Directeur : Mohamed IDRISSI KAITOUNI           Redacteur en Chef : Jamal HAJJAM
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 Visite du Premier ministre, M. Abbas El Fassi, en Pologne
Les relations maroco-polonaises marquées par une totale harmonie

Les relations maroco-polonaises sont marquées par une totale harmonie, a affirmé, jeudi à Varsovie, le premier ministre, M. Abbas El Fassi.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de la série d’entretiens qu’il a eus notamment avec son homologue polonais, M. Donald Tusk, et les présidents des deux chambres du parlement de Pologne, M. El Fassi a indiqué avoir évoqué avec ses interlocuteurs la nécessité de renforcer davantage les relations maroco-polonaises, empreintes d’amitié, de considération et de respect réciproque.
L’entrevue avec le premier ministre polonais, a-t-il poursuivi, a permis d’aborder les différents volets des relations bilatérales et la nécessité de les développer dans les domaines économique, commercial, culturel et touristique, annonçant à cet égard la prochaine inauguration d’une liaison aérienne entre Varsovie, Casablanca et Agadir.
Du fait que la Pologne est membre de l’Union européenne, les entretiens, a dit M. El Fassi, ont porté également sur les relations avec l’UE, soulignant que le Maroc fait de son rapprochement avec cet ensemble un choix stratégique qui se justifie par la proximité géographique et le partage de valeurs communes consistant en le respect des droits de l’Homme, l’égalité entre l’homme et la femme, la justice, la solidarité et la consécration de l’Etat de droit.
Les discussions ont, d’autre part, porté sur l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et le partenariat entre l’UE et les pays de l’Europe de l’Est, a-t-il ajouté, faisant observer que les deux partenariats ne sont pas concurrentiels mais bien complémentaires.
Eu égard aux excellentes relations existant entre le Maroc et les pays est-européens associés au partenariat avec l’UE, le Royaume considère que cette initiative lui offre une précieuse opportunité pour renforcer davantage ses relations bilatérales avec les pays membres.
Le premier ministre a également indiqué avoir évoqué avec les responsables polonais la question palestinienne, en insistant particulièrement sur le soutien constant que le Maroc accorde aux aspirations légitimes du peuple palestinien à établir son Etat souverain et viable avec Al Qods Al-Charif, comme capitale aux côtés d’Israël, dans le cadre de la paix et de la sécurité partagées.
Il a, dans cette optique, appelé la communauté internationale à œuvrer davantage pour instaurer une paix juste et durable dans la région, conformément à la légalité internationale, à la feuille de route du Quartette et à l’initiative de paix arabe.
Par ailleurs, le ministre du commerce extérieur, M. Abdellatif Maâzouz et son homologue polonais ont signé une déclaration commune en vue de donner une impulsion à la coopération entre leurs départements respectifs.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de ses entretiens avec M. Abbas El Fassi, le Premier ministre polonais, M. Donald Tusk, a salué le rôle positif joué par le Maroc dans la consolidation de la paix et de la stabilité aux niveaux régional et international.
Le chef de l’exécutif polonais a souligné que la visite d’une délégation officielle marocaine en Pologne, constitue un événement marquant dans les relations bilatérales, et intervient dans une conjoncture économique positive pour les deux pays qui ont pu réaliser des taux de croissance importants en 2009, en dépit des répercussions de la crise économique internationale.
M.Tusk a, d’autre part, indiqué que ses discussions avec son homologue marocain ont été marquées par une convergence de vues concernant nombre de questions bilatérales et internationales d’intérêt commun, soulignant l’excellence des liens unissant le Maroc et la Pologne.
Les deux parties relèvent également la complémentarité entre le partenariat initié par l’Union européenne avec les pays est-européens, et celui engagé au sein l’Union pour la Méditerranée qui comprend 27 pays de la rive nord et 16 pays de la rive sud de la Méditerranée.
M. El Fassi était accompagné lors de cet entretien de MM. Abdellatif Maâzouz, ministre du commerce extérieur, Yassir Znagui, ministre du tourisme et de l’artisanat, Mme Latifa Akharbach, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, et M.Moha Ou Ali Tagma, Ambassadeur du Maroc à Varsovie, ainsi que de responsables des établissements publics et d’opérateurs économiques nationaux.
M.El Fassi a eu également des entretiens avec le président de la première chambre du parlement polonais, M.Bogdan Borusewicz ainsi qu’avec le groupe d’amitié parlementaire maroco-polonais.

