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 Association des jeunes éducateurs pour les migrants au Maroc
Une plateforme pour l’alphabétisation, la culture et le savoir
Accompagnement et intégration dans le secteur de la formation et de l’éducation, un noble objectif que se fixe l’Association des jeunes éducateurs pour les migrants au Maroc présidée par Dede Nsiona, fondateur de ladite institution, une organisation apolitique et non syndicale. Ce natif de la République Démocratique du Congo entend aider ses frères subsahariens et subsahariennes à la recherche d’un savoir valorisé à travers des partenariats divers tant au niveau national (Royaume chérifien) qu’à l’étranger.

Propos recueillis par Wolondouka Sidibé

L’Opinion : Pourquoi vous vous intéressez autant à l’action sociale et humanitaire 

Dede Nsiona : Pour moi, je pense que c’est par vocation. En effet, depuis ma jeunesse, j’avais le sens de l’humanitaire et qui me poussait à m’intéresser à la vie sociétale. Dieu merci, j’aime apporter ma modeste contribution pour venir en aide aux gens nécessiteux ou du moins qui sont dans le besoin. Sans ambages, je suis fier de le dire, mes parents m’ont élevé dans la fraternité et m’ont toujours inculqué l’esprit de solidarité. Pour toutes ces raisons, le social est au cœur de ma vie.
En plus, j’aimerais aujourd’hui donner de moi pour la vie des autres. Enfin, j’ai du respect pour ceux qui prennent cette voie de subvenir aux besoins des autres.

L’Opinion : Dans cette optique, vous venez de créer une ONG. De quoi s’agit-il exactement 

Dede Nsiona : C’est une association humanitaire et caritative au vrai sens du mot et à but non lucratif. En effet, depuis des années, je réfléchissais comment apporter ma modeste contribution à l’insertion des migrants subsahariens qui vivent Maroc et par-delà le monde. J’ai créé cette organisation, appelée Association des jeunes éducateurs pour les migrants au Maroc, AJEMM en sigle, par ma modeste contribution, assister les migrants subsahariens vivant au Maroc et ce dans leur diversité. La preuve en est qu’il s’agit d’une association composée des gens de plusieurs nationalités venus des pays d’Afrique subsaharienne. Nous travaillons pour le bien être des migrants africains dans ce pays, une terre d’accueil et d’hospitalité. Nos activités s’étendent du social à la défense des droits humains, cela veut dire que nous luttons pour tous les droits civils, sociaux et culturels. Au sein de notre association, la vice-présidente est assurée par une femme en l’occurrence madame Sylla Sayon de la Guinée Conakry, un chargé de projet originaire de Liberia en la personne de monsieur Touray Moriba, du Docteur Demba Diarra du Mali.

L’Opinion : Quels sont ses objectifs 

Dede Nsiona : Les objectifs globaux de l’AJEMM sont prescrits dans le statut et règlement intérieur portant création et organisation de notre association. Nos objectifs sont les suivants : Former des jeunes migrants en vue de leur intégration sociale au royaume du Maroc ; Assister les femmes et jeunes en rapport des activités éducatives et professionnelles en vue de les amener à s’orienter sur le marché du travail ; Contribuer de façon significative à l’encadrement des migrants pour éviter la délinquance juvénile dans les communautés ; Lutter contre le trafic des êtres humains dans toutes ses formes.
Défendre les droits fondamentaux des migrants et Promouvoir la culture africaine par des actions participatives avec les différentes associations à travers le Maroc.

L’Opinion : Quelle analyse faites-vous de la régularisation des immigrés africains initiée par le Maroc 

Dede Nsiona : C’est acte à saluer. C’est une initiative positive dans ce sens que la régularisation des sans papiers traduit la volonté du Maroc à faire intégrer les migrants vivant sur son territoire de façon irrégulière. Sur le plan juridique, c’est un acquis aux principes des droits de l’homme relatifs aux libertés individuelles et collectives.
C’est une avancée significative car elle concerne les droits humains que nous encourageons tous. Dans ce registre, le Maroc est devenu leader des pays du Nord de l’Afrique en matière de régularisation de sans –papiers. Je profite de cette occasion pour présenter mes vœux de bonheur et longévité à sa Majesté le Roi Mohamed, que dieu l’Assiste, et toute la famille Royale.
Aussi  c’est l’occasion pour moi de dire et de vive voix aux migrants vivant au Maroc de s’adapter à la nouvelle législation en vigueur.
C’est-à-dire respecter les lois de ce pays qui est notre d’adoption.

L’Opinion : Vous êtes Congolais, parlez-nous de la coopération entre votre pays et le Maroc 

Dede Nsiona : Entre la Rd Congo et le Maroc, la coopération est toujours au beau fixe. Depuis plus de quatre décennies que mon pays a établi son ambassade au Maroc.
De nombreux projets ont été déjà initiés dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement, l’agroalimentaire, le secteur bancaire, les mines et j’en passe.
Des accords bilatéraux et commerciaux existent depuis longtemps entre les deux Etats.
D’ailleurs, un bon nombre d’investisseurs économiques marocains sont établis en Rd Congo. Cela veut dire que le Maroc est un partenaire privilégié à cause de son expertise. Je dirai même que le Royaume du Maroc est un allié de taille et de longue date avec mon pays la Rd Congo.

L’Opinion : Que pensez-vous du retour du Maroc à l’Union
Africaine 

Dede Nsiona : C’est un pas de géant dans l’ossature de l’Union africaine qui vient d’être accompli. Un retour tant attendu depuis de décennies car le Maroc, d’abord par son appartenance géographique, est un pays Africain. Aussi il est l’un des membres fédérateurs de l’ex- organisation de l’Organisation de l’Unité Africaine, l’actuelle UA.
Ce retour apporte déjà l’unité au sein du continent africain. Je pense au rôle que doit jouer ce grand retour au sein de sa famille. Tous nous savons que l’Union Africaine se trouve à la croisée des chemins, elle à besoin des membres fédérateurs comme le Maroc pour asseoir sa notoriété.
J’ai la forte conviction que la présence du Royaume portera haut l’étendard de cette institution chère à notre continent. Il est évident que le Maroc pèsera de tout son poids pour que la voix de l’Afrique puisse être entendue dans les assemblées générales des institutions internationales.

Propos recueillis par Wolondouka Sidibé

23/3/2017
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 Sénégal
Macky Sall veut renforcer l’axe Dakar-Berne
Le président de la République sénégalaise, Macky Sall, a fait état lundi de sa volonté de travailler à renforcer davantage l’axe Dakar-Berne en faisant de la formation professionnelle et du développement des échanges commerciaux la priorité des relations entre la Suisse et le Sénégal. « Nous saluons les excellentes relations d’amitié et de coopération entre les deux pays qui existaient depuis l’indépendance et qui sont au beau fixe », a dit M. Sall lors d’un point de presse conjoint avec la présidente de la Confédération helvétique, Doris Leuthard, à Berne, la capitale fédérale suisse.

