement de 15 ans pour le thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée, commençant en 2007 et se poursuivant jusqu’en 2022 compris…
Il en ressort aussi que le total des prises admissibles (TAC) sera fixé comme suit : 16.142 t au titre de 2015, 19.296 t au titre de 2016 et 23.155 t au titre de 2017.
A la lumière de ces chiffres, hausse des captures de tonnes de thon rouge est permises durant ces trois années. Idem pour le Maroc, puisque le TAC fixé augmentera de 1.500,01 t en 2015, à 1.792,98 t en 2016, puis à 2.152,71 t en 2017.
La sonnette d’alarme de WWF
Une telle évolution de capture de cette espèce ne plait pas, cependant, le Fonds mondial pour la nature (WWF). Celui-ci vient en effet d’avertir que la hausse des quotas de pêche de thons rouges en Méditerranée et dans l’Est de l’Atlantique qui « pourrait ruiner le résultat de dix ans de combat ». L’Organisation appelle donc l’UE et les autres pays membres de la CICTA à revoir la décision d’augmenter les quotas. "Une augmentation brutale des quotas pourrait entraver le processus de reconstitution de la population de thons", s’alarme le WWE. Et d’ajouter que la CICTA compte augmenter les quotas jusqu’à 36.000 tonnes d’ici 2020, "soit plus du double du quota de 2015, alors que le stock n’a pas encore été reconstitué". « …il faudra établir le quota à 28.000 tonnes de prises d’ici 2020 afin que la population de thons rouges puisse continuer à croître », recommande le WWF.
Cette 25ème réunion ordinaire de la CICTA traitera également les rapports sur la mise en œuvre de la fermeture de la pêche d’espadon de la Méditerranée. On souligne à cet égard que le Maroc a mis en place les dispositifs appropriés pour l’application pertinente des dispositions de la recommandation 13‐04 adoptée par la Commission en novembre 2013 stipulant que « L'espadon de la Méditerranée ne devra pas être capturé (en tant qu’espèce cible ou en tant que prise accessoire), retenu à bord, transbordé ou débarqué durant la période comprise entre le 1er octobre et le 30 novembre et pendant une période supplémentaire d’une durée d’un mois entre le 15 février et le 31 mars ».
Cela étant, poursuit la même source, cette application est renforcée par des instruments législatifs. Il s’agit, entre autres, de « la fermeture de la pêche de l’espadon de la Méditerranée est réglementée par transposition des périodes de fermeture instaurées par l’ICCAT dans la réglementation nationale par promulgation d’un Arrêté Ministériel N°1176‐13 du 8 avril 2013 publié au Bulletin Officiel N°6144 du 18 avril2013 »
A. CHANNAJE

13/11/2017
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 Saison culturelle France-Maroc 2017
4ème édition de la Nuit des Philosophes 

Hafid FASSI FIHRI

Après le succès des premières éditions qui ont rassemblé un public de plus de 9.000 personnes, la Nuit des Philosophes, un événement organisé dans le cadre de la saison culturelle France-Maroc 2017 de l’nstitut français du Maroc, est revenue pour une quatrième édition. 30 grands penseurs, philosophes et artistes français et marocains étaient invités à échanger avec le public le vendredi 10 novembre à la Bibliothèque Nationale de Rabat de 18h30 à 00h30 et le samedi 11 novembre à l’Institut français de Casablanca à partir de 20h30.
Le commissariat de ces Nuits à été assuré cette année par Jean-Claude Monod, philosophe, cinéaste et directeur de recherche au CNRS, et Driss Ksikès,  écrivain et dramaturge.
Les intervenants venus de France et du Maroc ont animé des leçons et des débats en français et en arabe autour de trois grands thèmes : « En a-t-on fini avec la vérité   », « Penser l’image » et « Peuple(s) ». Houria Abdelouahed, Faouzi Bensaïdi, Omar Berrada, Marc de Launay, Moulim El Aroussi, Ymane Fakhir, Michaël


Foessel, Patricia Lavelle, Nabil Mouline, Noureddine Sail, Meryem Sebti et bien d’autres ont  été au rendez-vous !
Conférences, forums de discussions et lectures de textes philosophiques ont rythmé ces deux soirées. Pour la première fois, afin de créer des ponts entre l’art et le débat d’idées, des conversations entre artistes et philosophes ont  été proposées sur des sujets tels que « Image, exclusion et discriminations » ou « Utopie et image de la pensée ».
À Rabat, la Nuit des Philosophes a été inaugurée par Jean-Claude Monod par une conférence intitulée « Le livre et les livres ». À Casablanca, Vincent Delecroix a ouvert le débat.
Enfin, suite à l’engouement des lycéens pour les Labos Grains de philo lors des trois précédentes éditions, des rencontres privilégiées entre les philosophes et des groupes de classes terminales ont illuminé une fois encore le cours de cet événement.

Hymne à la vérité
Jean-Marc Berthon, directeur général de l’institut français du Maroc et Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle à l’Ambassade de France au Maroc explique : « Faut-il exalter le peuple ou s’en méfier  
En a-t-on fini avec la Vérité !
La profusion des images nous empêche-t-elle de penser  
Sur ces questions, et bien d’autres,  sur lesquelles une brûlante actualité nous presse de réfléchir,  les 4ème Nuits des Philosophes engagent le débat. Ces nuits philosophiques,  auxquelles une jeunesse avide de sens a pris l’habitude de se donner rendez-vous, sont des moments uniques pour écouter, voir, réfléchir. Pour rêver notre monde commun ».
Quant à Jean-Claude Monod, Commissaire de ces Nuits, il estime que : « Le philosophe allemand Edmund Husserl estimait que faire de la philosophie impliquait, pour commencer, de voir de nouveau le monde avec le regard d’un enfant, en s’étonnant de ce que nous avons pris l’habitude de ne plus tenir pour étonnant. Étonnons-nous alors, au moins le temps d’une nuit blanche.!
Étonnons-nous de ce formidable instrument qu’est le langage, qui permet à des individus très différents de s’entendre, sinon de se comprendre, mais aussi de témoigner de leurs désaccords. Étonnons-nous du pouvoir qu’ont pris sur nous les images qui défilent sur les écrans et qui viennent nous enthousiasmer, nous hanter, nous révolter. Étonnons-nous que le fait d’appartenir à des groupes distincts par leur culture, leur croyance et leur Histoire, soit à la fois ce qui fait toute la saveur de l’humanité et ce qui cause parfois ses plus grandes tensions. 
Vérité,  Image, Peuples, sont les fils rouges de cette Nuit où philosophes du Maroc et de France, artistes et public échangeront leurs points de vues,  leurs idées, leurs arguments et leurs utopies. S’étonneront-ils de ne pas partager toujours les mêmes étonnements
Le matin qui se lèvera sur la mer apportera peut-être quelques réponses,  sûrement de nouvelles questions d’avenir et combien d’aurores n’ont pas encore lui!