30/1/2010
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 Lettre du ministre marocain des AE au SG de l’ONU
La loi marocaine s’applique et s’appliquera, conformément à la pratique internationale, au Sahara marocain
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, «un cas unique dans l’univers humanitaire»

La loi marocaine, porteuse de droits et de garanties mais également d’obligations et de responsabilités, «s’applique et s’appliquera conformément à la pratique internationale au Sahara marocain», a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Taïb Fassi Fihri dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU.
«Le harcèlement du Secrétariat de l’ONU par des lettres mensongères se poursuit au sujet de prétendus +prisonniers politiques+, de +prisonniers de guerre+ ou d’auteurs de crimes ou de délits jugés et condamnés selon la loi en vigueur et dans le respect des règles de procédure», comme le confirment les éléments d’information complets et étayés qui ont été transmis à l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, le 18 novembre 2009, a souligné la lettre.
M. Fassi Fihri a indiqué, en outre, que «les autres parties usent à dessein et abusent à volonté d’actions de propagande et de campagnes orchestrées sur la question des droits de l’homme, à partir de cas isolés et instrumentalisés - qui ne correspondent en rien à la définition et aux obligations des véritables +défenseurs des droits de l’homme+ - à l’heure où ces parties, l’Algérie et le polisario, sont, à divers titres, mal placées pour pouvoir s’approprier, en toute crédibilité, cette noble thématique».
« Le caractère militaire et fermé de des camps de Tindouf en fait un cas unique dans l’univers humanitaire», a par ailleurs indiqué M. Fassi Fihri.
«Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d’éléments armés dans les camps de réfugiés et prône le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf», a-t-il insisté.
Le Maroc a invité l’ONU et les pays soucieux de favoriser une solution «rapide» à la question du Sahara, à amener l’Algérie à assumer une responsabilité «pleine, active et constructive» dans la recherche d’un règlement à ce différend a également, a souligné le ministre marocain des Affaires étrangères.
Voici le texte intégral de cette lettre :

