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SAR la Princesse Lalla Meryem préside à Rabat la cérémonie d’inauguration du Bazar de bienfaisance du Cercle diplomatique

SAR la Princesse Lalla Meryem a présidé, samedi au Théâtre national Mohammed V, la cérémonie d’inauguration du Bazar de bienfaisance du cercle diplomatique de Rabat, placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Ce Bazar international, qui constitue l’activité phare du cercle diplomatique dont les membres sont les épouses des chefs de missions diplomatiques et de représentants d’organisations internationales accréditées au Maroc, se présente comme le moyen le plus important pour récolter des fonds et soutenir les ONGs marocaines qui travaillent dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement des femmes en milieu rural, a expliqué à ce propos la présidente du club, Mme Basma Sobh, épouse de l’ambassadeur de Palestine à Rabat.
Elle a ajouté que cette édition connait la participation de 40 pays par le biais de ses ambassades avec une grande variété de produits nationaux d’artisanat et d’art culinaire.
Le Cercle diplomatique a contribué durant l’année dernière au financement et au soutien de nombre d’organisations non gouvernementales (ONG), à travers notamment l’équipement de salles de bibliothèques, l’équipement de laboratoires médicaux et de salles d’informatique, ainsi que l’acquisition de médicaments dans différentes régions, a-t-elle ajouté.
A cette occasion, des explications ont été fournies à SAR la princesse Lalla Meryem sur les projets réalisés par le Cercle diplomatique.
Par la suite, SAR la Princesse Lalla Meryem a visité les différents stands du Bazar de bienfaisance qui proposent nombre de produits exposés par les pays participants.
Au terme de cette cérémonie, Son Altesse Royale a posé pour une photo-souvenir avec les membres du bureau exécutif et le comité d’organisation du Cercle Diplomatique.
Le Cercle diplomatique est une association de bienfaisance regroupant les épouses des chefs de missions diplomatiques et les représentants d’organisations internationales accréditées au Maroc.
Le Bazar international de bienfaisance propose cette année des produits du terroir de différentes régions du Royaume.

10/12/2012
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  9ème édition du Forum de Fès
Création effective de l’Université Euro-méditerranéenne

