Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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En vue de coordonner l’action dans l’opposition en tant que partis nationaux : L’Istiqlal et l’USFP (re) passent à l’action commune

Le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal et le Bureau politique de l’USFP ont tenu, avant-hier lundi au siège de l’USFP à Hay Riad à Rabat, une réunion conjointe, la première du genre après le retrait de l’Istiqlal du gouvernement. Cette réunion, consacrée à sceller l’action commune entre les deux formations politiques, a été marquée par des allocutions prononcées par le Premier Secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, et le Secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat. Les deux dirigeants ont souligné le caractère stratégique de l’initiative des deux partis et la nécessité, à l’heure où les fondements de la pratique démocratique saine sont menacés par la tendance hégémoniste et dominatrice du parti au pouvoir et de son secrétaire général, d’une opposition parlementaire forte à même de constituer un rempart pour préserver les acquis politiques et démocratiques du pays.
L’Istiqlal et l’USFP s’inscrivent ainsi dans la même logique qui a toujours marqué leur Histoire commune à chaque fois que le pays passait par des situations délicates menaçant ses valeurs nationales et démocratiques. On l’avait vu en 1970 avec la Koutla nationale, puis pendant la fin des années 80 avec l’action commune suivie, en 1992, de l’avènement de la Koutla démocratique. Aujourd’hui, les deux partis repassent à l’action commune pour agir de concert au niveau parlementaire comme à celui syndical, féminin et de la jeunesse.
A l’issue de leur réunion conjointe, les deux directions ont rendu public un communiqué commun scellant l’action commune dans l’opposition en tant que partis nationaux.

17/7/2013
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Visite au Maroc du Souverain espagnol : SM le Roi offre un Iftar familial en l’honneur de SM Juan Carlos 1-er d’Espagne

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de Leurs Altesses Royales Les Princesses Lalla Salma, Lalla Khadija, Lalla Meriem, Lalla Asmaa et Lalla Hasna, a offert, lundi en la résidence royale à Dar Essalam à Rabat, un Iftar familial en l’honneur de Sa Majesté le Roi Juan Carlos 1er d’Espagne, en visite de travail officielle au Maroc.
Le souverain espagnol Juan Carlos 1er d’Espagne était arrivé, lundi en fin d’après-midi à Rabat, pour une visite de travail officielle au Maroc, à l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
A son arrivée à l’aéroport Rabat-Salé, le Souverain espagnol a été accueilli par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui était accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et SAR le Prince Moulay Rachid.
SM le Roi et Son illustre hôte ont, par la suite, passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.
SM le Roi Juan Carlos 1er a ensuite été salué par le Chef du gouvernement, Abdellilah Benkirane, le président de la Chambre des Représentants, Karim Ghellab, le Président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saâd Dine El Otmani, le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, le ministre de l’Equipement et du Transport, Aziz Rebbah, le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara,
Le Souverain espagnol a également été salué par le Général de Corps d’Armée Abdelaziz Bennani, Inspecteur général des Forces Armées Royales, Commandant la Zone Sud, le Général de Corps d’Armée Hosni Benslimane, Commandant la Gendarmerie Royale, le Général de Corps d’armée Bouchaib Arroub, Chef du 3-ème bureau, le Général de division Mimoun Mansouri, Commandant la Garde Royale, le Chambellan de SM le Roi, Brahim Frej, le porte-parole du Palais Royal et historiographe du Royaume du Maroc, Abdelhak Lamrini.
SM le Roi Juan Carlos 1er a aussi été salué par le directeur général de la Sûreté nationale, Bouchaib Rmail, le Wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Hassan Amrani, les élus et les représentants des autorités civiles et militaires de la wilaya de Rabat et les membres de l’ambassade d’Espagne à Rabat.
Le Souverain espagnol a, en outre, été salué par les membres du comité d’honneur qui comprend notamment le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka et l’ambassadeur du Maroc à Madrid, Ahmed Ould Souilem.
Par la suite, SM le Roi Mohammed VI a été salué par le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel Garcia Margallo Marfil et le Directeur de la Maison Royale, Rafael Spottorno Diaz Caro.
SM le Roi Juan Carlos 1er d’Espagne a ensuite été convié à la traditionnelle cérémonie d’offrande de lait et de dattes.
Après une pause au salon d’honneur de l’aéroport, le cortège des deux Souverains s’est dirigé vers le Palais des hôtes de Souissi, lieu de résidence de Sa Majesté le Roi Juan Carlos 1er.
Le Souverain espagnol est accompagné lors de cette visite d’une importante délégation composée notamment du ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon Jimenez, du ministre de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, du ministre de l’Equipement, Ana Maria Pastor Julian, du ministre de l’Industrie, de l’Energie et du Tourisme, José Manuel Soria Lopez, du Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Gonzalo de Benito Secades et de l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Alberto José Navaro Gonzalez.

17/7/2013
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La presse espagnole souligne l’«importance» et le «caractère spécial» de la visite du Roi Juan Carlos au Maroc

(MAP)

Les journaux espagnols paraissant ce mardi ont été unanimes à souligner l’»importance» et le «caractère spécial» de la visite du Roi Juan Carlos au Maroc à l’invitation de SM le Roi Mohammed VI.
«Le Roi Juan Carlos effectue au Maroc une visite inédite dans la politique extérieure espagnole», titre «ABC», ajoutant que la forte délégation accompagnant le Souverain espagnol témoigne de son importance.
«Le Roi Juan Carlos a entamé lundi une visite très spéciale au Maroc» marquée par la présence d’une délégation «inédite» composée de cinq ministres du gouvernement et neuf anciens ministres espagnols des Affaires étrangères, souligne le quotidien, ajoutant que l’objectif est de «renforcer le moment historique que traversent les relations entre les deux pays».
«Le ciment des relations solides et excellentes» entre le Maroc et l’Espagne reste «l’amitié quasi familiale entre le Roi Juan Carlos et SM le Roi Mohammed VI», relève «ABC», faisant noter qu’avec cette visite les deux pays «veulent renforcer davantage la confiance mutuelle qui a été consolidée lors des dernières années et dont le pilier le plus solide est la relation familiale existant entre les deux Souverains».
Le journal «La Razon» met l’accent, pour sa part, sur l’»importance politique» du voyage du Roi Juan Carlos au Maroc à l’invitation de SM le Roi Mohammed VI, faisant observer que cette visite reflète le «soutien sans équivoque de l’Espagne et des pays européens au Maroc», un pays qui serait «décisif dans la stabilité» de la région du Maghreb.
Cette visite «cruciale» vise à renforcer davantage les «excellentes» relations entre Rabat et Madrid, souligne la publication, rappelant que l’Espagne est devenue en 2012 le premier partenaire commercial du Maroc avec des exportations dépassant les 5,3 milliards d’euros, soit, une hausse de 29,9 pc par rapport à 2011.
Le quotidien revient également sur le volet économique de la visite avec la signature prévue d’un accord entre la Confédération espagnole des organisations entrepreneuriales (CEOE) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), rappelant que le Maroc accueille également plus de 800 entreprises espagnoles.
Par conséquent, écrit «La Razon», tous les ingrédients sont réunis pour faire de la visite du Roi Juan Carlos au Maroc un «évènement marquant» dans les relations bilatérales.
Pour sa part, «La Gaceta» qualifie d’»importante» la visite de travail officielle entamée lundi par le Souverain espagnol au Maroc, ajoutant que la relation d’»amitié extraordinaire» unissant le Roi Juan Carlos et SM le Roi Mohammed VI a joué toujours un rôle fondamental dans le raffermissement des relations bilatérales.
Ainsi, relève le quotidien, le déplacement du Roi Juan Carlos au Maroc ambitionne d’»approfondir les relations bilatérales et les excellentes relations entre les deux Souverains».
De leur côté, les journaux «El Mundo» et «El Pais» se sont fait l’écho de l’accueil chaleureux réservé au Roi Juan Carlos à son arrivée à l’aéroport Rabat-Salé où il a été accueilli par SM le Roi Mohammed VI, qui était accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid.
Les quotidiens espagnols n’ont pas manqué de revenir également sur l’Iftar familial offert, en la résidence royale à Dar Essalam à Rabat, par SM le Roi en l’honneur du Roi Juan Carlos.

17/7/2013
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  Constituer une réelle alternative et une force de proposition créative et compétente
Communiqué conjoint de l’USFP et de l’Istiqlal : Recherche de toutes les formules possibles pour rassembler les forces du mouvement national et démocratique
Les deux partis constitueront un comité de coordination conjoint pour l’élaboration du plan d’action et des outils d’exécution

Le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal et la Commission administrative de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) ont tenu une réunion conjointe le 15 juillet 2013. Après examen de la situation politique délicate que traverse le Maroc, conscient de la lourde responsabilité des deux partis et ayant à l’esprit le long combat nationaliste et démocratique qui les avait réuni des décennies durant, ils proclament ce qui suit :
Fidèles à leur Histoire militante commune qui fut et demeure un épisode marquant dans la marche du peuple  marocain depuis la création du Mouvement national et le déclenchement de la résistance contre l’occupant, en passant par la Révolution du Roi et du peuple et jusqu’au recouvrement de l’indépendance, les deux partis affirment poursuivre cette épopée militante, aux côtés des masses marocaines, en vue de la concrétisation des nobles objectifs fixés par des pionniers et des dirigeants historiques de la trempe d’Allal El Fassi, Mehdi Benbarka, Abderrahim Bouâbid, M’hamed Boucetta et d’autres bâtisseurs et initiateurs de la lutte patriotique et démocratique.
La caravane du Mouvement national démocratique a poursuivi sa marche que ce soit à travers ses premières tentatives de construire l’Etat marocain moderne à l’aube de l’indépendance et ce qui s’ensuivit en termes de tragédies consécutives à l’état d’exception, ou à travers la reprise du combat pour revendiquer des réformes constitutionnelles par le biais de la Koutla nationale ou, encore, à travers la coordination politique et syndicale dès le milieu des années 80 du siècle dernier et qui a donné naissance à la Koutla démocratique au début des années 90.
Partant de cette accumulation de militantisme au terme de décennies de luttes communes, marquée par la présentation de revendications de l’Union Socialiste des Forces Populaires et du Parti de l’Istiqlal en vue de réformes constitutionnelles et politiques, de la justice sociale et du respect des droits de l’Homme, l’expérience du gouvernement d’alternance a été entamée sous la conduite de M. Abderrahman Youssfi, dont les deux partis avaient constitué l’échine dorsale, et qui constitua le début d’une ère nouvelle dans l’Histoire du Maroc. Cette expérience s’est poursuivie permettant ainsi au Maroc d’éviter des crises structurelles comme celles qu’ont connues d’autres pays dans la même situation ; cependant, l’ancien cadre politique et constitutionnel qui fut maintenu a prouvé qu’il était insuffisant pour poursuivre la construction démocratique et réaliser le développement et le progrès escomptés. C’est ce qui a été corrigé depuis l’adoption par le peuple marocain de la novelle Constitution. Néanmoins, là où le pays est arrivé présentement nécessite, plus que jamais auparavant, de poursuivre l’action commune en parfaite coordination entre l’Union Socialiste des Forces Populaires et le Parti de l’Istiqlal qui affirment constituer désormais une force d’opposition alternative au sujet de toutes les questions intéressant notre pays. Afin d’atteindre ces objectifs, les deux partis insistent sur ce qui suit :
• Mise en œuvre de la Constitution sur la base d’une lecture démocratique et moderniste des principes qu’elle énonce concernant l’identité nationale plurielle et ouverte, le référentiel universel des droits de l’Homme, la démocratie participative, la bonne gouvernance, la transparence, la parité, l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs ;
• Constitution d’une véritable alternative et d’une force de proposition innovante ayant de l’expérience et le sens des responsabilités en vue de renforcer le rôle de l’institution législative, activer la mise à niveau de l’économie marocaine, réaliser le développement aux niveaux économique et social, combattre effectivement la corruption et la prévarication et concrétiser la solidarité et la coordination entre les forces syndicales, sociales et humanitaires ;
• Protection et consolidation des acquis de la femme marocaine à travers la mise en œuvre moderniste et ouverte des dispositions constitutionnelles relatives à l’égalité et la parité des genres, la protection des acteurs de la société civile contre les persécutions et les tentatives hégémoniques et en faisant front aux velléités d’étouffement du pluralisme, de la diversité et de la différence au sein des milieux associatifs ;
• Faire face à l’extrémisme religieux, aux courants « takfiristes » qui déclarent apostat quiconque ne partage pas leurs vues et desseins et aux doctrines rétrogrades importées, tout en insistant sur la nécessité de distinguer les activités messianiques de l’action politique, en contrecarrant les tentatives de truster les moyens de communication et de dévier les slogans relatifs à la réforme du secteur de la communication de ses objectifs, en défendant la liberté de création intellectuelle et artistique, en accordant la place qui leur revient aux intellectuels, artistes et créateurs à l’abri de toute tutelle idéologique, lecture étriquée ou étouffement de l’action et du travail intellectuels, artistiques et culurels ;
• Renforcement de la mobilisation en vue de protéger l’intégrité territoriale du Maroc face aux dangers de démembrement et aux complots séparatistes qui ont coûté énormément cher à notre pays et aux peuples maghrébins en termes de croissance, d’hypothèque de leur avenir et en ce qui a trait aux perspectives de leurs progrès et développement. Afin donc de perpétuer l’action sur tous ces fronts décisifs pour le devenir et de la transition démocratiques, les deux partis vont former un comité de coordination conjoint chargé d’élaborer un plan d’action et d’en fixer les instruments d’exécution en vue de concrétiser ces objectifs, en collaboration permanente avec les organes des deux partis aux niveaux national, régional, provincial, local et sectoriel ainsi qu’avec les organisations parallèles telles que celles des jeunesses et de la femme.
L’Union Socialiste des Forces Populaires et le Parti de l’Istiqlal, se fondant sur leur lecture de ce qui se passe dans la région, dont la menace de développement des courants rétrogrades et l’amorce de la mise à exécution de leurs projets tyranniques, convaincus de la nécessité de continuer la lutte en faveur de la démocratie, des droits de l’Homme, de la justice et de l’égalité, déclarent qu’ils ne ménageront aucun effort et examineront toute formule possible en vue de rassembler les forces du Mouvement national démocratique, toutes composantes politiques, syndicales et associatives et tous acteurs intellectuels, penseurs et artistes confondus, ainsi que tous ceux de leurs membres actifs dans le domaine de la défense des droits humains, personnalités et ouléma éclairés apparentés et toutes les forces vives du pays, jeunes, femmes, etc. qui tendent à édifier le Maroc démocratique, moderniste et prospère pour lequel des vagues entières d’hommes et de femmes se sont sacrifiés des décennies durant.