«Monsieur le Secrétaire général,
Le Royaume du Maroc constate, aujourd’hui, que les autres parties, l’Algérie et le polisario, poursuivent leur stratégie de blocage, de conditionnalité et de déviation du processus de négociation.
Au lieu de percevoir enfin des signes de bonne volonté et d’engagement positif, nous assistons, au contraire, à une radicalisation du discours et à une escalade dans les actions de provocation, impliquant directement les institutions nationales de l’Algérie.
Ainsi :
- Les autorités algériennes conditionnent dorénavant la normalisation des relations bilatérales avec le Maroc et la construction maghrébine par la résolution de la question du Sahara qu’elles n’entrevoient qu’à travers le seul mécanisme d’un référendum à options extrêmes, dont elles savent pourtant le caractère dépassé, inapplicable et minoritaire dans la pratique onusienne.
Cette attitude de blocage, publiquement exprimée, est en contradiction flagrante avec l’esprit et la lettre des dernières résolutions du Conseil de Sécurité, notamment 1813 (avril 2008) et 1871 (avril 2009).
- Les autres parties usent à dessein et abusent à volonté d’actions de propagande et de campagnes orchestrées sur la question des droits de l’homme, à partir de cas isolés et instrumentalisés - qui ne correspondent en rien à la définition et aux obligations des véritables +défenseurs des droits de l’homme+ - à l’heure où ces parties, l’Algérie et le polisario, sont, à divers titres, mal placées pour pouvoir s’approprier, en toute crédibilité, cette noble thématique.
Il est utile de relever, à ce sujet, que les autres parties n’ont commencé cette campagne trompeuse qu’une fois le processus de négociations de Manhasset initié, à la faveur, de la présentation par le Royaume du Maroc de son initiative d’autonomie.
- De plus, le harcèlement du Secrétariat de l’ONU par des lettres mensongères se poursuit au sujet de prétendus +prisonniers politiques+, de +prisonniers de guerre+ ou d’auteurs de crimes ou de délits jugés et condamnés selon la loi en vigueur et dans le respect des règles de procédure, comme le confirment les éléments d’information complets et étayés qui ont été transmis à votre Envoyé personnel, le 18 novembre 2009.
En tout état de cause, et comme cela a été rappelé par certains Etats, concernés par ce différend régional, la loi marocaine, porteuse de droits et de garanties mais également d’obligations et de responsabilités, s’applique et s’appliquera conformément à la pratique internationale au Sahara marocain.
Le Royaume du Maroc, qui a pris le pari du respect et de la promotion des droits de l’Homme, rejette vivement et dénonce énergiquement l’instrumentalisation éhontée de cette noble cause aux fins manifestes de se soustraire de l’obligation de négocier.
L’évocation de la dimension humanitaire de ce différend exige plutôt de s’attarder sur la situation collective, dramatique et singulière des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Le caractère militaire et fermé de ces camps en fait un cas unique dans l’univers humanitaire. Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d’éléments armés dans les camps de réfugiés et prône le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf.
Il est, également, légitime de s’interroger sur le référentiel juridique applicable dans ces camps : quelles lois s’appliquent dans cette partie du territoire algérien vis-à-vis de ces populations civiles Celles, naturelles, de l’Etat algérien sur son territoire national Ou celles, inédites, +concédées+ à un groupe armé, le polisario .
En tant que pays d’accueil, l’Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, dont la moindre est de permettre au HCR de s’acquitter de son mandat de protection de ces populations vulnérables, à commencer par le droit à l’interview individuelle et à l’enregistrement, devant mener au retour librement consenti.
Les +considérations politiques+, avancées par l’Algérie pour se soustraire de ses obligations dans ce domaine sont juridiquement illégales, éthiquement immorales et humainement insupportables.
Monsieur le Secrétaire général,
La récente évolution nous rappelle qu’il importe de ne pas perdre de vue l’objectif essentiel et fondamental, à savoir l’engagement à reprendre, de bonne foi, la négociation d’une solution politique et définitive.
Toute autre voie serait porteuse de dangers réels pour le processus.
A la faveur de la reprise par votre Envoyé personnel de ses efforts, la communauté internationale sera en mesure d’apprécier, durant les semaines à venir, la sincérité de l’engagement des uns et des autres et leur volonté de faire preuve du sens du compromis et du réalisme requis par les résolutions du Conseil de Sécurité.
En exprimant sa disponibilité à reprendre la négociation et en réaffirmant sa volonté d’avancer vers une solution politique de compromis, le Royaume du Maroc considère que son initiative d’autonomie demeure de par son contenu substantiel, sa nature démocratique et sa conformité avec la légalité des Nations Unies, au centre de tout effort visant à dégager une solution définitive à ce différend.
Dès lors, le progrès ou l’absence de progrès, lors des prochaines étapes de négociations, dépendra de l’attitude des autres parties vis-à-vis de la dynamique politique de compromis et de leur disposition à abandonner leur stratégie malveillante de déviation du processus de Manhasset.
Le temps est, également, venu pour les Nations unies et les pays soucieux de favoriser une solution rapide à ce différend, d’amener l’Algérie à assumer une participation pleine, active et constructive, à la hauteur de sa responsabilité avérée dans le déclenchement et le maintien de ce différend régional et de son implication manifeste à toutes les étapes de son évolution, y compris lors des développements survenus ces dernières semaines.
Au moment où se multiplient autour de la région du Sahara des actes de terrorisme et se développent des trafics de tous genres, la nécessité s’impose de conjuguer les efforts de tous pour le règlement définitif de ce différend régional, au bénéfice de la stabilité des Etats de la région, du progrès de leurs populations et de l’intégration maghrébine».

30/1/2010
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 Affaire des pistolets et des munitions volés à Dayt Aoua
Des négligences regrettables !