Et Dieu créa les Peuples
« Le peuple est une idée politique à la fois nécessaire et impossible. Elle est nécessaire parce que les revendications légitimes d’égalité et de liberté ont besoin, pour aboutir, de s’appuyer sur l’idée que les citoyens, ensemble, forment une entité politique qui décide de son sort. Mais elle est impossible parce qu’il est difficile aujourd’hui de se figurer un peuple, tant les individus qui le composent sont nombreux et différents. Dans les Etats modernes,  on n’assemble plus l’ensemble des citoyens et ceux - ci peinent, du coup,  à percevoir leur unité. Et si la nation a autrefois pu servir à définir ce que pouvait être un peuple,  force est de constater que le multiculturalisme des sociétés contemporaines soit aujourd’hui un facteur de confusion. Faut-il alors se résoudre à penser la démocratie, quelle que soit la forme qu’on lui donne (république,  monarchie parlementaire,  régime constitutionnel) sans faire appel à la notion de «peuple»
Faut-il redéfinir ce qu’on entend par là,  considérant que pour que la politique soit juste, il faut qu’elle émane de citoyens convaincus d’appartenir à un collectif qui doit tenir compte de tous ses membres La question est ouverte,  et nul doute qu’elle constitue l’une de celles que la pensée politique contemporaine ne peut éviter », explique Florent Guénard, Agrégé et docteur en philosophie, spécialiste de philosophie politique et morale et maître de conférences à l’université de Nantes.
 Quant à Omar Berrada, écrivain et commissaire d’expositions, il pense que : « La vie sociale requiert que le peuple soit représenté,  c’est à dire qu’il se dédouble. S’en chargent les politiques, des représentants à son image, mais aussi les artistes qui représentent son image. Le peuple est ainsi muet : des images parlent pour lui. Mais il arrive que les peuples se défassent de leurs doubles et qu’ils sortent de l’image pour se faire entendre ».
Voilà, la leçon de philosophie est terminée. Du moins pour cette fois. Et comme chacun sait, chaque nuit finit à l’aube!
Hafid FASSI FIHRI

13/11/2017
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 En visite officielle à Doha
SM le Roi s’entretient avec l’Emir du Qatar

Dans le cadre de la visite officielle que SM le Roi Mohammed VI effectue à l’Etat du Qatar, à l’invitation de l’Emir du Qatar, SA Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, le Souverain a eu, dimanche au "Diwan Emiri” à Doha, des entretiens avec SA Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani.
Après la rencontre élargie à plusieurs hauts responsables des deux pays, SM le Roi et SA Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani ont eu un entretien en tête-a-tête.
Les entretiens entre SM le Roi et l’Emir du Qatar ont porté sur l’excellence des relations entre les deux pays frères et la ferme volonté des deux Chefs d’Etat de consolider davantage la coopération dans différents domaines. Les deux Chefs d’Etat ont également échangé sur des sujets d’intérêt commun d’ordre régional et international.
Ces entretiens se sont déroulés en présence, du côté qatari, notamment, du Vice-Emir du Qatar, SA Cheikh Abdellah Ben Hamad Al-Thani et du ministre des Affaires Étrangères Cheikh Mohamed Ben Abderrahman Al-Thani.
Etaient présents du côté marocain, le Conseiller de SM le Roi, M. Fouad Ali El Himma, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita et le Directeur Général des études et de la documentation, M. Mohamed Yassine Mansouri.

L'Emir du Qatar offre une cérémonie d'accueil officielle en l'honneur
du Souverain
L'Emir de l'Etat de Qatar, Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani a offert, dimanche au "Diwan Emiri" à Doha, une cérémonie d'accueil officielle en l'honneur de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui effectue une visite officielle dans ce pays, accompagné de SA le Prince Moulay Ismail.
A leur arrivée au "Diwan Emiri", le Souverain et SA Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, ont gagné la tribune d'honneur pour saluer les couleurs nationales au son des hymnes nationaux des deux pays, avant de passer en revue un détachement de la Garde d'honneur.
Par la suite, Sa Majesté le Roi a été salué par plusieurs personnalités du Qatar notamment le Vice-émir du Qatar, SA Cheikh Abdellah Ben Hamad Al Thani, le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le président du Comité Olympique qatari, Cheikh Jouaan Ben Hamad Al Thani, le Chef du cabinet princier, Cheikh Khalid Ben Khalifa Al Thani, et l'ambassadeur du Qatar à Rabat, M. Abdullah Ben Falah Ben Abdullah Al Dawssari.
De son côté, SA Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani a été salué par la délégation officielle accompagnant SM le Roi lors de cette visite et composée notamment des Conseillers du Souverain, MM. Fouad Ali El Himma, Yassir Znagui et Abdellatif Menouni, et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, M. Nasser Bourita.
SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SA le Prince Moulay Ismail, est arrivé dimanche en début de soirée à Doha, pour une visite officielle à l'Etat du Qatar.
A cette occasion, les membres de la communauté marocaine établie au Qatar ont réservé un accueil des plus chaleureux à Sa Majesté le Roi, exprimant avec ferveur leur joie et leur bonheur pour cette visite bénie.
Ainsi, de nombreux Marocains se sont massés tout au long de l'itinéraire emprunté par le cortège des deux Chefs d’Etat pour saluer le Souverain et lui souhaiter longue vie.

13/11/2017
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SM le Roi félicite les membres de la sélection marocaine de football

SM le Roi Mohammed VI a adressé, samedi, un message de félicitations aux membres de la Sélection nationale marocaine de football suite à la qualification au Mondial 2018.
Dans ce message, le Souverain affirme avoir suivi avec joie et fierté la qualification de la sélection nationale marocaine de football à la phase finale de la Coupe du Monde 2018 qu'abritera la Fédération de Russie, enregistrant ainsi une nouvelle page dans le registre des gloires du football national. Suite à cet exploit sportif extraordinaire qui a empli de joie l'ensemble des Marocains, le Souverain exprime Ses félicitations les plus chaleureuses et Sa considération à toutes les composantes de la sélection nationale, joueurs, entraîneur, staff technique et médical, dirigeants et cadres de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), pour les efforts qu'ils ont déployés tout au long des éliminatoires qualificatives.
Sa Majesté le Roi a tenu à saluer tout particulièrement la prestation distinguée, l'esprit sportif et la haute compétitivité des joueurs nationaux qui ont fait montre d’un patriotisme sincère, en gratifiant le public sportif et en éveillant chez-lui l’espoir de revivre des exploits semblables à ceux réalisés par les précédentes générations qui ont contribué à promouvoir une présence distinguée du football africain en phase finale de la Coupe du monde.
Tout en réitérant Ses félicitations pour cet exploit, SM le Roi a souhaité à la sélection nationale davantage de succès et de rayonnement lors des différents évènements continentaux et internationaux.

12/11/2017
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Les félicitations du Parti de l’Istiqlal

Le Parti de l’Istiqlal a félicité l’équipe nationale de football à l’issue de sa victoire, samedi dernier à Abidjan, contre son homologue ivoirienne et sa qualification pour les phases finales de la coupe du monde prévue l’été prochain en Russie.
Le Parti de l’Istiqlal qui considère cette victoire et la qualification qui s’ensuit comme une grande réalisation, a tenu également à féliciter le staff technique des « Lions de l’Atlas » et le public marocain dont il a salué la grande sportivité, ainsi que l’ensemble des supporteurs du « onze » marocain, à l’intérieur comme à l’étranger, estimant que cette consécration est un motif de fierté  pour l’ensemble des Marocains et des peuples africains et arabes dont il se fera un honneur d’être l’un des représentants aux côtés de l’Egypte, la Tunisie et l’Arabie saoudite.

12/11/2017
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 Le Souverain en visite de travail et d’amitié à Abou Dhabi
Rencontre avec SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, Prince Héritier d’Abou Dhabi

Dans le cadre de la visite de travail et d’amitié que SM le Roi Mohammed VI effectue aux Emirats Arabes Unis à l’invitation de SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, Prince Héritier d’Abou Dhabi, Commandant suprême adjoint des Forces armées de l’Etat des Emirats Arabes Unis, le Souverain a reçu, samedi en sa résidence à Abou Dhabi, SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane.
Après la rencontre élargie à plusieurs hauts responsables des deux pays, SM le Roi et SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane ont eu un entretien en tête-à-tête.
Lors de ces entretiens, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane ont échangé sur les excellentes relations bilatérales et le Partenariat stratégique fort et multidimensionnel qui lie les deux pays, ainsi que sur les liens denses et pérennes de fraternité entre les deux peuples frères.
Dans ce cadre, il a été convenu de redynamiser et donner un nouvel élan à la commission bilatérale mixte.
Les entretiens entre Sa Majesté le Roi et SA Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane ont également porté sur plusieurs questions d’ordre régional et international.
Ces entretiens se sont déroulés en présence, du côté émirati, de SA Cheikh Hamdan Bin Zayed Al Nahyan, représentant du gouverneur dans la région d’Al Dhafra, de SA Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, Vice-président du Conseil des ministres, ministre des Affaires présidentielles, du Dr. Anwar Mohammed Gargash, Ministre d’État aux Affaires étrangères, de Ali Al Haoussani, Conseiller au Cabinet du Prince Héritier d’Abou Dhabi, et de Mohamed Mubarak Al Mazrouei, sous-secrétaire du Cabinet du Prince Héritier d’Abou Dhabi.
Etaient présents du côté marocain, les Conseillers de SM le Roi, MM. Fouad Ali El Himma, Yasser Znagui et Abdellatif Menouni, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita.

12/11/2017
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 Organisation des Etats de la Caraïbe orientale
Soutien réaffirmé à l’intégrité territoriale du Royaume

Le Premier ministre de Sainte-Lucie, président du Secrétariat de l'Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECS), M. Allen Michael Chastanet, a réaffirmé, samedi à Rabat, le soutien de l'OECS à l'intégrité territoriale du Maroc.
"L'Organisation des Etats de la Caraïbe orientale va faire tout son possible pour préserver l’intégrité territoriale du Maroc", a souligné M. Chastanet dans une déclaration à la presse à l’issue d'entretiens avec le Chef du gouvernement M. Saâd Eddine El Othmani, dans le cadre d’une visite de travail dans le Royaume.
M. Chastanet a, en outre, indiqué que les entretiens qu’il a eus avec M. El Othmani ont été l’occasion d’examiner les moyens à même de renforcer la coopération bilatérale, notamment à travers l’ouverture d’un bureau diplomatique de l’OECS au Maroc et la consolidation des relations avec le Royaume dans le secteur privé.
M. El Othmani a, pour sa part, mis en avant l’importance de la visite de M. Chastanet au Maroc qui a permis de réaffirmer le soutien de Sainte-Lucie à la question de l’intégrité territoriale du Royaume.
Ces entretiens ont été l’occasion de discuter des possibilités de promouvoir les relations entre les deux pays dans divers domaines de coopération, notamment à travers la signature d’accords économiques et commerciaux avec les Etats de la Caraïbe orientale, a dit M. El Othmani.
L’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECS) est une organisation intergouvernementale consacrée à l’harmonisation et l’intégration économique dans les domaines du commerce, du transport, du tourisme durable et de la gestion des catastrophes naturelles, son principal organisme est le Secrétariat, basé à Castries, la capitale de Sainte-Lucie.