17/7/2013
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  «C’est toute la mouvance islamiste dans le monde arabe qui doit changer sa conception de la politique et de son exercice»
Entretien avec l’ambassadeur d’Egypte au Maroc, Abou Bakr Hefny Mahmoud: «Les Frères musulmans d'Egypte ont eu l'occasion de gouverner, mais ils ont lamentablement échoué»
L’Egypte, «Oum eddounia» comme se plaisent à l’appeler les Egyptiens, connaît actuellement une série d’événements politiques de grande et grave importance qui constituent soit une correction du chemin pris par ce qu’il a été convenu d’appeler le «printemps arabe», soit la fin de celui-ci. La destitution par l’armée du premier président égyptien démocratiquement élu, Mohamed Morsi, doit-elle donc être considérée comme un recul par rapport aux acquis démocratiques de la révolution égyptienne, ou au contraire une action salvatrice qui a évité à ce pays arabe de sombrer dans le chaos de la guerre civile ? L’échec incontestable de la gestion des Frères musulmans des affaires de l’Etat, qui a poussé des millions d’égyptiens à manifester pour réclamer le départ de Morsi, sonne-t-il le glas idéologique de la mouvance islamiste en tant qu’alternative politique et ce dans l’ensemble du monde arabe ? Pour répondre à toutes ces questions et éclairer l’opinion publique nationale sur les événements politiques majeurs qui ont secoué l’Egypte récemment et monopolisé l’attention des médias et de l’opinion publique arabes, L’Opinion a réalisé cet entretien avec Son Excellence Abou Bakr Hefny Mahmoud, ambassadeur de la République Arabe d’Egypte auprès du Royaume du Maroc, qui donne une vision précise sur les tenants et aboutissants de la seconde révolution égyptienne du 30 juin 2013.
L’expérience de gouvernement des Frères musulmans en Egypte n’est pas sans rappeler la célèbre expression de l’écrivain et homme politique italien Dante, «l’enfer est pavé de bonnes intentions» !

Entretien réalisé par Ahmed NAJI et Asmâa RHLALOU

L'Opinion : Le changement de régime politique intervenu récemment en Egypte a été qualifié par certains commentateurs de «coup d'Etat démocratique», pensez-vous que c'est l'expression adéquate pour qualifier cet événement
M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Je ne peux pas qualifier cet événement de coup d'Etat, un terme dont la signification est très claire, il suffit de consulter un dictionnaire à ce sujet. C'est un coup porté par des militaires, il est planifié et exécuté dans la clandestinité, puis ces militaires prennent le pouvoir. Ce n'est pas ce qui s'est passé en Egypte. Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu un mouvement populaire qui s'est déchaîné contre le président déchu et son régime, à partir du 29 juin. Pendant quatre jours, les opposants au président Morsi ont défilé par millions dans les rues de toutes les villes du pays. Le nombre des contestataires qui ont défilé dans les rues a atteint les 33 millions, selon les estimations des chaînes de télévision CNN et BBC, ce qui en fait la plus grande manifestation de toute l'histoire de l'humanité. Je pense que c'est en quelque sorte une réédition de ce qui s'est passé au terme de la révolution du 25 janvier 2011. L'armée égyptienne est une armée populaire, une armée de conscription dans laquelle tous les Egyptiens ont passé leur service militaire, c'est une armée d'hommes et de femmes, de musulmans et de chrétiens, de religieux et de non religieux, c'est vraiment l'armée de tout le peuple égyptien. L'armée s'est comportée avec le président Morsi comme elle l'avait fait, le 11 février 2011, avec le président Moubarak, qu'elle avait poussé à la démission en réponse aux revendications du peuple égyptien.
Le 3 juillet 2013, l'armée égyptienne, toujours à l'écoute du peuple, a dû, encore une fois, intervenir en destituant le président Morsi. Il ne faudrait pas oublier que l'armée avait prévenu et le président Morsi et le camp de ses opposants qu'elle n'allait pas rester les bras croisés face à l'aggravation de la crise politique, qui constitue dès lors une grave menace à la sécurité nationale. L'armée a lancé aux deux côtés un ultimatum de 48 heures pour venir à bout de leurs différents et éviter que le pays ne glisse dans la violence et la guerre civile. Une sérieuse et profonde analyse de la situation politique interne avait été réalisée par l'armée, qui en a conclu que la poursuite de la confrontation entre les deux camps politiques opposés risquait fort de muer en guerre fratricide dont il fallait à tout prix préserver l'Egypte.
La situation économique était devenue intenable, la situation politique était sans issue et enfonçait littéralement le pays dans le chaos, aucune solution ne semblait poindre à l'horizon. De toute évidence, les hauts responsables militaires se sont rendu compte qu'il fallait intervenir, ce qu'ils ont eu raison de faire vu les risques de guerre civile, ce que l'Egypte n'a jamais connu le long de son histoire plurimillénaire.
Je pense même que ces foules égyptiennes qui manifestaient dans les grandes places et rues du Caire étaient prêtes à aller sortir le président Morsi de son fauteuil de leurs propres mains. Je crois donc que l'armée a rendu service au président déchu en le protégeant de la colère des foules. Donc, au terme des 48 heures de l'ultimatum que l'armée avait donné aux deux camps protagonistes pour parvenir à une entente, ce qui n'a pas été fait, les militaires sont passés à l'intervention directe, sur la base d'une feuille de route. Feuille de route à l'élaboration de laquelle elle était parvenue en consultation avec tous les partis politiques, à l'exception du Parti de la Liberté et de la Justice (NDLR : structure politique de la confrérie des Frères musulmans d'Egypte), qui s'était volontairement désisté, même s'il avait été également invité à prendre part à la réunion avec les hauts dirigeants de l'armée.
Outre les représentants de tous les partis politiques, parmi lesquels le parti salafiste Ennour, il y avait également les représentants des plus hautes autorités religieuses égyptiennes, le grand Cheikh d'Al Azhar, le Dr. Ahmed al Taïeb, et le Pape copte orthodoxe Tawadros II. Cette rencontre entre les hautes responsables militaires et les représentants des formations politiques et des autorités religieuses avait pour objectif de parvenir à un compromis entre les différentes parties en conflit pour préserver le peuple égyptien d'une guerre fratricide. Seuls les partisans du président Morsi du Parti Liberté et Justice ont refusé l'invitation. Mais la voie du dialogue demeure toujours ouverte et rien n'empêche les partisans du président déchu d'y participer.

L'Opinion : Ne craignez-vous pas une réédition du scénario algérien en Egypte, les mêmes causes produisant les mêmes effets

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Le cas algérien est différent. Je ne vais pas me mettre à répéter des évidences du genre l'Egypte n'est pas l'Algérie, mais il est clair que la situation est totalement différente. En Algérie, au début des années 90, l'armée avait interrompu le processus électoral quand elle s'est rendue compte que c'étaient les islamistes du FIS qui allaient remporter le scrutin. L'armée avait privé les dirigeants du FIS d'accéder au pouvoir, ce qui avait débouché sur les sanglantes années d'affrontement meurtriers entre les islamistes et l'Etat. Rien de tel n'est arrivé en Egypte. L'armée avait poussé Moubarak à quitter le pouvoir, le 11 février 2011, elle a ensuite gouverné pendant 16 mois, pendant lesquels elle a organisé des élections législatives et ensuite présidentielles, dont elle a respecté les résultats.
Quand les Frères musulmans ont remporté les élections, ils ont eu sous leur contrôle et le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Ils ont gouverné l'Egypte pendant un an, période au cours de laquelle ils ont fait preuve d'une flagrante incompétence à gérer les affaires du pays. Bref, ils ont échoué. Donc, contrairement à leurs confrères algériens, les islamistes égyptiens ont bel et bien eu l'occasion de gouverner le pays et c'est le peuple égyptien qui, après les avoir élus, les a chassés du pouvoir en manifestant par dizaines de millions de personnes dans les rues. Comparez les 33 millions de manifestants des récents événements en Egypte aux 26 millions d'électeurs qui ont voté pendant le scrutin présidentiel de mai et juin 2012 et vous aurez une idée sur le degré élevé du mécontentement de la population égyptienne. Les Frères musulmans d'Egypte ont eu l'opportunité d'exercer le pouvoir mais ont échoué à bien gouverner le pays. Pour les Egyptiens, c'est de ce point de vue qu'il faudrait évaluer les récents événements en Egypte.

