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Mohammed BEROUAL

 Pénurie d’eau
Le seuil d’alerte
 
Jamais la question des ressources hydriques n’a été l’objet d’une prise de conscience aigue comme elle l’est aujourd’hui au regard du seuil d’alerte enregistré au niveau de toutes les régions du Royaume et de façon beaucoup plus prononcée au niveau de la zone sud.
Sujet de préoccupation de l’heure, la situation vécue par les populations et les multiples pressions que subit la ressource font que face à des défis complexes, notre pays, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, déploie d’énormes efforts en vue de concilier les exigences du développement économique et humain avec le souci permanent d’assurer économie, gestion rationnelle, protection et promotion des ressources hydriques.
Des efforts que traduit aujourd’hui le programme d’urgence mis en place en vu d’assurer l’approvisionnement en eau potable les zones dépendant principalement des sources d’eau vulnérables et de garantir l’irrigation des arbres fruitiers. Toute une panoplie de mesures sont ainsi prises portant aussi bien sur le relèvement du niveau des investissements en infrastructures, la diversification des sources d’approvisionnement ainsi que la réutilisation des eaux usées, notamment.
Fort d’une expérience reconnue dans ce domaine de par l’expertise développée en matière de gestion maîtrisée de nos ressources en eau : principe fondamental de l’action des différents gouvernements qui se sont succédés, l’approche


préconisée de nos jours, est à apprécier à l’aune de cette volonté affichée visant à promouvoir une gestion intégrée des ressources hydriques, une meilleure mobilisation de la ressource et sa gestion sectorielle, l’amélioration des services d’alimentation en eau potable et d’assainissement, etc.
Force est de rappeler que le Maroc qui a fait le choix, dès les premières années de son indépendance, de promouvoir ses ressources hydriques à travers la politique des barrages, est un des rares pays – au même titre que les pays développés – qui assure aujourd’hui un approvisionnement pérenne de ses populations et des divers utilisateurs en cette denrée vitale.

Valoriser les potentialités et faire face à tous les enjeux et défis
Dans ce cadre, faut-il souligner d’ailleurs, que la politique pionnière et innovante du Royaume en matière de mobilisation et de gestion des ressources hydriques, se décline aujourd’hui en termes d’importantes infrastructures hydrauliques comptant plus de 150 barrages dont la capacité de retenue dépasse les 17 milliards de mètres cubes. Capacité devant être portée à 25 milliards de mètres cubes d’ici à 2030 grâce à la poursuite de mobilisation des eaux superficielles par la construction de grands barrages, au nombre de 14 aujourd’hui, d’une capacité d’environ 3,5 milliards de mètres cubes et 35 autres ouvrages programmés.
C’est dire que la dynamique engagée par notre pays, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, s’inscrit dans une vision globale compte tenu de la spécificité de la ressource, des besoins des populations et des spécificités de l’agriculture marocaine et de l’espace. Une politique qui s’assigne pour objectifs majeurs de permettre de valoriser les potentialités et faire face à tous les enjeux et défis.
Pour être beaucoup plus explicite, la politique de continuité préconisée par notre pays en la matière, est donc une politique qui prend en considération nombre de paramètres fondamentaux englobant tant la dimension environnementale avec tout ce qui en découle en terme de sécheresse structurelle et ses retombées sur les ressources hydriques, que de modes de consommation et d’utilisation avec un secteur agricole utilisant plus de 90% de la ressource en eau, ainsi que les solutions alternatives à mettre en place pour relever le défi de l’eau et dont la plus pertinente concerne l’irrigation localisée qui a atteint environ 30% de la superficie totale irriguée au Maroc, de nos jours.
Bien des paramètres clefs que le programme d’urgence qui vient d’être mis en place, place au rang de priorités absolues auxquels il doit impérativement répondre pour qu’il soit en prise aussi bien sur les attentes des populations que sur les impératifs d’une réelle stratégie de développement intégré, englobant aussi bien l’homme que la préservation des ressources naturelles et qui s’appuie sur le principe de précaution qui vise la prudence quand des risques graves et irréversibles sont encourus, ce qui est d’évidence le cas aujourd’hui.

Mohammed BEROUAL
5/12/2017
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