« Les deux délégations ont échangé, pour voir comment renforcer certains aspects de cette coopération avec des domaines prioritaires comme la formation professionnelle », a-t-il dit lors de cette rencontre avec les journalistes, au terme d’une séance de travail entre les deux délégations.
La Suisse et sa réputation à travers le monde « a montré que son modèle de formation duale, méritait notre respect et notre inspiration », a indiqué le président Sall.
Le chef de l’Etat sénégalais était arrivé dimanche à Berne, pour une visite officielle de trois jours, « à l’invitation » de la présidente de la Confédération hélvétique. « Nous pensons pouvoir poursuivre ces efforts avec le gouvernement suisse mais aussi renforcer la coopération dans le domaine commercial, le secteur aurifère » et dans le domaine des investissements, a ajouté le chef de l’Etat sénégalais.
Le Sénégal demeure « un pays ouvert en matière d’investissement », a-t-il assuré à l’endroit des entreprises suisses, invitant ces dernières à s’intéresser aux opportunités d’affaires que l’économie sénégalaise peut offrir. « Nous avons lancé une politique ambitieuse, d’émergence économique, qui déjà, en deux années d’application », s’est traduite par « un taux de croissance très important de l’ordre de 6,5% l’année dernière et de 6,7% en 2016 », a signalé Macky Sall.
« Nous projetons 6,8% voire 7% en 2017 », perspective dans laquelle les hommes d’affaires suisses peuvent pour investir au Sénégal, a expliqué le président de la République. « Nous souhaitons aussi l’implication du système bancaire et financier suisse dans les marchés de capitaux que nous sommes en train de visiter. Il y a là, des perspectives que nous pouvons étudier ensemble », a insisté Macky Sall.
« Notre coopération au niveau des instances multinationales est très forte et la Suisse abrite le deuxième siège des Nations unies à Genève », où se retrouvent « toutes les organisations qui évoluent dans le cadre des droits de l’Homme et du développement humain », a-t-il relevé. Le Sénégal et la Suisse, « grâce à la tradition suisse », coopèrent ensemble dans ce cadre, a soutenu le président Sall. Au terme de leurs discussions, les deux délégations ont identifié des secteurs de coopération  »convergents », ce qui leur a par exemple permis d’explorer « de nouvelles voies, pour développer davantage des échanges commerciaux ». a dit le président Macky Sall.

23/3/2017
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Découverte macabre

Wolondouka Sidibé

Quels qualificatifs faut-il employer pour décrire les fosses communes que l’on vient de découvrir au Kasaï au nord de la RD Congo  L’horreur a atteint son paroxysme en voyant ces corps en putréfaction, ces cadavres en lambeau ou encore des restes humains calcinés. Une barbarie qu’on croyait révolue dans cette Afrique en pleine mutation. Ce continent qui aspire à la démocratie, au progrès social et économique. Une Afrique bondée de jeunes qui ne demandent qu’à travailler. Macabre découverte.
Au total, ce sont cinq vidéos dont quatre tournées en pleine opération qui montrent la férocité de ce combat contre les présumés miliciens Kamuina Nsapu, ce gourou, à la tête d’un mouvement politico-religieux, qui a décidé un jour de partir en croisade contre Kinshasa et ses représentations locales afin de dénoncer la corruption et les gabegies de l’Etat central. Leur chef est tué en août 2016 au cours d’une opération militaire particulièrement violente.
Ces vidéos s’étalent d’août 2016 à janvier 2017, six mois et deux provinces concernés. La justice militaire congolaise s’est déjà emparée d’un premier dossier suite à la diffusion de la première vidéo sur les réseaux sociaux. Des militaires présumés tiraient de loin sur des civils désarmés, avant de les achever à bout pourtant. Au cours de leur enquête préliminaire, les magistrats disent avoir découvert deux fosses communes. Sept militaires ont été arrêtés et accusés de crimes contre l’humanité, pour meurtre, mutilation, traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation.
Au delà de ces condamnations, et d’autres qui suivront, on ne peut s’empêcher de se demander comment en est-on arrivé là  C’est la conséquence des crises permanentes qui sévissent dans ce pays. Il est donc clair que ces fosses communes, ajoutées aux vidéos qui montrent des soldats congolais exécutant des miliciens, accablent l’armée congolaise. Celle-ci s’est montrée d’une grande férocité contre des gens qui s’opposaient à eux avec des coutelas et des bâtons. Les soldats qui ont été désignés pour « mater » les rebelles ont eu les doigts lourds sur les gâchettes de leur arme, créant des hécatombes qui auraient pu être évitées. D’où pour les observateurs, les vrais coupables doivent être trouvés et punis comme tels. Il ne sera pas donc question d’exhiber de petits poissons pour amuser la galerie, mais les vrais exécuteurs et commanditaires. Il s’agit de rendre justice à ces victimes innocentes abattues froidement.

23/3/2017
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  Editorial
 
Encore un ratage algérien
La diplomatie algérienne, battue à plate couture par son homologue marocaine sur la question du Saha
Jamal HAJJAM
 
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