L'expression-clé de la nouvelle étape, «pas d'exclusion»

Ce n'est pas la première fois que l'armée intervient pour répondre aux revendications du peuple d'Egypte. Elle l'avait déjà fait du temps de Mohamed Ali Pacha (NDLR : vice-roi d'Egypte de 1804 à 1849, porté au pouvoir sur la demande des notables égyptiens et considéré comme le fondateur de l'Egypte moderne). L'armée égyptienne est la maison du patriotisme égyptien. Depuis la création de l'armée égyptienne par Mohamed Ali, en 1805, celle-ci a toujours été au service du peuple. Pour les Egyptiens, c'est l'armée de Mohamed Ali Pacha, de son fils Ibrahim Pacha, de Jamal Abd El Nasser. C'est notre armée. Ce n'est pas une institution qui est séparée du peuple. J'ai personnellement fait mon service militaire, mon père a été officier dans l'armée, chaque famille égyptienne a au moins un de ses membres qui est ou a été dans l'armée. Après le 11 février 2011, l'armée a bel et bien gouverné l'Egypte pendant quelques mois, mais après le 3 juillet 2013, l'armée n'a pas pris le pouvoir. Elle a nommé à la tête de l'Etat le président du Conseil constitutionnel, suivant la feuille de route qui a été approuvée par toutes les forces politiques du pays, à l'exception bien sûr du Parti de la Liberté et de la Justice. Les Frères musulmans font partie de la scène politique égyptienne, ils doivent donc participer à la vie politique nationale.
L'expression-clé de la nouvelle étape, c'est «pas d'exclusion». Le président déchu, Mohamed Morsi, a exclu toutes les forces politiques de la gestion des affaires de l'Etat. Il a promulgué une Constitution à l'élaboration de laquelle n'ont pris part que les seuls courants islamistes. Il a monté, le 21 novembre 2012 ce qu'on pourrait qualifier de coup d'Etat constitutionnel à travers lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs. Il s'est quasiment autoproclamé dictateur à vie. Même Moubarak n'avait jamais fait une chose pareille.
En fait, il y a eu deux coups constitutionnels auxquels l'opinion publique internationale a peu porté attention. Quand je lis et j'entends des commentateurs ergoter sur le soi-disant coup d'Etat militaire en Egypte, je me demande où étaient ces gens là quand les partisans du président déchu ont fait le siège de la Haute Cour Constitutionnelle, en décembre 2012, sans que Morsi ne réagisse. C'était la première fois de l'Histoire d'un pays démocratique que l'on fait le siège de la Cour constitutionnelle.
Mais bien avant cela, le premier coup d'Etat constitutionnel s'est déroulé le 21 novembre 2012, quand le président déchu a publié sa déclaration constitutionnelle lui permettant de monopoliser les pouvoirs exécutif et législatif. Il s'est donné le droit de limoger le procureur de la république et d'en nommer un autre à sa guise. Toutes ces atteintes à la démocratie, je n'ai pas entendu ceux qui crient maintenant au coup d'Etat militaire s'en plaindre quand ces événements ont eu lieu. Où étaient ces gens quand Morsi portait ces coups à la démocratie égyptienne
Il faut prendre toutes ces données en considération avant de commenter les derniers événements en Egypte. Je vous le dis, la destitution de Morsi par l'armée n'était pas un coup d'Etat militaire, mais une mesure salvatrice pour éviter à l'Egypte de sombrer dans le chaos de la guerre civile.

L'Opinion : Concernant la feuille de route, la première fois que le régime de Moubarak a été renversé par la révolution, la démarche suivie a consisté à organiser des élections législatives avant d'élaborer une nouvelle constitution. Encore une fois, la feuille de route approuvée par les forces politiques égyptiennes d'opposition, plus le parti salafiste Ennour, prévoit d'organiser des élections législatives avant l'élaboration d'une nouvelle constitution. N'est-ce pas mettre à chaque fois la charrue avant les bœufs

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Je suis complètement d'accord. Ce point là n'a pas trouvé de consensus entre les forces politiques en Egypte, Je pense que ceci va être rectifié.

L'Opinion : Les difficultés économiques auxquelles est confrontée l'Egypte constituent l'une des principales raisons des révolutions qui ont chassé Moubarak et ensuite Morsi du pouvoir. Quelles sont les perspectives du nouveau régime en Egypte à ce sujet

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Je vous le répète, le mot clé de la nouvelle phase dans laquelle vient d'entrer l'Egypte est la non-exclusion. Morsi a été élu par juste un peu plus de 50% des voix exprimées lors des élections présidentielles. On ne peut pas dire que tous ceux qui ont voté pour lui sont des Frères musulmans ou des sympathisants de la mouvance islamiste. Le peuple égyptien a voté majoritairement pour Morsi afin de tourner la page de l'ancien régime. Les deux candidats qui sont parvenus au second tour du scrutin présidentiel étaient Mohamed Morsi et Ahmed Chafik. Comme Ahmed Chafik est étiqueté «moubarakien», la majorité des égyptiens a donc préféré voter pour Morsi afin de tourner définitivement la page du passé. Malheureusement, le message n'a pas été bien capté du côté des Frères musulmans. Pour certains, la démocratie est interprétée comme une dictature du scrutin. Ce n'est pas parce que la majorité des votants ont élu untel qu'il est en droit d'imposer son idéologie à l'ensemble du peuple. Les gens qui ont voté pour Morsi ont cru l'avoir fait pour un programme économique et social, les Egyptiens n'ont pas besoin des Frères musulmans pour leur apprendre l'Islam. Ca fait quand même 1.400 ans que l'Egypte est un pays musulman. C'est le pays de l'Université d'Al Azhar et de grands théologiens qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de la pensée islamique. Les Egyptiens sont un peuple pieux, ils n'ont besoin de personne pour savoir comment prier ou faire le pèlerinage à la Mecque. Ce dont ils ont besoin, c'est d'un parti politique capable de bien gérer le pays. Malheureusement, comme tout le monde a pu le constater, l'expérience de la gestion des affaires de l'Etat par les Frères musulmans est un échec retentissant sur tous les plans.

«Les Frères musulmans ont mal compris
le vote du peuple égyptien en leur faveur»

La gestion des affaires économiques du pays par les Frères musulmans a été littéralement catastrophique. A son arrivée au pouvoir, le président déchu a trouvé dans les caisses de l'Etat 38 milliards de dollars de réserves en devises. Actuellement, L'Egypte a à peine de quoi assurer ses importations en blé pendant deux mois. Je pense que cette mauvaise gestion est due à l'exclusion de nombres de compétences, les Frères musulmans ayant voulu gouverner tous seuls.
Les Frères musulmans ont mal compris le vote du peuple égyptien en leur faveur. Ils ont cru que c'était un vote pour la mise en œuvre de leur projet islamiste, alors que les égyptiens ont voté avant tout pour un projet social et économique dont ils ont cru les Frères musulmans porteurs.

