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Par Mostafa BOUHAIDOUS

 La Charte de l’Environnement, un maillon fort de la coopération Sud-Sud
Promouvoir les expérimentations réussies pour contribuer à la sécurité alimentaire
 
La lecture du dernier rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sous le titre : «Le développement du monde rural : défis et perspectives » est édifiante et le constat est clair : « L’impact des programmes et projets de développement en milieu rural demeure en deçà des attentes et des besoins des populations ».
Des progrès sont enregistrés et revendiqués par la mise en œuvre du Plan Maroc Vert (PMV) ou par des actions sur le terrain sous l’égide de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Si les résultats obtenus par le Plan Maroc Vert peuvent être soulignés, il convient d’admettre que leur pérennisation et, a fortiori, leur développement, sont compromis par la hausse des températures conjuguée à la baisse de la pluviométrie résultant des effets du changement climatique.
Quant à la contribution de l’INDH, issue de la volonté de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, elle a vocation à accompagner et soutenir les projets destinés à lutter contre la pauvreté et l’exclusion dans les quartiers pauvres des zones urbaines et périurbaines, et des communes du milieu rural qui souffriraient de l’absence de services sociaux susceptibles de prendre en charge la santé, l’éducation, l’eau, l’électricité, les infrastructures culturelles, etc. 
Le discours royal du 18 mai 2005 engageait notamment « les politiques publiques à réduire le déficit social et à promouvoir les activités génératrices de revenus stables (…) dans un projet global auquel toutes les composantes de la société doivent adhérer ». Ainsi, indiscutablement, des avancées sont constatées et si l’on peut s’en féliciter, il ne faudrait pas minorer le chemin qu’il reste à parcourir pour aboutir à la société harmonieuse que chacun appelle de ses vœux.
Si des investissements humains et financiers continuent d’être impérieusement nécessaires au plan national, la démarche de progrès entreprise par notre pays a vocation à irradier en direction des pays frères de l’Union Africaine dans le cadre du concept de la « Coopération Sud-Sud » pour porter des solutions qui, après expérimentations réussies, pourront contribuer à soutenir la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, dans toutes les contrées, en particulier celles qui se trouvent affectées par les conséquence du réchauffement climatique.
La démarche de progrès résulte d’abord de la mobilisation générale et repose sur une organisation territoriale et un dispositif juridique fort. En ces occurrences, le Conseil Economique, Social et Environnemental souligne l’intérêt de la régionalisation qui favorisera le développement du monde rural en permettant l’application de programmes Etat-Région. Ce modèle a montré son efficacité, en particulier pour soutenir les activités non agricoles, telles l’éco-tourisme, l’artisanat, les petites industries ou la pèche.
Simultanément, le CESE propose également des recommandations pour le développement de l’agriculture vivrière et « bio », l’ensemble de ces activités agricoles ou non agricoles s’inscrivant dans une démarche de préservation de l’environnement, d’une part, et insiste sur la nécessité d’améliorer les autres aspects des conditions de la vie rurale : éducation, santé, accès à l’eau, d’autre part. Enfin, il suggère également à mener des actions de sensibilisation et de concertation au bénéfice des populations dans l’esprit de la démocratie participative.
Contribution citoyenne à l’application des principes de la Charte de l’environnement et du développement durable
Le 6 mars 2014, l’arsenal législatif du Maroc s’enrichissait de la Loi-cadre n° 99-12 portant « Charte nationale de l’environnement et du développement durable » qui fixe les objectifs fondamentaux de l’action de l’État puis, des droits et des devoirs de chacun. Le texte proclame que les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine historique et culturel sont un bien commun de la nation et que toute personne a le droit :
• de vivre et d’évoluer dans un environnement sain et de qualité qui favorise la préservation de la santé, l’épanouissement culturel et l’utilisation durable du patrimoine et des ressources qui y sont disponibles;
• d’accéder à l’information environnementale fiable et pertinente ;
• de participer au processus de prise des décisions susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement.
La régionalisation mesure d’organisation administrative qui montre son efficacité est, en matière de développement rural durable, avantageusement accompagnée par un texte fort : La Charte de protection de l’environnement et du Développement durable » qui, dans les termes de la Loi 99-12 en son article 5, prescrit que toute personne, physique ou morale, publique ou privée doit, au titre du Principe de participation précité, contribuer aux efforts individuels et collectifs menés en vue de la protection de l'environnement, de la promotion et de la diffusion de la culture du développement durable. Le Groupement associatif FP4S est positivement engagé dans cette démarche de progrès à laquelle il intègre les principes généraux de prévention, la lutte contre la pauvreté et la justice sociale, en soutenant une technique d’irrigation localisée souterraine par « diffuseur enterré » destinée à optimiser la gouvernance de l’eau d’irrigation tant urbaine qu’agricole et qui dispose d’un fort potentiel permettant l’accès et la protection des périmètres de captage de l’eau potable.
Ainsi, cette posture de FP4S est-elle en parfaite harmonie avec les mesures préconisées par le CESE et la Charte de l’environnement et du développement durable. Les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine immatériel font en effet, l’objet d’une protection et d’une mise en valeur fondées sur une gestion intégrée et durable, à travers l’adoption de mesures législatives institutionnelles, économiques et financières, ou autres. A ce propos, la technique d’irrigation soutenue par FP4S a l’avantage d’être parfaitement efficace, économique tant en coût d’installation que de maintenance ou par économies d’échelle (intrants, main-d’œuvre, etc.) et surtout pérenne qui valide la notion d’agriculteur-investisseur.
En matière d’agriculture, et précisément dans le cadre du Plan Maroc Vert, il conviendrait effectivement pour rendre cette technique accessible au plus grand nombre (agriculture solidaire – 2ème pilier) d’engager une réflexion portant sur une relecture de l’arrêté qui autorise l’aide financière de l’Etat pour les investissements hydro-agricoles en l’adaptant à cette nouvelle technologie et concomitamment soumettre la possibilité d’un soutien de l’INDH pour des projets d’irrigation au bénéfice de l’agriculture dite solidaire.
Le Maroc : un « hub » vers l’Afrique
En Afrique, l’agriculture constitue le principal support de l’économie pour la majorité des Etats et le secteur emploie plus de 50% de la population tandis qu’il ne contribue au Produit Intérieur Brut (PIB) qu’à hauteur de 20 % environ.
L’agriculture est fragilisée dans plusieurs pays en raison de l’implantation de cultures dites « de rente » dont la production est destinée à l’exportation et par conséquent dépendante des cours mondiaux, tels le cacao, le coton, du thé ou encore de l’arachide dont la monoculture a participé significativement à l’appauvrissement des sols et affaibli durablement l’écosystème.
L’alternative est matérialisée par l’extension de l’agriculture vivrière qui, par définition, est orientée vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance, pour les paysans sur un plan uniquement local. Pour le « Tiers-monde » également désignés « Pays du Sud » elle occupe une place prépondérante car elle garantit l’autosuffisance alimentaire des populations.
Le continent subit tous les inconvénients du changement climatique, en même temps que les variations des cours imposés par les « Pays du Nord » qui fixent ces mêmes cours et maintiennent les Etats africains dans une quasi-dépendance qui constitue un frein au développement. %
Indiscutablement, la solution d’irrigation localisée souterraine portée par FP4S qui permet une économie de 50% de l’eau, garantit l’efficience énergétique et réduit les intrants chimiques tout en assurant la résilience de la production constitue l’outil idéal pour ouvrir la voie du développement rural durable au Maroc où se déroulent plusieurs expérimentations réussies et pour l’ensemble du continent africain.
*Président du groupement associatif FP4S
19/3/2017
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