Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   Tribune du Consommateur   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
    Du fait de récoltes mondiales favorables : L’indice FAO des prix alimentaires à son plus bas niveau en six ans...      11ème Réunion de haut niveau Espagne-Maroc : Rabat et Madrid pour plus d’échanges commerciaux ...  
   
 
        Chroniques
 
Informer ne veut pas dire influencer: Quand la chaîne de télévision publique France3 se fait la caisse de résonance des détracteurs du Maroc

Yasser Ayoubi

Le nouveau protocole d’accord judiciaire entre le Maroc et la France fait littéralement bouillonner de rage certaines parties dans l’Hexagone, alors qu’il est sur le point d’être ratifié par le parlement français. Ne pouvant tenter de saboter l’adoption définitive dudit accord à visage découvert, ces parties semblent, toutefois, avoir suffisamment d’influence pour instrumentaliser une chaîne de télévision publique française à cet effet.
Quand France3 invite sur ses plateaux des détracteurs affichés du Royaume pour traiter du sujet, sans aucun souci d’équilibrer le débat par des contradicteurs qui peuvent présenter la position des autorités marocaines, il va sans dire que les responsables de cette chaîne ont sciemment mis en veilleuse l’exigence d’objectivité journalistique et mis en avant un seul son de cloche.


Il s’agit, clairement, de promouvoir un discours anti-marocain, de manière à orienter l’avis d’une opinion publique française qui n’en sait pas long sur le sujet.
Nul besoin de souligner que si les Français devaient savoir exactement qui est, par exemple, Zakaria Moumni, le boxeur escroc plus doué par l’affabulation que pour le sport, ou encore Naâma Asfari, l’égorgeur d’agents des forces de l’ordre, ils n’accorderaient plus la moindre crédibilité à leurs propos et ceux de leurs défenseurs français. Aussi France3 s’est-elle débrouillée pour présenter des repris de justice maroco-français pour des victimes, en évitant, bien sûr, que des gens qui les connaissent parfaitement ne viennent dévoiler le pot aux roses sur les plateaux de télévision.
Diffuser des informations non vérifiées sur de soi-disant cas de torture au Maroc, chiffres qu’Amnesty internationale avance sans la moindre preuve, accorder la parole à une illustre inconnue, qui tient à se forger une réputation de militante droit-de-l’hommiste en surfant sur des préjugés, traduit l’incapacité des responsables de la chaîne de télévision publique française à admettre que les temps ont changé et que le Maroc est un Etat souverain qui ne se laisse plus dicter son comportement.
Que les détracteurs du Royaume peinent à admettre que la justice marocaine traite en toute indépendance des affaires relevant de sa juridiction est leur problème, pas celui des Marocains. Ces derniers sont, en outre, décidés à faire respecter leur souveraineté et leur législation, que ça plaise aux cercles anti-marocains ou pas. Les autorités françaises l’ont parfaitement compris et ont modifié leur politique envers le Maroc en conséquence.
Au Maroc, comme dans pas mal d’autres pays, le chantage aux droits de l’homme a de moins en moins d’effets, parce qu’à force de tirer sur cette corde, elle a tout simplement fini par casser. Si le Royaume déploie des efforts réels pour promouvoir la culture des droits de l’homme, c’est plus pour moderniser les institutions du pays et répondre aux attentes de la population que pour plaire à l’étranger.
Non seulement le Maroc n’a pas à recevoir de leçons de la part de qui que ce soit à ce sujet, mais en plus, s’il venait à se mêler, lui aussi, des affaires des autres, bien des choses seraient à dénoncer dans les pays qui se plaisent à se présenter comme les défenseurs attitrés des droits humains à travers le monde.
Les autorités marocaines savent pertinemment que la torture ne mène à rien, si ce n’est à aviver les tensions sociopolitiques, le bilan des années de plomb étant là pour servir de leçon. Mais elles n’ont pas, non plus, à attendre la bénédiction de pays et Ongs étrangers pour se faire reconnaître les avancées réalisées en matière de droit humains.
Les Français ont, jusqu’à preuve du contraire, élu leurs représentants pour légiférer et adopter les accords signés par leurs dirigeants politiques avec ceux de pays étrangers, France3 n’étant qu’une chaîne de télévision étatique, destinée à informer l’opinion publique française plutôt qu’à l’influencer. Si tel n’est pas le cas, la France a bien du souci à se faire sur l’état de santé de sa vielle démocratie.

