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Entretien avec une diva de l’opéra / Sabine Steffan : “ il faut servir la musique et ne pas s’en servir ’’
 
Artiste lyrique reconnue par le ténor Pavarotti qui disait : “Sabine Steffan n’a pas une voix, c’est une voix !’’. Une musicologue et une musicothérapeute franco-italienne, elle est aussi une cantatrice de renom qui tout en poursuivant sa carrière internationale porte depuis de nombreuses années son attention sur les thérapies autour de la voix et de la vibration sonore.
Cette soprano toulousaine, sacrée meilleur jeune talent italien, est reconnue par les critiques internationales comme ‘’l’une de ces grandes sopranos françaises au charme subtil et puissant qui font toute la tradition de la ville rose’’. Sabine Steffan obtient avec succès plusieurs médailles d’or et des mentions d’excellence lors du passage de ses diplômes d’art lyrique et de formations musicales au Conservatoire International de Parme, berceau du Bel Canto Italien. Sa diction parfaite, son interprétation fine et élégante portent la quintessence de la féminité à son apogée, pour servir la puissance de la musique, la subtilité du chant.

Q : Dès votre jeune âge, vous étiez charmées par le légendaire art vocal italien… Mais au début, vous êtes d’abord passée en classe de piano.
Pourquoi le piano au début ? Pourquoi pas le symbole de l’émotivité et la sensitivité qu’est le violent ?
R : À cette époque, c’était une tradition chez les familles bourgeoises, que les jeunes filles de bonnes familles faisaient de l’aquarelle, jouaient au piano. Alors, à l’âge de 12 ans, j’ai commencé par le piano, ce qui me plaisait. Il faut savoir que dans cette carrière si on est seulement chanteur et non pas musicien, on ne fait pas une carrière. Parce ce qu’on demande un niveau de technicité et de connaissance musicales très grandes. Il faut connaître le répertoire, le solfège, ainsi que toute l’histoire de la musique, il faut vraiment connaître tout, pour pouvoir suivre l’orchestre. Donc, je pense que c’était bien de la part de ma famille de m’inciter à faire du piano. Et mes parents ont vu que cela m’apaisait et m’apportait beaucoup de choses. Et la musique m’a permis de rentrer dans un monde d’émotions.
À l’âge de 13 ans j’étais à un concert où j’ai entendu des leaders de Schubert, et à ce moment j’ai vraiment découvert la vibration vocale, c’est quand j’étais dans la loge auprès de ce grand pianiste, il jouait du Schubert, et je lui ai dit que je connaissais Rossini mais pas Schubert, et je me disais c’est comme du chant, alors que ce n’était pas chanté. Et dans la loge, il s’est mis au piano et il m’a chanté un morceau de Schubert, et c’était une révélation. Moi qui suis beaucoup dans monde de rêve de fantaisie, et j’ai gardé ce monde là, ce lien d’imagination des histoires imaginaires et de ce monde homérique des rêves. Pour moi, c’est une autre dimension, ma carrière n’a jamais été une sorte de business, mais plutôt une élévation de l’âme vers l’univers de l’émotion.

Q : À partir de quel âge vous avez découvert que vous êtes dotée d’une voix de soprano ?
R : J’ai commencé à 17 ans, mais je l’ai découvert à l’âge de 20 ans. Il y avait toujours cette question, si j’étais soprano ou médo-soprano, parce que j’ai une grosse voix, et qui monte beaucoup en même temps. Je ne suis pas dans la virtuosité musicale, j’essaie d’être dans la virtuosité de l’âme. L’âme doit s’exprimer sans limite dans la recherche de l’absolu. Mais ma finalité est bien la recherche de la dernière limite de l’expression.

Q : J’ai lu dans un article que vous êtes diplômée du conservatoire international de Parme au chant lyrique et pédagogique. Quelle est la distinction entre les deux ?
R : il y a une grande différence entre les deux, or, le chant lyrique nécessite une base vocale et musicale assez solide, il faut se donner les moyens expressifs, d’aller sur la scène, avoir la capacité d’être émouvant. Quant au chant didactique où pédagogique, il y a tout un cursus qui dure 7 ou 8 ans, dans lequel sa propre voix est moins importante, il s’agit de transmettre ce que l’on sait, c’est-à-dire on apprend à faire de la psychologie, de la pédagogie. Et pour l’enseigner, il faut décoder tous les mécanismes des différences de la personne que vous avez en face.

Q : Votre chef-d’œuvre vocal a été conçu auprès de Maestro Pola (maître de Pavarotti). C’était un tournant dans votre parcours. Comment avez-vous vécu cette mutation irrévocable vers l’international ?
R : Je dirais avec beaucoup de difficulté, à ce propos je vais reprendre une citation “avec dureté, vers les étoiles“. C’était toujours le labeur, en même temps, la rencontre avec maître Pola était extraordinaire, c’est un maître d’une bonté, d’une humanité, et d’une simplicité d’expression extraordinaires. Il me citait toujours une phrase d’un très célèbre air de Rossini “una vocea poco fa“, et il me la répétait à chaque fois, en me disant “ attenzione, una voce poco fa”, c’est-à-dire une voix fait peu et elle disparaît vite. Elle devient vite une histoire.
C’était tout le temps très ardu, mais toujours vers le haut, j’étais sûre que j’allais en haut. Pas avec la voix, mais avec mon âme, mon être. Il m’a beaucoup donné confiance en moi, il m’a donné la foi dans la voix, il me disait “suis ta voix“.
Il m’a également appris une chose, il m’a dit “tant que tu restes dans la générosité, tu ne te trompes pas“. Parce que la voix n’est pas grande chose, il y en a des milliers de belles voix, et puis, chez Pola, il y avait les meilleures du monde qui venaient, mais il n’y en a pas beaucoup qui peuvent émouvoir mondialement.

Q : Selon le ténor Luciano Pavarotti “Sabine Steffan, elle, n’a pas une voix, c’est une voix“. Est-ce que vous pouvez me décrire ce que vous ressentez vis-à-vis de l’estime exceptionnelle que le grand Pavarotti tient pour vous ?
R : “Tendresse“, C’est ce que j’éprouve et qui reste en substance pour cet artiste, qui a tant donné. c’était des moments très importants que j’ai vécus, les moments que j’ai eu avec certains maîtres, c’était de l’estime et de la tendresse pour la musique.
Ce qui est important c’est que cet artiste savait établir une relation humaine avec chaque être qu’il côtoyait, en respectant chaque être. Comme il chantait, il était.

Q : Vous avez été enseignée par des professeurs italiens, des leaders de l’art lyrique, de la critique musicale. Vous avez également travaillé avec des compositeurs slaves, et des pianistes japonais, espagnols, libanais, etc. Quelle empreinte a-t-elle laissé, cette variété musicale sur votre style de chant ? autrement dit, est-ce que cette variété musicale a en quelque sorte réorientée votre parcours de concertiste ?
R : Oui, parce que, très prosaïquement, pouvoir chanter en russe ouvre des portes, j’avais mieux compris la technique russe de mettre la voix différemment, et j’avais aussi appris le russe assez pour le chanter et pour le lire.
Je crois que chaque diversité de culture, de toute façon apportée, quelque soit le niveau.
La difficulté de rentrer dans une culture apporte l’ouverture à cette culture, et la récompense c’est qu’on chante avec toute la richesse de la culture, et cela m’a beaucoup enrichie, et m’a permis une meilleure compréhension du corps, en tant qu’instrument, et donc une ouverture.
Les Russes ont une voix, un peu comme les Marocains et les Arabes, ils ont beaucoup de sons à l’arrière.
Bref, ce bain culturel, je le prends comme un don qui m’a été donné, j’ai eu de la chance. C’était comme si j’avais reçu plusieurs voix, à chaque fois ma voix passait dans la culture elle s’enrichissait de plus en plus. C’était un don de la générosité des pays que je visitais, et dans lesquels j’ai chanté.

Q : Votre formation linguistique vous permet de chanter dans plus de neuf langues, lesquelles ?
R : Je chante en grec, en russe, en italien, en français, en espagnol, en portugais, en allemand, en anglais, en coréen et en plein d’autres langues. Et j’espère chanter bientôt en arabe.
Le chant est l’expression de la culture, la voix est l’expression de l’être. Alors, moi qui suis pour la libre circulation de la pensée, la compréhension et la communication, je dirais le chant est la socialisation de la voix, on émet tous les codes sociaux, toutes les modes, tout se met dans le chant. Mais dans la voix, ce vecteur dont le timbre est l’âme, c’est l’être de la personne qui chante, donc, c’est l’être du peuple qui passe à travers la voix.

Q : Vous êtes professeur de chant lyrique, qui englobe le bel canto (le beau chant), et vous révélez clairement votre tendance et l’immense passion que vous tenez pour ce style de chant. Alors, pourquoi le bel canto ? qu’est-ce qui fait la spécificité de ce chant, d’après vous ?
R : C’est la plus haute expression de ce que la voix peut offrir. C’est l’expression qui pour moi, correspond le plus à cette ascension vocale vers l’au-delà de la voix.
C’est quelque chose qui transporte vers le sublime. Parce que, si dans le bel canto, le timbre et la musicalité ne sont pas là, on ne peut pas s’exprimer.

Q : Vous avez déjà exprimé au préalable un grand désir de créer une compagnie lyrique, qui se sera nommée Voce di donna (voix de femme), et qui sera fondée sur la valeur profonde de l’expression artistique… Est-ce que cette compagnie n’a toujours pas pris place ?
R : Non, je l’ai créée en France, et je souhaite créer une compagnie lyrique au Maroc.

Q : Comment prévoyez-vous cette compagnie dans 10 ans, à titre d’exemple ? quelle ampleur voulez vous que votre compagnie prenne dans le futur ?
R : Ce que je veux ne compte pas trop. Parce que la compagnie appartient à un groupe et elle sera ce que sera le groupe. Ce qui dépend des possibilités et des motivations du groupe.
Mon souhait dans cette compagnie, qui ne s’appellera peut-être pas voce di donna, parce qu’il y aura certainement des voix d’hommes, mais dirigées par des voix de femmes.
Car, je trouve que la femme marocaine est extraordinaire. Mais ce vers quoi je désire tendre, c’est de servir l’art lyrique, avec des talents marocains.
A mon avis les Marocains ont un immense talent, une immense possibilité expressive, ils sont le porte parole d’un art d’une puissance. Alors, il faut que le patrimoine culturel marocain soit la valeur ajoutée des voix lyriques marocaines de demain. Les Marocaines ont un talent vocal certain, une musicalité dont les vocalises sont extraordinaires, parce que la musique marocaine aide avec toutes ses vocalises, tous les vocalistes marocains, et j’en ai rencontré pas mal, ont cette improvisation qu’il y avait beaucoup dans le bel canto, parce que l’improvisation est aussi le bel canto.
Et puis, pour une compagnie lyrique, ce qui est très important aussi, c’est le costume, la scénographie, les accessoires… tout cela, représente le patrimoine culturel qu’il faut mettre sur scène, ce n’est pas juste une voix.

Q : Généralement, vous n’optez pas pour les médias, ni pour la publicité, pour promouvoir vos œuvres, qui sont purement consacrées à l’art. Comment expliquez-vous ce rapport d’affection inconditionnel auquel vous avez parvenu ?
R : J’ai eu beaucoup de chance. Avec beaucoup de fatuité, je pense que c’est mon talent et je crois aussi, que la force des mes convictions fait que le besoin de vérité et d’authenticité des gens qui m’ont écouté, je parle des peuples, ce n’est pas que je veux affirmer mon identité, mais c’est le public qui m’a consacré, et le public ne se trompe pas.
Comme votre cas, vous m’avez entendu, je suppose que votre entretien n’aurait pas eu lieu, si ma voix ne vous avez pas plu. Le lobby des médias n’existe plus devant la simplicité de l’être, être soi-même. Il faut avoir le courage d’être. Servir la musique et ne pas s’en servir.
Il y a une citation du grand Platon qui résume ma pensée à ce propos: «l’or et la vertu sont deux poids mis dans le plateau d’une balance, l’un ne peut monter sans que l’autre  descende «.

Q : Après avoir obtenu plusieurs médailles d’or et d’excellence lors du passage de vos diplômes, sachant que vous êtes reconnue par les critiques internationaux comme l’une des grandes sopranos françaises. Quel est le secret de votre singularité ? ce n’est pas simplement question de passion, de talent, ou de sincérité…
R : Être absolument et dans l’absolu.

Q : Vous faîtes partie des groupes de recherches internationales sur la voix, et en particulier les rituels de guérison chamaniques. Qu’est-ce qu’on entend par guérison chamanique ?
R : Les rituels de guérison chamaniques ce sont des traditions très antiques, qui émanent des civilisations archaïques, il y en a encore dans le monde, même au Maroc, dans le Rif par exemple.
D’abord le chaman est un être du village, comme un médecin, et le chamanisme c’est un lien entre la terre, les êtres humains et le divin. En rituel, c’est une sorte de procédé qu’on fait pour entrer en contact avec le divin, ce sont des actes très traditionnels que font les êtres pour invoquer le divin, lorsque quelque chose ne va pas, ou on doit guérir quelqu’un.
Je vous prends un exemple, les rituels de la tarentelle, il s’agit d’une danse. Rossini a écrit une très célèbre tarentelle. Il se passe que c’est une vieille danse, qui vient d’une danse de rituel de guérison que jouaient les gens quand quelqu’un s’est fait piqué par une araignée tarentule, les gens dansaient en groupe en tournant sur eux-mêmes, et le corps s’échauffait au point que le poison s’expulsait du corps. Et en même temps on invoquait le divin. Mais il y a aussi des rites de chaman où il n’y a pas de danse, quelqu’un qui invoque l’au-delà quel qu’il soit avec des chants. Ce que j’ai étudié, il y a des femmes qui invoquent avec leur voix grave (de poitrine), pour aller chercher dans les entrailles de la terre, et à partir de là, la liaison du mot divin, il passerait par la voix du chaman et il guérirait la personne malade.
Enfin, c’est chercher à atteindre l’au-delà qui viendrait dans le corps du chaman et par la voix du chaman guérir la personne malade.
Le rituel est une suite de gestes et d’actions qui permettent d’arriver à la transe. La voix est un vecteur entre l’au-delà et le malade qui doit être guéri. Mais ce sont des pratiques très populaires, Ces pratiques font l’objet de recherches d’ethnologie.

Q : Comment est-ce qu’on peut procéder à la thérapie des troubles psychologiques par le biais de la voix ?
R : La voix permet l’expression de ce que les mots ne peuvent pas exprimer. La voix permet à la personne qui ne peut pas mettre de mots sur ce qu’elle ressent, d’apprendre à respirer et à poser sa voix. C’est un moyen d’expression de ce qui est inexprimable. En même temps, il s’agit de créer une discipline permettant de mettre en place des processus. Par exemple, les enfants qui ont des problèmes d’hyperactivité, en faisant l’expression vocale par la voix, ils apprennent à respirer lentement, à se relaxer, et à gérer leur hyperactivité tout en faisant une discipline qui leur procure du plaisir. Ce n’est qu’une petite partie de la musicothérapie.

Q : Est-ce qu’il faut être musicien pour être musicothérapeute ?
R : Oui, il faut avoir la pratique d’un instrument. Il faut connaître à fond la pratique de l’instrument. Maintenant il y a une nouvelle mode, à peine on connaît la musique, et on passe à la musicothérapie. Je trouve qu’il faut pratiquer la musique pour pouvoir se servir de la musique qui fait partie de la thérapie, il faut être un artiste. Il faut être musicien.
La musicothérapie n’est pas le fait d’écouter la musique, c’est l’aide qu’apporte le développement de la personne par rapport au développement du son.

Q : Vous avez enregistré un CD de grands airs italiens, accompagnée uniquement d’un piano. Quel gage de perfection et de qualité avez-vous envisagé ?
R : Cet enregistrement a été fait il y a une dizaine d’années, sur un coup de cœur entre un pianiste de la région toulousaine où j’habitais et moi-même. C’était à la demande du public, on faisait des concerts ensemble et on a décidé de reproduire un concert en faisant ce CD, et j’avoue que c’est beaucoup plus facile de faire de l’opéra avec un grand orchestre. C’est un CD qui a eu énormément de succès.
On a connu beaucoup de difficulté en enregistrant ce CD, premièrement on l’avait enregistré en live (en direct), et aucun morceau n’a été coupé. La deuxième difficulté, c’était de nous mettre en accord avec le piano. Parce que, c’était un piano à queue et il fallait le faire celer comme s’il y avait un orchestre et il fallait aussi que je laissais émerger ma voix, avec une intention d’expressivité uniquement par le piano, mais c’était une belle expérience.
Et là je vais enregistrer un disque des compositeurs espagnols et français, avec un grand pianiste espagnol, une mélodie exclusivement française espagnole autour du thème du voyage, et qui va apparaître d‘ici un an.

Q : Qu’est-ce que vous pensez des voix marocaines ?
R : Si je parle de la voix à l’état pur et tout se qui passe à travers la vibration de la voix, toute musique confondue, je dirais qu’il y a des voix marocaines qui sont empruntant d’une telle force émotionnelle servie par un timbre d’une richesse et d’une valeur telle. Mais une qualité de rendu émotionnel, une sensibilité et une humilité face à la musique exceptionnelle. Un don d’oreille d’écoute et de rendu musical que j’ai rarement vu, ce sont des chanteurs expressifs enthousiastes avec des voix hors du commun, cela tient aussi à la phonation arabe qui s’adapte particulièrement à l’ouverture de la gorge. Un don musical inné chez 90% des chanteurs marocains. À cette occasion, j’invite tous les jeunes marocains à me rencontrer, j’ai un projet musical de monter un opéra. Mais avant tout je suis entrain de créer un chœur à Tanger avec un pianiste marocain. C’est temps que Tanger se rende compte de sa haute valeur culturelle.

Q : Quel message désirez vous transmettre aux jeunes marocains talentueux ?
R : Je dirais que j’ai rencontré beaucoup de jeunes qui n’osent pas venir vers la musique, et je voudrais qu’ils sachent qu’ils peuvent venir vers la musique, parce qu’ils ont les moyens.
Just do it ! vivez votre rêve de musique !
13/9/2015
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