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Mohammed SEDRATI

 Lutte contre le terrorisme
Khiam interpelle les intellectuels
 
Le terrorisme procède d’une idéologie. Ceux qui épousent une pensée et se mettent en tête de changer le monde à leur convenance, par le fer et le sang, pratiquent la propagande et l’endoctrinement pour l’enrôlement parmi des franges de populations, notamment les jeunes dépourvus, en mal de foi et en manque d’enracinement.
Dès que ceux-ci trouvent un semblant de support donnant facticement un sens - serait-il funeste - à leur existence, et faisant miroiter une récompense – butin et paradis ! -, ils foncent dans la conversion en criminel et en kamikaze, et se livrent à toutes les atrocités.
Autant dire, une idéologie peut s’avérer désastreuse et nocive. Les sécuritaires marocains font un travail qui force l’admiration au niveau international. L’exercice de ce travail méticuleux et laborieux, qui exige beaucoup de patience et de sacrifice, est instructif. Ils savent dans quelle sphère ils évoluent et sont à même de faire d’importantes suggestions. C’est dans ce contexte que le chef du Bureau Central des Investigations Judiciaires (BICJ), Abdelhak Khiam, a appelé, lors d’un colloque tenu vendredi à Tanger, à la contribution des intellectuels et penseurs marocains à l’effort national de la lutte contre le terrorisme et l’extrémiste, affirmant que la seule approche sécuritaire demeure insuffisante pour aplanir les risques omniprésents d’actes inconsidérés. En effet, l’on remarque que, hormis les quelques émissions radiotélévisées consacrées épisodiquement à ce fléau mondiale qu’est le terrorisme, rares sont les écrits traitant de ce sujet brûlant, et encore plus rares sont les conférences et tables rondes qui s’y intéressent de manière directe.
Les intellectuels, à qui incombe le devoir de faire régner l’esprit de cohabitation pacifique, loin de tout exclusivisme, ne doivent plus se soustraire à la lutte, livrée exclusivement par les sécuritaires, contre le terrorisme ravageur. Ils doivent s’ériger, également et à leur manière, en gardiens de la paix. Ils ont le devoir de s’impliquer dans la vie sociale dans toutes ses formes et ses vicissitudes.
13/3/2017
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