Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   Casablanca   |   Tribune du Consommateur   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |      |
 
 
 
        Nationale
  Grand oral de Abdellilah Benkirane
Bonne gouvernance économique et mesures sociales au menu du gouvernement

Ahmed NAJI

C'était le grand oral, jeudi matin, de M. Abdellilah Benkirane, chef du gouvernement, 16 jours après la constitution de son équipe gouvernementale, face aux membres des deux chambres du parlement réunis, pour la présentation du programme gouvernemental, un moment très attendu par tous les Marocains. Peu de chiffres si ce ne sont ceux déjà publiés par la presse, mais un fort engagement pour la mise en œuvre d'une politique social ambitieuse et une réelle volonté d'assainir l'économie nationale et de stimuler sa compétitivité. Et un leitmotive qui a jalonné l'ensemble du discours du chef du gouvernement, «lier la responsabilité à la reddition des comptes».
Cinq axes principaux autour desquels s'articule la déclaration gouvernementale ; le raffermissement de l'identité nationale et l'ouverture sur les autres cultures et civilisations en premier lieu, ensuite la consolidation de l'Etat de droit, de la régionalisation avancée, des droits et des libertés. Le troisème axe est relatif à l'édification d'une économie nationale compétitive et diversifiée, créatrice d'emploi et réductrice des inégalités, le quatrième aux programmes sociaux et à l'accès aux services sociaux de base et enfin une meilleure adaptation à l'environnement régional et international.
La préservation de l'intégrité territoriale demeure la première priorité nationale, a affirmé M. Benkirane, qui a précisé que l'actuelle législature serait consacrée à la mise en oeuvre des dispositions de la nouvelle Constitution. Par ailleurs, un Conseil supérieur des langues devrait être crée afin de promouvoir les deux langues nationales, l'arabe et l'amazigh et un accent particulier serait mis sur la réforme de la justice. Quand à l'engagement du chef du gouvernement à promouvoir la parité homme-femme, il a été quelque peu remis en cause juste au début de la séance au parlement, les femmes députés ayant acueilli M. Benkirane avec des pancartes où elles se demandaient «Qu'en est-il de l'article 19 de la Constitution Qu'en est-il de la parité ». Pendant que des associations féminines manifestaient pour les mêmes raisons devant le Parlement.
Sur les plan économique et financier, l'instauration d'une bonne gouvernance est l'objectif premier affiché du gouvernement. De la lutte contre l'économie de rente, la spéculation, la corruption et les monopoles, à l'amélioration du climat des affaires et de la compétitivité, en passant par une plus grande transparence pour une meilleure conccurence dans l'accès aux marchés publics, le chef du gouvernement a également promis de garder la maîtrise des équilibres macro-économiques et d'améliorer le taux d'épargne, ainsi qu'une fiscalité plus adaptée aux PME. Une réforme du système fiscal devant par ailleurs permettre d'améliorer les recettes de l'Etat.
Quand à la réduction des charges de l'Etat, le nouveau gouvernement table sur une réforme de la Caisse de compensation, objectif que les gouvernements précédents s'étaient également tracés sans pour autant parvenir à le réaliser. Mais l'avait déjà bien compris le gouvernement de M. Abbas El Fassi, cette réforme passe par un soutien direct aux familles les plus démunies. Le gouvernement oeuvrera pour la création d'un fonds de solidarité appelé "fonds public d'assurance sociale pour les démunis", dans le cadre de la poursuite de la réalisation des projets de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain.

Du travail, du travail…

La problématique de l'emploi sera indéniablement le grand défi que devra relever le gouvernement Benkirane. Le taux de chômage est actuellement de 9,1% et la déclaration gouvernemenatale promet de le ramener à 8% au bout de cinq ans, en mettant l'accent sur les diplômés chômeurs de longue durée. Mais comme ce taux est de 31% pour les jeunes de moins de 34 ans, la pression sur l'équipe gouvernementale sera énorme à ce sujet. D'ailleurs, pendant que M. Benkirane présentait le programme de son équipe aux députés, la place face au parlement dans l'avenue Mohammed V grouillait de diplômés chômeurs venus manifester leur attente d'une solution «immédiate». Quatre d'entre eux étant même allés jusqu'à s'immoler par le feu.
Le gouvernement de M. Benkirane mise sur les programmes de promotion de l'emploi déjà existants «Moukawalati», «Idmaj», «Taahil» et l'auto-emploi pour venir à bout de ce lourd fardeau. D'autre part, pour marquer son intérêt pour la jeunesse, le nouveau gouvernement compte créer un Conseil supérieur de la jeunesse et de l'action associative et de lancer un dialogue national sur ce sujet.
Un Conseil consultatif de la famille et de l'enfance serait aussi à mettre sur pied, le gouvernement Benkirane s'étant engagé à réduire les taux de mortalité infantile et maternelle, dans le but d'atteindre les objectifs du millénaire tracés par les Nations Unies d'ici 2016.
Ayant placé l'enseignement, la santé et l'habitat en tête des priorités de sa politique sociale, le chef du gouvernement a promis, concernant le secteur de l'enseignement, bonne gouvernance et positionnement de l'enseignant au centre du processus éducatif. L'analphabétisme devra être ramené de 30% à 20% d'ici 2016. Quand à la politique de santé du gouvenement Benkirane, elle sera axée sur l'accès et la qualité des soins et la politique du médicament.
Un nouveau produit en matière de logement, au coût de 800.000 Dhs, sera destiné aux couches sociales moyennes, dans le cadre de la vision du nouveau gouvernement en matière d'habitat. L'offre en matière de logement pour les classes sociales défavorisées serait aussi améliorée de manière à ramener le déficit en logements sociaux à 400.000 unités en 2016, contre 840.000 actuellement. D'autre part, la cadence de exécution du programme «Villes sans bidonvilles» serait rehaussée.
L'opposition n'a pas attendu longtemps pour dénoncer un programme gouvernementale qui ne serait qu'une longue liste de bonnes intentions. Les Marocains, qui ont porté par leurs votes l'actuelle équipe gouvernemenatale au pouvoir, espérent plutôt que ses efforts soient couronnés de succès. Entre les attentes des uns, les critiques des autres et les contraintes d'un environnement économique et politique régional et international des plus incertains, le mandat du nouveau gouvernement s'avère déjà semé d'embuches. Mais il lui est interdit de décevoir.

21/1/2012
Lu 280 fois
| |
 
Les « formule 1 » des mers arrivent à la Marina d’Agadir

Pendant trois mois la Marina d’Agadir va vibrer au rythme des entrainements des nouveaux voiliers géants multicoques MOD 70. Ces trimarans de compétition de taille gigantesque ont en effet décidé d’établir leurs quartiers d’hiver dans la Marina d’Agadir. Ils effectueront leurs entrainements et leur mise au point au départ de ce site devenu l’un des « must » en matière de nautisme au Maroc.
La baie d’Agadir sera le théâtre des entrainements aux manœuvres de bouées et autres virages, alors que le grand large et la direction des îles Canaries seront pris pour les entrainements de plus longue durée. Il faut savoir qu’avec les vitesses atteintes par ces « Formule 1 » des mers, il faudra moins d’une journée pour rejoindre les Canaries.
Le premier bateau à Arriver à Agadir est le « Gitana XV », qui a mouillé à la Marina ce vendredi matin vers 3h00. Le bateau avait quitté la France Lundi et a navigué en quatre jours pour rejoindre la capitale du Souss. Gitana est skippé par le Français Sébastien Josse, un navigateur au grand palmarès en compétition. Deux autres bateaux sont encore attendus, le « Véolia » et le « Foncia ». Durant trois mois, leurs mats géants, dépassant d’un tiers les mats des autres bateaux de la marina, pointant à quelques trente mètres de hauteur, seront l’une des attractions pour les touristes de passage.
La venue de tels bateaux et de leur équipage, en tout près de quinze personnes par bateau, à pu être rendue possible grâce aux efforts consentis pour l’équipement et la mise à niveau de la Marina d’Agadir. Des efforts qui portent leurs fruits. Le groupe « Atlas Hospitality » viens en effet de terminer les travaux du nouveau pôle hôtelier de la Marina, avec l’ouverture des résidences hôtelières, du SPA, de la salle de sport et du restaurant « 33 Yacht Adress ». Les équipes de marins vont donc pouvoir être logés et bénéficier de tous les services qu’ils désirent sur place, à quelques mètres de leurs bateaux.
Le MOD 70 :
Il s’agit de trimarans de 70 pieds Monotypes. Tous les bateaux participants à ce type de compétitions sont rigoureusement identiques et sortent des mêmes chantiers navals. Chef d’œuvre de la technologie aux ^performances époustouflantes, ils sont considérés à juste titre comme les « Formule 1 » des mers.
Cette nouvelle génération de trimarans rigoureusement identiques veut allier modernité et performance, sécurité, fiabilité et maîtrise des coûts.
Plus longs de 10 pieds (21,20 mètres au lieu de 18,28 mètres), les MOD70 sont moins larges que leurs ancêtres ORMA qui, pour les derniers, atteignaient, 18 mètres.
Sept spécificités favorisant la sécurité, la fiabilité tout en garantissant la performance peuvent être notées :

SECURITE-FIABILITE-PERFORMANCE

1) Plan de voilure réduit (5%) adapté au programme océanique pour plus de sécurité
2) Coque centrale plus longue (10pieds) pour retarder l’enfournement
3) Hauteur des bras plus élevée pour un meilleur passage dans la vague
4) Safran coque centrale relevable
5) Foils courbes pour une meilleure performance et plus de sécurité
6) Mât basculant +/- 8° en composite en monolithique plus court et plus à l’arrière
7) Construction en composite basse température carbone & sandwich mousse

CONCEPTEURS – CONSTRUCTEURS MOD70
• Cabinet VPLP (Fr) : Concepteur, bureau d’architectes
• NORTH SAILS (USA/Fr) : Voiles, 3DL, garde-robe unique monotype
CHANTIERS OFFICIELS
• CDK Technologies (Fr) : Chantier maître d’œuvre, coque centrale / assemblage
• Décision (Sui) : Chantier naval, construction des bras de liaison
• Multiplast (Fr) : Chantier naval, construction des flotteurs
• Lorima (Fr) : constructeur des mâts et bômes
Quelques chiffres :
Longueur hors tout 21,2 m
Largeur hors tout 16,8 m
Tirant d’eau 4,50 m
Quête de mat 4°
Tirant d’air 29 m
Déplacement léger 6,3 T
Surface au près 310 m2
Surface au portant 409 m2
PREMIERE EPREUVE DU CIRCUIT MOD70
KRYS OCEAN RACE

Départ de New York le 7 juillet 2012
Estimation arrivée à Brest 13-14 juillet 2012

Force est de constater que depuis le début du XXème, très peu de courses en équipage récurrentes ont existé sur cette mythique route de l’Atlantique nord, d’Ouest en Est.
Grâce à la volonté d’une poignée d’hommes et de partenaires soucieux de renouer avec un passé maritime riche en émotions fortes, la KRYS OCEAN RACE, course en équipage à bord des MOD70 prendra son envol le 7 juillet 2012 et ouvrira le bal du circuit des trimarans monotypes.
L’Opinion suivra avec attention le déroulement de ces entrainements et nous vous proposeront un dossier complet sous peu.
Bienvenue aux voiliers géants à Agadir.
Texte et photos : Marc d’Haenen

20/1/2012
Lu 371 fois
| |
 
Saâd Eddine El Othmani en visite officielle en Algérie les 23 et 24 janvier

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Saad Eddine El Othmani, effectuera, les 23 et 24 janvier 2012, une visite officielle en Algérie à la tête d’une importante délégation du ministère, a annoncé, vendredi, un communiqué du département des Affaires étrangères.
Cette visite, selon le même source, entre dans le cadre du renforcement du processus de rencontres et concertations initié par les deux pays pour de faire accéder leurs relations au niveau des aspirations des deux peuples frères.
Le communiqué ajoute que M. El Othmani aura des entretiens avec son homologue algérien, M. Mourad Medelsi, sur les moyens à mettre en oeuvre pour le raffermissement des relations de fraternité et de coopération existants entre les deux pays voisins. Les deux parties aborderont également, ajoute le communiqué, l’approfondissement du dialogue autour des questions liées au processus de renforcement de l’action et des mécanismes de l’UMA en vue de répondre aux aspirations des dirigeants et peuples de la région.
Lors de sa visite, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération sera reçu par le président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, conclut le communiqué.