L'Opinion : Le succès de l'AKP, parti de la mouvance islamiste idéologiquement proche des Frères musulmans d'Egypte, dans son expérience de gouvernement en Turquie a été brandi par les partisans du président déchu comme preuve de la pertinence du programme politique islamiste. Pourquoi un tel succès n'a pu être réédité en Egypte

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Comparaison n'est pas raison, comme dit l'adage. L'Egypte et la Turquie ont eu des évolutions sociopolitique et culturelle complètement différentes. L'Egypte est avant tout nationaliste, le référent identitaire étant la nationalité égyptienne. La Turquie a longtemps été un pays dont le référent identitaire est d'abord son caractère musulman, les Turcs n'étant pas originaires de cette aire géographique qu'est la Turquie actuelle. Ils sont venus des plaines allant de l'Asie centrale à la Mongolie. Le nationalisme turc est venu plus tard, avec l'ataturkisme. Mustapha Kemal Attaturc avait, par ailleurs, imposé une laïcité pure et dure en Turquie, certains vont même jusqu'à considérer qu'à un certain moment, il avait nettement mené une guerre à la religion. L'Egypte n'a jamais connu de contexte similaire, le pays ayant toujours été très religieux. Depuis la première constitution démocratique égyptienne de 1923, la religion musulmane a toujours figuré au premier article de la loi fondamentale comme étant la religion de la nation. Et ce même dans notre constitution la plus séculaire, justement celle de 1923, qui avait été élaborée par une assemblée composée d'une trentaine de membres et comportant quatre chrétiens, deux coptes, un protestant et un catholique, et deux juifs égyptiens. C'est d'ailleurs là une leçon que nous ont donné nos prédécesseurs. Quand on élabore une constitution, ce n'est pas en se basant sur le résultat d'un processus électoral, c'est une loi fondamentale faite pour encadrer juridiquement les relations entre l'Etat et la société pour les quelques dizaines d'années à venir.
Le deuxième élément de différence à souligner dans la comparaison entre les gouvernements dirigés par des partis islamistes en Egypte et en Turquie est le fait qu'Erdogan a été le maire d'Istanbul où il a fait, pendant dix ans, un travail remarquable, il a transformé la ville de manière étonnante. C'est-à-dire que le premier ministre turc avait déjà fait ses preuves à l'échelle locale en matière de bonne gestion avant d'accéder à la tête du gouvernement.

L'Opinion : A l'est de l'Egypte, le Sinaï, où des groupuscules jihadistes sont bien implantés et actifs, la bande de Gaza frontalière, où la situation humanitaire est catastrophique, outre Israël. A l'ouest, la Libye qui a sombré dans le chaos après la chute de Khaddafi. Au sud, le Soudan divisé en deux et l'Ethiopie qui planifie la construction d'un barrage sur le Nil, ce qui ne va pas manquer d'impacter à la baisse de la part de l'Egypte des eaux de ce grand fleuve fondateur de la civilisation égyptienne. Tout le voisinage de l'Egypte semble en état d'ébullition ou hostile. Comment est-ce que l'Egypte compte gérer ce contexte de voisinage aussi instable que conflictuel

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : Il est certain que nous n'avons pas été gâtés par notre voisinage et tous les problèmes que nous avons sur nos frontières. La Libye traverse une situation sécuritaire très difficile, mais les autorités égyptiennes sont en contact avec leurs homologues libyennes pour leur apporter notre aide, dans la mesure du possible bien entendu, c'est-à-dire dans la limite de nos moyens et au vu de nos propres difficultés internes. Le climat d'insécurité qui plane sur la Libye constitue, bien sûr, une menace qui pèse également sur l'Egypte. Il y a eu un trafic d'armes phénoménal depuis la chute du régime de Kaddhafi, des quantités énormes d'armes de tous genres de l'arsenal libyen ont été déversées sur le marché noir. Cela va du simple pistolet au missile anti-aérien le plus sophistiqué. Une grande quantité de ces armes a été introduite illégalement en Egypte, mais grâce aux efforts du ministère égyptien de l'intérieur, une bonne partie de cet armement a été saisi, bien que pas mal d'efforts restent encore à consentir pour venir à bout de cette menace.
Une grande partie de ces armes infiltrées en Egypte ont pris la direction du Sinaï, où au cours de ces dernières années, nous avons observé avec beaucoup d'inquiétudes l'arrivée de certaines mouvances intégristes qui se sont implantées dans cette région. Au moment même où je vous parle, il y a une opération militaire de grande envergure en cours dans le Sinaï pour nettoyer la région de ces bandes terroristes.
Il y a un travail très important de sécurisation qui est entrain d'être effectué au Sinaï, motivé par la menace pesante des bandes jihadistes renforcées par l'afflux d'armes libyennes. Il est dans l'intérêt de tous les pays frontaliers du Sinaï que l'armée égyptienne parvienne à débarrasser la région de cette grave menace sécuritaire, le Hamas palestinien entre autres, même s'il ne le sait peut être pas. Ce n'est pas avec ces bandes terroristes actives dans la région que sera promue la création de l'Etat palestinien, objectif absolu que l'Egypte continue à défendre. Nous devons rester concentrés, nous ne devons pas dévier de ce but suprême qu'est la création de l'Etat palestinien. C'est notre première cause, l'affaire prioritaire du monde arabe, il ne faut pas s'éloigner de ce but.

Il y a moyen d'arriver à un compromis avec
les Ethiopiens concernant l'affaire du barrage sur le Nil

En ce qui concerne la construction du barrage éthiopien sur le Nil, il faut d'abord rappeler une évidence, le Nil, c'est la source de vie de l'Egypte. Maintenant, il faut préciser que 86% des eaux du Nil proviennent du lac Tana, sur les hauteurs de l'Abyssinie, en Ethiopie. Nos relations avec l'Ethiopie sont excellentes, ce sont des relations historiques d'amitié. Les Ethiopiens ont le droit de développer leurs ressources hydriques et de production d'énergie électrique, mais se doivent de respecter les droits naturels et historiques du peuple égyptien sur les eaux du Nil et les accords conclus à ce sujet.
Il y a deux accords principaux sur la répartition des eaux du Nil. Il y a l'«accord sur les eaux du Nil» de 1929, conclu entre les premiers ministres égyptien et britannique de l'époque, Mohamed Pacha Mahmoud et Lord Lloyd. Cet accord stipulait clairement qu'aucun pays en amont du bassin du Nil n'était en droit d'ériger des ouvrages hydrauliques sur le fleuve susceptibles de porter nuisance aux pays situés en aval, à savoir l'Egypte et le Soudan, qui constituaient à l'époque un seul et unique pays. Le deuxième accord est celui de 1959, par lequel les pays en aval du bassin du Nil, l'Egypte et le Soudan, ont divisé entre eux les eaux du fleuve qui arrivent au barrage d'Assouan.
Outre les deux accords régionaux précités, il faudrait également prendre en considération les lois internationales au sujet de la répartition des eaux des bassins hydriques, les droits historiques des peuples, etc. En termes plus simples, n'importe quel ouvrage hydraulique que l'Ethiopie voudrait construire sur le Nil, susceptible de réduire la part en eau des pays de l'aval, devrait avoir l'accord de ces pays. Nous essayons actuellement de dialoguer avec les Ethiopiens à ce sujet, parce que nous sommes très conscients de l'importance de l'Ethiopie pour l'Egypte.

L'Opinion : L'Ethiopie a annoncé son intention de procéder à la construction du fameux barrage sur le Nil au moment même où se trouvait à Addis-Abeba une délégation égyptienne allée justement pour discuter avec les autorités éthiopiennes sur ce sujet. Ce n'est pas vraiment de bon augure pour une éventuelle solution négociée.

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : C'est une affaire qui a été mal gérée, très mal gérée par le gouvernement déchu. Nous sommes cependant certains qu'il y a moyen de s'entendre avec l'Ethiopie. Il y a moyen d'arriver à un compromis avec les Ethiopiens, nous en avons l'intime conviction.

