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        Editorial
 
Campagne de boycott et démission de fait de l’Exécutif

Jamal HAJJAM

La campagne de boycott qui sévit depuis une dizaine de jours et qui vise trois marques marocaines de grande consommation ne peut laisser indifférent. Si les positions sont partagées entre soutien (de plus en plus large) et rejet entouré de suspicion quant à l’origine du mot d’ordre de boycott, l’on relève, non sans dépit, un grand absent alors que nous sommes manifestement devant une dynamique sociale innovante. Le gouvernement, en tant qu’institution constitutionnelle, censé être le premier à monter au créneau, étant en principe “l’émanation du peuple”, brille en effet par son absence et par son silence troublant. Pire, des ministres ont fait (à titre personnel, il est vrai) des sorties catastrophiques qui n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu.
La mobilisation et la mise à exécution de la décision de boycott par voie de réseaux sociaux est un nouveau moyen pour porter des revendications sociales, sans avoir à manifester et à investir la rue, ni à entrer en conflit direct avec les forces de l’ordre, préservant ainsi l’ordre public. L’Exécutif devrait être à la hauteur de ses responsabilités et répondre de façon respectueuse et responsable à un mouvement pour le moins civilisé.
Peu importe qui est derrière la campagne, l’action a vite fait de prendre les allures d’une action populaire. Le gouvernement a donc le devoir d’être à l’écoute du peuple, autrement il se retrouve dans une position de démission de fait.
D’aucuns estiment que ce mouvement est un signe de vitalité de la société marocaine qui risque de faire tâche d’huile en l’absence de réponse adéquate et apaisante. Ne perdons pas de vue que la situation ne cesse de devenir critique à cause du déclin de la classe moyenne. Ce qui est donc important, ce n’est pas de savoir qui est l'instigateur du boycott, mais plutôt de saisir le message, de prendre les décisions ponctuelles qui s’imposent et de mettre en place une véritable politique économique et sociale qui soit à même de réduire les souffrances des citoyens face à la cherté de la vie, de porter le nouveau modèle de développement auquel aspirent le peuple et les plus hautes autorités du pays et de réhabiliter la classe moyenne qui a subi les affres d’une politique gouvernementale sans imagination sévissant depuis six ans.
Jamal HAJJAM

30/4/2018
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