Hassan BENMAHMOUD

La 9e édition du Forum de Fès sur l’Alliance des civilisations, la diversité culturelle et le partenariat euro- méditerranéen sur le thème «l’investissement dans le capital humain à travers l’éducation et le savoir dans les pays arabes: une panacée pour le développement durable» initié par le Pr. Abdelhak Azzouzi, président du Centre Marocain Interdisciplinaire des Etudes Stratégiques et Internationales (CMIESI), professeur des universités FSJES, s’est illustré par la concrétisation d’un rêve, selon l’expression de plusieurs experts internationaux présents: la création de l’université Euro-méditerranéenne à l’initiative du Souverain, Président d’honneur de cet établissement. En effet, dans une lettre adressée à la coprésidence  Franco-Egyptienne de l’Union pour la Méditerranée, en septembre 2008, SM le Roi a exprimé la volonté du Maroc de créer une université Euro-méditerranéenne dans la capitale spirituelle du Royaume. Une manière de perpétuer une tradition multiséculaire de cette ville de savoir qui abrite l’une des universités les plus anciennes et les plus prestigieuses du monde: Al Quaraouiyine.
L’initiative Royale a été saluée et adoptée en novembre 2008 à Marseille lors de la conférence ministérielle des pays membres de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et le projet a reçu la labellisation Euro-méditerranéenne en juin 2012 pou ouvrir la voie à la réalisation d’un haut lieu de réflexion, d’échange et de productions intellectuelles basé sur des valeurs universelles de tolérance, de dialogue entre les cultures et surtout d’excellence, de création et d’innovation.
Lorsque M. M’hamed Douiri, président de la région Fès-Boulemane, a pris la parole lors de la séance d’ouverture à la salle de la préfecture Batha, archi-pleine, le moment est à la fois symbolique et historique, attendait l’annonce de la naissance de ce haut lieu du savoir. 
Pour le président de la région, le thème de la rencontre, centré sur les problématiques relatives à l’éducation, est d’acuité dans un monde caractérisé par des mutations économiques qui appellent à plus de compétitivité. On doit donc mobiliser toutes les énergies et redoubler d’efforts pour porter le flambeau du progrès et du développement. Un défi qu’on ne peut surmonter sans un investissement conséquent dans le capital humain, et ce en créant les meilleures conditions dans tous nos établissements scolaires pour améliorer la formation et l’apprentissage, soutenir la recherche scientifique et technologique et permettre le transfert des technologies de pointe des pays du Nord vers les pays du Sud.
Le forum qui souffle sa 9 ème bougie rappelle, ajoute M. M’hamed Douiri, le forum tenu les 4, 5 et 6 juin 2008 à Fès autour de l’Union Pour la Méditerranée, prélude pour la création de l’UPM par 43 pays le 13 juillet 2008, avec les recommandations , reprises dans l’appel de Fès  dont notamment la création d’une université euro-méditerranéenne dans cette ville.
Rappelant son souhait lors de la 8ème édition de décembre 2011, de voir se concrétiser le projet de création de l’université, le président de la région Fès-Boulemane s’est réjoui d’annoncer la bonne nouvelle de la réalisation de ce projet grandiose après la tenue de l’assemblée constitutive de cet établissement le 24 novembre à Fès, soulignant que cette université a reçu la Sollicitude Royale avec la présidence d’honneur de SM le Roi Mohammed VI.
M. M’hamed Diouri a rappelé que depuis l’indépendance, la ville combattante Fès, milite pour acquérir des lieux de savoir similaires à Sophia-Antipolis en France et Silicon-Valley au Palo-Alto aux USA. La création de l’université euro-méditerranéenne, spécialisée dans la recherche scientifique dans des domaines variés dont les énergies renouvelables, la technologie biologique et la préservation de l’environnement, constituera, selon le président de la région, la première pierre de la cité du savoir Fès-Technovalley.
S’exprimant au nom de M. Hamid Chabat, maire de la ville de Fès, M. Allal El Amraoui a mis en exergue l’importance de la thématique abordée, signe que le forum est rigoureux dans le choix des problématiques soulevées. L’éducation est au cœur des préoccupations de l’opinion publique, surtout avec la mondialisation.
Pour M. El Amraoui, la dichotomie entre l’enseignement et la réalité vécue, la prédominance du théorique et de l’académique, l’inadéquation entre la formation et les compétences recherchées par le marché du travail, surtout dans le secteur privé, sont autant de problématiques qui pourraient, à défaut de solutions adéquates, hypothéquer la stabilité sociale. La relation entre éducation et développement est dialectique. Un diagnostic de notre réalité éducative s’impose afin d’y apporter les réponses adéquates.
Pour M. El Amraoui, l’université euro-méditerranéenne est un signal fort de la solidarité, elle permet de donner les contours et le contenu au brassage des civilisations, de promouvoir la culture de l’échange et du dialogue et permet de préserver une mémoire.
M. Xavier Guerrand Hermès, président de la fondation Guerrand Hermès pour la paix, s’est dit réjoui d’être associé à un rêve qui devient réalité dans une ville illuminée, spirituelle et très spéciale. L’esprit de Fès, ouvert à tous les peuples et toutes les nations, aide le bassin méditerranéen à se reconnaitre.
Notons que plus de 80 pays sont représentés dans cette neuvième édition. Au menu, une reflexion académique, pluridisciplinaire sur des problématiques d’actualité que présentent les séances plénières notamment «Heurts et malheurs du printemps arabe: Comment remédier au mauvais investissement dans le capital humain », «La recherche scientifique dans les pays arabes: Etas des lieux et perspectives», «Le printemps arabe et les équilibres institutionnels», «Les jeunes et les grands défis de demain», «Le système pédagogique et de la recherche dans le monde arabe: Etats des lieux et perspectives» et «Les dynamiques régionales arabes entre continuité et rupture»
M. Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres, intervenant lors des discours officiels, a rappelé qu’au 11 ème siècle, la ville de Fès disposait d’un système ingénieux de distribution d’eau potable et qu’en 1207, l’université Al Quaraouiyine a décerné une licence de médecine vétérinaire avec Ibn Toufail comme président de commission.
Rappelant le passé glorieux de la capitale spirituelle du Royaume, le ministre a souligné que le Maroc est ouvert sur les autres cultures, impliqué dans la mondialisation et l’économie mondiale. A ce titre, la recherche scientifique et l’investissement dans le capital humain est plus que nécessaire.
Le Maroc ne dispose, selon le ministre, que de 500.000 étudiants. Il aspire atteindre un million d’étudiants dans trois ans. 52.000 étudiants quittent le pays pour étudier à l’étranger. 4 milliards de dirhams sont transférés chaque année. Le ministre qui a soulevé l’installation  prochaine de plusieurs universités étrangères de renommée internationale au Maroc (France, Italie, Allemagne, Russie, Canada et USA) espère faire face à ce dysfonctionnement avec une extension de l’offre.
Pour le ministre de  la culture, le monde arabe souffre du dogmatisme et d’une pression sur le système éducatif dûs essentiellement à la démographie et au rajeunissement de la population, 40% de moins de 14 ans. Pour y remédier, il faudrait promouvoir l’esprit de créativité et non de consommation, créer un environnement susceptible d’inciter les jeunes à mieux accepter l’enseignement, à s’impliquer positivement et avec conscience.
Le ministre a insisté sur le capital humain et l’économie du savoir à travers des approches qui privilégient la capacité de création et de créativité.
En effet, selon les organisateurs, s’inspirant d’un ouvrage récent rédigé par les Pr. Abdelhak Azzouzi et André Cabanis, «Le néo-constitutionnalisme marocain à l’épreuve du printemps arabe», les médias occidentaux ont eu tendance à exalter le printemps arabe avec d’autant plus d’enthousiasme qu’ils ne l’avaient pas prévu. Ce terme même de printemps arabe renoue avec une formule encore utilisée de nos jours par les historiens et qui fit florès en 1848 pour désigner le singulier phénomène de contagion qui affecta alors toute l’Europe: un peu partout, les manifestations se multiplièrent pour plus de liberté et de démocratie, ce qui notamment permit à la France de revenir en République. Le précédent n’est d’ailleurs pas complètement rassurant puisqu’à l’époque, dans nombre de pays, la défaite des mouvements populaires se traduisit par une aggravation de l’autoritarisme. Pour la période actuelle, il convient de s’interroger sur cet embrasement qui traverse la plupart des grandes villes du sud de la Méditerranée et qui affecte même l’Europe avec, par exemple à Madrid, le mouvement des indignés. Pendant quelques semaines, il n’y eut à peu près personne pour se croire complètement à l’abri.
Maintenant que l’été a remplacé le printemps, alors que la Libye semble sortir de la période d’incertitudes où elle se trouvait et que des interrogations demeurent pour ce qui est de la Syrie, chacun constate que l’apparence d’unité de ces mouvements dissimule des modalités très différentes d’une nation à l’autre. Un peu partout, les attentes de la population se sont traduites par des manifestations, avec une forte participation de la jeunesse et la multiplication de slogans où l’ampleur des espoirs à moyen terme détonnait avec la pauvreté des objectifs immédiats, où la générosité des intentions contrastait avec la violence des invectives à l’égard de la classe politique, y compris parfois et paradoxalement contre l’opposition institutionnelle.
Il est intéressant de remarquer ici combien les anciennes théories et les paradigmes sur l’autoritarisme arabe peuvent conduire à des descriptions très sombres de la réalité car, dans la plupart du temps, ces paradigmes sont plus intellectuels que sociologiques et s’inscrivent sur le registre des normes culturelles qui prétendent s’imposer en Occident, voire dans les pays arabes.
Dans cette vision réductrice des approches culturalistes et essentialistes circulent des descriptions résiduelles sur les Arabes, sur leur affinité innée pour l’autoritarisme, sur l’incompatibilité entre démocratie et Islam scellant ainsi l’avenir du monde arabe dans l’abomination absolue de l’autoritarisme. La subjectivité intellectuelle de cette logique de l’académisme interdisait qu’on explore les progrès réalisés par certains pays arabes sur le chemin de la démocratisation ou que l’on puisse s’appuyer sur le passé pour prévoir les révolutions en cours.
Il est clair que «la culture arabo-islamique» n’est théoriquement en rien incompatible avec la démocratie. Elle n’est pas à l’origine de l’autoritarisme arabe. Ce sont les régimes autoritaires qui sont à l’origine de cette situation. Ils ne font pas prévaloir la volonté populaire. Ils tirent leur autorité non pas du peuple mais d’eux-mêmes, c’est-à-dire de leur propre supériorité. En d’autres termes, l’autoritarisme de Ben Ali, de Moubarak, de Al Assad, etc. repose sur des moyens de coercition et de violence plutôt que sur la persuasion dans les rapports entre gouvernants /gouvernés.
Mais la question qui reste en suspens, à laquelle peu d’auteurs s’attachent, est de savoir pourquoi le printemps arabe a commencé en 2011 et non pas avant L’explication la plus réaliste est la consolidation dans l’imaginaire collectif des jeunes des pays arabes du caractère public de l’autorité. Dans les régimes démocratiques, le pouvoir souverain n’appartient qu’au peuple, en ce sens que chaque individu composant ce peuple, sent qu’il dispose d’une parcelle égale de souveraineté. Or l’homme «ordinaire arabe», jusqu’à une date récente ne se sentait pas dépositaire de cette parcelle de souveraineté qu’il déléguerait, par des votes librement exprimés et non entachés de fraudes, à des représentants élus pour prendre les décisions publiques en son nom. «Les individus ne semblent pas conscients que les forces et les ressources dont dispose l’Etat ont pour origine la collectivité, que ce soit le surplus créé par le travail local ou les matières premières contenues dans le sous sol». En d’autres termes, les jeunes manifestants qui ont occupé la place Tahrir ou le boulevard Bourguiba ont appréhendé le pouvoir comme ayant un caractère public. Les courants de protestation et de contestation se sont élevés dans l’espace public pour s’insurger contre l’usage que font les régimes de la notion de l’autorité et des ressources publiques dont ils sont les dépositaires.
C’est pourquoi les jeunes révoltés ont ré-envahi les espaces publics après la destitution de leur Rais pour demander son jugement ainsi que celui de sa famille. Ces derniers, s’identifiant à l’Etat, dont ils croyaient être les seuls à incarner la pérennité, estimaient n’avoir de compte à rendre à personne et partant, présentaient partout le risque d’arbitraire et de despotisme. Cette situation rappelle la remarque de Machiavel: «il y a deux degrés de la puissance: celle qui se nourrit de la faiblesse d’un peuple, et celle qui se nourrit de sa force».
Aujourd’hui, la plupart des pays arabes sont en face de plusieurs défis dont le bien être de leur population, l’emploi, etc. Pour cela les Etats arabes doivent avoir des stratégies de développement bien réfléchies dans un contexte en pleine ébullition et où les attentes de la population sont énormes pour que la Démocratie puisse s’installer et que les dommages collatéraux de la période d’incertitude et de transition soient réduits.
Dans cet ordre d’idées, il va sans dire que la crise du développement arabe s’est approfondie et atteint un degré de complexité tel qu’elle requiert le plein engagement de tous les citoyens arabes dans une réforme globale afin de provoquer une renaissance humaine dans la région. Les réformes partielles, si variées soient-elles, ne sont plus efficaces, voire possibles. Peut être ne l’ont-elles jamais été, dans la mesure où la réforme requiert un environnement social favorable.
Reposant sur des données statistiques et comparatives, les deux premiers rapports du Programme des Nations Unies pour le développement, aboutissent à des conclusions dans les différents domaines économiques, sociaux, culturels et politiques. Elles ne laissent aucune place ni au simplisme ni aux constructions hâtives et peu convaincantes sur l’intrigante et exaspérante exception du monde arabe. Une étude comparative dans le premier rapport, fondée sur les facteurs de développement dans plus de 190 pays, a prouvé le rôle pivot du capital humain et social dans le développement. Ce facteur intervient dans une proportion de 64% alors que le capital matériel (machines, infrastructures) n’intervient que dans une proportion de 16% et celui du capital naturel dans 20% seulement. Il en ressort que le retard du monde arabe dans le domaine des connaissances et de leur usage engendre une absence logique des demandes démocratiques.
Le système éducatif souffre de plusieurs carences: un enseignement de plus en plus décadent, une acquisition médiocre des savoirs, des capacités décourageantes en matière d’analyse et de créativité. A titre d’exemple: les Arabes constituent 5% de la population du monde, partagent une religion, une langue et une histoire commune mais ne publient que 1% des livres. Le volume d’ouvrages traduits par exemple en grec est cinq fois supérieur à ceux traduits en langue arabe alors que seulement 11 millions d’habitants parlent le Grec ; l’enseignement supérieur est de moins en moins compétitif et les niveaux de financement de la recherche sont les plus médiocres au monde. 
L’acquisition et la transmission généralisées de la connaissance et de l’éducation sont l’instrument sine qua non du développement et affectent les capacités de questionnement, d’exploration intellectuelle et d’initiative.
Le capital humain par le truchement du savoir, de l’éducation, contribue directement au bien être. Il procure aux individus des avantages parmi lesquels l’amélioration des revenus du travail et l’employabilité. Il assure en définitive la croissance économique. Le capital humain se forme dans divers contextes – au sein de la famille et du foyer, dans l’environnement immédiat, sur le lieu de travail et dans de nombreux autres cadres. La sphère d’intervention des pays arabes dans le capital humain est donc très vaste mais elle constitue la panacée…
D’après l’OCDE, outre les avantages dont profitent les individus, l’investissement dans le capital humain peut être bénéfique pour l’économie dans son ensemble. En principe, il devrait être possible de discerner cette incidence économique globale dans le taux de croissance économique, mais en pratique il est difficile de la confirmer et de la chiffrer. Des travaux très récents de l’OCDE ont contribué à apporter des éclaircissements à cet égard et ont montré que dans les pays Membres, une année supplémentaire d’études aboutit, en moyenne et à long terme, à un accroissement de la production par habitant de 4 à 7%.
Le capital humain a aussi de multiples avantages non économiques. Ainsi, l’instruction tend à améliorer la santé (elle-même une forme de capital humain). Une année supplémentaire d’études, réduit, selon les estimations, la consommation quotidienne de cigarettes de 1.6 pour les hommes et de 1.1 pour les femmes ; semble accroître le bonheur ; favorise l’instruction de la génération suivante. Les enfants dont les parents ont atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ont eux-mêmes plus de chance d’aller au bout de leurs études secondaires ; et est associée à une participation plus grande à la vie civique, à des activités bénévoles plus nombreuses, à l’octroi de dons plus importants, à des œuvres de charité, et à un risque plus faible de délinquance.
Fidèle à ses choix initiaux, le Forum de Fès de cette année aborde ces sujets qui touchent l’avenir du monde arabe, voire de l’humanité. Ainsi, la thématique de cette année tourne autour du thème «L’investissement dans le capital humain à travers l’éducation et le savoir dans les pays arabes: Une panacée pour le développement durable». Ce Forum cherche à élucider les esprits, à apporter des analyses savantes, à mettre fin aux amalgames, à percevoir, à comprendre ce qui est en jeu, de manière à pouvoir assumer les métamorphoses nécessaires. C’est là le niveau fondamental de la problématique. Le Forum aspire donc  à tracer une véritable feuille de route institutionnelle en mettant en exergue les stratégies que doivent suivre les Etats à la suite des derniers changements politiques pour assurer le développement de leurs nations. Les conclusions de ce Forum, attendues lors de la synthèse générale et de la déclaration finale seront utiles pour élaborer des programmes et des  projets conséquents.