20/1/2012
Lu 1401 fois
| |
  Loi de Finances 2012
Le gouvernement compte limiter les charges de compensation à 42 milliards de dirhams

Le gouvernement compte limiter les charges de compensation à 42 milliards de dirhams (MMDH) en 2012 contre 52 MMDH en 2011, a affirmé le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Najib Boulif.
Pour ce faire, le gouvernement prévoit d’introduire dans la loi de finances 2012 de nouvelles mesures devant atténuer les charges de compensation, a indiqué M. Boulif dans un entretien paru, jeudi, sur les colonnes de l’»Economiste».
Le ministre a, en outre, souligné qu’»aucun pays au monde n’arrive au niveau de la subvention du Maroc», faisant observer que les lourdes charges de la compensation entravent le budget de l’Etat.
En conséquence, a-t-il dit, «nous ne pouvons plus tolérer une Caisse de compensation qui dévie de la politique générale pour laquelle elle a été créée».
Il a indiqué qu’en parallèle, le gouvernement compte créer une caisse de solidarité qui va éponger une partie des charges de compensation. Cette caisse sera dotée de ressources importantes et sera alimentée notamment par les banques, les opérateurs télécoms, les assurances et les cimentiers.
Et de préciser que les contributions de ces derniers prendront la forme d’un pourcentage soit du chiffres d’affaires soit des bénéfices.



La Chambre des représentants votera la Déclaration gouvernementale jeudi prochain

La Chambre des représentants tiendra jeudi prochain une séance plénière consacrée au vote de la Déclaration gouvernementale.
Cette réunion se tiendra après une première séance plénière prévue à partir de 11h30 et qui sera consacrée à l’audition de la réponse du Chef de gouvernement aux interventions des présidents des groupes parlementaires à propos de la Déclaration gouvernementale, indique vendredi un communiqué de la chambre.

La Chambre des conseillers entame mardi prochain la discussion de la Déclaration
 
De son côté, la Chambre des conseillers entamera mardi prochain la discussion de la Déclaration gouvernementale dans le cadre d’une séance plénière.
La première séance se tiendra, mardi à partir de 10h00, alors que la deuxième séance est prévue mercredi à partir de 15h00, indique un communiqué de la chambre.
Une troisième séance, prévue jeudi à partir de 10h00, sera consacrée à l’audition de la réponse du Chef de gouvernement aux interventions des présidents des groupes parlementaires à propos de la Déclaration gouvernementale.



«La sécurité en Afrique» s’invite à Marrakech
Coup d’envoi de la 3ème édition
du Marrakech Security Forum

Le coup d’envoi des travaux de la troisième édition de la rencontre internationale sur la sécurité en Afrique «Marrakech Security Forum», a été donné vendredi à Marrakech, avec la participation de quelque 150 conférenciers de haut niveau, dont des militaires, des responsables d’organisations internationales et des experts issus de 60 pays africains, européens, américains et asiatiques.
Initié par le Centre Marocain des Etudes Stratégiques (CMES), en partenariat avec la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques(FAES), ce conclave, de deux jours, est placé sous le thème «les enjeux et conséquences sécuritaires des transitions en Afrique du nord».
L’année 2011 a été marquée par de rapides et bouleversantes transitions en Afrique du nord, estiment les organisateurs, relevant que d’un pays à l’autre, les réponses et les conséquences aux contestations sont différentes.
Selon eux, ces bouleversements sont porteurs de mutations géopolitiques et géostratégiques qui remettent en cause les éléments qui ont structuré l’identité géopolitique de la région.
Et de rappeler que l’Afrique est un espace qui connaît plusieurs facteurs crisogènes, risquant d’être amplifiées par l’instabilité engendrée par les bouleversements politiques des Etats.
«Changements en Afrique du nord : enjeux, perspectives et risques», «Afrique : rupture stratégique et géopolitique instable», «analyse de l’évolution des risques et menaces en Afrique du nord», «Mercenaires, prolifération des armes, dissidences : quel avenir », «cocaïne et instabilité en Afrique», «changements des alliances stratégiques en Afrique du Nord : défis et opportunités» et «Afrique et le défi de l’intégration régionale «, sont les principaux thèmes à débattre lors de ce conclave.

20/1/2012
Lu 1249 fois
| |
  M. Ghellab s’entretient avec le Commissaire à l’Elargissement et la Politique européenne de voisinage
Les préparatifs du programme d’action relatif au statut avancé au centre des discussions

Le président de la Chambre des représentants, M. Karim Ghellab, a eu, jeudi, des entretiens avec le Commissaire européen à l’Elargissement et la Politique européenne de voisinage, M. Stefan Fule, actuellement en visite dans le Royaume.
Ces entretiens, qui ont eu lieu en présence de l’Ambassadeur chef de la Délégation de l’Union Européenne (UE) au Maroc, Eneko Landaburu, ont été axés sur les perspectives de coopération entre le Maroc et l’UE, les moyens de les consolider davantage et sur les préparatifs du programme d’action relatif au statut avancé accordé par l’UE au Maroc, indique un communiqué de la Chambre des représentants.
M. Ghellab a réitéré, à cette occasion, la détermination du Maroc à raffermir ses rapports avec l’UE, à travers l’activation des mécanismes de coopération et de partenariat, que ce soit au niveau de la Commission européenne ou du parlement européen.
Il a également appelé l’UE à accorder plus d’importance à la région du sud, notamment dans la conjoncture actuelle politique et économique.
De son côté, le responsable européen s’est félicité des réformes politiques initiées récemment par le Royaume, notant que l’UE continuera à soutenir ce processus de réformes.
Le Commissaire européen à l’Elargissement et la Politique européenne de voisinage a entamé mercredi une visite de deux jours au Maroc pour des entretiens axés sur les relations UE-Maroc.
Il s’agit de la deuxième visite de Fule au Maroc et la première de haut niveau d’un responsable de l’UE depuis les élections de novembre dernier et la nomination du nouveau gouvernement dirigé par M. Abdelilah Benkirane.