Hassan BENMAHMOUD

Si l’enquête est toujours en cours pour déterminer les responsabilités et mettre la main sur les voleurs des armes et des documents des eaux et forêts, certaines défaillances, mises en cause par les premiers éléments de l’enquête, interpellent les responsables provinciaux et régionaux du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts.
Comment justifier l’absence de ce qu’on appelle communément, magasins aux armes, à comprendre, un coffre fort pour justement mettre à l’abri les armes et les documents jugés confidentiels. Comment comprendre l’absence de gardiens Des personnes bien informées nous ont déclaré qu’en pareille situation, des gardiens se succèdent jour et nuit pour une protection maximale des armes et des munitions.
A Dayt Aoua, les armes étaient juste déposées dans la chambre à coucher du chef du centre et, pire encore, avec des balles !
Certains expliquent cela par la présence d’un coffre fort au centre avoisinant, à quelque 3 km du nouveau centre, mais force est de constater que les armes n’y étaient pas.
Sur le plan de l’évolution de l’enquête, le black out est total, une rétention de l’information qui ouvre grand la porte à toutes les rumeurs imaginables et possibles. La psychose règne et les épisodes de la bande à Boulouhouch, actuellement derrière les barreaux, refait surface.
Notre présence sur les lieux du vol a coïncidé avec l’interpellation de l’épouse du chef du centre, incarcéré pour besoins d’enquête. Elle serait revenue sur les lieux pour constater tout objet volé. Selon cette mère de trois enfants, encore sous le choc du «destin qui s’abat sur son mari», on aurait dérobé en plus des armes et balles et des uniformes de son mari, une couette, des draps et des ustensiles de cuisine.
Pour le moment, le chef du centre et une femme, qui venait souvent lui rendre visite, interpellée à Sidi Baba, quartier populaire à Meknès, sont toujours arrêtés. On aurait convoqué pour la deuxième fois les gardiens. L’enquête tourne, pour le moment, autour de l’entourage immédiat du chef du centre. Aucune information n’a filtré sur les pistes ou la piste privilégiée par les enquêteurs.
Notons que l’affaire a éclaté lorsque 3 pistolets automatiques, avec plus de 18 balles étaient dérobés du logis mis à la disposition du garde forestier de la localité de Dayt Aoua, à quelques kilomètres du centre d’Ifrane. Des documents officiels, jugés d’extrême confidentialité, ont disparu. Les malfaiteurs sont entrés par effraction au centre. Une vitre était cassée et la porte défoncée.
Alertées, les forces de sécurité ont pris des dispositions draconiennes pour mettre la main sur les voleurs. Un vrai branle- bas de combat dans tout le territoire de la province et à la sortie de la ville. Des enquêteurs dépêchés sur les lieux venant de Meknès, Rabat…
Selon des spécialistes, si les voleurs ne sont pas arrêtés dans les 24 heures après le forfait, les chances de leur arrestation immédiate s’amenuisent et l’enquête est de plus en plus compliquée.
Concernant le chef de centre, Mustapha A, qui vient de rejoindre ce poste, provenant de Boulmane, à peine six mois, donc en une période mouvementée pour les eaux et forêts sur le plan régional, débouchant sur le limogeage de trois responsables, le directeur régional, le responsable provincial d’Ifrane et un chef de division, il est présenté par ses paires comme quelqu’un de réservé, très discret, et très consciencieux. Agé de 46 ans, Mustapha est père de trois enfants.

30/1/2010
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 Lancement du débat national sur la presse
A la recherche de consensus servant de plate-forme à la nouvelle génération de réformes

Le débat national sur la presse a été lancé jeudi après-midi dans l’enceinte du Parlement, sur le thème «Media et Société».
Ce débat, initié par plusieurs groupes parlementaires, vise à offrir à toutes les composantes de la société, aux décideurs et aux acteurs de la vie publique, l’opportunité «de dialoguer, de manière profonde et sereine, avec les décideurs et professionnels de ce champ réputé cardinal de la vie démocratique», selon la plate-forme du débat.
«L’objectif d’un tel débat, inédit dans notre pays, est que toutes les parties prenantes dans cette large consultation aboutissent à une vision commune qui soit consensuelle et solidement articulée pour qu’elle guide et inspire toute réforme, toute stratégie ou mesure à venir», ajoute le document.
La séance de lancement de ce débat a été marquée par les interventions notamment des présidents de la Chambre des représentants, M. Mustapha Mansouri, et des conseillers, Cheikh Mohamed Biadiallh, et du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri.
Ce dernier a indiqué que le gouvernement oeuvre à favoriser les conditions d’un débat serein, responsable et constructif sur les médias marocains.
Le gouvernement, a-t-il dit, s’emploie, au quotidien, à favoriser ces conditions à même de garantir un dialogue serein, responsable et constructif qui devra permettre de parvenir à des consensus servant de plate-forme à la nouvelle génération de réformes dont ont besoin actuellement les médias marocains, ajoutant que ces derniers représentent un acteur essentiel incontournable pour l’animation de la vie démocratique au Maroc.
M. Naciri a expliqué que les bases d’un tel débat prometteur requièrent l’instauration de relations de confiance et de respect entre la société et les médias, notant que ces derniers doivent disposer d’un espace plus large de liberté, d’initiative et de moyens d’action, dans le cadre d’une presse indépendante, oeuvrant dans la transparence et respectueuse de la déontologie de la profession.
Le débat constructif exige également que l’Etat et la société traitent avec les médias comme étant un partenaire incontournable pour la consécration de la citoyenneté positive, en interagissant dans un champ démocratique basé sur la primauté de la loi, le professionnalisme, le respect des règles déontologiques et la vocation d’éclairer l’opinion publique avec objectivité.
Lors de cette séance, qui s’est déroulée en présence notamment des présidents des deux Chambres du Parlement, de membres du gouvernement, des représentants de partis politiques et d’organisations professionnelles et syndicales du secteur, M. Naciri a relevé que le débat escompté n’est pas une fin en soi, mais relève plutôt de mécanismes développés destinés à appréhender une problématique avec l’implication et la contribution de l’ensemble des partenaires concernés, dans la perspective d’y trouver les solutions idoines.
Il a, à cet effet, réitéré l’engagement du gouvernement d’oeuvrer de concert avec les organisations professionnelles et syndicales représentatives pour ouvrir une nouvelle page en ce qui concerne le champ médiatique.
M. Naciri a exprimé sa ferme conviction qu’un pays qui érige la démocratie en tant que système pour le progrès et le développement, ne peut que mettre en place des mécanismes susceptibles de garantir l’exercice de toutes les libertés, y compris celle d’expression.
Lors de cette rencontre, le ministre a rappelé son initiative de lancer un tel débat qui, a-t-il dit, émane du besoin du Maroc de trouver les mécanismes en mesure de dépasser les quiproquos qui planent sur les relations entre la profession, la société et les autorités publiques.
Il a fait savoir que le Maroc a capitalisé d’importantes réformes dans le domaine de l’information et de la communication, les qualifiant de «structurantes» du projet démocratique moderniste, initié par SM le Roi Mohammed VI.
Durant la dernière décennie, a-t-il rappelé, le Maroc a entrepris des réalisations dans le secteur de l’information et de la communication, citant notamment la libéralisation du champ audiovisuel et son ouverture sur l’initiative privée, la restructuration du pôle des médias publics, la mise à niveau de ses ressources humaines et la diversification de ses produits.

30/1/2010
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La marocanité du Sahara au centre d’une rencontre le 6 février en Belgique

Une rencontre sur le thème «Sahara marocain : liens des Sahraouis avec les Souverains alaouites et projet d’autonomie» se tiendra le 6 février prochain à Courtrai (nord-ouest de la Belgique), apprend-on jeudi auprès des organisateurs.
Organisée à l’initiative de l’Association marocaine de solidarité sahraouie en Europe, cette manifestation portera notamment sur les liens solides entre le Sahara et le Maroc, les preuves de la marocanité des provinces du sud, et la proposition marocaine d’autonomie qui a recueilli une large adhésion internationale.
Plusieurs personnalités belges et marocaines du monde politique, diplomatique et associatif prendront part à cette manifestation qui sera ponctuée par des spectacles de chants et de danses puisés dans la pure tradition hassanie.
Près de trois cent personnes, dont une forte communauté marocaine établie dans plusieurs pays européens tels les Pays-Bas, la France, l’Italie et l’Espagne sont attendues à cette rencontre, qui sera animée par une panoplie de conférenciers marocains.

30/1/2010
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