Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Editorial
  Journée internationale de la presse
Les médias doivent consolider l’édifice démocratique

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

Le Maroc célèbre aujourd’hui, à l’instar de la communauté internationale, la journée de la presse.
Le Maroc peut s’enorgueillir d’avoir opté, dès l’aube de son indépendance, pour le multipartisme politique et syndical, mais aussi pour la liberté d’opinion et d’expression.
Le code du 15 novembre 1958, adopté par le gouvernement Balafrej, a consacré la liberté de la presse, dans le cadre de l’Etat de droit. Il en a fait ainsi l’un des fondements sur lesquels repose l’édifice démocratique.
Malheureusement, une certaine presse, dans le cadre de cette liberté d’expression consacrée par la loi, porte atteinte à la démocratie que le Maroc œuvre sans relâche pour consolider ses bases et étendre ses effets bénéfiques.
Le non-respect des règles déontologiques et de l’éthique en matière d’information et d’analyse porte préjudice à la démocratie et à la liberté d’expression.
L’exercice de la profession de journaliste nécessite le respect du droit du citoyen à être informé de façon objective sur tout ce qui concerne sa vie quotidienne et tout ce qui touche à son environnement politique et socio-économique.
La liberté de presse ne peut se concevoir sans le respect d’un principe fondamental, celui de la responsabilité.
En effet, les médias contribuent à forger l’opinion publique et, dans ce cadre, ils doivent faire preuve d’objectivité et de crédibilité.
Certes, on peut critiquer le gouvernement, mais on ne doit pas empêcher le citoyen d’être informé des grands chantiers ouverts dans différents secteurs et des réformes engagées pour améliorer ses conditions de vie.
Le recours à l’amalgame et à la publication d’informations mensongères et d’allégations sans fondement constitue une atteinte à l’exercice de la liberté de presse et un manquement pour cette presse à son devoir d’informer librement et objectivement le citoyen.
La presse doit contribuer à consolider notre démocratie et à créer un climat - loin de toute idée nihiliste - qui soit de nature à pousser le citoyen à participer à la gestion de la chose publique et à adhérer au processus de développement de notre pays.
La célébration de la journée internationale de la presse doit être une occasion pour réfléchir sur le rôle de la presse et aussi pour supprimer certaines contraintes qui l’empêchent de s’épanouir.
C’est aussi l’occasion de rappeler la nécessité de revoir le code de la presse afin de supprimer toutes les dispositions qui prévoient des peines carcérales et qui vont à l’encontre même de l’exercice en toute responsabilité de la liberté d’expression.


4/5/2010
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  Hommage aux travailleurs à l’occasion du 1er mai
Des acquis considérables

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

Les travailleurs marocains célèbrent, aujourd’hui, la Fête du Travail, à l’instar de l’ensemble de la classe ouvrière de par le monde.
Cette commémoration intervient cette année alors que les travailleurs marocains ont obtenu d’importants acquis dans le cadre du dialogue social engagé entre le gouvernement et les centrales syndicales les plus représentatives.
D’habitude, le 1er Mai se caractérisait par le passé par l’annonce d’une augmentation variant entre 5 et 10 % du SMIG, mais, cette année, le gouvernement a fait un effort exceptionnel en consacrant une enveloppe budgétaire de plus de 18 milliards de dirhams au dialogue social, et ce, en dépit des effets de la crise internationale et tout en poursuivant l’ouverture de grands chantiers de développement pour lutter contre la précarité, la marginalisation et la pauvreté.
Le gouvernement, en outre, a veillé à l’institutionnalisation du dialogue social pour poursuivre les pourparlers avec les syndicats et pour réaliser davantage d’acquis aux travailleurs, préoccupé en cela par la volonté sincère d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de vie.
Dans ce cadre, le gouvernement a procédé à une nette amélioration des revenus des travailleurs aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Cette amélioration s’est traduite par une augmentation du salaire qui a intéressé toutes les échelles de la Fonction Publique et par le relèvement du SMIG qui est passé de 1560 à 2400 dirhams. La réduction du taux de l’Impôt sur le Revenu (IR) et l’exonération d’une importante tranche des salariés de cet impôt ainsi que la suppression dans la Fonction Publique des échelles 1 à 4, se sont traduites par une augmentation du revenu et, partant, par une amélioration sensible du pouvoir d’achat des travailleurs.
Si on ajoute à ces mesures le relèvement des allocations familiales qui ont été étendues au secteur agricole et l’augmentation du taux minimum des pensions de retraite, on peut évaluer à son juste titre l’effort déployé par le gouvernement au service des travailleurs.
D’un autre côté, le gouvernement a veillé à l’extension de la couverture médicale en faisant en sorte que l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) couvre, en plus des maladies de longue durée, les maladies ambulatoires, au profit des travailleurs du secteur privé qui ont aussi bénéficié d’une augmentation de 20 % des indemnités pour accidents de travail et pour les maladies professionnelles.
Les travailleurs en activité dans les zones éloignées et à l’accès difficile dans le monde rural et ceux qui auront perdu leur emploi vont bénéficier d’une indemnité compensatrice.
La réforme des régimes de retraite figure aussi au centre des préoccupations du gouvernement qui ne ménagera aucun effort pour assurer l’avenir des personnes mises à la retraite.
Nous ne pouvons donc que saluer ces efforts déployés par le gouvernement et féliciter les travailleurs marocains pour ces acquis qu’ils ont obtenus, tout en rendant hommage à leur contribution au développement durable de notre pays, à leur sens du sacrifice aussi bien par le passé en luttant pour l‘indépendance du pays que de nos jours où ils adhèrent aux chantiers de développement que connaît notre pays dans tous les secteurs.