20/1/2012
Lu 454 fois
| |
 
Le Programme gouvernemental entre adhésion et critiques

Les réactions des groupes parlementaires, aussi bien de la majorité que de l’opposition, à la déclaration gouvernementale, présentée jeudi par le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, devant le parlement, ont oscillé entre appréciation de ses dispositions qualifiées de précises et claires, et critiques quant à son contenu, considéré comme «très généraliste».
Dans des déclarations à la MAP, des membres des deux chambres ont apporté des lectures très variées allant de l’adhésion franche à «un programme clair et global», à la dénonciation d’une «déclaration d’intentions».
Dans ce cadre, M. Reda Benkhaldoun, membre du groupe parlementaire PJD à la chambre des représentants, a estimé que le chef de gouvernement «a veillé dans sa déclaration à mettre en avant la corrélation entre l’exercice de la responsabilité et la reddition des comptes, et a mis un accent particulier sur la bonne gouvernance dans les secteurs sociaux».
Pour ce qui est des critiques soulevées autour de l’absence de chiffres et indicateurs dans le texte de la déclaration, M. Benkhaldoun a indiqué que «la Constitution marocaine stipule que le chef de gouvernement doit notamment présenter les grandes lignes de son programme», relevant toutefois que «les politiques sectorielles déclinées par M. Benkirane comportent des objectifs chiffrés».
Il a, à cet égard, cité des chiffres significatifs portant notamment sur la réduction à 8 pc du taux de chômage et la réalisation d’une croissance de 5,5 pc, outre le déficit budgétaire, soit des indicateurs très importants.
De son côté, M. Nourdin Moudian, président du Groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la chambre des représentants, a qualifié le programme gouvernemental d’»ambitieux et porteur de plusieurs chantiers de réforme sur la base d’une approche participative», permettant ainsi de conférer une nouvelle dynamique aux relations entre le gouvernement et le parlement, ainsi que les différentes sensibilités politiques.
La déclaration gouvernementale comporte la majorité des axes contenus dans le programme électoral du Parti de l’Istiqlal, et s’inscrit donc dans la continuité de l’action de l’ancien cabinet, avec de nouveaux apports aux plans économique et social, a-t-il estimé.
Pour sa part, le président du Groupe de la mouvance, M. Mohamed Moubdi a souligné que «le programme gouvernemental est ambitieux et volontariste et comporte des engagements, des chiffres et des mesures claires», formant le voeu que toutes les potentialités soient mobilisées pour le mener à bien.
Le succès du gouvernement «serait aussi celui du processus de réforme et d’ouverture politique que connaît le Royaume, mais également celui de tous les chantiers lancés par SM le Roi Mohammed VI», a-t-il ajouté.
M. Rachid Roukbane, président du Groupe du progrès démocratique a, quant à lui, affirmé que «le programme gouvernemental comporte des indicateurs très forts, en phase avec les attentes et les aspirations des citoyens, en particulier aux niveaux économique et social».
Le Groupe du progrès démocratique procèdera à une évaluation de la déclaration en vue de prendre une décision définitive, a-t-il dit, soutenant qu’il s’acquittera de son devoir législatif et de contrôle, en mettant en avant les points forts du programme sans en omettre les lacunes.
Par ailleurs, dans le cadre des réactions de l’opposition, M. Salaheddine Mezouar, président du Rassemblement national des indépendants (RNI) a estimé que la déclaration présentée n’est qu’»une déclaration d’intentions». Selon lui, le programme aurait dû contenir «des chiffres, des objectifs et les moyens de les réaliser, outre les mesures à mettre en oeuvre pour réaliser le taux de croissance et les réductions des taux de déficit et de chômage».
«Le programme gouvernemental ne contient aucun engagement, ce qui entrave l’application du principe annoncé de corrélation entre l’exercice de la responsabilité et la reddition des comptes», a-t-il conclu.
Pour M. Mezouar, le programme «a omis de prendre en compte la conjoncture et les mutations à l’international, tout comme il n’a pas communiqué sur sa décision quant à la poursuite des chantiers engagés par les équipes précédentes».
De son côté, M. Ahmed Zaidi, président du Groupe de l’union socialiste des forces populaires, a affirmé que son groupe, qui ne s’oppose ni aux objectifs nobles ni aux bonnes intentions contenus dans la déclaration, s’attèlera à une étude approfondie du texte.
Il sera procédé à l’examen de tous les engagements et leur applicabilité sur le terrain, a-t-il ajouté, estimant qu’il «est prématuré d’émettre un jugement sur ce programme».
M. Abdelmalek Aferiate, membre du groupe fédéral de l’unité et de la démocratie à la chambre des Conseillers, a indiqué que la déclaration gouvernementale «n’a apporté que des généralités, sans données chiffrées qui permettent de mesurer son adéquation avec les attentes des citoyens».
En sa qualité de représentant des travailleurs au niveau de la chambre, M. Aferiate a relevé que «le programme ne comporte pas de signaux forts quant à l’institutionnalisation du dialogue social», soulignant que le mutisme du chef de gouvernement concernant l’augmentation du SMIG, un sujet abordé auparavant, donne à s’interroger quant à la crédibilité de la déclaration».
Pour sa part, le président du groupe constitutionnel à la chambre des représentants, M. Abdeslam Chaoui Belassal, a qualifié la déclaration de «mixage d’anciens programmes, ne comportant pas de chiffres ou d’indicateurs, ni les mesures de sa mise en ¿uvre». «C’est un ensemble de promesses et de slogans, inapplicables sur le terrain», a-t-il dit, soulignant que la déclaration «ne reflète pas l’identité des partis de la majorité et ses idéologies».
Mme Milouda Hazib, du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), a indiqué que la déclaration «représente une régression par rapport au programme électoral qui a avancé un taux de croissance de 7 pc, alors que le texte présenté devant le parlement ne parle que de 5,5 pc».
Pour Mme Hazib, le PAM est «sceptique quant à la capacité du gouvernement à mettre en oeuvre un programme qui change la situation de la société».
Présentant la déclaration gouvernementale, le chef de gouvernement avait affirmé que cette dernière est fondée sur cinq principaux axes, à savoir l’identité nationale, la consécration de l’Etat de droit et la bonne gouvernance, la consolidation des assises économiques, le développement et la promotion des programmes sociaux et le renforcement de l’interactivité positive avec l’environnement régional et international du Royaume.
Ces fondamentaux, a-t-il dit, constituent une feuille de route pour le gouvernement pour les cinq années à venir.

Des députées apostrophent le chef
de gouvernement sur la présence féminine
au sein de l’Exécutif
 
