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        Culture

Par Mohamed RASSAM

 
Maria Zaki â la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’El Jadida  : L’intelligence contre le formatage
 
L’auteure jdidie Maria zaki qui est  l’invitée de l’Université Chouaib Doukkali,  à 15 h 30 mn du 19 novembre à la  salle Abdelkbir Khatibi,  rencontrera son public  pour  parler à cœur ouvert sur  sa carrière d’auteure en général et de ses quatre dernières œuvres  en particulier. 
 « Et un ciel dans un pétale de rose », qui comprend des poèmes entrecroisés avec ceux de Jacques Herman, un poète belgo-suisse. Les poèmes ont été mélangés sans signature où le lecteur doit procéder lui même à l’identification des auteurs en consultant le sommaire. Une expérience littéraire nouvelle et susceptible d’intéresser les amateurs de poésie. Ce livre a paru le 5 avril 2013 aux Editions L’Harmattan à Paris.
« Malgré la lumière du phare » ou l’intelligence contre le formatage, une pièce de théâtre qui parle des non-dits, des dénis et des grandes zones de silence qui font des ravages dans notre société. Des zones d’ombre qui n’ont manqué d’ interpeller  Maria Zaki et  la pousser à écrire sa pièce, pour tirer ces volets, et bien d’autres encore, au clair. C’est pourquoi, son premier recueil de poèmes s’intitule «Voici défait le silence». Elle pense que la voix des femmes de notre pays, émerge à peine et qu’elle sort doucement des silences accumulés depuis des siècles.  On peut ajouter, que  Maria Zaki essaye d’y délier  les liens fermés des traditions et ce, par un ouvert poétique dans lequel l’humain est remis au centre.
« Le chemin vers l’autre », un recueil de poèmes bilingues: « Le chemin vers l’autre » . N’importe quelle traduction nécessite un certain effort et celle de la poésie, encore plus. Il n’est pas évident de retrouver le premier souffle qui a donné naissance aux vers et qui souvent ne se laisse capturer qu’une seule fois. Cela a été d’ailleurs souligné par Mr Abdelouahad Mabrour, ancien Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’El Jadida, dans la préface de ce livre.
Maria Zaki a toujours été attirée par l’altérité en tant que concept philosophique englobant plusieurs aspects. Ses poèmes et ceux de ce recueil en particulier, traitent des relations humaines avec l’autre, relations qui respectent aussi bien ses ressemblances que ses différences. Cet autre, qui est à la fois proche et lointain comme disait Baudelaire.  L’autre qui a toujours intéressé  Maria ZAKI, aussi bien dans ses écrits que dans l’approche sensible de la vie, d’un point de vue d’abord humain, puis littéraire ou artistique : «  il y a deux manières  de voir l’autre, nous dit-elle : l’une consiste à le regarder d’un œil superficiel ou trop sévère, l’autre est remplie d’attention et de compréhension. Et c’est la seconde manière qui, à mon avis, permet de découvrir l’autre et de faire vivre la rencontre ».
 «La fable du deuxième sexe» ou le dénigrement de la femme arabe, l’auteure en a fait  l’expression d’une réelle rage de vivre de toute la gente féminine. Un cri atroce, pareil à celui  d’un animal blessé et qui vise aussi bien  l’homme que l’ensemble de la structure constitutionnelle familiale.  Deux éléments clés dans le dénigrement et l’abaissement du rang de la femme au sein d’une société façonnée et taillée par l’homme à sa juste mesure.
Un livre qui se voulait  comme l’extérioration de tant de choses  cumulées, enfouies au fin fond de soi et refoulées depuis des siècles. Il se voulait aussi comme un argument de défense en faveur de la femme et «un chatouillis pour la sensibilité» de l’homme, de la société  et des lois réunies, dans l’unique but de reconsidérer les conditions du sexe dit « faible » et ces entraves que la société dresse sur sa route vers l’émancipation, la modernité et l’intégration. 
« Si j’ai tendance à utiliser le symbole, nous dit Maria Zaki, c’est pour deux raisons principales : Premièrement, c’est ma manière d’interpeller la mémoire collective. Ensuite, c’est parce que j’accorde beaucoup d’intérêt à l’intelligence des lecteurs et dans le cas de ma pièce (Malgré la lumière du phare), au public.
Je m’explique, je regrette que notre société veuille substituer à l’intelligence, à la réflexion, une espèce de mélasse bâtie à grands coups de campagnes qui noie ce qui fait sens par ce qui fait du formatage des cerveaux ou ce qui « brasse de l’air ». Dans tous mes écrits, vous ne trouverez aucune idée que j’aurais aimé imposer ni par la force, ni par la manipulation. Il n’y a qu’une espèce d’invitation à observer, à écouter et à réfléchir librement ».
Maria Zaki habite actuellement dans le Jura à l’Est de la France, à la frontière avec la Suisse. Sa poésie porte la marque d’une grande finesse tout en versant dans la spiritualité et la philosophie. Et son écriture, de manière plus générale, défend la cause féminine et met en tension l’être humain en révolution avec les règles de la société et les codes traditionnels.
14/11/2014
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