12/11/2017
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 La Cour des comptes pointe du doigt les insuffisances de la Caisse Marocaine de Retraites
Fragilité du régime sur le long terme

A. CHANNAJE

La Cour des comptes vient de publier son rapport d'évaluation sur la Caisse Marocaine de Retraites (CMR), qui porte essentiellement sur le régime des pensions civiles.
Il en ressort ainsi que ce régime se caractérise par plusieurs faiblesses. D’abord, la fragilité financière. « Depuis de nombreuses années, au regard des diagnostics réalisés aussi bien par la CMR que par différentes autres parties concernées, le régime connait une situation financière fragile, qui s’est concrétisée en 2014 par un déficit technique de 936 M DH. En 2015, le déficit a atteint 2,68 MM DH, et à fin 2016, il a été de 4,76 MM DH », explique la Cour des Comptes.
Parallèlement, l’effectif des affiliés au régime a baissé entre 2014 et 2016, de 672.036 à 649.023, soit une baisse de 1,73% par an.
Le régime de pension civile se caractérise également par sa générosité. « Avant la réforme de 2016, l’architecture du régime des pensions civiles en faisait un système généreux. Pour toute année de cotisation, il offrait une annuité de 2,5% du dernier salaire servi. Les études actuarielles menées par la commission technique de réforme des retraites ont montré que pour chaque dirham de cotisation reçu, le régime promet des droits de 1,91 DH. En 2016, suite à la réforme décidée par le Gouvernement, ce taux d’annuité a été ramené à 2%. Par ailleurs, il importe de rappeler que depuis l’élargissement de l’assiette de liquidation des pensions à la totalité de la rémunération, décidée à compter de 1989, ce taux de remplacement devient élevé. Conjugué à l’important abattement fiscal dont bénéficient les pensions de retraite, le taux de remplacement peut dépasser le dernier salaire perçu », souligne-t-on.
La Liquidation des pensions sur la base du dernier salaire caractérise aussi le régime de pension civile. « Or, dans le cas du régime des pensions civiles de la CMR avant la réforme de 2016, la pension est liquidée sur la base du dernier salaire d’activité. Cette situation est à l’origine d’une disproportionnalité entre les cotisations payées et les pensions servies ».
A souligner dans ce sens qu’avant la réforme de 2016, le régime des pensions civiles (RPC) accordait à ses affiliés des droits à pensions calculés sur la base de 2,5% du montant du dernier salaire pour toute année de cotisation.
Selon la Cour des Comptes, ce phénomène, conjugué aux autres facteurs, aggrave le déséquilibre du régime, surtout avec la tendance à la quasi- généralisation des promotions et avancements de grade dans l’administration, à l’approche de l’âge de la retraite. Cette tendance, poursuit la même source, devrait se poursuivre avec les changements que connaît le personnel de la fonction publique comprenant plus de cadres terminant leur carrière dans les échelles de rémunération les plus élevées. En 1990, les cadres représentaient 12% de la population des retraités. Ce taux est passé à 38% en 2005, à 42% en 2010 et à 50% en 2015.
La réforme de 2016 prévoit que la liquidation devrait se faire désormais sur la base du salaire moyen des huit dernières années. Son application sera étalée dans le temps, affirme-t-on.

Dégradation continue du rapport démographique
Ce qui inquiète également : le rapport démographique est en dégradation continue. Et ce, pour plusieurs raisons. La première est que l’Administration s’oriente de plus en plus vers une stabilisation de ses recrutements. « Actuellement, la population des cadres dans l’administration publique représente 58% du total des effectifs », explique la Cour des Comptes.
Parallèlement à cette situation, le nombre de retraités augmente plus vite que celui des affiliés. Ainsi, le rapport démographique est passé de 12 actifs pour un retraité en 1986, à 6 en 2000 et à 2,23 en 2016. Il devrait atteindre 1,74 en 2024.
Le RPC a significativement avancé vers le stade de maturité avec un nombre de retraités qui a atteint plus de 335.000. Ce nombre a été multiplié par plus de 2,5 fois pendant les 15 dernières années, indique-t-on.
La Cour des compotes tient à noter également que l’effectif des affiliés au régime a baissé entre 2014 et 2016 de 672.036 à 649.023, soit une baisse de 1,73%.
D’autres facteurs ont un impact négatif sur l’équilibre du régime des pensions civiles. Il s’agit, selon la Cour des Comptes, des allocations familiales payées par le régime. « Il n’existe pas de fonds de réserve dédié, ni de cotisation spécifique destinée aux allocations familiales. Les montants supportés représentent environ 1,5% du total des pensions servies par le régime ».
Il s’agit aussi du service immédiat des pensions en cas de départ anticipé à la retraite, contrairement au RCAR et au régime de retraite géré par la CNSS…
La Cour des comptes souligne l’importance de la réforme paramétrique décidée par le Gouvernement en 2016. Cette réforme aura un impact positif sur la viabilité du régime et permettra de réduire sa dette. En revanche, la Cour insiste sur le fait qu’au regard de l’ampleur des dysfonctionnements que connait le régime et leur caractère structurel, l’impact de ces réformes ne pourra être que de court terme. Le déséquilibre du régime persistera tant qu’il n’aura pas connu un processus de réforme en profondeur, relève-t-on dudit rapport.
Autre élément soulevé par la Cour des comptes est que le montant retenu et effectivement versé au régime des pensions civiles au titre des arriérés de contribution de l’Etat pour la période 1957 à 1996 a été arrêté à 6,065 MM DH.
Par ailleurs, pour éviter un impact négatif de l’opération de départ volontaire des fonctionnaires de l’Etat sur le régime des pensions civiles, l’Etat a versé à la CMR un montant total de 8 MM DH sous forme de bons du Trésor, étalés sur une période de quatre années (2006-2009) dont 500 M DH correspondant à l’actualisation liée à l’intégration des intérêts financiers découlant de l’échelonnement du versement.

