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A. NAJI

 Quels vis-à-vis autour des négociations sur le Sahara 
Ne pas absoudre l’Algérie de ses responsabilités
 
Les démarches menées, jusqu’à présent, par l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Horst Köhler, donnent une impression de tâtonnement qui laisse les observateurs, particulièrement marocains, dans une certaine expectative. Le démenti de négociations directes, prétendument tenues avec le polisario, opposé par les autorités marocaines suite à la diffusion d’une « fake-news » à ce sujet, laisse clairement entendre que le Maroc n’a nullement l’intention de se laisser entraîner dans une approche de traitement politique qui absout l’une des parties prenantes au conflit, à savoir l’Algérie, de toute responsabilité. De même qu’il est totalement absurde de tenter d’élargir le cercle d’arbitrage dudit conflit, jusqu’à présent domaine réservé aux seules Nations Unies, à des organisations régionales, l’Union Africaine en l’occurrence, alors que cette dernière ne saurait prétendre à ce rôle, du fait des erreurs commises dans le passé qui l’ont évidemment disqualifiée dans ce sens.
Horst Köhler, actuel envoyé spécial du SG de l’ONU et ancien président d’Allemagne, n’a forcément pas la même lecture du conflit que ses prédécesseurs. Vue d’Allemagne, la rive Sud de la Méditerranée est plus une source de soucis, du fait de la migration irrégulière massive qui y prend son départ vers le vieux continent, les enjeux géopolitiques propres à cette région, les Allemands n’en ont jamais été acteurs, ou de manière très marginale. Si l’on y ajoute toutes les difficultés qu’éprouvent les Européens du Nord du continent à distinguer entre minorités ethniques réprimées et populations multiethniques fortement brassées et leur biais culturel de rejet des systèmes juridiques non-occidentaux qui prévalaient dans nombre de pays du Sud avant leur colonisation, comme si l’Histoire de ces pays commençait avec celle-ci, il est aisé d’admettre que le polisario et ses parrains algériens ne vont pas manquer de jouer sur un registre de victimisation qu’ils savent adapté aux préjugés de quelques interlocuteurs.
Sauf qu’il y a la réalité sur le terrain, qui démontre, si besoin est, que non seulement le conflit du Sahara est une création artificielle du voisin algérien, dans le cadre plus large de sa compétition géopolitique régionale avec le Maroc, mais également la dérive mafieuse du polisario, dont on retrouve les éléments impliqués dans tout ce que compte la sous-région saharo-sahélienne comme trafics de drogue et d’êtres humains, le vernis idéologique ne parvenant pas à occulter les activités criminelles des mercenaires du polisario à la solde de l’Algérie.
Polisariens et leurs parrains algériens savent pertinemment que la partie est militairement perdue depuis longtemps déjà, même s’ils se permettent de lancer quelquefois des menaces de reprise des combats pour continuer à entretenir l’illusion d’un polisario, qu’ils savent tombé dans l’oubli, auprès de l’opinion publique internationale. Ils sont tout autant conscients que les succès diplomatiques engrangés par le Maroc, ces dernières années, ont beaucoup érodé leurs capacités de nuisance. Entre temps, dans les camps de la honte de Lahmada, en Algérie, où est enregistré un taux de croissance démographique fort élevé, bouillonnent des mouvements de contestation de la direction du polisario, qui se trouve confronté à une jeunesse protestataire dénudée de tout espoir d’un avenir meilleur et qui n’a, de ce fait, rien à perdre.
Plutôt que d’attendre que les enfants natifs des camps de Tindouf, endoctrinés dès le berceau, ne se laissent massivement embrigadés par les bandes terroristes sévissant dans la zone saharo-sahélienne, et ce, faute de perspectives de vie décente dans les camps, agir de façon à comptabiliser et faire libérer ces populations séquestrées en Algérie afin qu’ils puissent rejoindre leur mère patrie, où ils pourront s’épanouir dans les régions du Sud du Maroc sous statut d’autonomie élargie, est sûrement la démarche la plus rationnelle à adopter actuellement par la communauté internationale. Mais uniquement si le constat du réel l’emporte sur la prégnance des préjugés.

A. NAJI
11/2/2018
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