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 Hausse des températures moyennes annuelles de 0,16°C
Rapport stratégique 2017 de l’Institut Royal de Recherche des Etudes Stratégiques : Baisse des pluies printanières de plus de 40% et accroissement de la durée maximale des sècheresses de 15 jours
 
La dégradation de la biosphère terrestre, sous l’influence du changement climatique, de la surexploitation des ressources naturelles et de la pollution, est suffisamment grave, aujourd’hui, pour poser la question des conditions de survie de l’humanité. Tel est le constat de l’IRES (Institut Royal Recherche des Etudes Stratégiques (IRES) livré dans son: « Panorama du Maroc dans le monde : Les enjeux planétaires de la biosphère ».
Deux facteurs de rupture majeurs sont apparus : la libération de méthane dans l’atmosphère et l’extinction de masse qui menace les océans.
Malgré la prise de conscience émergente et la fixation de grands objectifs mondiaux, régionaux ou nationaux, poursuit l’IRES, les mesures sont encore trop lentes au niveau de leur application et inefficaces. Trois raisons expliquent mieux cette situation : la très grande complexité des systèmes naturels dont la compréhension est encore très incomplète, la rupture croissante des humains avec la nature, résultant d’un monde de plus en plus urbanisé et technologique, la croissance démographique et l’accès d’une partie plus grande de la population à un mode de vie incompatible avec la frugalité requise.
Il est, donc, temps d’agir, en déployant des actions coordonnées à l’échelle mondiale (entre pays et régions) et à l’échelle locale (entre différents niveaux de gouvernance), privilégiant la subsidiarité pour traiter les problèmes à l’échelle la plus appropriée.
Face à l’impossibilité de traiter tous les problèmes en même
temps, des hiérarchisations s’imposent, sur la base d’une vision systémique de l’ensemble des facteurs de changement (urgents et corrélés) et de la vulnérabilité des populations concernées, qu’elles soient humaines, animales ou végétales.
Cette vision doit être clairement et rapidement établie.
La prise de conscience internationale de l’urgence de la situation en matière de changement climatique est une avancée majeure en faveur d’une politique d’atténuation et d’adaptation, à la hauteur des enjeux. Mais la concentration des préoccupations sur l’énergie et le climat, au détriment de l’ensemble des autres facteurs de dégradation de la biosphère, est un risque qu’il faut énergiquement veiller à éliminer.
La restauration de l’équilibre de la biosphère ne se fera pas sans le développement d’un nouvel état d’esprit, en rupture radicale avec la posture prédatrice de l’être humain sur son environnement. C’est toute la relation à la nature qu’il convient, enfin, de repenser, souligne l’IRES.

Altération climatique
et perspectives à l’horizon 2050
Dans son rapport, l’IRES a affirmé, aussi, que la sécheresse caractérise, désormais, le climat marocain : augmentation des températures moyennes annuelles au Maroc de 0,16°C par décennie depuis les années 1960, diminution des pluies de printemps de plus de 40% et accroissement de la durée maximale des périodes sèches de 15 jours, et intensification des phénomènes extrêmes, tels que les orages, les averses, les vagues de chaleur et de froid et des sécheresses sévères et fréquentes ces dernières décennies.
Selon l’organisation internationale « German Watch » qui classe les pays selon l’impact quantitatif lié aux évènements climatiques extrêmes, le Maroc a perdu, entre 2004 et 2014, plus de 110 places dans le classement international au titre de l’indice global des risques climatiques. Ce recul s’explique par le fait que le Maroc a connu une série de catastrophes naturelles ayant généré des pertes économiques importantes (708 millions de dollars américains en parité de pouvoir d’achat, selon German Watch). Côté perspectives, l’IRES s’attend à une hausse de la température : élévation, à l’horizon 2100, de la température de +1°C selon les régions à +6°C par rapport à la période de référence 1960-1990.
L’institut prévoit également une baisse des précipitations d’environ 20% à 50%, en moyenne, d’ici la fin du siècle, par rapport à la période de référence 1960-1990 (Direction de la Météorologie Nationale), et une hausse des températures dans les zones oasiennes de l’ordre de 1 à 2,2°C, avec une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur estivales (de 15 à 25 jours par an)…. L’IRES s’attend aussi, à un recul des espaces forestiers : L’augmentation des températures dans les différentes régions du pays conduirait au déplacement des étapes bioclimatiques vers le Nord. Par conséquent, à l’horizon 2050, 22% de la flore et plusieurs espèces d’oiseaux et de mammifères pourraient disparaître.
De même, l’institut pronostique une fragilité excessive du littoral : L’élévation du niveau des mers et l’accroissement de la salinité modifieraient la faune et la flore, accentueraient l’érosion des plages marocaines et menaceraient les habitats et les infrastructures longeant la côte.
Il prévoit, en outre, une vulnérabilité croissante des espaces oasiens : Ils seraient confrontés aux risques de sécheresse, d’invasion acridienne et d’incendie. Les activités touristiques seraient impactées par les extrêmes climatiques.
29/11/2016
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