Augmentation de l’âge de la retraite à 63 ans, une avancée notable
La Cour des comptes fait observer, d’autre part, que l’augmentation de l’âge de la retraite constitue une avancée notable pour répondre au déséquilibre démographique que connait le régime des pensions civiles. La généralisation de cette augmentation à la population affiliée au régime a été décidée selon un rythme de six mois par année. Cependant, sur le long terme, cette augmentation ne pourra pas résoudre les déséquilibres profonds du régime en raison des changements profonds que connaissent ses caractéristiques démographiques. Cela concerne aussi bien l’amélioration continue de l’espérance de vie de sa population à l’âge de la retraite, que le moteur démographique qui se détériore en raison de la relative stagnation du nombre d’affiliés et l’explosion du nombre de retraités.
Le départ en retraite anticipée est aussi pointé du doigt par la Cour des comptes. Selon cette dernière, cette opération de départ anticipé, le fait qu’il est accordé à la demande du fonctionnaire dès lors qu’il a justifié l’exercice de 30 années effectives de service, a un impact direct sur le RPC dans la mesure où l’augmentation des départs à la retraite a un effet négatif sur la trésorerie du régime et peut réduire considérablement l’impact de la réforme paramétrique adoptée.
En effet, poursuit la même source, une augmentation remarquable des départs anticipés à la retraite a été constatée à l’issue de l’introduction des projets de lois de réforme de la retraite par le Gouvernement.
En 2015, les départs anticipés ont atteint 7.521 (dont 85% concernent le personnel enseignant du ministère de l’éducation nationale) contre 1.586 en 2014. En 2016, ils devraient atteindre 8.617, sachant que la moyenne des départs sur l’ensemble de la période 2006-2014 a été de 1.250.
« Ainsi, le départ anticipé de 50% des affiliés justifiant 30 années d’activité aura pour impact d’annuler pratiquement les effets de la réforme paramétrique mise en place puisque les réserves du régime devraient s’épuiser à l’horizon 2022 soit le même horizon qu’avant l’adoption de la réforme.

A. CHANNAJE

9/11/2017
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 Le satellite d’observation Mohammed VI en orbite
L’œil du Maroc veille depuis l’espace

Une fusée Vega a décollé mardi soir depuis le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou à 22h42 locales (01H42 GMT, 01h42 à Rabat) en emportant un satellite d'observation de la Terre Mohammed VI - A pour le compte du Royaume du Maroc, a constaté l'AFP.
Il s'agit du dixième tir de l'année, et du onzième avec le lanceur Vega depuis le début de son exploitation au CSG en 2012, avait souligné lundi Arianespace, la société qui commercialise les lancements.
La séparation du satellite d'une masse d'environ 1.110 kg doit intervenir un peu plus de 55 minutes après le décollage.
Le satellite Mohammed VI - A doit servir notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l'aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu'à la surveillance des frontières et du littoral, a aussi indiqué Arianespace.
Le satellite a été réalisé par le consortium Thales Alenia Space et Airbus pour le Royaume du Maroc.
(AFP)

9/11/2017
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 Réunion hebdomadaire du Comité exécutif de l’Istiqlal
L’Istiqlal salue hautement le discours royal à l’occasion du 42ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte
Le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal (PI) a tenu sa réunion hebdomadaire ordinaire, le mardi 7 courant au siège central du parti à Rabat, sous la présidence de M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du parti, en vue d’examiner l’actualité politique nationale, l’activité parlementaire et l’organisation du parti.

Le Comité a ainsi salué hautement, d’emblée, le discours de SM le Roi Mohammed VI qu’Allah le glorifie à l’occasion du 42ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte dans lequel Sa Majesté a réaffirmé la légitimité politique et historique de la marocanité du Sahara, légitimité confortée par l’organisation de la Marche Verte, la libération du territoire marocain et la consolidation de notre intégrité territoriale.
Il a, ensuite, loué les efforts de SM le Roi en vue de poursuivre le processus de renforcement de l’intégrité territoriale dans toutes ses dimensions et de lancer le nouveau modèle de développement afin de développer nos provinces du Sud et de les intégrer dans la dynamique des grands changements que connaît le pays ainsi que de consacrer la dignité des citoyens et d’améliorer leurs conditions sociales et culturelles.
Le Comité exécutif considère que la question de l’intégrité territoriale est sacrée, qu’elle ne saurait faire l’objet de marchandage, qu’il n’y a de solution à ce problème que dans le cadre de la pleine souveraineté du Maroc sur ses terres, que la proposition d’autonomie à l’initiative du Maroc n’est que la traduction de la volonté du peuple marocain de clore à jamais ce conflit artificiel et que c’est le maximum que le Maroc puisse consentir à ce sujet. Le comité a, de même, exprimé à ce propos son rejet absolu de toute tentative de contournement du processus de règlement mené par le Conseil de sécurité de l’ONU et de tout ce qui est de nature à porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et de ses intérêts supérieurs.
Le Comité exécutif réitère son attachement aux constantes de notre pays et son adhésion à la mobilisation nationale collective derrière SM le Roi afin de défendre la position marocaine légitime, de plaider la cause nationale dans les forums internationaux, régionaux et continentaux et de contribuer à faire aboutir le projet sociétal dans nos provinces méridionales de manière à consacrer la dignité des citoyens, et renforcer l’humanisme marocain sous tous ses aspects.
Le comité a, d’autre part, poursuivi l’examen des préparatifs du parti en vue des prochaines législatives partielles et félicité, à l’occasion, M. Omar H’jira pour sa victoire méritée lors des partielles où il a remporté le siège d’Oujda-Angad et passé en revue l’action du groupe istiqlalien aux deux Chambres du parlement.