30/4/2010
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Sahara : Comment sortir de l’impasse

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

M. Christopher Ross, envoyé spécial au Sahara du Secrétaire Général des Nations Unies, s’est rendu à Alger, ultime étape de son périple qui l’a emmené successivement au Maroc, à Tindouf, en Mauritanie et en Algérie.
Que peut-on attendre de cette visite, sachant que du côté algérien, on ne peut espérer aucune position réaliste pouvant aboutir à une solution politique négociée et définitive du différend artificiel sur le Sahara 
La position du Maroc, exprimée de nouveau à M. Ross, a été claire et logique.
Le Maroc, qui est attaché à la légalité internationale, exige le respect des dernières Résolutions du Conseil de Sécurité qui ont écarté définitivement l’option référendaire, la considérant comme irréaliste et irréalisable.
Le Maroc a affirmé à M. Ross sa volonté sincère de coopérer de bonne foi avec les Nations Unies pour surmonter l’impasse actuelle et mettre fin au statu quo préjudiciable à la paix et à la sécurité dans la région du Maghreb et du Sahel.
Le Maroc, conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité, assume toute sa responsabilité dans la recherche d’une solution politique et réitère son intention de coopérer avec les autres parties pour atteindre cet objectif.
C’est aux autres parties donc de faire preuve de bonne foi pour mener des négociations sans conditions préalables, intenses et substantielles basées sur le réalisme, l’esprit de compromis et qui tiennent compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006, loin de toute manœuvre, surenchère ou provocation. Cette solution doit être mutuellement acceptable et conforme à la logique de compromis.
En d’autres termes, il s’agit d’une troisième voie et c’est ce qu’a annoncé le Maroc en proposant une autonomie élargie pour ses provinces sahariennes, dans le cadre du respect de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale.
Malheureusement, du côté algérien, on ne cesse d’afficher une position rigide et non constructive qui entrave la solution politique et empêche la normalisation des relations bilatérales entre le Maroc et l’Algérie et l’édification d’un ensemble maghrébin uni et solidaire.
L’attachement de l’Algérie à des solutions obsolètes et définitivement écartées par le Conseil de Sécurité prouve encore une fois qu’elle demeure animée par ses rêves hégémoniques sur la région et par sa volonté de faire perdurer un climat de tension qui n’a aucune raison d’être.
L’Algérie doit lever sa main sur le dossier du Sahara et mettre fin au calvaire des séquestrés de Tindouf qui, si on leur donne l’occasion de s’exprimer, n’hésiteront pas à déclarer leur attachement à leur marocanité et leur désir de réintégrer leur patrie, le Maroc.

24/3/2010
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La sécurité spirituelle