Au moment où le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, présentait le programme de son cabinet, jeudi sous la coupole de l’Hémicycle, des députées l’ont brièvement interrompu pour protester contre la faiblesse de la présence féminine au sein de l’Exécutif.
Représentant les différentes formations, à l’exception du Parti de la Justice et du Développement (PJD), les parlementaires protestataires ont réclamé, en brandissant des écritaux, l’application du principe de la parité, instituée par la Constitution (article 19).
Dans des déclarations, elles ont qualifié de «machiste» l’actuel gouvernement qui «a éliminé la moitié de la société en passant outre les acquis accumulés par les femmes en termes de représentativité politique».
L’Istiqlalienne Khadija Zoumi, membre de la Chambre des conseillers, a estimé qu’»on ne peut accepter, en cette étape qu’on souhaitait moderniste par excellence, que les femmes perdent leurs acquis et que le gouvernement ne compte qu’une seule ministre chargée, de surcroît, du secteur des femmes, ce qu’on peut considérer comme une double marginalisation».
Les parlementaires visent, à travers cette action, à exprimer leur protestation contre les partis et le chef de gouvernement, qui «devait rejeter toute liste des ministrables ne contenant par des noms de femmes», a-t-elle dit.
La députée USFP, Rachida Benmassoud, a fait part de «la stupéfaction» et de «la déception» des «composantes de la société» en ne voyant qu’une seule femme au sein de la nouvelle équipe gouvernementale, notant que la Constitution a consacré les droits politiques, civiles, économiques et culturels de l’ensemble des citoyens, dont les femmes, et a appelé à ¿uvre pour l’instauration du principe de la parité.
La députée RNI, Naima Farah, a estimé que cette situation «constitue une violation de l’article 19» de la Constitution, s’interrogeant ce qui a pu empêcher le chef de gouvernement, qui jouit désormais de larges attributions, d’exercer des pressions sur les partis pour garantir une représentativité appropriée des femmes.
Interrogée sur le geste de ses collègues, une députée PJD, Jamila Moussali, a souligné qu’elles ont le droit d’exprimer leur mécontentement, conformément au principe de pluralisme et des pratiques démocratiques, estimant que sa formation a fait des signes à l’égard des femmes, en nommant l’une de ses membres à la tête d’un département ministériel, alors que les autres formations n’ont fait aucune proposition dans ce sens.
Dans le même état d’esprit et à l’appel du Mouvement pour une démocratie paritaire, des acteurs de la société civile ont observé, dans la matinée, un sit-in devant le siège du Parlement, avant le début de la présentation du programme gouvernemental.

20/1/2012
Lu 1756 fois
| |
 
Le statut du Sahara au regard du droit international

L’affaire du Sahara occidental est fondée sur l’un des contentieux territoriaux les plus complexes et les plus anciens sur le continent africain. Cette affaire soulève de nombreuses interrogations et problématiques liées aussi bien aux enjeux stratégiques qui animent les parties impliquées dans cette affaire, qu’au statut de ce territoire vis-à-vis du droit international. Ayant fait couler beaucoup d’encre, le statut juridique du Sahara occidental a été profusément analysé par la doctrine internationaliste. Force est de rappeler que c’est le Maroc qui a été le premier à avoir demandé à l’Organisation des Nations Unies (ONU) d’inclure la question du Sahara occidental au sein de sa quatrième Commission, chargée de traiter des questions de la décolonisation. Néanmoins, l’Espagne, puissance colonisatrice d’alors, a usé de tous les subterfuges afin de ralentir, autant que faire se peut, le processus de décolonisation de ce territoire. A cette fin, elle avait suggéré aux populations sahraouies l’idée de la création d’un nouvel Etat sahraoui indépendant, à travers la tenue d’un référendum d’autodétermination. Pour le Maroc, ce territoire, qui fut arbitrairement dissocié de la question de Sidi Ifni et de Tarfaya, devait lui être restitué au même titre que les territoires précités. Après plus de trois décennies, le statut juridique du territoire du Sahara occidental continue de faire l’objet de vives controverses et de débats doctrinaux. Dans le présent article nous mettrons l’accent sur le statut juridique du Sahara occidental vis-à-vis du droit international. Pour ce faire, un aperçu historique des divers actes à valeur juridique qui ont ponctué ce conflit nous permettent d’en cerner les angles au regard du droit international.
En effet, depuis la fin du protectorat français, le Maroc n’a eu de cesse de revendiquer des terres qui lui avaient été arbitrairement arrachées. Et en guise de récompense, la Déclaration commune franco-marocaine du 2 mars 1956, mentionne outre, la reconnaissance de l’indépendance, l’intégrité du territoire du royaume. De plus, la Déclaration conjointe hispano-marocaine du 7 avril de la même année, réaffirme sans ambiguïté « (…) l’unité territoriale de l’Empire (…) ». Le 25 février 1958, le sultan Mohammed V prononçait dans la vallée du Draâ, aux confins du Sahara occidental, un discours mettant en exergue la fidélité des tribus sahariennes et leur attachement à la monarchie régnante. Dans ce discours, Mohammed V a réaffirmé sa volonté de « (…) poursuivre son action pour la restitution du Sahara occidental ».
En vue d’accélérer le processus de décolonisation du Sahara occidental, le Maroc soumettait, dès 1963, la question du Sahara occidental au Comité des Nations Unies sur les territoires non autonomes. Le 16 décembre 1965, l’Assemblée générale de l’ONU, à travers sa résolution 2072 (XX), prie « (…) instamment le Gouvernement espagnol (…) de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour la libération de la domination coloniale des territoires d’Ifni et du Sahara occidental et d’engager à cette fin des négociations sur les problèmes relatifs à la souveraineté que posent ces deux territoires ».
Le 1er avril 1958, le Maroc a pu récupérer Tarfaya grâce à la signature de l’Accord de Cintra et puis Sidi Ifni par le traité de Fès du 4 janvier 1969. Néanmoins, le Maroc continuait à soutenir que son intégrité territoriale ne serait achevée qu’après la restitution de tous les territoires dont il a été dépouillé. Devant les tergiversations espagnoles, le Maroc, appuyé par la Mauritanie, a demandé à l’Assemblée générale de l’ONU de saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ), pour un avis consultatif relatif à la nature des liens juridiques existant entre le Maroc et le Sahara occidental d’une part, et entre celui-ci et l’ensemble mauritanien d’autre part. En statuant sur le fond, la CIJ a conclu, dans son avis consultatif rendu le 16 octobre 1975, à l’existence de liens d’allégeance entre certaines tribus du Sahara occidental et les sultans marocains. Le Maroc a considéré que, à travers cet avis, la CIJ a reconnu la marocanité du Sahara dès lors qu’elle a constaté l’existence de liens d’allégeance entre le Maroc et les tribus sahraouies. Le 16 novembre 1975, le Maroc a organisé une Marche verte à travers laquelle il a pu récupérer le territoire du Sahara occidental.
Plusieurs arguments confortent la thèse de la marocanité du Sahara. Parmi ces arguments figurent l’effectivité de la juridiction marocaine sur ce territoire. Cette effectivité s’inscrit dans l’histoire lointaine de l’empire chérifien. Outre les actes d’allégeance des tribus sahraouies aux sultans marocains, l’on pourrait citer d’autres actes historiques à travers lesquels le Maroc a manifesté son autorité sur le territoire du Sahara occidental. Il s’agit par exemple des dahirs de nomination des caïds, qui exerçaient une autorité effective au Sahara occidental, au nom du sultan. L’on pourrait ajouter également la perception d’impôts coraniques et les actes militaires de résistance à la pénétration étrangère sur le territoire. De surcroît, la gestion des services publics au Sahara occidental est assurée par le Maroc, la législation marocaine s’y applique comme dans toute autre région du royaume, et les jugements y sont prononcés au nom du roi.
Sur le plan onusien, le Sahara occidental reste toujours inscrit sur la liste des territoires non autonomes dont la population a le droit à l’autodétermination. Force est de préciser que la notion d’autodétermination n’est pas synonyme d’indépendance, comme le soutiennent le Front séparatiste du Polisario et son mentor algérien. Si ce principe juridico-politique a joué un rôle important dans le processus de décolonisation de nombreux territoires colonisés, notamment dans les années 1960, il n’en demeure pas moins qu’il a été tendancieusement interprété dans la mesure où il a été réduit à la seule notion d’indépendance. La résolution 1541, adoptée par l’Assemblée générale, 15 décembre 1960, libellée, « Principes qui doivent guider les Etats Membres pour déterminer si l’obligation de communiquer des renseignements, prévue à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, leur est applicable ou non », a défini les modalités d’exercice du droit à l’autodétermination. Elle en a donc retenu trois options : 1) indépendance et souveraineté ; 2) libre association avec un Etat indépendant et 3) intégration à un Etat indépendant. Dans le même ordre d’idées, la résolution 2625, adoptée par l’Assemblée générale le 24 Octobre 1970, intitulée, « Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies», tout en confirmant les trois options précitées, a rajouté une quatrième option, à savoir « l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple ». C’est dans ce sens qu’il convient de rappeler l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara et qui constitue une autre forme d’autodétermination. Cette initiative est conforme à la légalité internationale dans la mesure où elle prévoit une large autonomie, permettant à la population sahraouie de gérer elle-même ses propres affaires à travers des instances politiques locales élues, sous la souveraineté marocaine. Cette proposition prévoit la tenue d’un référendum pour son approbation, permettant aussi aux sahraouis d’exercer, dans le cadre d’une large autonomie, leur droit à l’autodétermination. Ainsi, cette solution proposée par les pouvoirs publics marocains est la seule à même de permettre le règlement politique et pacifique d’un conflit qui n’a que trop duré.
Au total, la légalité internationale de la marocanité du Sahara dit occidental, combiné au pouvoir effectif exercé par l’Etat marocain sur le territoire en question, ne font qu’affaiblir encore davantage la posture du tandem formé du Polisario et de l’Algérie, au double point de vue, juridique et géostratégique.

* Le Centre d’Etudes Internationales (CEI) est un groupe de réflexion et d’analyse basé à Rabat. Acteur actif du débat afférent à la conflictualité saharienne et à certaines thématiques nationales fondamentales, le CEI a publié, en 2010, auprès des éditions Karthala, un ouvrage collectif intitulé : « Une décennie de réformes au Maroc (1999-2009) ». En janvier 2011, le CEI a rendu public, auprès du même éditeur, un second ouvrage titré, « Maroc-Algérie : Analyses croisées d’un voisinage hostile ». Il vient également de faire paraître, auprès des éditions précitées, un ouvrage portant sur « Le différend saharien devant l’Organisation des Nations Unies ». Outre ses revues, libellées, « Etudes Stratégiques sur le Sahara » et « La Lettre du Sud Marocain », le CEI compte à son actif plusieurs supports électroniques dont, “http://www.arsom.org”www.arsom.org, “http://www.saharadumaroc.net”www.saharadumaroc.net, “http://www.polisario.eu”www.polisario.eu et www.ibn-khaldoun.com.


Centre d’Etudes Internationales*









20/1/2012
Lu 1833 fois
| |
 
Le Maroc disposé à s’intégrer aux efforts de l’ONU visant à renforcer l’Etat de droit  

Le Maroc demeure disposé à s’intégrer dans tout effort des Nations Unies visant à renforcer l’Etat de droit, a affirmé, jeudi à New York, l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Mohamed Loulichki.
«En tant que membre de ce Conseil, mon pays demeure disposé à partager son expérience et à s’intégrer dans tout effort des Nations Unies visant à parvenir à un renforcement effectif de l’Etat de droit», a affirmé M. Loulichki devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
L’ambassadeur intervenait dans le cadre d’un débat de l’organe exécutif de l’ONU consacré à la primauté de la loi et la justice transitionnelle dans les situations de conflit ou post-conflit.
«Mon pays qui a établi l’Instance Equité et Réconciliation (IER) et compensé ceux et celles dont la violation des droits de l’Homme a été documentée et prouvée, mesure l’importance, la valeur et les mérites de la justice transitionnelle», a souligné le diplomate, rappelant, à cet égard, que la nouvelle Constitution dont s’est doté le Royaume «a permis de renforcer davantage son engagement en faveur de l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme et la mise ne place ou le développement des mécanismes de contrôle et de reddition des comptes».
Evoquant la corrélation entre justice et Etat de droit, le représentant du Royaume a jugé que l’exercice par le Conseil de Sécurité de sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales dans le cadre du droit international «est essentiel pour renforcer la primauté du droit dans les relations internationales et pour minimiser les risques de déclenchement des conflits et préserver la paix et la sécurité dans le monde».
S’agissant des aspects relatifs au renforcement de l’Etat de droit, l’Ambassadeur a souligné la nécessité d’adopter «une approche intégrée» pour restaurer et consolider l’Etat de droit dans les situations de conflit ou d’après conflit.
Dans ce contexte, M. Loulichki a estimé que «l’édification de l’Etat de droit devrait faire partie intégrante du processus politique et de la reconstruction économique et sociale dans les situations de conflit et d’après conflit».
«S’il est vrai que le renforcement de l’Etat de droit dans ces situations est une condition préalable du passage du conflit à la paix et une garantie fondamentale de l’édification d’une paix durable, la longue expérience de l’ONU en matière de prévention et de règlement des conflits nous enseigne, également, que la question du développement, ou plutôt de l’absence de celui-ci, est à la base d’un grand nombre des conflits inscrits à l’ordre du jour de ce Conseil», a-t-il expliqué.
Dans cette vaste entreprise, a poursuivi le diplomate, il est fondamental que les efforts des Nations Unies soient coordonnés «efficacement» afin de «conjuguer de manière cohérente l’instauration de la paix, le maintien de la paix et la consolidation de la paix, pour aboutir enfin à la paix durable».
Cet objectif suppose l’adoption d’une «démarche stratégique à l’échelle de tout le système des Nations Unies, en vue de synchroniser les actions entreprises», a estimé l’ambassadeur, en évoquant le rôle du Conseil de Sécurité d’interagir avec les autres organes compétents de l’ONU, notamment la Cour Internationale de Justice, la Commission de Consolidation de la Paix et le Conseil Economique et Social.
M. Loulichki a également mis en relief l’importance de mettre «l’appropriation nationale» au centre dans tous les efforts internationaux visant la consolidation de l’Etat de droit, notamment «le respect de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale des Etats».
Pour le diplomate, il est donc crucial de garantir l’appui des populations locales aux programmes visant l’édification ou la consolidation de d’Etat de droit, mais aussi de renforcer la contribution de l’ONU aux efforts des gouvernements visant la mise en place de mécanismes et d’instruments leur permettant de répondre aux besoins réels de leurs populations, de leur assurer un développement harmonieux et une meilleure utilisation des ressources.
Dans les sociétés déchirées par les conflits, la fragilité des institutions nationales constitue un obstacle majeur à la consolidation de l’Etat de droit, il devient «essentiel dans ce contexte que la Communauté internationale dispose des moyens suffisants à même de lui permettre d’accompagner les efforts nationaux visant à rétablir les institutions nationales», a relevé M. Loulichki.
Au sujet des opérations de maintien de la paix, le représentant du Royaume auprès de l’ONU a relevé que l’Etat de droit constitue aujourd’hui «une composante essentielle» de l’organisation de ces missions, ajoutant, dans ce contexte, que cette composante «joue un rôle d’appui et non de substitution aux efforts nationaux», lorsqu’elle est mandatée au sein de ces opérations.
«Il va sans dire que la sécurité et l’Etat de droit sont deux piliers fondamentaux sans lesquels les Etats dans une phase post-conflit ne pourraient s’engager dans une dynamique de paix durable», a ajouté M. Loulichki, qui a jugé que l’émergence de menaces nouvelles à la paix et la sécurité internationales, particulièrement la criminalité transnationale organisée, les trafics de tout genre et le terrorisme constituent «indéniablement des menaces réelles à l’Etat de droit».
«Le cas de la région du Sahel en est une parfaite et inquiétante illustration», a dit le diplomate, en faisant part du soutien du Maroc à l’approche suggérée par le Secrétaire général, Ban Ki-moon, relative à l’importance de trouver des solutions régionales pour le problème de la criminalité transnationale organisée et du renforcement des capacités au niveau national comme au niveau régional.
«Nous encourageons, à cet égard, le recours de plus en plus fréquent à des évaluations de la situation du crime organisé, élaboré par l’ONU dans les situations de conflits et de post conflits», a-t-il conclu.

20/1/2012
Lu 5373 fois
| |
  Tourisme - Vision 2020
Le gouvernement déterminé à relever les défis

Le gouvernement est déterminé à s’impliquer pleinement dans les orientations stratégiques de la Vision touristique 2020, visant à faire du Royaume une destination touristique exemplaire dans le domaine du développement durable à l’échelle méditerranéenne, a souligné le ministre du Tourisme, M. Lahcen Haddad.
Le ministre, qui s’exprimait jeudi soir à Marrakech, à l’ouverture des travaux des 5èmes rencontres des métiers du Tourisme et du Voyage (SNAV), a ajouté que le secteur du tourisme, conformément aux Hautes Orientations Royales, bénéficiera d’un intérêt particulier étant donné son impact positif à plusieurs niveaux. Et de préciser que l’activité touristique contribue largement à l’amélioration des revenus et à la promotion de l’économie (9% du PIB), outre le fait qu’elle constitue un levier socio-économique incontournable, faisant observer que la mobilisation de taille de l’ensemble des acteurs touristiques a eu pour résultat direct de maintenir les indicateurs touristiques durant l’année précédente.
Il a estimé également que l’année en cours sera marquée par un certains nombre de défis que le secteur touristique national sera amené à relever, appelant, dans ce cadre, l’ensemble des intervenants à engager, de manière conjointe et concertée, une réflexion sur l’avenir de cette industrie et ce, dans l’optique de renforcer les parts du marché émetteur français ainsi que sa contribution au développement du tourisme national.
Il a réitéré la détermination de son département à lancer des chantiers à même de permettre la réalisation des objectifs escomptés, à savoir : la mise en application de la bonne gouvernance, l’accélération du rythme de réalisation des projets touristiques et l’amélioration de la qualité des prestations dans les différentes filières du secteur.
«Nous fondons de grands espoirs sur le marché français qui est, et restera, notre premier marché émetteur et ceci pour plusieurs raisons qui tiennent, entre autres, à l’absence quasi-totale de barrière linguistique, la proximité aussi bien géographique que culturelle, aux liens séculaires qui unissent la France et le Maroc et à la grande connaissance des professionnels français de la destination Maroc «, a dit le ministre.
Il a également fait observer que Marrakech est aujourd’hui dans une phase de mutation profonde de son modèle touristique, rappelant que d’une simple destination touristique mono-produit au début de la décennie, la cité ocre est devenue durant les dix dernières années, une destination multi-produits capable de répondre aux attentes de tous les segments de clientèles.
Le ministre s’est félicité également de la tenue de cette rencontre à Marrakech, ce qui, a-t-il dit, ne pourra que contribuer à la promotion des relations de coopération entre professionnels marocains et leurs homologues français et par voie de conséquence, promouvoir la destination touristique de Marrakech.
Placé sous le thème « Comprendre, Réfléchir, Rebondir «, ce conclave qui se poursuivra jusqu’au 22 janvier dans la cité ocre, connait la participation de près de 450 professionnels du tourisme de France ainsi que du Maroc.
Cette rencontre sera marquée par la tenue des AG des régions SNAV, outre l’examen du bilan 2011 sur les actions nationales et régionales de cette instance.