9/11/2017
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 L’AMCI célèbre l’anniversaire de la Marche Verte
« UBUNTU-l’Afrique en Marche »

Wolondouka Sidibé

Al’instar du peuple marocain, l’Agence marocaine de coopération internationale a célébré, dans la joie et l’allégresse, le 42ème anniversaire de la Marche Verte à la Cité internationale de Rabat avec une approche singulière au regard de la thématique choisie pour marquer cet événement historique. Ainsi donc c’est par l’art et la culture, à travers une belle manifestation « UBUNTU-l’Afrique en Marche », que l’AMCI a commémoré la Marche Verte. Une démarche novatrice car il s’agit de faire de la culture un vecteur de rapprochement entre les peuples.
En effet, comme le soulignera SE Mohamed Methqal, Ambassadeur Directeur Général, dans son allocution, « l'Agence Marocaine de Coopération Internationale a initié une série d'activités culturelles visant à mettre en exergue la vision d'une Coopération Sud-Sud solidaire et agissante prônée par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Que Dieu L'Assiste, pour bâtir un avenir africain prospère. Ces activités contribuent à promouvoir le capital immatériel et le renforcement des liens entre le Royaume du Maroc et Ses pays africains frères. » La présence d’un parterre de diplomate africains, dont à sa tête le doyen des ambassadeurs, SEM Ismaïl Nimaga de la RCA, à cette manifestation bercée de danses traditionnelles en long sur cette réalité.
Il ne pouvait en être autrement quand on sait que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a rappelé lors du 64ième anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple « ... l'engagement du Maroc à défendre les Causes et les intérêts de l'Afrique ne date pas d'aujourd'hui. C'est plutôt une orientation immuable que Nous avons héritée de Nos Ancêtres, et que Nous continuons à conforter avec assurance et fierté. Le choix du Maroc de se tourner vers l'Afrique n'a pas été le fruit d'une décision fortuite. Il n'a pas été non plus dicté par des calculs conjoncturels ou des supputations éphémères. Il est plutôt le gage de notre fidélité à cette histoire commune, et l'expression d'une foi sincère dans la communauté de destin qui nous rassemble... ».
Cette exposition confère toute la lettre de noblesse à la coopération Sud-Sud notamment entre le Maroc et le reste des Etats du continent. Elle est l’œuvre de 5 artistes-plasticiens africains de renom à savoir Mme Kiné AW, Mahmoud Baba Ly, Sandiry Niang, Sérigne Ndiyae et Assane Dione tous du pays de la Terenga. Leurs œuvres ont été produites en totale immersion dans le milieu estudiantin de la Cité Universitaire Internationale de l'AMCI où résident plus de 700 étudiants de 70 nationalités dont 44 pays africains, du18 Octobre au 20 Novembre 2017, le tout sous le commissariat de Mohamadou M'Baye, dit Zulu, Président du Village des Artistes de Dakar. Ces artistes peintres étaient accompagnés durant leur résidence de 2 écrivains-poètes (Amadou Elimane Kane et Thierno Seydou Sali. Lesquels ont alimenté intellectuellement la production artistique par la poésie et la philosophie, et retranscris leur expérience par la rédaction d'un livre mémorial de l'évènement.
Et c’est à juste raison quand l’Ambassadeur Directeur Général de l’AMCI fait remarquer que « cette manifestation artistique est une occasion de rapprochement, à travers la cristallisation des valeurs communes aux peuples africains, dans leurs luttes pour l'indépendance et dont la Marche Verte fut un moment historique dans la libération de notre continent ». Avant d’ajouter : « il nous incombe à tous aujourd'hui la responsabilité de porter ces valeurs pour la postérité du continent Africain et les inscrire dans notre démarche pour affronter les défis de demain et bâtir ensemble une Afrique émergente ». Pour lui, la « Marche en Avant de l'Afrique» qui permettra « une Afrique en Marche », sera assurément plus harmonieuse si elle se fait dans l'union, la solidarité et la conscience que l'épanouissement de chaque citoyen africain est une condition sine qua non à l'épanouissement du continent dans sa globalité, et que réciproquement, l'épanouissement de notre continent dans sa globalité sera une condition sine qua non à l'épanouissement individuel de chaque citoyen africain. Il conclut en ces termes : « C'est cette +Afrique qui fait confiance à l'Afrique+ que Sa Majesté le Roi prône. C'est aussi le sens de UBUNTU qui veut dire « Je suis parce que Nous sommes ».
Les œuvres exposées dans la salle polyvalente de la Cité internationale ont fait l’objet d’admiration de l’assistance qui voyait dans ces tableaux comme un ressourcement dans l’Afrique profonde. Tout y est : la marche vers l’intégration africaine avec Feu SM Hassan à travers le regard de l’Homme Juste et apaisé tourné vers la postérité ; SM le Roi Mohammed VI, symbole de la transmission et de la continuité vers l’unité africaine ; la Marche Verte pour la paix, le cheminement marocain proposant le beau, le juste et l’unité ; UBUNTU-l’Afrique en Marche, si la ronde est humaine : toutes les différences seront en harmonie et en paix ; la Femme marocaine, sous le regard amande, couleur fauve et chatoyante, la silhouette d’une femme éternelle ; enfin l’Unité marocaine, après les flammes ravageuses les mains se rassembles pour effacer les heures de la nuit.
Wolondouka Sidibé

9/11/2017
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 Serait-ce la fin de l’impunité des agressions envers les enseignants 
Arrestation de plusieurs élèves soupçonnés de violences dans leurs établissements scolaires