4/6/2015
Lu 21789 fois
| |
 
Fonctionnaires et autres employés, vous êtes avertis : M. Benkirane vous dit qu’il n’y aura pas d’augmentation de salaires

Ahmed NAJI

Fonctionnaires et salariés marocains, tenez-le-vous pour dit : le chef du gouvernement n'a nulle intention d'améliorer vos rémunérations. Malgré tous les efforts de vos représentants, le message n'est pas passé. Le gouvernement est prêt à sacrifier le bien être des travailleurs marocains sur l'autel de l'orthodoxie financière. Si les comptes sont bons, peu importe le sort des citoyens, peut-on déduire de sa récente intervention en séance plénière du parlement.
Est-ce de l'aveuglement, dû à une profonde méconnaissance des conséquences sociopolitiques des décisions prises sur le plan économique L’exécutif a déjà pris la mauvaise décision de restreindre les investissements publics au nom des sacro-saints équilibres budgétaires, privant l'économie marocaine, de la sorte, d'un important stimulateur de la croissance. Car ce ne sont pas les 4 à 5% de hausse du PIB qui vont permettre d'absorber ne serait-ce que les nouveaux venus sur le marché du travail, compte non tenu du stock existant de chômeurs. Et le voilà à refuser d'améliorer le pouvoir d'achat des fonctionnaires et salariés, serrant ainsi la bride à la demande intérieure.
Si les citoyens mettent à la tête de l'exécutif des hommes politiques et non pas des technocrates, c'est justement parce que les premiers ont une vision globale de la situation du pays, ne se contentant pas de prendre en considération l'état des finances, mais tiennent également compte des équilibres sociopolitiques. Une croissance économique sans création d'emplois, des richesses qui se créent mais des inégalités qui se creusent, des résultats financiers qui s'améliorent mais des tensions sociales qui s'aggravent, ça peut faire sourire des comptables de satisfaction, mais ça donne la chair de poule aux hommes politiques perspicaces.
Nul ne conteste le bien fondé du respect des équilibres macroéconomiques. C'est une évidence à propos de laquelle n'existe aucune divergence. Cependant, restreindre les investissements publics et brider la demande intérieure, par la hausse des prix et la stagnation des salaires, revient à étouffer l'économie. C'est une politique à courte vue. Booster la création des richesses et veiller à une juste redistribution permet non seulement de dynamiser la croissance et améliorer le bien être des citoyens, mais aussi de ramener au vert les comptes de la nation, du fait de la hausse des recettes de l'État.
Insuffisance ou populisme M. Benkirane met l'accent sur les catégories sociales les moins favorisées, en feignant d'ignorer que la partie inférieure des classes moyennes est de moins en moins à l'abri de la vulnérabilité, du fait du démantèlement des subventions aux produits de première nécessité. Peut-on imaginer une amélioration du sort des populations les plus démunies en poussant les classes moyennes inférieures à l'appauvrissement Cela revient à jouer ces classes sociales l'une contre l'autre, dans une perspective souvent électoraliste. Sans tenir compte de la stabilité sociale.
S'il faut bel et bien sortir de la pauvreté les populations qui en souffrent, ce n'est sûrement pas en mettant à genoux les classes moyennes. Elles sont les véritables piliers de l'édifice social de la nation.

En vérité, l'impuissance mise en avant par M. Benkirane au parlement n'est pas celle du Maroc à mieux payer ses travailleurs, mais plutôt la sienne, incapable qu'il s'est montré jusqu'à présent de passer du statut de simple comptable, coincé dans le solde des débits et crédits, à celui de véritable dirigeant politique, aux ambitions qui égalent au moins celles que nourrissent les Marocains pour leur pays.

28/5/2015
Lu 38580 fois
| |
 
 
 
   Autre
 


Sociétés de personnes non-résidentes : Pas d’obligation légale d’information sur la propriété des parts
Les concernés et comment se faire enregistrer
BREVES
Ciné - zoom : Les dialogues de films

  
 
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
   
   
  Chronique
 
Informer ne veut pas dire influencer: Quand la chaîne de télévision publique France3 se fait la caisse de résonance des détracteurs du Maroc
Yasser Ayoubi

Fonctionnaires et autres employés, vous êtes avertis : M. Benkirane vous dit qu’il n’y aura pas d’augmentation de salaires

Ahmed NAJI
 
  Télégramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 L’autisme incarné dans un nouveau film, « Le monde de Nathan» : Sans diagnostic, on est encore plus autiste
 Informer ne veut pas dire influencer: Quand la chaîne de télévision publique France3 se fait la caisse de résonance des détracteurs du Maroc
 Marrakech: Un lycée qualifiant arbore le nom du Faquih Mohammed Binebine
 Sidi Kacem : Santé : L’INDH, vecteur de développement
 Ciné - zoom : Les dialogues de films
 Ciné - star : 10 choses que vous ignorez peut-être sur ...  : Christopher Lee
 Expulsion d’une ressortissante espagnole venue “parrainer des actions non autorisées”
  Béni-Mellal-Khénifra: 1er Congrès international polydisciplinaire sous le thème : « Les enjeux stratégiques du développement durable en Afrique »
 Les concernés et comment se faire enregistrer
 Sociétés de personnes non-résidentes : Pas d’obligation légale d’information sur la propriété des parts


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems