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 Nizar Baraka à la Fondation Allal El Fassi
« La société marocaine est confrontée au défi grandissant d’une jeunesse sans formation, ni occupation et dont le nombre dépasse les 2,5 millions »
 « Absence de la dimension stratégique dans les solutions et alternatives proposées pour faire face aux problèmes et défis présents et à venir »
M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, était l’invité, vendredi dernier, de la Fondation Allal El Fassi où il a donné une conférence sous le thème : « Une nouvelle vision de la pratique politique », conférence dirigée par M. Saïd Bensaïd Alaoui qui a, d’emblée, donné un aperçu sur la stratégie de la Fondation et ses activités qui consistent non seulement à présenter, analyser et débattre la pensée et le legs doctrinal du défunt leader, mais portent aussi sur la chose publique et la discussion des questions d’actualité en y associant acteurs politiques et académiciens afin de confronter les idées et de les faire partager, tout en soulignant que toute démocratie qui se respecte est amenée à marquer des pauses, à réfléchir et à soulever des questions concernant l’existence même de l’homme, ses desiderata, son devenir, etc., surtout en cette période où le Maroc connaît de grandes et profondes mutations, à la fois positives et négatives, comme la désaffection des jeunes pour la politique, la mésestimation du travail des partis, la faible participation à la vie publique, etc., d’où l’impératif d’envisager un nouveau modèle de développement afin de gagner le challenge de l’époque…

Pour une politique tenant compte
de la connaissance par le citoyen
de ses droits et devoirs
La parole a été ensuite donnée au S/G du Parti de l’Istiqlal qui a commencé par exposer les grandes lignes de sa nouvelle vision de la pratique politique et qui repose sur trois grands axes :
• Définir pourquoi on fait de la politique ;
• Cerner les mutations sociétales et le recul du politique aux niveaux national et international, et
• Développer une nouvelle vision de la pratique politique dans la perspective d’un nouveau paradigme.
Il s’est, ensuite, appliqué à expliquer et analyser ces trois axes pour conclure, concernant le premier point par exemple, à la nécessité d’encadrer les citoyens et de les impliquer dans la vie publique afin qu’ils connaissent leurs droits et devoirs et puissent ainsi exprimer leur volonté, participer à la prise de décision et être parties au changement et au progrès escomptés.
Pour ce qui est de second axe, Nizar Baraka part de la perte de confiance en le politique au niveau international du fait, notamment, de la mondialisation, de l’influence des groupes de pression économique, financière et culturelle, du recul des grands systèmes idéologiques ou de la montée de nouvelles identités et l’apparition de mouvements séparatistes, de la prégnance de nouveaux modèles de développement, etc., pour aboutir à la régression de l’ancien système partisan et sa supplantation par une nouvelle génération de partis, l’essor fulgurant des espaces virtuels de débat, principalement parmi les jeunes, et au niveau national, au développement de la conscience politique et de l’éveil citoyen, l’importance accordée aux questions locales à la faveur de la Constitution de 2011, la hausse du plafond des revendications et droits politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, outre l’exacerbation du phénomène d’une « jeunesse sans formation, ni occupation/travail » et dont le nombre dépasse les 2,5 millions, les défis que posent l’ouverture sur l’extérieur et l’émigration/immigration, l’essor des nouveaux moyens de communication et d’expression…

Faible attractivité de l’offre politique
Le Secrétaire Général du PI estime qu’à tout cela répond une faible attractivité de l’offre politique et qu’au fur et à mesure que croît et se développe la conscience politique, on constate une désaffection grandissante envers l’activité et les partis politiques, surtout parmi les jeunes, ainsi que la montée des discours populistes de la personnalisation du débat en lieu et place de la compétition des idées, des programmes et des projets contre la régression du rajeunissement et de l’élargissement de la base des élites, la non assimilation et le non accompagnement des mutations sociales et des besoins et attentes de la population ou, encore, l’absence de la dimension stratégique des solutions et alternatives proposées pour faire face aux problèmes et défis présents et à venir.
Il a relevé, à ce sujet, que les partis nationaux viennent en tête de toutes les autres institutions en termes de manque de crédibilité avant de se demander comment améliorer l’attractivité de l’offre et recrédibiliser l’action politique et les mettre au diapason de l’éveil et des attentes et revendications légitimes des citoyens tout en les servant mieux, à l’abri des contraintes des campagnes électorales à travers des solutions et des initiatives novatrices et efficientes…
S’agissant du 3ème et dernier axe de réflexion, M. Baraka l’a décliné autour de quatre points cardinaux, à savoir : a) la réflexion et l’orientation stratégique ; b) l’interactivité ; c) le plaidoyer et d) l’action pour expliquer que le premier point consiste en une vision à plus ou moins long terme qui va au-delà du simple programme électoral et/ou gouvernemental, à contribuer au mûrissement des grandes orientations et options nationales et à accompagner les changements sociaux profonds ; que l’interactivité créative et continue avec les citoyens suppose d’être près d’eux et constamment à l’écoute de leurs doléances et besoins au niveau du quartier, de la circonscriptipon électorale, de la commune et d’en faire part aux institutions représentatives.
Pour ce qui est du plaidoyer (défense, explication, justification…), le S/G du PI estime que cela revient à canaliser et animer l’espace du débat public de manière à faire siennes les revendications et aspirations des citoyens dans un esprit de citoyenneté et dans le cadre de la démocratie participative et inclusive alors que le dernier point vise à concrétiser et satisfaire les attentes et préoccupations des citoyens par des actions concrètes en matière d’éducation, de formation, d’activités culturelles et sportives, d’habilitation des compétences, d’initiatives législatives et la présentation de pétitions, de propositions de programmes et projets aux sphères et institutions compétentes …, avant de conclure en énumérant les principales attentes, de son point de vue, des istiqlaliens et istiqlaliennes et qui se ramènent, essentiellement, aux indispensables cohésion et unité des rangs, au besoin d’anticiper les crises et problématiques et de prospecter constamment le futur de manière à assurer et pérenniser la stabilité du projet de société du parti, la proximité et l’encadrement du citoyen, la moralisation de l’accès aux responsabilités, le respect des engagements ainsi qu’au bannissement de la dichotomie politique Vs technocrate ou la prédilection de la polarisation au lieu du pluralisme et du microcosme politique contre la société civile, sans oublier de mettre en avant l’intérêt général, la corrélation entre exercice de responsabilité et reddition de comptes et, bien évidemment, l’impératif de soumettre le financement de l’activité politique à davantage de transparence et la mobilisation de moyens à même d’accompagner les changements et de mettre la vie politique à l’abri des abus et dérapages.
Un débat général a clos cette rencontre et qui a permis à l’assistance de réagir aux idées développées par le conférencier ou de demander des explications et autres éclaircissements au sujet de certains points ou de la meilleure manière de les mettre en pratique.
27/11/2017
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