Plusieurs arrestations d’élèves soupçonnés d’agressions envers des enseignants et responsables d’établissements scolaires laissent penser que ce serait peur être enfin la fin de l’impunité dont semblaient profiter des petits voyous pour semer une ambiance de violence et de peur dans les établissements scolaires.
Coups et blessures à l'arme blanche à l'encontre du directeur d'un établissement scolaire à Sidi Bennour
La brigade de la police judiciaire du district provincial de Sidi Bennour a procédé, mardi, à l'arrestation d’un élève de 20 ans pour son implication présumée dans une affaire de coups et blessures à l’arme blanche à l'encontre du directeur d’un établissement scolaire.
Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) indique que les données préliminaires de l’enquête révèlent que le mis en cause, un élève du lycée "30 Juillet" à Sidi Bennour, a agressé physiquement le directeur de cet établissement scolaire à l’aide d’un objet tranchant (tournevis), après avoir refusé d'obéir aux orientations du cadre pédagogique, lui causant des blessures nécessitant un arrêt temporaire de travail de 20 jours.
L'objet tranchant utilisé dans cette agression a été saisie et le prévenu a été placé en garde à vue pour les besoins de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent en vue de déterminer les tenants et aboutissants de cet incident, selon la même source.
L’élève ayant agressé son enseignant à Ouarzazate placé en détention
Le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Ouarzazate a annoncé, mardi, que le juge des mineurs près le tribunal de Première instance de la ville, a décidé de placer en détention au pavillon des mineurs de la prison locale, l’élève ayant violenté physiquement son enseignant, dans un établissement scolaire à Ouarzazate, pour "atteinte à un fonctionnaire lors de l’exercice de ses fonctions et violence physique à son encontre", et ce dans l'attente de son jugement.
Dans un communiqué, le procureur général du Roi indique que "suite au communiqué du parquet général, publié le 05 novembre 2017, relatif à l'agression sur un enseignant dans un établissement scolaire à Ouarzazate par un élève mineur, ce dernier a été présenté, aujourd'hui, au parquet général près le tribunal de Première instance de Ouarzazate, et déféré devant le juge des mineurs près le même tribunal, qui a ordonné de le placer en détention au pavillon des mineurs à la prison locale de Ouarzazate pour le chef d'inculpation d'atteinte à un fonctionnaire lors de l’exercice de ses fonctions et violence physique à son encontre, et ce dans l'attente de son jugement conformément aux lois en vigueur".
Arrestation d'un étudiant
soupçonné d'agression physique
sur un professeur à Kenitra
Le service préfectoral de la police judiciaire de Kénitra a procédé, mardi matin, à l'arrestation d'un étudiant à l'Institut spécialisé de technologies appliquées (ISTA) pour son implication présumée dans une affaire d'agression physique contre un professeur du même établissement.
Les données préliminaires de l'enquête révèlent que le mis en cause, âgé de 18 ans, a infligé des coups au niveau de la bouche et du front à ce professeur, ce qui lui a causé un traumatisme et des contusions, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué. 
Le prévenu a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, et ce afin de déterminer les tenants et les aboutissants de cet incident. 
Un élève soupçonné de violences sur un enseignant auditionné par la police à Mehdia
Les services de police du district de Mehdia, relevant de la préfecture de police de Kénitra, ont auditionné mardi matin un élève de 15 ans, soupçonné de violences à l'encontre d'un enseignant lors de l’exercice de ses fonctions.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’élève, qui poursuit ses études au lycée qualifiant "Al Kasbah", a violenté son enseignant après avoir été incapable de justifier son absence des cours, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Les services de police ont auditionné la victime et les témoins, alors que le mis en cause sera déféré au parquet dès clôture de l’enquête préliminaire, précise la même source.
Ouverture d'une enquête à l'encontre d'un élève soupçonné d'agression physique sur un enseignant à Rabat
Les éléments de la police judiciaire du 3ème district de Rabat ont ouvert une enquête judiciaire à l'encontre d'un élève au lycée "Ibn Batouta" soupçonné d'agression physique à l'encontre d'un enseignant du même établissement.
Une fois informés de cet incident mardi matin, les services de sûreté ont mené des investigations et des enquêtes qui ont abouti à l'arrestation du mis en cause, âgé de 18 ans, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, ajoutant que les auditions se poursuivent avec la victime et les témoins dans cette affaire. 
Le prévenu sera déféré devant la justice dès clôture de l’enquête préliminaire menée sous la supervision du parquet général près la cour de première instance de Rabat, conclut le communiqué.

9/11/2017
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 Anniversaire de la Marche Verte / Discours royal
« Le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps »

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé lundi soir, un discours à la Nation à l’occasion du 42eme anniversaire de la Glorieuse Marche Verte, dont voici le texte intégral :
"Louange à Dieu,Paix et Salut sur le
Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple, 
Aujourd’hui, nous commémorons avec une immense fierté le quarante-deuxième anniversaire de la Marche Verte. Dans quelques semaines, nous célébrerons le soixantième anniversaire du Discours que Notre Auguste Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu ait son âme, avait prononcé à M’hamid El-Ghizlane. 
Pourquoi Nous a-t-il paru judicieux aujourd’hui d’évoquer en même temps le souvenir de ces deux événements historiques Quel est le lien qui les rattache véritablement  
En fait, chacun de ces deux moments fondateurs symbolise le pacte indéfectible d’unité nationale, scellé entre le Trône et le Peuple, pacte dont la clé de voûte est le Sahara marocain. 
De fait, le discours historique de M’hamid El-Ghizlane est lourd de sens, en ce qu’il marque une étape saillante dans le processus de parachèvement de l’intégrité territoriale de notre pays, et qu’il souligne une seule vérité que nul ne peut contester : la Marocanité du Sahara et l’attachement du peuple marocain à sa terre. En effet,
- Dès que le Maroc a eu son indépendance - Bien avant que la question du Sahara ne soit consignée aux Nations Unies en 1963 ; 
- Alors qu’aucune revendication ne portait sur la libération du Sahara, à l’exception des demandes légitimes formulées alors par le Maroc ;
- Mieux encore, bien avant que l’Algérie ne devienne indépendante ; 
Antérieurement à tous ces faits, s’adressant aux chioukhs et aux représentants des tribus sahraouies venus lui faire allégeance -la Beia-, Notre Grand-Père avait souligné les droits historiques et légitimes du Maroc sur son Sahara.
Il déclara en substance : « Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons notre action pour le retour de notre Sahara, dans le cadre du respect de nos droits historiques et conformément à la volonté de ses habitants… ».
Fin de la parole de Notre Grand-Père, que Dieu le bénisse. 
Replacée dans le contexte de l’époque, cette déclaration est sans ambiguïté, et nul ne peut remettre en cause son bien-fondé. Plus qu’un engagement, elle est l’expression d’une alliance pérenne entre le Trône et le Peuple.
En outre, cette proclamation atteste la permanence de la Marocanité du Sahara, et ce, bien avant la mise en scène artificielle d’un conflit indûment suscité autour de cette vérité historique. Aussi, le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps, et les sacrifices qu’il sera nécessaire de consentir pour qu’il en soit toujours ainsi importent peu.
Par fidélité à ce pacte sacré et se prévalant de cette légitimité historique et politique, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, a conçu, avec sagacité, l’idée de la Marche Verte pour le recouvrement de nos provinces du Sud. 
Marchant sur les traces de Notre Grand-Père et de Notre Père, Nous avons à cœur, maintenant que la terre est libérée, d’œuvrer, avec le même sens de l’engagement, pour assurer à la population de ces provinces les conditions d’une vie digne et pour favoriser son développement. Nous sommes aussi déterminé à libérer nos fils retenus dans les camps et à arrimer ces zones à la Mère-Patrie, de manière pleine et entière. 