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

Les autorités marocaines viennent d’expulser hors du territoire national des ressortissants étrangers qui mènent des actions de prosylétisme, notamment à Aïn Leuh (province d’Ifrane).
Cette décision est tout à fait justifiée du fait que ces étrangers violaient les lois en vigueur relatives à la prise en charge des enfants orphelins ou abandonnés (la « kafala ») et procédaient à l’évangélisation d’enfants en bas âge à l’aide de prospectus et de CD.
Cette action de prosylétisme vise la foi des Marocains sous couvert d’activités de bienfaisance et d’aide aux enfants démunis vivant dans des conditions précaires.
Le Maroc, pays musulman, est en droit d’assurer sa sécurité spirituelle et de prémunir les générations montantes des dangers du prosylétisme.
Certes, notre pays est celui de la tolérance et sa Constitution, dans son article 6, garantit à tous le libre exercice des cultes, mais il ne peut accepter qu’on profite de cette tolérance, de cette liberté, pour atteindre aux fondements de la société marocaine et du caractère islamique de l’Etat.
Qu’on ne vienne pas donc nous accuser sous le prétexte d’avoir expulsé ces étrangers de «violation des Droits de l’Homme et de la liberté du culte».
On a toujours présent à l’esprit la décision suisse d’interdire les minarets des mosquées et l’obligation pour les jeunes filles musulmanes en France de ne pas porter le voile dans les établissements scolaires.
Le Maroc, en tant qu’Etat souverain et qui fait de l’Islam sa religion, ne peut accepter que ses enfants soient victimes d’actions de prosylétisme, ni tolérer que des étrangers ne se conforment pas aux textes législatifs en vigueur.
Les autorités marocaines doivent donc rester vigilantes pour mettre en échec toutes sortes d’initiatives visant à ébranler la foi des jeunes sans protection et à profiter de leur condition sociale pour les détourner de leur religion et pour propager des idées qui sont étrangères à notre société.
De leur côté, les citoyens doivent dénoncer toute activité de prosylétisme et doter les enfants en bas âge des moyens nécessaires et des principes éducatifs qui assurent leur immunité face à toute tentative d’évangélisation.
La famille, l’école, toutes les composantes de la société civile, les Ouléma et les mass-média doivent conjuguer leurs efforts pour assurer la sécurité spirituelle des Marocains.

11/3/2010
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Des acquis considérables

La femme marocaine célèbre aujourd’hui, à l’instar de toutes les femmes de par le monde, l’anniversaire du 8 mars.
C’est une occasion pour la femme marocaine et pour l’ensemble de la société de dresser le bilan de ce qui a été réalisé en faveur de la libération et de la promotion de la femme et des buts qui restent à atteindre ainsi que les moyens à mobiliser pour les parfaire.
En réalité, depuis l’accession de S.M. Mohammed VI au Trône, plusieurs acquis ont été obtenus pour préserver la dignité de la femme et lui permettre de jouir de tous les attributs de sa citoyenneté en tant qu’égale à l’homme.
Cette révolution tranquille lancée par S.M. le Roi a permis de rétablir les droits de la femme tels que garantis par la Constitution et assurer son épanouissement et sa participation effective à la construction du Maroc moderne, démocratique, solidaire et développé.
Sur le plan législatif, plusieurs textes ont été adoptés, notamment le code de la famille qui met l’accent sur l’harmonie du ménage et précise les droits et obligations de ses composantes (homme, femme et enfant).
D’autre part, le code de la nationalité a été amendé pour permettre à la femme marocaine mariée à un étranger de jouir de son droit d’accorder sa nationalité marocaine à ses enfants.
Par ailleurs, la décision Royale de fixer un quota pour les femmes aux élections législatives et communales a permis à la femme d’accéder aux centres de décision politique dans le cadre des listes nationales et des listes additionnelles pour les élections communales.
Les femmes siègent donc au Parlement, occupent des postes ministériels et participent à la gestion communale, faisant preuve d’efficacité et de sérieux.
Elles accèdent aussi à des postes diplomatiques et dans l’Administration territoriale en tant que walis, gouverneurs et caïds.
La participation des femmes aux causeries religieuses du Ramadan a redonné à ces femmes âlimate l’occasion de prouver leur grand savoir en matière religieuse, comme ce fut le cas lorsque des lauréates obtenaient de l’Université Qaraouiyne le diplôme de âlimate.
On ne peut donc que saluer ces acquis obtenus par la femme marocaine et insister pour combler le vide législatif que l’on constate encore afin de lutter contre des problèmes dont souffrent la femme marocaine, en particulier dans le monde rural et dans les quartiers périphériques des grandes agglomérations urbaines.
Le travail des jeunes filles et l’exploitation des femmes qui souffrent de la pauvreté et de la marginalisation doivent être combattus sans tarder afin de mettre fin à cette injustice et à cette violation des droits humains fondamentaux.
Il importe aussi de combattre la violence sous toutes ses formes à l’égard des femmes et en particulier la violence conjugale.
En commémorant cette journée, nous pensons aussi à la situation des femmes originaires du Sahara marocain séquestrées à Tindouf et qui vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes, en exigeant de la communauté internationale de se pencher d’urgence sur leur situation afin de mettre un terme à leur calvaire.
Nous tenons aussi à rendre hommage à la bravoure et à l’héroïsme de la femme palestinienne qui résiste à l’occupation et aux agressions israéliennes et se mobilise pour préserver le caractère arabo-musulman de la ville sainte d’Al-Qods.

8/3/2010
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“Thalassémie Plus”, le défi du 21ème siècle pour le mouvement Rotarien marocain

  
 
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  Editorial
 
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