Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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    Lancement, aujourd’hui, des travaux du barrage Dar Khrofa...  
 
 
 
        Chroniques
 La chronique du jour d’après
Révolution solaire...

Hafid FASSI FIHRI

Avec le Plan solaire marocain, la loi sur l’énergie solaire et la création de l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables, une avancée environnementale majeure se profile dans le ciel de notre pays.
Il n’y a plus que quelques mesures à lancer en parallèle pour que la société marocaine entre de plain pied dans l’univers des énergies de demain.
Par exemple, si dans le cadre du PERG (Programme d’Electrification Rurale Généralisée) on décide de doter massivement nos campagnes en énergies renouvelables, pour les 20 ou 30 prochaines années, une rupture sera faite par rapport à un modèle énergétique où le bois est le combustible le plus utilisé, et un grand pas aura été fait vers une structure nouvelle qui protège nos forêts d’un pillage quotidien et permanent, qui autorise l’autonomie de production à l’échelle régionale et locale, et qui va contribuer lentement mais sûrement à associer une certaine souveraineté énergétique.
Si l’aéroport Mohammed V va devenir en 2012 la première place aéroportuaire à fonctionner essentiellement avec de l’énergie produite à partir d’une centrale éolienne (les aéroports de Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir vont suivre...), c’est qu’il est impératif, et légitime surtout, de mettre en place des programmes sectoriels de production tous azimuts des ER, principalement dans le tourisme et l’hôtellerie, l’industrie, l’artisanat, le bâtiment (isolation thermique, chauffage, chauffe-eau solaire...) et les transports en commun...
Un programme spécifique devra être consacré aux hammams (bains maures) qui massacrent chaque jour des milliers de tonnes de bois : des solutions existent sur le plan technologique, et on ne peut continuer de parler de développement durable alors qu’on laisse en paix un mode culturel qui pousse nos forêts à l’agonie et qui compromet donc le bien-être des générations futures !
Pour que la révolution, in fine, soit effective et durable, il y a un point sur lequel il va falloir trancher dans le bon sens : que le matériel technique destiné aux infrastructures solaires (photovoltaïque et solaire thermique : à ne pas confondre !) soit fabriqué au Maroc, histoire de minimiser le coût de revient.
Cela ne sert à rien de fabriquer des voitures chez nous si les batteries vont être importées continuellement des Etats-Unis, d’UE, voire de Chine.
Ne nous débarrassons pas de notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles en la remplaçant par une nouvelle dépendance par rapport aux équipements solaires et éoliens.
Pour conclure, la révolution solaire devra toucher également le département des Finances qui devra fournir l’effort nécessaire en vue de détaxer les produits utilisés dans l’énergie renouvelable.

9/2/2010
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  Libre opinion : Disparition du Journal-Hebdo
La femme de César

