Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
 
 
 
        Chroniques

Majd El Atouabi

 
«Wa ana Moâallim Najeh»
 
C’est une publicité que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Son refrain à jamais gravé dans les mémoires des natifs des années 1960, 1970 et 1980, disait «Daftar Najeh, daftar faleh, daftar Somapa!». Des petits minots aux looks très eighties se relayaient alors pour chanter les louanges de quelques métiers considérés parmi les plus nobles à l’époque : Pilote d’avion, médecin, ingénieur…. Grimé en prof miniature, l’un d’eux, l’air sérieux, affublé de grosse lunettes et d’une moustache, une règle à la main et blouse blanche sur les dos, se présentait ainsi «Wa ana Moâallim Najeh».
Avant-hier, en suivant en direct la conférence de presse organisée au siège du Ministère de l’Education nationale concernant la crise des enseignants contractuels, c’est à ce petit enfant que j’ai pensé. Une telle publicité tournée aujourd’hui inclurait-elle son personnage d’instituteur ?
Vu le ton martial et péremptoire adopté par le Ministre de l’Education nationale dans sa conférence lors de laquelle il a promis la radiation pure et simple aux impénitents grévistes, de telles publicités où le métier d’instituteur était glorifié, font certainement partie du passé. Cela fait en effet longtemps que les instituteurs ont été déchus du panthéon des métiers nobles. Du moins depuis que des morveux se permettent de les tabasser en pleine classe au vu et au su des autres élèves. Et tout récemment encore lorsqu’ils ont commencé à subir les bastonnades des forces de l’ordre.
Sans vouloir donner raison à l’une ou l’autre partie, car sans doute l’avenir nous dira qu’elles avaient toutes les deux tort, la raison voudrait qu’un tel dossier soit traité avec un minimum de respect de part et d’autre. Au lieu de cela, c’est le chantage qui prime. En parallèle, les écoles, collèges et lycées publics continuent à fermer les uns après les autres.
De moins en moins attractives pour des élèves et des parents d’élèves en quête d’excellence et d’enseignement privé, ces institutions qui consacraient la souveraineté de l’Etat dans ce secteur stratégique, le sont sans doute moins pour des instituteurs en mal de reconnaissance et surtout de stabilité professionnelle. Où va-t-on?
Majd El Atouabi
29/3/2019
Lu 14403 fois
| imprimer |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
 
Immaturité et rendement stérile
Au mois de février 2018, les partis de la coalition gouvernementale signaient une « charte de la maj
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
Marina Bouregreg, 11 ans et tous ses dons

Bouteina BENNANI
 
   
  Chronique
 
Pourparlers de Genève : Le fourbe reprend du service
Jamal HAJJAM

Souriez, le gouvernement vous protège !
Jamal HAJJAM

Prions
Jamal HAJJAM
 
  T�l�gramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 «Wa ana Moâallim Najeh»
 Son Altitude Gaïd Salah
 L'initiative de l'autonomie du Sahara est le maximum que la Maroc peut consentir
 Le Pape est parmi nous
 La nuit des longs bâtons
 L’action sur le terrain comme remède face à l’incertitude ambiante
 2021 bis
 Les médecins privés en grève le 4 avril
 Le gouvernement use de fermeté et passe à la procédure d'abandon de poste


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems