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Khouribga / Un voleur de bétail tué par arme à feu
Au douar Rwamech, commune rurale Oulad Fennane, circonscription de Oued Zem, province de Khouribga, un éleveur d’ovins et de bovins fut récemment attaqué par une horde de « frakchias » armés. Sentant le risque de perdre son bétail et peut-être même sa vie et celle des membres de sa famille, il prit son fusil de chasse et tira. Une balle toucha un des voleurs au cou, le coup fut mortel.
Des dizaines d’éleveurs ont été victimes de vols de bétail et la situation ne fait que s’aggraver dans tous les confins de la Chaouia-Ouardigha au cours de ces trois dernières années, rapporta une autre victime à qui des frakchias armés avaient volé 70 moutons sans être ni arrêtés, ni même inquiétés.
Dans beaucoup de douars, les éleveurs sont désormais obligés de monter des gardes et même de s’armer pour empêcher que les voleurs ne commettent de nouveau leurs forfaits.
D’autres ont dû vendre leur bétail avant qu’il soit volé. Les dépôts de plainte faits par les victimes auprès des services de la gendarmerie royale et les enquêtes enclenchées pour mettre la main sur ces réseaux de voleurs n’ont pas eu l’effet escompté, puisque les frakchiass ne cessent de récidiver.
Les voleurs de bétail sévissent donc car ils sont devenus un véritable phénomène qui terrorise les habitants des régions d’élevage. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que de nombreux assauts sur les écuries ne soient signalés. Des dizaines d’habitants de pâturages où le bétail a été volé, se sont rassemblés devant les brigades de la gendarmerie pour protester et demander le renforcement de la sécurité dans la région, mais le phénomène persiste et le danger continue de terroriser les éleveurs qui ont décidé de se défendre et donc de parler le langage des armes.
Ces frakchias sont devenus un danger public car ils sont toujours armés et prêts à tuer les victimes qui résistent.
Le cas du jeune berger de la région de Ouezzane qui fut égorgé par deux voleurs de bétail et du berger des environs de Khémisset égorgé ut lui aussi égorgé pour mettre main basse sur 52 moutons.
Les éleveurs n’ont ainsi le choix que de prendre en charge eux-mêmes la sécurisation de leur cheptel. Mais pour faire face à un réseau de voleurs professionnels, les populations souhaitent quand même l’implication des services de sécurité et la mobilisation de moyens logistiques pour au moins amenuiser le danger et créer un climat de sécurité.
Un autre fait très important à soulever à l’occasion : ces frakchias ne sévissent que grâce à leurs receleurs potentiels qui sont en majorité des bouchers de l’abattage clandestin qui approvisionnent une large clientèle des souks de la région et même des marchés centraux des villes.
Aux services concernés par ce phénomène qui terrorise éleveurs et habitants de s’investir du côté des receleurs qui sont souvent connus dans les milieux des frakchias et des charcutiers.
A bon entendeurs, salut !!!
24/4/2015
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