L'Opinion : Suite à la destitution de Mohamed Morsi, des sit-in de protestation ont été organisés à Rabat et Tétouan par la jeunesse du Parti de la Justice et du Développement (PJD), à l'instar des manifestations de soutien au président égyptien déchu organisées par d'autres mouvements islamistes arabes idéologiquement proches de la confrérie des Frères musulmans. Pensez-vous que l'échec de l'expérience au pouvoir des Frères musulmans égyptiens, une référence historique au sein de la mouvance islamiste internationale, annonce le déclin de cette tendance politico-religieuse dans le monde arabe

M. Abou Bakr Hefny Mahmoud : En fait, c'est toute la mouvance islamiste dans le monde arabe qui doit changer sa conception de la politique et de son exercice, pas seulement les Frères musulmans d'Egypte. Il faudrait d'abord souligner que les mouvements islamistes arabes ou non arabes sont tous pareils, c'est un point très important. Autre préalable, l'Islam n'est pas en soi un programme politique. Un parti qui se réclame du référentiel islamique a besoin d'avoir un programme politique, le fait d'être un parti islamiste ne l'en dispense pas.
La leçon à retenir de la récente expérience égyptienne est que la prétention au pouvoir et à la gestion des affaires publiques exige de se doter de programmes économique et social et de les présenter au peuple. C'est inconcevable de se présenter les mains vides devant le peuple, avec pour seul instrument de gestion des affaires publiques le fait d'être un parti islamiste. Tous les partis politiques dans le monde arabe sont constitués majoritairement, sinon exclusivement, de musulmans, ce qui fait vraiment la différence, c'est le programme de gouvernement.
Au Maroc, vous avez un gouvernement dirigé par un parti islamiste mais composé de divers tendances politiques, des conservateurs du Parti de l'Istiqlal, du moins jusqu'à une date récente, aux progressistes du Parti du Progrès et du Socialisme. C'est un gouvernement multi couleurs politiques dans lequel tous les Marocains peuvent se reconnaître. Le problème qui s'est posé en Egypte, c'est qu'en remportant les élections législatives, les Frères musulmans ont cru qu'ils avaient carte blanche pour faire tout ce qu'ils voulaient.
Le régime de Moubarak s'est écroulé parce qu'il souffrait de deux maux qu'il n'a pas su soigner que sont la corruption et l'absence de justice sociale. Les Frères musulmans ne se sont pas rendu compte que le peuple égyptien était avide d'améliorer son niveau de vie, qu'il était demandeur d'un meilleur système éducatif, de meilleurs moyens de transport, de meilleures routes, des logements sociaux à la portée de tous, d'un meilleur pouvoir d'achat… Bref des attentes socioéconomiques et non pas d'une islamisation de la société, dont les musulmans d'Egypte n'ont jamais eu besoin. Je sais que ces défis socioéconomiques sont énormes à relever et que les difficultés ne peuvent être résolues en un court laps de temps, mais si le peuple égyptien, qui est très patriotique, a confiance en son gouvernement, il est prêt à tous les sacrifices. Il a juste besoin d'être convaincu de la pertinence des choix politiques opérés. Le peuple égyptien a juste besoin d'y croire.
En Egypte, nous avons une spécificité par rapport à pas mal d'autres pays arabes. Les chrétiens égyptiens constituant quelques 10 à 15% de la population. Il ne s'agit donc pas d'une petite minorité, mais d'une composante essentielle de la société égyptienne. On ne peut donc pas les ignorer ou les traiter comme des marginaux. Sans nos frères chrétiens, nous ne sommes rien, sans nous, nos frères chrétiens ne sont rien, nous avons besoin les uns des autres.
L'Egypte a été, depuis l'aube de la civilisation humaine, un pays multiculturel et ouvert aux divers courants de pensée religieux. L'Egypte est un pays dont la population musulmane est à moitié «chafiî» et l'autre moitié «hanafie», pourtant le grand cheikh d'Al Azhar, la plus haute instance sunnite du monde musulman, est un «maliki», ce qui est une preuve de la tolérance du peuple égyptien. Malheureusement, peu de gens le savent en dehors de l'Egypte. Al Azhar reconnaît d'ailleurs le chiîsme comme partie intégrante de l'Islam. Pour nous, Egyptiens, l'Islam ne s'arrête pas aux «madahibs» et encore moins aux courants politiques qui s'en réclament en exclusivité, je dirais presque en exclusion des autres courants politiques, à tort d'ailleurs. L'Islam, c'est beaucoup plus éminent, plus humaniste et plus transcendant que tout ça.

17/7/2013
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FRMF : A.G. : 190 milliards 

Najib SALMI

Un zéro en moins ! A force de parler de chiffres on finit par se mélanger les pédales.
On évoquerait hier le rapport financier de la FRMF qui sera présenté à l’Assemblée Générale demain au Palais des Congrès de Skhirat.
Dans ce rapport financier qui décortique la période des 4 années passées sous la présidence d’Ali Fassi Fihri, on a parlé d’un total de dépenses de 19 millions de dirhams.
C’était dans notre édition d’hier et bien on s’est trompé, car il aurait fallu parler de 1 milliard neuf cent millions de dirhams soit la somme de 190 milliards de centimes.
Chiffre énorme… faramineux, qui n’a fait bondir personne alors que la presse (le bi hebdomadaire Al Mountakhab) l’expose à longueur de pages depuis dimanche soir dans ses principales éditions.
On sait que la fédé a disposé d’un budget de 30 millions de dirhams par saison.
En y comptant les frais des équipes nationales, les regroupements,les salaires (Ah la révélation attendue de celui des Gerets et Pim Verr Beck, l’argent de poche, les déplacements, et tout ce qu’en ne sait pas et qu’on ne saura peut-être jamais, on peut arriver à cette somme.
Sûrement que la FRMF a les moyens de justifier tout cela.
Alors bon courage à tous, et surtout aux clubs qui ont déjà eu à se taper les dizaines de pages des nouveaux statuts et règlements avant que de garder la tête fraîche pour les 128 pages du rapport moral, en espérant avoir conserver un petit coin libre dans leurs neurones pour découvrir le chemin des 120 milliards de centimes.
Pour une A.G sensée débuter après le f’tour, on ne sait pas si tout le monde va rester lucide.
Trop de palabres, trop de textes, trop de chiffres, trop de tout… Ça risque de faire beaucoup.
Mais enfin, ça fait si longtemps que tout le monde attend cette A.G. que cela vaut bien une nuit blanche.
D’ailleurs le f’tour comme le s’hour et tout ce qui va avec sont prévus pour le confort des belligérants.
Cependant, personne n’a rien dit pour les « tarawih », mais peut être que ce travail d’A.G. fait pour un football meilleur et un avenir florissant pour la société, comptera pour Bonne Action Positive s’ajoutant aux « hassanate » des uns et des autres.
Ramadan Karim.

17/7/2013
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Expulsé arbitrairement, un Marocain résidant en Espagne obtient gain de cause : En attendant l’exécution du jugement !

M.S.

Khalid Kamal, citoyen marocain né le 7 février 1961 à Rabat et résidant en Espagne depuis 1990, a été expulsé à la suite d’une affaire pour le moins bizarre. Chronique d’une histoire de racisme ordinaire.
Commerçant de son état, Khalid était tranquillement affairé devant ses étalages, une matinée inoubliable du 23 juillet 2005, lorsqu’un argent de la Guardia Civil lui tient des propos xénophobes très vexants et très humiliants. Le ton monte et après l’agression verbale, Khalid Kamal est conduit au commissariat d’Astipuna dans la banlieue de Malaga où il subit des violences physiques. Ses papiers confisqués. Les choses vont très vite et nos amis espagnols, afin d’expédier les choses, le font passer pour clandestin, obtiennent une décision d’expulsion signée des mains du vice-gouverneur de l’Andalousie et le conduisent illico presto au port d’Algésiras où on l’embarque dans un bateau, aller sans retour vers Tanger.
Une expulsion injuste et injustifiée car elle n’est fondée sur aucune décision d’un tribunal compétent.
L’avocate de Khalid ne sera prévenue qu’après l’expulsion et lorsqu’elle tentera d’annuler la décision d’expulsion, le tribunal ne lui accordera pas cette faveur. Elle n’arrête pas de hurler que son client est installé légalement en Espagne et qu’il n’est coupable d’aucun délit.
Au bout de cette traversée de désert, Khalid Kamal a obtenu gain de cause par le Tribunal Supérieur de Justice d'Andalousie. Cependant, ce jugement prononcé le 12 février 2008 n'a pas encore trouvé sa voie d'exécution. L'intéressé, ayant adressé une copie du jugement au Consul du Maroc à Algésiras, il prie celui-ci de n'épargner aucun effort pour convaincre l'avocate en charge de son dossier de faire appliquer la procédure à même de le rétablir dans son droit.

17/7/2013
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Distribution de carburant : Les stations-service en grève

A. C.

Bras de fer entre la Fédération nationale des commerçants du carburant au Maroc et le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM). La première a décidé, lors de son assemblée générale extraordinaire, tenue le 4 juillet, d’observer une grève de 48 heures les 18 et 19 courant sur l’ensemble du territoire national. Les stations-service seront ainsi fermées pendant ces deux jours, pour dénoncer la précarité de sa situation face au Groupement des Pétroliers du Maroc.
Un cahier de revendications a été déposé devant les autorités concernées pour examen. Dans ce cahier revendicatif, la Fédération nationale des commerçants du carburant au Maroc reproche au GPM la violation de l’accord de 1997 qui consacre le droit de transfert de la gestion des stations-service aux ayants-droit. Cet accord stipulait, en effet, qu’il ne peut être mis fin au contrat liant les deux parties qu’après l’adoption d’une alternative juridique à même d’assurer les gérants.
Cependant, pour le GPM, le contrat de gérance doit prendre fin avec le décès du gérant.
La fédération réclame aussi la régularisation du dossier des impôts concernant la période du 01-01-2005 au 31-08-2006, et l’augmentation de la marge de bénéfices en faveur des gérants de stations-service…
Pendant les deux jours de grèves, 85% des stations-services, soit quelque 2.200 pompes, devront alors rester fermées. Ce qui risque, en principe, de paralyser l’économie nationale durant ce mois sacré de Ramadan.
Néanmoins, pour le GPM, cette grève n’aura aucun impact sur l’approvisionnement du marché en carburants. Le Groupement estime que les gérants des stations-service qui menacent aujourd’hui de faire grève ne représentent qu’entre 20 et 25% de l’ensemble du réseau.

17/7/2013
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 Le déficit s’allège de 5,3%
Le commerce extérieur au terme du premier semestre

La balance commerciale a entamé une tendance au redressement, en termes relatifs à fin juin 3013, et ce sans en conformité avec sa structure qui laisse apparaître un déficit chronique. D’ailleurs, en dépit des améliorations enregistrées au terme de cette période du premier semestre de l’année en cours, l’un des facteurs important qui impact, à savoir les importations des produits énergétiques, n’a pas manqué de se manifester au cours du dernier mois avec une vive reprise des approvisionnements en ces produits, soit +36,3% par rapport au même mois de 2012. Ainsi, comme le note l’Office des Changes, la baisse des importations se poursuit mais à un rythme moins marqué.
Les exportations, quant à elles, continuent de se redresser et n’affichent qu’un léger recul au cours du premier semestre 2013, précise la même source, les ventes de phosphates et dérivés restant en baisse, celles de la construction automobile enregistrant une forte poussée et celles du secteur agricole et agroalimentaire, de l’électronique et de l’aéronautique demeurant en progression.
Il ressort des chiffres du commerce extérieur au terme de cette période que le déficit commercial s’allège de 5,3% et le taux de couverture des importations par les exportations s’améliore pour atteindre 48,6% contre 47,5% un an auparavant.
En ce qui concerne les flux financiers, des améliorations ont été relevées au cours de cette période avec une progression des flux des investissements directs étrangers au Maroc de +29,1%), une légère amélioration des recettes voyages de 2,1% et une stabilité des transferts des MRE.
Ces résultats sont enregistrés alors que les facteurs qui impactent négativement la demande extérieure subsistent et que, comme le confirme le Fonds monétaire international qui vient de revoir à la baisse ses prévisions faites en avril dernier, la croissance mondiale n’a progressé que légèrement, d’un taux annualisé de 2,5 % au second semestre de 2012 à 2,75 % au premier trimestre de 2013, au lieu de continuer de s’accélérer comme prévu au moment de la parution des Prévision de l’économie mondiale d’avril 2013. Ces résultats inférieurs aux prévisions s’expliquent par plusieurs facteurs dont la croissance qui est restée inférieure aux prévisions dans les principaux pays émergents, en raison, à des degrés divers, de goulets d’étranglement dans les infrastructures et d’autres contraintes de capacité, d’un ralentissement de la croissance de la demande extérieure, d’un fléchissement des cours des produits de base, de craintes concernant la stabilité financière et, dans certains cas, d’un affaiblissement du soutien des pouvoirs publics. Le FMI ajoute que la récession a été plus profonde que prévu dans la zone euro, où une demande faible, une confiance en berne et des bilans fragiles ont aggravé les effets sur la croissance et l’impact des tensions budgétaires et financières.

Baisse des importations et des exportations respectivement de 3,2% et de 0,9%

De janvier à juin 2013, les importations baissent de 3,2% par rapport à la même période de 2012.
Cette baisse concerne particulièrement les produits énergétiques, dont l’huile brute de pétrole : -13,8% ou -2.342MDH, les gas-oils et fuel-oils: -2,1% ou -390MDH,
- les produits bruts : Soufres bruts et non raffinés : -22,4% ou -679MDH, huile de soja: -21,6% ou -470MDH.
- les produits finis de consommation : Voitures de tourisme : -14% ou -725MDH, parties et pièces pour voitures de tourisme : -12,8% ou -385MDH ;
- les produits alimentaires : Orge : -90,9% ou -1.083MDH, maïs : -28% ou -646MDH .
En revanche, précise l’Office des Changes, d’autres produits enregistrent des accroissements, tels :
- Les parties et pièces détachées pour véhicules industrielles: +1.211MDH ;
- Les fils, barres, et profilés en fer ou en aciers non alliés: +51,9% ou +950MDH .
Les exportations au titre du premier semestre 2013 reculent légèrement par rapport à la même période de 2012 bénéficiant du dynamisme de la majorité des secteurs.Ainsi, les exportations du secteur automobile enregistrent une nette poussée et celles du secteur agricole et agroalimentaire, de l’électronique et de l’aéronautiques continuent de progresser.
Toutefois, les ventes de phosphates et dérivés baissent de 13,9% ou -3.250MDH et celles du secteur textile et cuir diminuent de 1,8% ou -305MDH.
De ce fait, les exportations hors phosphates et dérivés augmentent de 3,5%:
- automobile : +17,6% ou +2.328MDH. Ces exportations se maintiennent au plus haut niveau grâce aux exportations de la construction automobile (+65,1%) ;
- agriculture et agro-alimentaire : +2,8% ou +488MDH. Cette évolution est portée par les ventes de l’industrie alimentaire (+14,2%);
- aéronautique : les exportations de ce secteur continuent leur amélioration (+24,7%).
Les ventes de l’industrie pharmaceutique enregistrent une progression de 7% de janvier à juin 2013.

Les IDE progressent de +29,1%

De janvier à juin 2013, le déficit commercial s’allège de 5,3%: -97.524MDH au lieu de -103.000MDH un an auparavant.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’élève à 48,6% contre 47,5% à fin juin 2012.
En dehors des importations de produits énergétiques, le taux de couverture se situe à 64,9% contre 64,5%.
Concernant les flux financiers, l’Office note une stabilité des recettes MRE à 26.776MDH contre 26.923MDH à fin juin 2012, une amélioration des recettes voyages à 25.287MDH contre 24.761MDH à fin juin 2012, soit +2,1% ou +526MDH et une progression des flux des IDE atteignant 16.946MDH contre 13.124MDH à fin juin 2012, soit +29,1% ou +3.822MDH.

17/7/2013
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Hausse de 31% des débarquements des poissons pélagiques à fin juin

Les débarquements des poissons pélagiques ont atteint environ 1,12 milliard de dirhams (MMDH) à fin juin contre près de 856,85 millions de dirhams (MDH) une année auparavant, soit une hausse de 31% en valeur et de 6% en poids, indique l’Office national de pêche (ONP).
Cette progression résulte de la hausse de la valeur des débarquements des sardines, d’espadon, du chinchard, du maquereau et du sabre respectivement de 32%, de 255%, de 30%, de 107% et de 65% ainsi que de leur poids de 2%, 122%, 39%, de 83% et de 116% à fin juin 2013 par rapport à la même période de l’année précédente, explique l’ONP dans ses dernières statistiques sur la pêche côtière et artisanale au Maroc, pour la période janvier-juin.
En revanche, la valeur des anchois, de la bonite sarda, et du thon a régressé respectivement de 48%, de 53% et de 94%, alors que leur poids a baissé de 6%, 67% et de 95%, précise la même source.
Pour leur part, les débarquements des céphalopodes ont augmenté de 61% en poids et ont reculé de 13% en valeur, alors que les crustacés ont reculé de 22% en terme de poids et ont stagné en terme de valeur à fin juin, en glissement annuel.
Le poids du poisson blanc a, quant à lui, augmenté de 14 pc, alors que sa valeur a progressé de 5 pc, atteignant un montant de plus de 654,58 MDH à fin juin contre 625,91 MDH à fin juin 2012.
En revanche, les coquillages et les échinodermes-oursins ont accusé une baisse en terme de valeur de 64 pc et de 100 pc, tandis qu’en terme de poids respectivement de 53 pc et de 100 pc à fin juin par rapport à fin juin 2012.
Ainsi, les algues ont marqué une hausse de 72 pc en terme de poids et de 6 pc en valeur, soit environ 5,84 MDH à fin juin dernier contre plus de 5,52 MDH observée à fin juin 2012.
Au niveau des ports, les débarquements de la pêche côtière et artisanale de l’Atlantique ont progressé de 7 pc en terme de poids et en terme de valeur à fin juin par rapport à la même période de l’année précédente, soit un volume de près de 2,44 MMDH contre environ 2,28 MMDH, durant la même période, une année auparavant.
Cependant, les entrées portuaires méditerranéennes ont gagné 51 pc en terme de poids et de 21 pc en valeur, soit plus de 1910 ,98 MDH à fin juin contre près de 158,14 MDH à fin juin 2012.

17/7/2013
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  Une version tirée, financièrement, au forceps
Culture : 48ème édition du Festival National des Arts Populaires (FNAP) du 17 au 21 juillet 2013

Mohamed JHIOUI

Nous l’avions écrit et nous continuons à l’écrire. Le Festival National des Arts Populaire est souffrant, non pas par la faute de ses artistes ou de la Fondation qui en est en charge, loin s’en faut, mais essentiellement de manque de fonds. Il est le plus important de ses pairs et non seulement un amusant spectacle, parce qu’il est censé sauvegarder et pérenniser le patrimoine culturel national. Ironie du sort, il est le moins nanti, pour ne pas dire abandonné à son triste sort. Pourtant, les ministères du Tourisme, son correspondant de la Culture et les sponsors qui sont jaloux d’un considérable pan de notre identité artistique ont le devoir patriotique, avant d’être une simple responsabilité comme tant d’autres, de s’en occuper sur tous les plans aussi bien en amont qu’en aval.
N’est-ce pas une aberration voire un non sens qu’on dépense un argent considérable pour un « moussem » local dont le clou essentiel du rassemblement se résume à un numéro de cavalerie (tbourida) et qu’on se fiche éperdument d’un festival de taille nationale regroupant les troupes folkloriques de toutes les régions du royaume et qui plus est, incarne notre patrimoine culturel et artistique avec mission en sus de l’ancrer dans les esprits et le maintenir vivace et rayonnant.
Si nous soulevons ces remarques, ce n’est pas pour jeter l’anathème sur les autres festivals qui, chacun à sa manière, contribue à l’éblouissement de notre culture et à l’enrichissement de sa palette de musiques diverses mais tout simplement pour tirer la sonnette d’alarme quant à un festival vivotant et visiblement en déclin. D’ailleurs, il avait déjà connu par le passé des moments difficiles qui lui avaient valu un arrêt pendant trois ans ( 1996, 1997 et 1998) avant que le Grand Atlas, Dr Knidiri alors président, ne saute à son secours, le sauvant d’une mort certaine.
Maintenant le sort du FNAP est entre les mains de la Fondation des Festivals de Marrakech, un titre qui trahit la véritable fonction dont ce commando est investi car la dite Fondation n’organise que le FNAP et seulement le FNAP pour devoir afficher une aussi pompeuse mission.
Cela étant, elle regroupe d’excellents éléments, des intellos profondément jaloux quant à l’épanouissement de leur sujet et très conscients de la responsabilité qui leur incombe, s’investissant totalement dans leur délicate mission. Nous préférons taire sciemment leurs noms, et ainsi couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui croiraient que nous faisons dans la publicité. Contentons nous de confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un commando prés aux sacrifices pour peu qu’il réussisse dans sa mission.
Notons que si aujourd’hui cette 48ème édition a pu voir le jour, c’est justement grâce aux sacrifices et au dévouement de ce groupe de «militants» qui le couve et le protége avec les modestes moyens dont il dispose.
La question qu’il est indispensable de poser c’est jusqu’à quant il continuera à tirer de toutes ses forces sur la corde.
L’usure ne finit-elle pas par casser son sujet





17/7/2013
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Opération transit 2013 : Plus de 344.000 personnes ont gagné le Maroc via Gibraltar

Plus de 344.000 personnes ont transité, entre le 15 juin dernier et le 15 juillet courant, par le détroit de Gibraltar à destination du Maroc, en provenance des différents ports du sud de l’Espagne.
Le nombre des passagers ayant transité durant cette période a connu une baisse de 31% par rapport à la même période de l’an 2012 (500.455), ont indiqué des responsables de l’opération transit 2013 dans la région d’Andalousie.
Sur la même période, le nombre de voitures chargées à destination des ports nationaux a atteint 88.655 contre 128.772 l’année dernière, soit une baisse de 31%, alors que 1.680 navires ont été mobilisés contre 1832 en 2012 (-8%).
La ligne maritime Algésiras-Tanger Med se taille la part de lion du trafic enregistré depuis le coup d’envoi de l’opération transit 2013 via Gibraltar, avec 206.163 passagers, 60.109 voitures et 1.216 navires mobilisés, suivi par la ligne Tarifa-Tanger (47.233 passagers, 7.718 voitures et 259 navires mobilisés).
Par ailleurs, les services médicaux et sociaux établis dans les différents ports d’Andalousie ont enregistré 626 interventions médicales et 896 interventions à caractère social.

17/7/2013
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