Par Naïm Kamal

Pour un journaliste, la disparition d’un journal est toujours une mauvaise nouvelle. Celle du Journal Hebdomadaire en est une. Je ne vais pas verser sur cet évènement des larmes de crocodiles. Mon hypocrisie n’atteindra pas ce seuil. Mais j’ai fait mienne depuis toujours la position de Allal El Fassi: même dans l’adversité, je défendrai la liberté d’expression de mon adversaire. Parce que je considère d’abord que la divergence est un bon stimulant pour le développement des idées. De ce point de vue, nous avons perdu un pacemaker.
J’ai suffisamment croisé le fer, sur ces colonnes et ailleurs, avec la ligne éditoriale monolithique du magazine disparu pour avoir vraiment besoin d’en rajouter aujourd’hui. Tous ceux qui se rangeaient dans cette tranchée avaient été qualifiés de néo makhzaniens, sans savoir vraiment ce que ce terme recouvrait, et traités de «capo» dans ce que ce grade a de subalterne et de dégradant.
Je vais donner l’impression de faire dans la prétérition, mais dans ses deux phases d’existence, celle de la lune de miel avec le pouvoir et celle du divorce consommé, le Journal Hebdo a essentiellement pêché par excès: ton péremptoire, positionnement systématique en contre-pied, fausse profondeur des analyses, approches sans nuance, jugements sans appel. Aucun espace pour le doute, fut-il méthodique.
Dès lors, en supposant aujourd’hui que sa posture de victime soit fondée, n’est-il pas dérisoire de s’étonner qu’on ne lui passe rien Même son vénérable compagnon de route, le quotidien français le Monde, ne peut s’empêcher de l’évoquer en journal «volontiers donneur de leçons». C’est un choix. Encore fallait-il que le comportement qui en découle soit conséquent. Il est inconcevable de s’autoproclamer «incorruptible» au plan des idées et jouer avec les impôts qui sont la clé du droit à la citoyenneté et, dans ce cas, aussi seule voie d’accès à l’invulnérabilité. On ne peut dénoncer à longueur de titres la politique anti-sociale de l’Etat et priver ses propres employés de leurs retraites. Il n’est pas cohérent non plus d’imputer tout cela à une histoire de «mauvaise gestion» quand on a passé son temps à décrier l’Etat économiquement et politiquement comme un gestionnaire débile.
L’immunité a un prix. Et lorsque la femme de César qui se doit d’être insoupçonnable prête le flanc, elle serait mieux inspirée de s’abstenir par pudeur, une fois face à son miroir, de crier au scandale.

8/2/2010
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Palestine : Y aura-t-il espoir d’un Etat

Par Ali BENADADA

Faut-il attendre l'avènement d'une autre administration américaine pour espérer faire avancer un processus de paix qui coince désespérément toujours
Avec les premières déclarations du Président Barack Obama aux lendemains de son investiture, tout portait à croire que le début de la fin commençait pour le calvaire des Palestiniens et que, désormais, l'établissement de leur Etat n'était qu'une question de temps. Ils avaient l'engagement du président de la première puissance du monde. Ce dernier a été jusqu'à dénoncer, sans la condamner, la politique israélienne de la poursuite de construction des colonies, en en faisant même une condition pour la reprise des pourparlers de paix dans la région.
Ce n'était qu'un feu de paille. Et très vite il s'est rangé du côté de ses prédécesseurs à la Maison-Blanche pour qui le bien-être de Tel-Aviv passe avant tout.
Le revirement de Washington s'est surtout illustré par l'acharnement de l'Administration américaine à vouloir amener coûte que coûte les Palestiniens à la table des négociations sans aucune garantie de la part des Israéliens. Les dernières navettes de George Mitchell en sont un exemple criant qui illustre l'échec cuisant de la politique américaine pour une paix au Proche-Orient. Un échec qu'ils essayent de mettre sur le dos de l'Autorité de Ramallah du fait que Abbas refuse de poursuivre les négociations sans un gel total des colonies en Cisjordanie et à Al Qods. Ce qui est loin d'être l'intention de Netanyahu, ni de ses acolytes pour qui le rève de «Grand Israël» n'a jamais été enterré.
Benjamin Netanyahu a proclamé vendredi dernier que la colonie d'Ariel, une des plus grandes implantations juives en Cisjordanie occupée, ferait partie d'Israël pour toujours, comme il avait annoncé auparavant que le bloc des colonies de Goush Etzion établi près de Bethléem (Cisjordanie) dès 1967, ferait "pour toujours" partie d'Israël.
"Dans tout accord de paix futur, Ariel fera partie intégrante et sera inséparable de l'Etat d'Israël et d'«Eretz Israël», a assuré le chef du gouvernement israélien avant d'ajouter qu'en Cisjordanie, «nous sommes au coeur de notre pays, ici vivaient nos ancêtres et ici nous resterons et vivrons». Avec la bénédiction d'Obama, qui n'hésiterait «jamais à garantir la sécurité d'Israël».
Tout cela en l'absence totale de toute réaction de la communauté internationale, encore moins du monde arabe.

1/2/2010
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