10/12/2012
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Remise à Rabat du Grand Prix national de la presse

Le jury de la 10ème édition du Grand Prix national de la Presse a annoncé, vendredi soir, les noms des lauréats des différentes catégories de ce prix, lors d’une cérémonie organisée, à Rabat, à l’occasion de la Journée nationale de l’Information (15 novembre).
Ainsi, le prix de la télévision a été décerné à Mme Malika Hatim et M. Mohammed Benremdan pour leur émission «Al Hawdaj» diffusée par la chaîne de télévision «Al Oula», tandis que le prix de la radio a été attribué à Mme Nadia El Anaya de la radio nationale pour son émission «La Séance est levée» .
Le prix de la presse écrite est revenu à Miloud Azelzoun du journal +Akhbar Al yaom+, alors que le prix de l’Agence a été décerné à Madani Mansour, journaliste à l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) pour son article intitulé «Najat Belkacem, du bourg déshérité de béni Chiker aux ors de la République française».
Le prix de la photo n’a pas été attribué faute de clichés répondant aux «critères professionnels».
Le jury a, d’autre part, décerné un prix honorifique aux journalistes Ahmed Riffi (radio nationale) et Touria Saouaf (2M) en hommage à leur contribution au service de la profession.
Saisissant l’occasion, le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a mis en avant le riche parcours professionnel de ces deux figures médiatiques nationales, à l’égard desquelles a exprimé sa «reconnaissance» notamment pour leurs efforts louables et leur «grande contribution» à l’éducation de toute une génération.
Pour sa part, le ministre de la communication porte -parole de gouvernement, Mustapha El khalfi, a souligné que la cérémonie de remise du Grand prix national de la presse, est devenue un rendez-vous annuel incontournable pour recomposer les journalistes marocains, et rendre hommage aux compétences nationales dans ce domaine.
Il a, dans ce sens, annoncé que le montant de ce prix, dont bénéficiera également la presse électronique, sera doublé à partir de l’année prochaine «afin d’accompagner les mutations qu’a connues la pratique journalistique ces dernières années».
Et de rappeler que le Grand prix national de la presse intervient au moment où le Maroc connaît une série de chantiers ouverts et autres projets d’envergure dans divers domaines notamment médiatiques, citant à cet égard le Code de la presse et de l’Edition, le droit à l’accès à l’information, l’adoption de nouveaux cahiers de charges de différents organes, la mise en oeuvre de contrats programmes dans le secteur, et l’amélioration des conditions sociales des professionnels.
De son côté, l’écrivain et journaliste Mohammed Mustapha El Kabbaj, président du jury de cette 10éme édition, après avoir mis en avant les acquis apportés par le Grand prix national de la presse tout de long d’une décennie de son existence, a indiqué que ce prix vient conforter la place du journalisme au Maroc à la lumière notamment des dispositions de la nouvelle constitution.
Par ailleurs, les candidatures présentées ont atteint cette année 124 et concernaient l’ensemble des catégories, à savoir la radio (18), la télévision (30), la presse écrite (50), l’agence de presse (17) et la photo (9).
Cette cérémonie s’est déroulée en présence de membres du gouvernement et de personnalités notamment du monde des médias, de la politique et des arts.
Le Grand prix national de la presse a été institué par SM le Roi Mohammed VI dans le message que le Souverain avait adressé, le 15 novembre 2002, à la famille de la presse et des médias à l’occasion de la Journée nationale de l’information et de la communication. Ce prix vise à récompenser les efforts individuels et collectifs des journalistes et à encourager les meilleures productions nationales dans tous les domaines de l’information.

10/12/2012
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L’éducation et le savoir, socle de base et choix stratégique structurant

Abdelkader MOUHCINE

C’est hier dimanche 9 courant que le rideau est tombé sur les travaux de la 9ème édition du Forum de Fès. Organisé sur trois jours autour du thème « l’investissement dans le capital humain à travers l’éducation et le savoir dans les pays arabes : une panacée pour le développement durable », ce colloque a réuni les représentants de plus de 80 pays et plus de 200 participants, universitaires, chercheurs, intellectuels et un grand nombre de personnalités.
Une thématique que notre pays place au cœur de l’entreprise de développement et que les universitaires et les chercheurs marocains, en font une analyse fouinée de par sa pertinence et sa dimension, et ce, dans l’optique d’élucider les esprits et d’apporter les analyses savantes pour remédier aux problématiques de l’heure.
Cette approche a été explicitée par M. Abdelhak Azzouzi, président du Centre Marocain Interdisciplinaire des Etudes Stratégiques et Internationales (CMIESI), à l’initiative duquel ce colloque a été organisé, faut-il le souligner, pour qui « ce forum aspire à tracer une véritable feuille de route institutionnelle en mettant en exergue les stratégies que doivent suivre les Etats à la suite des derniers changements politiques pour assurer le développement de leurs nations ».
Dans cette perception, les axes objet d’échanges, de réflexion et de débats lors de ce colloque se sont focalisés autour de sujets portant sur « le monde arabe à l’épreuve des changements », sur « les dynamiques régionales entre continuité et rupture » et sur « le système éducationnel et la transmission des savoirs dans les pays arabes », notamment.
Des axes de réflexion qui ont permis aux participants à ce colloque de mettre le doigt sur les handicaps qui pèsent encore de nos jours sur les systèmes éducatifs dans les pays du monde arabe et qui sont de nature à impacter la dynamique de la recherche-développement et donc le niveau de compétitivité des systèmes de la recherche et de l’enseignement ainsi que les capacités d’analyse et de la créativité.
En d’autres termes, l’investissement dans le capital humain à travers l’éducation et le savoir est un choix stratégique, un choix intimement lié au niveau de la qualification et de la manière avec laquelle le capital humain est préparé pour l’avenir. Ceci renvoie ipso facto au système d’éducation et de l’enseignement et à sa capacité à former l’élément humain et à le préparer à s’investir pleinement dans le processus de développement et de progrès démocratique de la société.
L’idée donc d’investir dans le capital humain est extraordinairement structurante et c’est dans cette logique que s’inscrit, d’ailleurs, la stratégie poursuivie par notre pays sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Une stratégie qui ambitionne avec détermination à mettre en place un système scientifique national performant à même de jouer son rôle dans le développement général du pays et dans sa renaissance scientifique. Stratégie qui tire son fort du principe que le développement efficace et durable ne peut se concrétiser que par le biais de politiques publiques intégrées, s’inscrivant dans le cadre d’une entreprise cohérente, d’un projet global et d’une totale mobilisation tous azimuts où les dimensions humaine, sociale, économique, éducationnelle, politique, culturelle et écologique se conjuguent et se complètent. Aux pays arabes de capitaliser donc sur l’expérience marocaine, favoriser les canaux d’échange et de coopération, renforcer les liens entre les chercheurs au sein de l’espace arabe et consolider les relations avec la communauté scientifique mondiale. A eux de faire en sorte également à ce que les infrastructures universitaires soient adaptées aux attentes et aux exigences du contexte et qu’elles soient à même de favoriser la diversité, l’épanouissement et le rayonnement. Là est le challenge !


10/12/2012
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 Dossier: Fin prêt pour le coup d’envoi le 12 décembre
Le tramway de Casablanca dans tous ses états

Le mercredi prochain, 12 décembre, le tramway de Casablanca ne roulera pas à vide comme il le fait depuis des semaines à titre d’essai afin d’acclimater les Casablancais avec cette nouvelle machine de transport de masse. Il y aura bel et bien cette fois-ci des voyageurs à l’intérieur et une animation réelle dans les stations. Et puis, le tramway sera bien gardé contre les actes de vandalisme ou autres, car tout a été prévu pour les services de sécurité en vertu d’une convention avec la Sûreté nationale. Les écumeurs patentés de bus n’ont qu’à se tenir tranquilles.
Casa Transport, promoteur du projet, aura tenu donc ses promesses quant au respect du délai de mise en service à partir de la journée du 12/12/2012, surprenante date qui sonne comme un anniversaire... Ici et là, il y a certes encore quelques travaux de finition toujours en cours. Jusqu’à jeudi vendredi, on mettait la dernière main à l’aménagement des agences commerciales du tramway où l’on vendra des cartes d’abonnement et autres services (renseignements et orientation). Des agences qui devaient normalement ouvrir depuis longtemps pour permettre d’informer et de préparer les usagers intéressés par ce mode de transport nouveau qui fonctionne par tickets électroniques.
L’Etat et la Commune, grâce à une participation de 550 millions de dirhams, supportent une part du déficit de la gestion du tramway dont les travaux auraient coûté 5.900 millions de dirhams pour l’aménagement et l’équipement. En effet, cette participation publique permet, comme cela a été annoncé dernièrement, de fixer, pendant les cinq années à venir (2013-2017) que dure le contrat d’exploitation, le prix du trajet à 6 DH, l’abonnement de la semaine à 60 DH, l’abonnement mensuel à 250 Dh et l’abonnement mensuel pour élèves et étudiants à 150 Dh. Les fonctionnaires auront droit à une réduction de 30%. D’ici à l’horizon 2020, tout devrait être entrepris pour que le déplacement par transport en commun à Casablanca passe de 13% actuellement à 20% afin, dit-on, de diminuer l’utilisation de la voiture particulière au centre de la ville à laquelle on impute l’aggravation de l’engorgement de la circulation. Un cauchemar quotidien exacerbé pendant deux ans par les travaux du tramway. Pour ce problème épineux, les Casablancais ne verront pas de ci tôt le bout du tunnel avec la fin des travaux et la mise en service du tramway, du fait que cela est dû aussi aux poids lourds qui livrent des marchandises sans obéir à un horaire requis, à la saturation extrême de la circulation face à l’étroitesse des voies dégradées, au problème de stationnement dont souffre la ville depuis des décennies avec carences en parking etc. Un plan de circulation global devrait être mis en œuvre en 2013 pour prendre en compte tous ces paramètres.
Une nouvelle ère néanmoins s’annonce pour le transport de masse à Dar Beida avec un projet qui promettra d’atteindre 250.000 voyageurs par jour en commençant d’abord par 170.000 voyageurs la première année, dans une ville qui compte plus de 4 millions d’habitants. D’emblée, Casa Transport annonce que ça ne sera pas la baguette magique pour les problèmes de transport et de circulation dans la métropole. On pense déjà à une autre ligne pour desservir le sud de la ville à partir du centre par boulevard Zerektouni. Et puis, il faudrait que les bus et les taxis se mettent à niveau pour relever le défi, ce qui n’est pas encore le cas à la veille de la mise en service du tramway.
Comme on le sait, les usagers seront transportés sur une ligne de tramway de 31 kms traversant en une heure la ville d’Est en Ouest, de Sidi Moumen à Ain Diab et au quartier des Facultés à bord de 37 rames, chacune d’une longueur de 60 mètres, d’une capacité de 600 voyageurs dont 156 places assises et équipées de 12 portes de chaque côté. Le tramway aura une régularité de passage de dix minutes dans chacune des 48 stations que compte le trajet de 31 kms lequel sera effectué en 60 minutes avec une vitesse moyenne de 18 km/h. Casa Transport offre dans son site http://www.casatramway.ma depuis le lancement des travaux plus de détails sur les différents volets du projet.
Casa-Tram est la société créée par le Consortium maroco-français constitué de la Régie autonome de transport de Paris (RATP) (40%), la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) (40%) et le holding Transinvest (20%). Il est adjudicateur du service d’exploitation et de maintenance du tramway en vertu d’un contrat avec Casa Transport, laquelle percevra directement les recettes journalières et payera Casa-Tram au kilomètre. La mise en service du tramway génèrera pas moins de quatre mille emplois directs dont deux mille directs.
Pour les observateurs de l’évolution du transport de masse à Casablanca, le Tramway, au vu du développement effréné de la métropole du Maroc, est un projet tardif, depuis le temps que des réflexions sont tenues sur la nécessité d’un métro pour lequel des études avaient été menées. Les réflexions pour un transport de masse plus efficace et structurant avaient débuté après les événements de 1981, les émeutes du pain intervenues au milieu de la période de sécheresse la plus longue (1979 - 1984) avec l’accentuation de l’exode rural et la densification de l’habitat précaire sur la périphérie au sud de la ville, avant de se déplacer vers le sud-est ce qui allait devenir Sidi Moumen derrière l’ancienne décharge de Tit Mellil abandonnée vers 1986. Au lieu de métro ou tramway, une expérience de sociétés privées de transport par bus est lancée en 1985 aux côtés de la RATC en permanente difficulté et qui jouissait auparavant du monopole. Une décennie plus tard, c’est le début de la fin de l’expérience avec des transporteurs privés en faillite et incapables de renouveler leur parc fait de bus tas de ferrailles extrêmement polluants, au même titre que la RATC qui finit par céder la place à Mdina Bus à partir de 2004 et où aujourd’hui à peu près les mêmes actionnaires de Casa Tram siègent soit à la RATP, ou la CDG et Transinvest.
Mais malgré la réalité du retard que nul ne peut nier, le projet du tramway constitue un véritable tournant pour une ville qui, depuis toujours, n’a eu qu’un seul mode de transport prépondérant qui est l’autobus. Le tramway est appelé à s’ériger en complémentarité avec le réseau de Mdina Bus. Encore faut-il que cette dernière se mette à niveau. Ce n’est pas encore le cas sur le terrain où le matériel roulant s’est dégradé dans bien des lignes. Jusqu’à présent, aucune information ou formation ne sont données au personnel à propos du partenariat entre Mdina Bus et Casa-Tram. Pour l’instant, il s’agit pour les voyageurs de s’acclimater avec les modalités modernes de transport basées sur des techniques de billetterie informatisés.
Il est dit que le tramway est 15 fois moins polluant que la voiture. Il doit l’être encore davantage par rapport aux bus. Dans le passé, les axes importants de la ville étaient signalés par les lignes des bus comme pointant les directions de sa croissance tentaculaire. C’était le trolleybus au début qui signalait les premiers axes dès les années trente du siècle dernier pour la ligne 1 Place Nations Unies-Roches Noires, ligne 4 qui va de Place Verdun vers Derb Soltane par Route Médiouna (actuellement boulevard Mohammed VI) et Derb elKabir par la suite, ligne 8 vers Bourgogne. Il y eut par la suite l’axe place Maréchal – Maarif par la ligne 7. Fin des années soixante, les trolleybus sont supprimés. L’axe Oulad Ziane vers le sud de la ville prendra de l’importance. Desservi par la ligne 10 qui va vers Ben Msik, il s’imposera pendant longtemps comme une des grandes lignes avant d’être, pour ainsi dire, détrônée par des lignes qui s’imposent vers l’Est du côté d’Ain Sebaa et Bernoussi comme 33, 23 et vers l’Ouest (Hay Hassani et Oulfa et aujourd’hui Rahma) comme les lignes 19 et 35. Par rapport à ces lignes traditionnelles, le tracé de la ligne du Tramway est une innovation dans la mesure où il va d’une périphérie à une autre (de Anassi et Sidi Moumen à Hay Hassani et abords de Lissassfa) en passant par le vieux centre par l’intersection-jonction qu’est la place des Nations Unies entre la ville européenne et l’ancienne médina. Le vieux centre qui avait toujours détenu la majorité des terminus des lignes devient pour le tramway une gare, certes importante, mais de passage.

10/12/2012
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Le tramway à la rescousse des grandes lignes de bus

S.A

Le tramway est un plus malgré les points négatifs qu’on ne cesse de relever concernant l’épineux et sempiternel problème de carences de parkings de stationnement que les riverains de la voie, habitants, commerces ou entreprises ne cessent de pointer du doigt alors qu’ils seraient plus portés, selon toute apparence, à se réjouir du changement positif de l’environnement ambiant grâce aux aménagements urbains qui accompagnent l’installation de la voie ferrée.
«C’est inconcevable, un tramway sans espace de stationnement près des stations! les normes c’est d’accompagner les stations par des aires de stationnement…» s’exclame un boutiquier du boulevard Mohammed V au-delà du tronçon piétonnier de cette artère.
Un marchand d’articles vestimentaires du même boulevard soulève le même point: «Les gens passent, ne s’arrêtent pas, la chaussée étroite ne permet pas de stationner, le boulevard Mohammed V est toujours une périphérie bien triste de la ville, trop de locaux sont encore fermés, le commerce c’est ailleurs à derb Omar, au Maarif, à Bernoussi, Hay Mohammadi£. Mais il faut attendre quelque trois mois peut-être pour sentir ou pas l’effet tramway sur l’activité commerciale, on a bien attendu deux ans de travaux…».
La chaussée rognée par la voie du tramway ne permet pas la livraison de marchandises lourdes, répète-t-on partout. Il ne reste qu’une chose: effectuer ce travail la nuit ou le matin très tôt quand le débit de la circulation est au point mort. Ou alors, si on en a les moyens, déplacer son activité ailleurs. Il parait que certains s’y seraient assujettis.
Pourtant, on pensait que l’embellissement de l’environnement du tramway aurait pour effet automatique de valoriser le site géographique limitrophe et par conséquent motiver les propriétaires des commerces à se mettre à niveau pour embellir les façades.
Jusqu’à présent, on a relevé quelques cas sporadiques des propriétaires de commerces ou autres qui portent espoir dans ce qu’on pourrait désormais appeler l’effet tramway. Ce n’est pas le cas de l’hôtel Lincoln dont les ruines restent une tache noire dans le boulevard, un site dont le destin est entre les mains de l’Agence urbaine qui a obtenu son expropriation pour utilité publique en vu de le reconstruire en sauvegardant la façade d’origine. En attendant, et pour parer aux dangers d’effondrement sur le passage du tramway, un haut rempart de pièces d’échafaudages a été construit.
Casablanca, on le sait, ce n’est pas seulement le boulevard Mohammed V, le Maarif, Ain Diab mais aussi et surtout sa banlieue proche qui n’en finit pas de s’agrandir avec les quartiers nouveaux immenses R+ 4 qui offrent bel et bien un aspect de ghettoïsation par la forte concentration et l’absence d’espaces verts conséquents susceptibles d’atténuer un sentiment d’oppression face à l’hégémonie du béton. Un exemple édifiant: Anassi, situé à l’Est de la ville, là justement où se trouve la dernière station du Tramway. Ce dernier venant d’Ain Diab après avoir traversé 31 kms, arrive à la grande périphérie et passe par les quartiers Tacharouk et el-Hadika et s’achemine vers le terminus à l’entrée de cette grande agglomération Anassi qui est un quartier-ville, une ruche de béton initialement de 26.000 logements sociaux ayant vu le jour à partir de 1996. D’autres quartiers d’immeuble s’y sont greffés dont les lotissements Salam I et Salam II dits Machrou’, issus de la résorption des bidonvilles Thomas et Sekouila rendus célèbres par les attentats du 16 mai. Ce dit Machrou’ situé au sud-est du terminus du tramway est considéré parmi les quartiers chauds de la région. Les bus n’y arrivent pas pour une question d’insécurité dit-on. Un premier essai de jonction du nouveau quartier aux lignes des bus a été dissuadé par des attaques par jets de pierre.
«Ces gens-là veulent tout gratis, ils veulent toujours vivre aux crochets de l’Etat avec à l’œil un toit, de l’eau, de l’électricité, du transport, des assistés quoi…» confie un receveur de la ligne 33 qui généralise en des propos amers et sans nuances.
Ces quartiers situé en retrait de Anassi sont desservis par des dizaines de carrioles à deux dirhams le voyage. Un mode de transport archaïque qui crée le contraste avec le système ultramoderne et flambant neuf du tramway.
Deux grandes lignes de bus principales parmi les plus importantes du réseau de Mdina Bus desservent Anassi via Bernoussi, la ligne 33 qui va vers le centre de la ville et la ligne 24 qui, elle, se dirige vers Derb Soltane, Place Sraghna en passant par Bernoussi et Sidi Moumen Jdid, Hay Sadri et Sidi Othmane. Dans ces agglomérations, des milliers d’habitants quotidiennement se dirigent vers plusieurs destinations par bus, par taxi, même à pied pour les ouvrières des zones industrielles de Zenata ou Ben Msik.
Hanane, âgée d’une trentaine d’année, employée de bureau dans une entreprise au centre de la ville, habite Hay Azhar, un autre quartier nouveau-né dans les années quatre-vingt-dix, frontalier de Anassi, raconte comment le matin la ligne 33 brûle les arrêts. Les bus de Mdina Bus brûleurs des arrêts aux heures de pointe c’est le lot des travailleurs des ces quartiers. Même phénomène dans d’autres quartiers périphériques. Pour éviter un retard dû à ce phénomène, la solution c’est de se lever très tôt pour prendre les premiers bus pas encore bondés. Le même calvaire le soir pour réintégrer ses pénates.
«Les bus brûlent même le deuxième et troisième arrêts avant la sortie du territoire d’Anassi parce qu’ils font le plein à l’arrêt de départ. Les besoins des habitants n’ont jamais été pris en compte».
Aux heures de pointe, de 7h à 8h30, les bus une fois pleins à ras-bord à Anassi ne passent plus par Bernoussi mais prennent la direction du centre de la ville. D’autres bus de la même ligne desservent El Azhar et Bernoussi pour dégager les arrêts.
Il y a, en effet, toujours disproportion entre l’offre et la demande, celle-ci étant toujours plus forte. L’injection de nouvelles voitures n’arrange pas les choses car avec les problèmes d’engorgement de la circulation, les bus font moins de rotations et tardent à revenir.
Inutile d’évoquer le constat répété sur la qualité des bus mis en circulation par Mdina Bus partenaire de Casa-Tram pour la complémentarité avec le tramway, leur état lamentable, sièges arrachés traces de vandalisme du Derby, saletés, plafonds effondrés, vitres cassées non remplacées. Dans le lot, ce sont des bus usagés importés de France de chez la RATP qui sont employés dans ces lignes 33 et 24.
«Quand il pleut, les sièges lorsqu’ils sont toujours là, sont mouillés, impossible de s’asseoir. Au moins pour le tramway c’est encore tout neuf, ce n’est pas du retapé et sûrement ça ne doit pas couler quand il pleut…»
Bien des fois, au lieu d’attendre le bus de 4 Dh on se jette dans le grand taxi à 4,50 DH pour aller à Sidi Bernoussi et de là prendre un taxi pour Lmdina, le centre à 6,50 DH.
On comprend donc l’attente des habitants de cette région qui portent beaucoup d’espoir sur la mise en service du tramway le mercredi prochain 12 décembre. Il en est de même pour le grand quartier Tacharouk et Moulay Rachid proche de la Route de Sbit. Pour les habitants de ces quartiers, le tramway est une aubaine au niveau économique quand on pense qu’il y a des travailleurs qui vont jusqu’au Maarif et peuvent être contents d’être déposés sur le boulevard Abdelmoumen.
Mais il n’y a pas que les usagers des bus qui peuvent voir dans la ligne du tramway une possible alternative, car il y a aussi des automobilistes. Mohamed jeune cadre de banque d’une trentaine d’année habitant à Hay Qods (Bernoussi) compte bien profiter de la ligne du tramway.
«J’ai des problèmes avec la circulation, je compte déposer ma voiture dans un parking à Anassi et prendre le tramway, c’est plus reposant et plus économique m’a-t-on dit car je peux avoir un abonnement d’un mois à 200 Dh mais tout dépend des conditions d’embarquement, si c’est aussi inhumain que pour le bus, je serais obligé de reprendre la voiture quitte à supporter les interminables bouchons et sacrifier plus d’argent pour l’essence et le parking, j’ai entendu dire qu’on va nous étriller en augmentant le prix du parking au Centre pour nous obliger à monter dans le tramway, soi-disant couteau à la gorge… »
Sur son trajet, le Tramway sera un fort concurrent pour les taxis blancs du moins ceux qui font la jonction entre Hay Mohammadi et le centre de la ville. C’est en tout cas l’avis d’un chauffeur de taxi à la station de taxi Hassan Sghir :
«Le tramway est un avantage pour les passagers qui prenaient deux taxis pour venir de Anassi, Sidi Moumen, Tacharouk jusqu’au centre de la ville. Ils paieront 6 Dh au lieu de prendre deux taxis à 9 Dh (4,5 Dh par taxi) avec en plus des tracasseries d’attente en moins !».
Un autre chauffeur de taxi dit qui n’y aura pas de perdant entre tramway et taxis: «Chacun aura son dû, tramway ou taxi, il y aura toujours du travail, les clients du taxi lui resteront fidèles, le taxi aura toujours l’avantage de déposer le client à l’endroit où il veut et de l’orienter, ce qui n’est pas le cas du tramway, mais le taxi doit se mettre à niveau…»
Sur le trajet entre Hay Mohammadi et le centre de la ville, la grande ligne 2 de Mdina Bus sera soulagée par le tramway. Même chose pour des lignes comme la 35 et la 19 de Hay Hassani et Oulfa, du moins pour une partie de leurs usagers qui descendent sur le parcours boulevards Yaakoub Mansour et Sidi Abderrahmane.

Tramway: Fiche technique

- Vitesse moyenne de 19 km/h
- Vitesse maximale de 70 km/h
- Des horaires de service de 5h30 à 22h30 en semaine et jusqu’à 23h30 le week-end
- 23 sous-stations électriques
- 70 km de fil aérien de contact
- 200 km de câbles de puissance
- 2.000 nouveaux arbres et palmiers
- 220.000 m2 de trottoirs réhabilités
- 4.000 nouveaux emplois dont 2.000 directs
- Un investissement moyen de 200 millions de DH par km
- 61 sociétés marocaines impliquées
- Un coût de 48,7 millions de DH par rame

10/12/2012
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  Exercice par les professionnels du public dans les cliniques le privées
L’interdiction maintenue !

Le ministère de la Santé dément catégoriquement avoir annulé l'interdiction aux professionnels du secteur d'exercer dans le privé
Le ministère de la Santé a catégoriquement démenti les informations véhiculées par la presse, notamment électronique, selon lesquelles le gouvernement aurait annulé la décision d'application de la loi interdisant aux professionnels du secteur public d'exercer dans les cliniques privées.
La décision du gouvernement de mettre en oeuvre la loi sur l'interdiction aux professionnels de la santé, y compris les professeurs universitaires et les médecins du secteur public, les infirmiers et le personnel administratif, d'exercer dans le secteur privé, est une "décision politique et gouvernementale irréversible", indique une mise au point.
Le ministère a également fait savoir que l'action des commissions d'inspection et de contrôle, qui veilleront à l'application de la loi, va commencer à partir du premier janvier prochain, exprimant, par la même occasion, ses "remerciements à tous ses partenaires pour leur compréhension, notamment le Syndicat national de l'enseignement supérieur, les autres syndicats représentant les professionnels de la santé et les associations représentant les cliniques privées et les médecins du secteur privé".
Il a, de même, souligné son "attachement à l'approche participative et au dialogue avec l'ensemble des professionnels de la santé des secteurs public et privé, et ce pour la mise à niveau du système de la santé et le lancement de la réforme à même de développer le secteur et de garantir, ainsi, le droit des citoyens à la santé conformément aux dispositions de la Constitution et des traités internationaux".

10/12/2012
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  Agression contre le secrétaire provincial de la Ligue à Tata
La LMDDH réclame l’ouverture d’une enquête

Le Bureau central de la Ligue Marocaine pour la Défense des Droits de l’Homme (LMDDH) réclame l’ouverture d’une enquête à propos de «l’agression contre le secrétaire provincial de la Ligue à la province de Tata, M. Hamid Boughalem». Ce dernier, accompagné de membres du Bureau local, participait à un sit-in organisé, le jeudi 6 décembre 2012, par un mouvement de jeunes diplômés chômeurs.
Dans un communiqué rendu public, le Bureau central de la LMDDH exprime sa condamnation absolue de la violence utilisée contre les mouvements protestataires dans la province

de Tata, ainsi que son entière solidarité avec la section de la Ligue dans ladite province.
En outre, le Bureau central de la Ligue souligne la nécessité d’accorder un intérêt certain à la province de Tata dont plusieurs zones ont été en confrontation directe avec les attaques du «Polisario» dans les années 80. A ce propos, le Bureau central adresse un appel aux parlementaires des deux Chambres en faveur d’une visite sur le terrain pour être fixés sur les conditions de vie des habitants de cette province, ainsi que sur le recours démesuré à la force pour réprimer les mouvements pacifiques de protestation.

10/12/2012
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  64ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme 
L’avocat, acteur incontournable dans la garantie des droits humains et économiques

Par Me Mohamed BELMAHI

Voici soixante quatre ans, après le traumatisme d’une guerre mondiale dévastatrice, des génocides et l’explosion de la première arme atomique, le concepteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a affirmé avec force des principes universels devant unifier les nations et asseoir les fondements d’un monde pacifique, prospère et de plus en plus juste. A cet effet, le 16 décembre 1966, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Qu’en est t-il au juste, 64 ans plus tard, de la mise en application des valeurs de la Déclaration Universelle Le monde est-il devenu plus calme, plus sain et plus juste Les termes de la Déclaration sont-ils palpables dans notre vécu quotidien
Le Maroc s’est-il investi dans cette dynamique, celle des droits économiques et sociaux
Si la réponse n’est pas tout à fait satifaisante, à qui incomberait leur sauvegarde
Il faut dire que la Charte Internationale des Droits de l’Homme interpelle tout un chacun parmi nous, surtout la classe éclairée de la société. Les avocats, les magistrats en font partie eux qui sont, au fait, les “gardiens du temple”. Les avocats, en tant que receleurs des valeurs humaines, conseillent les citoyens.
A l’occasion du 12ème anniversaire du Statut de Rome ayant donné création de la Cour Pénale Internationale de la Haye (CPI), une convention des Avocats du Monde a été signée à la maison du barreau des Avocats de Paris en 2008, par 80 barreaux et associations d’avocats représentant les cinq continents dont le barreau de Meknès, que j’ai eu l’insigne honneur de représenter. Nous avons décidé d’actualiser la Convention de sauvegarde des droits de la défense signée en 1987 pour la rendre adaptable à l’évolution que connaissent nos sociétés. Elle doit se mettre à niveau des changements presque quotidiens sous l’effet du progrès technologiques et des nouveaux besoins des populations, voire de l’Administration Publique, elle-même.
Parmi les pactes signés, on trouve celui relatif aux droits économiques, sociaux, sportifs et culturels, ainsi que les principes de base relatifs au rôle du barreau et le Statut de Rome  portant création de la Cour Pénale Internationale. Le Maroc a voté une Constitution le 1er juillet  2011 et le  2ème chapitre fait allusion à ces droits, notamment ceux des sportifs (article 26, 31 et 33 ). Mais rien n’a été concrétisé depuis lors, surtout au niveau de la couverture sociale des sportifs !
Cette Convention représente une opportunité non seulement pour les avocats mais offre également l’occasion de s’interroger sur la situation actuelle de leur profession. L’avocat-conseil doit se mettre au diapason de l’évolution de l’environnement pour pouvoir s’y adapter. Cette évolution a élargi le champ d’intention de ses activités du moment qu’il s’est mis à l’heure des nouvelles technologies de l’information, plus efficaces et plus sécurisantes. Il devient de facto un partenaire incontournable pour l’entreprise et le monde des affaires soucieux de se prémunir contre les aléas de la conjoncture.
Toutes nos villes doivent s’inspirer donc de l’expérience en se dotant de cet outil de l’aide à la performance qu’est l’avocat-conseil. Le coût de la prestation ne doit pas être perçu comme une charge mais plutôt comme un investissement au rendement différé et une assurance contre les méfaits de la conjoncture économique et de l’action malintentionnée de l’élément humain.
Au moment où notre économie se modernise, il est inconcevable que le volet du conseil soit négligé car, répétons-le, non seulement il permet de prévenir les pertes potentielles en termes de risque, mais aide à aiguiller l’entreprise vers des horizons meilleurs et surtout à encourager l’investissement, la prise de décision et d’initiative. C’est dire que l’avocat-conseil sera sollicité plus que jamais dans un Maroc en chantier sous la houlette de Sa Majesté le Roi qui ne rate pas un jour sans inaugurer un chantier ou donner le coup de pioche à un projet.
Un Maroc qui bouge, nécessite donc une veille sur tous les plans, notamment celui juridique. Nos villes sont appelées à prendre le train qui est en marche depuis une décennie. Il y va de leur avenir et de celui de leurs jeunesses qui ne demandent qu’à servir leur ville et leur pays. Je parle des droits des sportifs !



10/12/2012
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 La sécurité alimentaire à la Chambre des Conseillers
Abdelilah Benkirane: Le tiers des terres agricoles risque de devenir inexploitable d’ici 2050

La raréfaction des ressources hydriques et les effets des changements climatiques, deux défis majeurs auxquels le secteur agricole fait face, risquent de rendre le tiers des terres agricoles inexploitables à l’horizon 2050, a souligné, vendredi à Rabat, le Chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.
S’exprimant sur la question de la sécurité alimentaire et de la mise à niveau du secteur agricole, lors la séance mensuelle de la Chambre des conseillers, consacrée aux réponses aux questions relatives à la politique générale, M. Benkirane a relevé d’autres contraintes liées surtout à la complexité des systèmes fonciers, à la prédominance des petites exploitations agricoles, ainsi qu’aux insuffisances au niveau de la compétitivité du secteur se rapportant aux accords de libre-échange et aux fluctuations des prix sur le marché international.
Ceci dit, les groupes de la majorité à la Chambre des conseillers ont salué la politique du gouvernement visant la promotion du secteur agricole et la réalisation de la sécurité alimentaire, tandis que l’opposition a critiqué l’absence d’une vision claire en la matière.
Fouad Kadiri a, au nom du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, souligné les efforts déployés par le gouvernement pour garantir la sécurité alimentaire dans le pays, tout en relevant les défis consécutifs à la libéralisation du commerce mondial, notamment les produits agricoles et agro-industriels.
Il a, dans ce sens, appelé à la recherche des moyens de nature à faire face à ces défis et à la mise en place d’un plan national en vue de garantir la sécurité alimentaire pour le Royaume de façon structurelle.
Pour sa part, Said Tadlaoui, du groupe Mouvement populaire, a exprimé son soutien à la politique du gouvernement en matière agricole, se félicitant des «résultats excellents» réalisés par la société nationale de commercialisation des céréales en matière de production des semences sélectionnées.
Au nom du Rassemblement national des indépendants, Hassan Oukacha a salué le plan Maroc vert qui a permis de réaliser «de bons résultats», appelant à faire de la sécurité alimentaire une priorité nationale et à assister les agriculteurs à utiliser les semences sélectionnées, «dont une grande partie est importée par le Maroc».
En revanche, le président du groupe socialiste, Mohamed Alami, a critiqué l’absence d’une «politique socioéconomique claire» et d’un programme capable de satisfaire les besoins de la population et les demandes des couches démunies.
Le groupe socialiste a également appelé le gouvernement à traiter les questions liées au foncier agricole, à revoir la distribution des eaux entre les périmètres irrigués et les zones Bour, à intervenir pour faciliter le financement, par les banques, des petits agriculteurs et à prendre des mesures pratiques en vue de réaliser la sécurité alimentaire au profit de tous les citoyens.
De son coté, Abdeslam Belkchour, du groupe de l’Authenticité et Modernité, a estimé que la réponse du chef du gouvernement reste «technique et pleine de chiffres», mettant en garde contre l’amalgame entre «la demande de la satisfaction alimentaire» et «la sécurité alimentaire».
Il a aussi déploré «le manque flagrant» dans la production des plantes d’huile au niveau national en restant entièrement dépendant des importations, attirant l’attention sur la question des ressources hydriques «surexploitées et sans prendre en compte l’intérêt des futures générations» .
Cette séance a été marquée par le retrait du groupe fédéral de l’unité et la démocratique en signe de protestation contre la décision du gouvernement de procéder à des prélèvements sur salaires des grévistes, et contre l’interdiction de plusieurs «manifestations pacifiques» prévues samedi dans le cadre de «la journée de protestation nationale», à laquelle a appelé la Fédération Démocratique du travail et la Confédération démocratique du travail.

10/12/2012
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Interpellation à l’Aéroport Mohammed V d’une «fausse douanière»

Les services de Douane de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca viennent de mettre la main sur une «fausse douanière» dont la présence au terminal 1 et l’uniforme incohérent avaient éveillé les soupçons des agents de la douane.
Cette supposée douanière, qui s’est octroyée un poste fictif en s’installant dans un desk d’accueil, portait un pantalon et une casquette pour homme, alors que les douanières portent en principe un chapeau rond et une tenue spécifique.
L’incohérence de son uniforme a poussé les responsables de la Douane de l’approcher pour essayer de savoir si elle est une nouvelle recrue et lui demander les documents de son affectation. Elle s’est alors montrée évasive dans ses réponses et a tenté de prendre la fuite avant d’être interpellée près du Parking de l’aéroport.
Une enquête a été diligentée par la police pour savoir d’où cette femme escroc s’est procurée l’uniforme des agents de la Douane. Elle sera poursuivie par la justice pour «usurpation de fonction, faux et usage de faux».

10/12/2012
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Trois corps découverts sur la route menant à Al Hoceima

Trois corps portant des traces de blessures mortelles par arme de chasse ont été découverts, dans la matinée de samedi, sur une route de la province d’Al Hoceima.
Les trois cadavres, tous de sexe masculin, ont été découverts par les éléments de la Gendarmerie royale aux abords de la RP 5204, à hauteur de la localité Chakrane (province d’Al Hoceima).
Deux corps ont été découverts à l’intérieur d’un véhicule immatriculé en Espagne, alors que le troisième cadavre gisait sur la chaussée.
D’après les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un règlement de compte, le conducteur du véhicule abandonné ayant des antécédents judiciaires et étant connu pour ses activités illicites liées au trafic de stupéfiants. L’enquête est en cours sous l’autorité du Parquet général compétent.

10/12/2012
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  Salon Africités de Dakar
Affluence exceptionnelle au pavillon Maroc

Le pavillon Maroc au salon Africités, qui a fermé ses portes vendredi à Dakar, a connu une affluence exceptionnelle avec plus de 10.000 visites effectuées par les élus, experts et personnalités participant au 6ème sommet Africités dans le cadre duquel se tient cette manifestation.
Selon M. Walid El Alaoui Mrani, Directeur Stratégie de la structure organisatrice du pavillon Maroc, ce succès s’explique par une bonne préparation de l’évènement en amont, une bonne exécution de la stratégie de communication et de relations publiques et la qualité des exposants, sans oublier l’appui significatif de la direction générale des collectivités locales relevant du ministère de l’Intérieur.
Le message clé du Maroc à travers cette participation se résume dans la signature du Pavillon «l’Afrique, j’y crois».
Durant toute la durée du Salon, plusieurs activités ont été organisées au sein du pavillon, parmi lesquelles il y a lieu de citer une série de conférences-débats thématiques embrassant les différents domaines d’activités socio-économiques, des rencontres de networking ainsi que la signature de plusieurs conventions entre des collectivités territoriales marocaines et leurs homologues de pays africains.
Outre le contenu, le pavillon Maroc a constitué un espace d’animation mêlant dextérité des artisans, musique, art culinaire et produits du terroir, auxquels viennent se greffer les nouvelles technologies de communication.
Parmi les nouveaux concepts innovants activés à l’occasion de cette grand-messe se distingue, par son originalité et sa charge symbolique, celui de la distribution de plants d’oliviers aux visiteurs. Ces pieds d’oliviers sont munis d’une étiquette portant le slogan «Enracinez le Maroc chez vous» .
L’affluence exceptionnelle aux 27 stands marocains trouve son origine dans le fait que le pavillon de par sa conception et les artisans qui y sont à l’Âœuvre reflète l’authenticité et la diversité de la culture marocaine et son enracinement dans le continent.
Les secteurs public et privé ainsi que la société civile et les acteurs opérant dans l’économie sociale font la promotion des réalisations du Maroc dans leurs métiers respectifs au même titre que l’association «Rabat 2013», en prélude de la tenue dans la capitale du Royaume du 4ème congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) en octobre 2013.
Le Royaume du Maroc est représenté au 6ème sommet des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique CGLUA, dit aussi Africités, par une délégation forte de plus de 300 participants, entre responsables politiques, élus locaux, acteurs de la société civile, universitaires et experts.

10/12/2012
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  12ème édition du FIFM
Une copie en demi-teinte

Mohamed JHIOUI

A se référer aux diffèrents commentaires de nos collègues et autres observateurs avertis du 7ème art, la copie de cette 12e édition du FIFM aura été bien pale et visiblement entachée de fausses notes par rapport aux précédentes. A l’exception de l’Officiel (Au fait), le quotidien laudateur de la Fondation organisatrice, tous les médias s’accordent à souligner que cette édition a pêché aussi bien au niveau de l’organisation (voir l’Opinion du 04/12/2012 sous le titre le FIFM, cet univers de rêve fantastique, n’a pas échappé à quelques bourdes) qu’à celui du choix et de la programmation des films retenus tant pour la compétition qu’en dehors de celle-ci.
On ne reviendra pas sur le scandale généré par le sous- traitement qui a été réservé à certains de nos artistes et autres journalistes qui ne faisait même pas dans la discrétion, ni ne faisait appel au camouflage pour ne pas heurter leurs sensibilités. Ce que d’aucuns ont qualifié de blessure volontaire.
S’agissant des films retenus, on aurait souhaité des films américains et italiens qui sont des références en la matière pour conférer au Festival plus de consistance et partant de crédibilité.
Quant au timing de la programmation du FIFM, il serait souhaitable de le revoir car avec la pluie et le froid de canard qui étaient de la fête, la place de Jemaâ EL Fna n’était pas clémente envers ses invités qui devaient faire contre mauvaise fortune bon cœur et suivre la projection des films dans la posture debout et du reste en plein air. Pitié pour cette catégorie des jeunes mordus du cinéma.
Cela étant, on retiendra parmi les points positifs qui sont les constantes du FIFM depuis sa naissance les masters, la campagne de la chirurgie de la cataracte assortie de la distribution des paires de lunettes de vue et enfin la compétition cinécole qui a lieu tous les ans à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels ( ESAV).
Tout ça est bien, mais il ne constitue que ce qu’on appelle le gâteau sur la cerise. Et c’est justement ce gâteau qu’il va falloir repenser et repositionner pour qu’il réponde au goût des marocains qui en sont les premiers concernés.

Prix de la 12éme édition du FIFM:

ETOILE D’OR (GRAND PRIX)
The Attack «L’attentat» de ZIAD DOUEIRI
Liban, France, Qatar, Égypte & Belgique
PRIX DU JURY
A hijacking de TOBIAS LINDHOLM “Denmark “
Tabor de VAHID VAKILIFAR“ Iran “
PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE
Elina Reinold pour «Mushrooming» de TOOMAS HUSSAR“ Estonie“
PRIX D’INTERPRÉTATION MASCULINE
Soren Malling pour «A hijacking» de TOBIAS LINDHOLM “Denmark “
PRIX DU COURT MÉTRAGE «CINÉCOLES»
«Mejor Une vie meilleure» de Tarik Leihemdi
Université Abdelmalek Saadi à Tétouan - Maroc

10/12/2012
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Abdellatif Maâzouz à la rencontre de la communauté marocaine de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Abdellatif Mâzouz, ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé des Marocains résidant à l’étranger, effectue les 10 et 11 décembre 2012 une visite en France où il prendra part aux «Rencontres de Valmer» à Marseille et rencontrera la communauté marocaine de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Co-organisées par la Banque mondiale et le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée, les «Rencontres de Valmer» ont pour but de rassembler des décideurs et des experts des deux rives de la Méditerranée afin de réfléchir sur les implications économiques et sociales de la transformation de la région MENA en contribution, à long terme, au développement et à l’intégration de cette région.
A l’occasion de cette visite, M. Mâzouz rencontrera les cadres associatifs et les compétences marocaines établies dans la région de Marseille. Ces rencontres porteront sur la stratégie adoptée par le Maroc pour mobiliser ses compétences à l’étranger et promouvoir leur contribution à son développement.



10/12/2012
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L’Université Euro-méditerranéenne de Fès

L’université a pour mission la diffusion du savoir, la formation et la recherche de très haut niveau orientée sur des thématiques d’intérêt pour l’espace euro-méditerranéen. Elle vise d’être un haut lieu de réflexion, d’échange et de production intellectuelle basé sur les valeurs que porte le Maroc en termes de tolérance, de partage et de dialogue et d’échange entre les cultures et un pôle d’excellence, de création artistique et scientifique et d’innovation satisfaisant aux meilleurs standards internationaux en matière d’ingénierie et de recherche à même de générer de la richesse par le savoir et le savoir-faire scientifique et technique et le transfert technologique.
Présidée par M. Mostapha Bousmina, chancelier, Académie Hassan II des sciences et techniques, elle s’installera dans des locaux provisoires pour structurer la recherche. Les premières formations débuteront dès 2015.
70% du cursus de formation sont dédiés à l’ingénierie et 30% aux sciences humaines et sociales.
Prévisions du plan d’action: 6000 étudiants en 10 ans pour atteindre 10.000 étudiants en 2032.
C’est la première pierre vers la création d’un CHU à Fès.

10/12/2012
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Le Centre Marocain Interdisciplinaires des Etudes Stratégiques et Internationales  ( CMIESI)

Le Centre Marocain Interdisciplinaire des Etudes Stratégiques et Internationales est un think tank marocain traitant de problématiques stratégiques, diplomatiques, politiques et internationales complexes, mais également de la situation sociale, économique et politique d’un pays ou d’aires géopolitiques. Il s’agit d’un centre de réflexion, d’étude, de recherche et d’expertise pluridisciplinaire qui bénéficie de l’utilité publique. Le Centre a été fondé en mars 2007 par le Pr. Abdelhak Azzouzi qui le préside depuis cette date. Il est tout à fait remarquable de trouver que les internautes de plus de 107 pays accèdent, selon les dernières statistiques de Google (juin 2011), au site internet du CMIESI et que la durée de consultation moyenne (temps passé sur le site) est de 4 :12 mn. Cela conforte la position du CMIESI en tant que think tank et en tant qu’enceinte de réflexion et de maturité d’idées parmi les centres de recherches les plus connus au monde et donne une crédibilité à ses actions, ses publications, ses forums, ses débats qu’il suscite, ses analyses savantes et les solutions qu’il propose. 
L’équipe du CMIESI est constituée de trois cent membres dont plus de quarante nationalités différentes. Par ses nombreux rapports avec des universités, instituts, centres de réflexion et de maturité d’idées, le CMIESI a su constituer un réseau de spécialistes à travers le monde, lui permettant d’élargir conséquemment ses champs d’activité.

10/12/2012
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Hommage à la langue arabe

Lors de la cérémonie de création de l’université euro-méditerranéenne à Fès, M. Abdelhadi Tazi, membre de l’Académie du Royaume du Maroc, a rendu hommage à la langue du Coran, en demandant aux décideurs de prévoir la chaire de la langue arabe dans la nouvelle université, se proposant d’animer le premier cours lui-même. Moment émouvant avec cet érudit qui a signalé que les grandes figures amazighs rendaient hommage à la langue arabe qui fut la langue diplomatique par excellence. Le président du CMIESI, Professeur Abdelhak Azzouzi a répondu qu’il sera présent Inchallah à ce  premier cours.

10/12/2012
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