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Mohamed DRIHEM

 
Imilchil enterre ses femmes décédées lors d’accouchements : Colère populaire
 
Des chutes de neige importantes se sont abattues dernièrement sur plusieurs régions du Royaume, qui ont également été touchées par une vague de froid sévissant au niveau de l’ensemble des localités des régions montagneuses et, notamment, celles relevant de la province de Midelt. Des conditions atmosphériques qui rendent la vie difficile aux habitants des douars les plus reculés, où les populations locales trouvent d’énormes difficultés pour s’approvisionner en
bois de chauffage, en denrées alimentaires de première nécessité et en aliments pour leur bétail.
Dans la foulée, et bien que S.M le Roi ait donné ses Hautes instructions pour que la Fondation Mohammed V pour la solidarité, en partenariat avec les services médicaux des Forces Armées Royales, vienne en aide aux habitants d’Angfou, d'Azilal et de Tinghir, d’un côté, et au ministre de la Santé, de l’autre, afin de déployer un hôpital de campagne à Khénifra. Bien que le ministre de l’Intérieur ait demandé aux walis et gouverneurs d’apporter toute l’aide nécessaire aux populations touchées par le froid, en application des Hautes directives Royales, on vient d’apprendre que des voix se sont élevées dans la Caïdat d’Imilchil, relevant de la Province de Midelt, pour crier fort et du haut des montagnes du Haut Atlas Oriental que les populations des Aït Hdiddou sont toujours livrées à elles-mêmes, sans secours, et comptent encore, de nos jours, des femmes qui meurent à l’accouchement.
En effet, des centaines de personnes (hommes, femmes et enfants), représentant les 40 douars que comptent la commune rurale d’Imilchil et celle de Bouzemou, dans la Caïdat d’Imilchil, ont observé, depuis dimanche dernier, un sit-in de protestation motivé par la mort d’une première femme en accouchement, dans une ambulance en cours de route vers l’hôpital Moulay Ali Cherif d’Er-Rachidia, le 11 janvier. Goutte qui a fait déborder le vase : le décès d’une seconde femme, lundi 22 février dernier, à l’accouchement, à l’hôpital Moulay Ali Cherif d’Er-Rachidia, en l’absence d’un centre hospitalier et d’une maison d’accouchement digne de ce nom à Imilchil, qui ne compte qu’un petit centre de santé avec deux sages-femmes travaillant dans des conditions déplorables, sans les moyens matériels nécessaries, situation aggravée par l’absence pure et simple d’un médecin généraliste (pour ne pas demander un gynécologue), dans un édifice qui ne porte aucune indication spécifiant sa fonction (hôpital, centre de santé rural ou maison d’accouchement ? Dieu seul sait).
Il faut noter aussi que la femme décédée a été enterrée à 1h00 du matin pour éviter le débordement, ce qui a encore mis de l’huile sur le feu.
Suite à ce sit-in marquant la colère des populations, qui interpellent le gouverneur de la province de Midelt, une réunion des protestataires a eu lieu à Imilchil, jeudi 25 février, pour élire une commission représentant les populations en colère des différents douars et composée, notamment, de quelques conseillers communaux, qui s’est rendue à Midelt pour rapporter les doléances et le mécontentement de ces populations enclavées et laissées-pour-compte aux responsables, avec à leur tête le gouverneur de la Province de Midelt.
Selon la dernière information qui nous est parvenue, la commission en question a tenu effectivement une réunion urgente avec le gouverneur de la province de Midelt le soir même, de 23h aux environs de 1h du matin.
Lors de cette réunion, les protestataires ont eu gain de cause, puisque le gouverneur s’est engagé à répondre favorablement aux quatre points urgents de leur cahier revendicatif en leur promettant de faire en sorte que dès lundi 29 février prochain, les doléances en question seront satisfaites.
Il est question de l’affectation d’un médecin, de façon permanente, au centre de sante rural d’Imilchil, sa dotation d’un appareil d’échographie et de médicaments mis à la disposition de la pharmacie du centre de santé d’Imilchil.
Un gynécologue devrait aussi mener des visites périodiques (bimensuelle ou mensuelle) pour assurer des consultations au centre de santé sus-cité.
Le gouverneur de la province de Midelt s’est également engagé à ce qu’un intérêt très particulier soit accordé au secteur de la santé publique dans la région d’Imilchil pour subvenir aux besoins des populations locales.
28/2/2016
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