Cher peuple, 
Dès Mon Accession au Trône, J’ai fait serment devant Dieu et devant toi, de tout mettre en œuvre, pour défendre notre intégrité territoriale et garantir aux habitants du Sahara les conditions d’une vie libre et digne. 
Pour y parvenir, Nous avons constamment veillé à ce que l’action extérieure dédiée à la défense de nos droits légitimes soit menée en totale cohérence avec les efforts de développement interne, sous-tendus par un esprit de solidarité et d’unanimité nationale.
Sur le plan international, le Maroc maintient l’engagement qu’il a fait d’adhérer à la dynamique actuelle voulue par Son Excellence Monsieur Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et à coopérer avec son Envoyé Personnel. Il en sera ainsi tant que seront respectés les principes et les fondamentaux de la position marocaine. En voici quelques-uns :
- Premièrement : aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l’Initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité. 
- Deuxièmement : les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir ; 
Il appartient, donc, aux parties à l’origine de ce conflit monté de toutes pièces, d’assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d’un règlement définitif
- Troisièmement : le plein respect des principes et fondamentaux retenus par le Conseil de Sécurité pour le traitement de ce conflit régional artificiel; l’organe onusien étant, de fait, la seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement ; et
- Quatrièmement : le refus catégorique de tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et à ses intérêts supérieurs, de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l’insertion abusive d’autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes.
Sur le plan interne, comme Je l’ai plusieurs fois souligné, nous n’allons pas rester les bras croisés à attendre que soit trouvée la solution souhaitée. Nous poursuivrons plutôt l’action engagée pour stimuler le développement de nos provinces du Sud et assurer à leur population les conditions d’une vie libre et digne. 
Dans ce cadre, nous irons de l’avant dans la réalisation du modèle de développement propre à ces provinces, en parallèle avec la mise en œuvre de la régionalisation avancée, ce qui devrait permettre aux habitants de la région d’assurer la gestion démocratique de leurs affaires et de contribuer au développement de leur région. 
En effet, les projets que Nous avons lancés et ceux que nous allons mettre en chantier, vont permettre au Sahara marocain de se positionner comme un pôle économique intégré. Appelé à servir de trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine, il s’affirmera comme une plaque-tournante pour les relations entre les pays de la région.

Cher peuple,
Comme Nous l’avons souligné précédemment, ce modèle ne doit pas être ramené à sa seule dimension économique. Il s’agit bien en fait d’un projet de société cohérent qui a pour ambition de favoriser l’épanouissement de l’individu marocain, de préserver sa dignité et de le placer au cœur du processus de développement. 
De ce fait, ce projet accorde une place particulière à la sauvegarde du patrimoine culturel et civilisationnel sahraoui, dont Nous mesurons la grande valeur affective pour les populations de la région. 
Voilà pourquoi Nous veillons à prendre soin de la culture hassanie, en favorisant sa promotion grâce à des structures et des services culturels mis en place à cet effet, en encourageant les initiatives et les manifestations artistiques qui contribuent à son rayonnement, et en rendant hommage aux artistes, aux intellectuels et aux créateurs qui en sont les vecteurs. 
Nous faisons de même pour toutes les composantes de l’identité marocaine unifiée. Car, Nous n’établissons aucune différence entre les patrimoines et les spécificités culturelles et linguistiques des régions du Maroc, qu’il s’agisse du Sahara, du Souss, du Rif, de l’Atlas ou de l’Oriental. 
Par ailleurs, la volonté de prendre soin du patrimoine culturel local n’est en aucune manière une façon d’instiller le fanatisme ou de favoriser le repli sur soi. Ce n’est nullement une incitation à l’extrémisme ou au séparatisme. C’est, bien plutôt, une manière d’exprimer notre fierté d’une identité nationale plurielle, diverse qui se déploie pleinement dans le cadre du Maroc uni des régions. 
Il est, donc, de notre responsabilité à tous, de sauvegarder ce patrimoine culturel et civilisationnel national, en protégeant ses ressources et en favorisant l’interaction féconde de ses différentes composantes. Corrélativement, il convient également de rester ouvert aux valeurs et aux civilisations universelles, d’embrasser le monde du savoir et de la communication. 

Cher peuple, 
La commémoration de l’anniversaire de la Marche Verte et le rappel du Discours de M’hamid El-Ghizlane constituent une occasion privilégiée d’exalter le patriotisme sincère, l’attachement loyal aux constantes de la nation, le sens du sacrifice pour la patrie. 
C’est grâce à ces valeurs et à la mobilisation nationale collective que le Maroc a récupéré ses provinces du sud. C’est aussi grâce à cet idéal patriotique qu’aujourd’hui, il va de l’avant dans sa marche vers plus de développement et de réalisations. 
Désormais, nous avons grand besoin de ces valeurs: il convient de les véhiculer à l’école, au sein de la famille, dans tous les secteurs de la vie sociale. Elles constituent un préalable pour qu’ensemble, nous soyons en mesure de relever les défis internes et externes qui se posent à notre pays. 
A cette occasion, Nous tenons à exprimer la fierté que nous inspirent nos Forces Armées Royales et les forces de sécurité, toutes catégories confondues. Nous leur manifestons Notre considération pour leurs efforts, leurs sacrifices, et leur mobilisation constante à défendre, sous Notre commandement, l’intégrité territoriale du pays et à préserver sa sécurité et sa stabilité. 
C’est, pour Nous, l’opportunité de renouveler notre engagement, de renforcer l’esprit de mobilisation collective, et, in fine, de stimuler la dynamique de développement global, à l’œuvre dans toutes les régions du Maroc, notamment nos provinces du sud. Cette entreprise est menée dans le cadre d’un Maroc uni, garantissant à tous ses enfants la liberté, la dignité et la justice sociale. 
C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire immaculée des héros de la libération et de l’indépendance, avec, en première ligne, Notre Auguste Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu ait son âme. C’est aussi un exemple de fidélité au serment de la Marche Verte et à l’artisan de cette épopée, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, et à tous les valeureux martyrs de la Nation. 

Wassalamou alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh".

9/11/2017
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