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Farid Belkahia range ses palettes : L’artiste qui a libéré la peinture de l’héritage colonial n’est plus
 
L’artiste peintre Farid Belkahia est décédé, jeudi soir, à Marrakech, apprend-on auprès de ses proches.

Le président du Syndicat marocain des plasticiens professionnels, Abdelhay Mellakh a indiqué que le décès de feu Belkahia est survenu suite à une longue maladie.


Né le 15 novembre 1934 à Marrakech, feu Belkahia fut considéré comme l’un des précurseurs de l’art contemporain au Maroc.

De l’avis de plusieurs de ses confrères, le défunt a eu le mérite d’imposer l’idée d’une peinture indépendante de l’héritage colonial et d’instaurer des valeurs contemporaines qui vont influencer des générations d’artistes au Maroc et lui valoir une présence internationale.
L’artiste était imprégné d’art grâce à son père qui fréquente les milieux artistiques étrangers et se lie aux peintres Antoine, Olek, Jeannine Teslar et Nicolas de Staël. Il suit des études à l’Ecole des Beaux Arts à Paris en 1959 et à l’Académie de Théâtre à Prague où il étudie la scénographie. De 1962 à 1974, il endosse la résponsabilité de directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Casablanca où il rénove le concept de l’art et de son enseignement en s’entourant d’une équipe de pionniers. Des peintres comme Melehi, Chebaa, Azema, Hamidi, Hafid ; Des historiens de l’art comme Toni Maraini et Bert Flint).
En 1965, un an d’études à Milan, à l’Académie Brera où il cotoie des peintres tels que Castellani, Kounelis, Bonalumi et Fontana. En 1966, il participe à la revue Souffles. En 1969, première expérience de l’art dans la rue : il organise une grande exposition sur la place Jamaa-al-Fna à Marrakech. Il invite à l’Ecole des Beaux Arts des artistes de renom tels que Dimitrienko, César, Lurçat. Il se consacre à partir de 1974 complètement à son art en abordant différents matériaux.
D’abord Le cuivre, qu’il martèle, moule, plisse.
Ensuite  La peau, utilisée crue, lavée, traitée, séchée, tirée sur des formes en bois découpées et une utilisation exclusive de colorants naturels tels que le henné, le safran, l’écorce de grenade, le cobalt, la nila, le bleu de méthylène. 
La sculpture, presque toujours monumentale. La mémoire est l’inspiration transversale de son œuvre : repères historiques et culturels, correspondance de signes graphiques, référence à une symbolique universelle à laquelle se joignent des signes berbères, enjeux des origines identitaires, repères historiques et civilisationnels.
Farid Belkahia fût aussi ce voyageur qui sillonnait le monde à la rencontre des cultures et des civilisations. Voyages au Moyen-Orient, dans tous les pays du Sahel, la Chine, l’Amérique Latine. En 1980, il décide de construire une maison en terre avec son ami l’architecte Abderrahim Sijelmassi. En 1990, il épouse l’écrivain Rajae Benchemsi et en 1993 nait sa fille Fanou.
28/9/2014
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