Le Maroc, un pays riche par la diversité et la modernisation de ses secteurs

Le président du Syndicat National des Agences de Voyage (France) (SNAV), M. Georges Colson, a souligné de son coté que le Maroc est un pays riche de par la diversité et les efforts de modernisation entrepris dans tous les secteurs d’activité.
Il a fait savoir que ce conclave est à même de permettre aux professionnels français de découvrir de près le Maroc dans ses différentes facettes

20/1/2012
Lu 5333 fois
| |
  Affaire d’actes de vandalisme à la prison de Salé :
Des peines allant de l’acquittement à 18 mois de prison

Des peines allant de l’acquittement à 18 mois de prison fermes ont été prononcées, jeudi par la chambre criminelle chargé des affaires de terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé, à l’encontre de trois prévenus poursuivis pour actes de vandalisme perpétrés en mai dernier à la prison de Salé.
Les dénommés Rachid Merghich et Mohamed Boulchbaket ont ainsi écopé d’une peine d’emprisonnement de 18 mois et à une amende de 500 dhs chacun, alors que Rachid Rahali a été acquitté.
Les mis en cause étaient poursuivis pour séquestration, destruction de bâtiment et d’édifices publics, désobéissance et coups et blessures.
La prison locale de Salé a été le théâtre, les 17 et 18 mai dernier, d’actes de violence et de vandalisme commis par un groupe de détenus qui ont détruit le pavillon où ils étaient placés, et blessé par jets de pierres une centaine de membres des forces de l’ordre ainsi que des gardiens de l’établissement pénitentiaire.
Certains détenus, qui ont multiplié leurs provocations à l’encontre des responsables de la prison, ont également séquestré des employés de l’établissement avant de s’attaquer avec violence aux forces de sécurité en utilisant des barres de fer et des pierres, rappelle-t-on.

20/1/2012
Lu 4892 fois
| |
  Le chef de la délégation de l’UE à Rabat :
Le Maroc, «un partenaire privilégié et prioritaire pour l’UE»  

Le Maroc est un partenaire privilégié et prioritaire pour l’Union européenne (UE), et jouit de plus de confiance au sein de l’Union, a déclaré, jeudi à Rabat, l’Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne auprès du Royaume du Maroc, Eneko Landaburu.
«Le Maroc est incontestablement un partenaire privilégié et prioritaire pour l’Union européenne», a assuré M. Landaburu lors d’une conférence sur le «Statut avancé et coopération Maroc-Union Européenne: Perspectives futures».
Soulignant les efforts du Royaume et les progrès qu’il a enregistrés pour se rapprocher de l’Union européenne, M. Landaburu a relevé, dans une déclaration à la MAP, que le Maroc «est notre partenaire du monde arabe avec lequel nous avons plus de confiance et de liens».
Il a qualifié de «positif» le bilan du statut avancé, affirmant que le Maroc et l’UE ont fait «des progrès importants dans les domaines du dialogue politique, des relations institutionnelles et des échanges de vues sur des questions bilatérales et internationales».
«Malgré ses limites, le statut avancé a permis de lancer des perspectives et de se mettre dans des mécanismes de changement qui sont tout à fait concrets», a-t-il dit.
M. Landaburu a mis en exergue la «volonté extrêmement claire» du Maroc de continuer le chemin, eu égard aux interdépendances très fortes entre les deux parties.
Il a, par ailleurs, émis le souhait de voir émerger un Maghreb qui permette de créer un cadre politique de prospérité, de démocratie et de sécurité.

20/1/2012
Lu 4598 fois
| |
 
Youssef Amrani qualifie la visite de Mariano Rajoy au Maroc d’«importante»

Le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Youssef Amrani, a qualifié, jeudi, de « «positive» la visite officielle effectuée, mercredi au Maroc, par le chef de l’exécutif espagnol, Mariano Rajoy, laquelle visite permet un dialogue politique entre les deux pays.
La visite du président du gouvernement espagnol au Maroc répond à une tradition suivie par ses prédécesseurs de consacrer au Royaume leur premier déplacement à l’étranger, a indiqué M. Amrani dans des déclarations à la radio espagnole «Onda Cero», soulignant «l’importance de cette visite qui permet un dialogue politique entre l’Espagne et un partenaire important qu’est le Maroc.
Elle a permis également de discuter sur les moyens d’insuffler un nouvel élan aux relations bilatérales, a ajouté le ministre marocain.
Cette visite est aussi bien importante pour l’Espagne que pour le reste de l’Union Européenne «spécialement dans le nouveau contexte en Méditerranée, et dans le contexte de la crise économique et financière en Europe où l’Union Européenne est entrain de réviser sa politique de voisinage», a-t-il relevé.
Selon M. Amrani, les relations entre les deux pays doivent être considérées dans leur ensemble et non pas insister sur un volet au détriment de l’autre, plaidant pour une relation «stratégique, avec un nouveau modèle de coopération». La relation entre les deux pays doit être «une relation cadre» et non pas se limiter sur des questions comme l’accord de pêche, l’agriculture, ou encore l’immigration, a-t-il préconisé, affirmant que le Maroc est «un pays engagé, l’unique pays de la Méditerranée qui non seulement connaît la réalité européenne mais qui y jouit d’un statut avancé».
«Aujourd’hui, l’Espagne et le Maroc doivent mener une nouvelle politique de coopération en Méditerranée», a indiqué M. Amrani, invitant l’Espagne à donner la priorité à cette région.
Et de conclure que dans ce contexte de crise «l’union Européenne ne peut rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis, si elle n’investit pas dans l’ensemble de la Méditerranée».

20/1/2012
Lu 5362 fois
| |
 
 
 
   Autre
 


Le Maroc disposé à s’intégrer aux efforts de l’ONU visant à renforcer l’Etat de droit  
Le gouvernement déterminé à relever les défis
Des peines allant de l’acquittement à 18 mois de prison
Le Maroc, «un partenaire privilégié et prioritaire pour l’UE»  
Youssef Amrani qualifie la visite de Mariano Rajoy au Maroc d’«importante»

  
 
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
 
L’immatriculation foncière en toute sécurité

El Mostafa NASSIRI
 
   
  Chronique
 
Santé à la Une : Quelle crédibilité pour le médicament générique made in Morocco
Dr Anwar CHERKAOUI
 
  Télégramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 L’immatriculation foncière en toute sécurité
 Abdellah Naguib : Pour une sauvegarde de la mémoire de Derb As-Soltane
 une certaine image du Bidaoui ou le musée miniature de Casablanca
 Mohammedia : Un quinquagénaire se suicide par pendaison dans un jardin public
 Tadla-Azilal/RAMED :Plus de 128.000 bénéficiaires à fin octobre 2011
 Aziz Karkach, nouvel entraîneur de la JSM Laâyoune
 Le Maroc disposé à s’intégrer aux efforts de l’ONU visant à renforcer l’Etat de droit  
 Youssef Amrani qualifie la visite de Mariano Rajoy au Maroc d’«importante»
 Le gouvernement déterminé à relever les défis
 Au moment où Gerets entame sa conférence, la Tunisie encaisse et la Côte d'Ivoire se réjouit


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems