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Des archéologues ont découvert d'anciennes tombes, dans le village de Staryi Tartas, en Sibérie. Une petite douzaine de sépultures contenaient les os de plusieurs couples, enterrés face à face. Certains ont même été retrouvés avec leurs mains jointes. Pour le moment, les experts ignorent pourquoi les couples ont été enterrés de cette manière.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare ? Pas vraiment !
D'après "Gentside,-Découverte" des archéologues ont retrouvé, en Sibérie, une douzaine de tombes dont certaines contiennent des couples enlacés pour l'éternité. Tentant de découvrir les raisons d'un tel enterrement, les scientifiques russes espèrent venir à bout des secrets de ces tombes, vieilles de 3.500 ans et datant de l'Age de Bronze. Au cœur d'un ancien cimetière, situé dans le village de Staryi Tartas, les archéologues ont déjà fouillé par moins de 600 tombes. Parmi elles, une douzaine contenaient des os de couples d'hommes et de femmes, enterrés face-à-face, se tenant parfois les mains. Une origine inconnue "Les archéologues peinent à trouver des explications à de telles inhumations. Ils espèrent que les tests ADN apporteront des réponses", indique le Siberian Times. Vasiliy Labetshiy, un des experts, décrit les scènes dans les tombes comme poignantes, alors que les squelettes partageaient "des câlins post-mortem avec leurs mains osseuses liées".
En attendant les résultats ADN, les scientifiques ont d'ores et déjà quelques théories sur la présence de telles positions dans les tombes. Selon certains, ces tombes d'Andronovo, une culture qui s'étend en Sibérie au cours du second millénaire avant J.-C., représenteraient le début de la famille nucléaire, une structure familiale formée autour du couple. D'autres prétendent qu'après la mort d'un homme, sa femme était tuée pour être enterrée avec lui. Enfin, une autre théorie suggère que les couples ont été délibérément enterrés de cette manière afin de reproduire un acte sexuel, probablement avec une jeune femme sacrifiée pour jouer le rôle de la femme dans la tombe. Toutefois, d'autres tombes de sites de la région de Novosibirsk, à l'ouest de la Sibérie, renfermaient des adultes enterrés avec des enfants. Adultes et enfants "Nous pouvons imaginer beaucoup de choses sur cela. Il est possible de supposer que le mari soit mort et que sa femme ait été tuée pour être enterrée avec lui. C'est quelque chose que nous avons déjà vu dans les tombes scythes. La tombe est peut-être restée ouverte pendant un moment et ils ont enterré l'autre personne plus tard. Ou bien, c'était réellement des morts simultanées", détaille le Professeur Vyacheslav Molodin, directeur de l'Institut d'Archéologie et d'Ethnographie de la branche sibérienne. "Lorsqu'on évoque un enfant et un adulte enterrés ensemble, cela semble bien plus naturel et compréhensible. Mais, quand on parle de deux adultes, ce n'est pas aussi évident. Nous pouvons donc émettre une grande variété d'hypothèses, mais nous n'en connaissons pas la raison exacte", ajoute le scientifiques, repris par le "Daily Mai".
Par exemple, les archéologues ont découvert une tombe contenant les os d'un homme et ceux d'un enfant. "À quel degré étaient-ils reliés ? La même question se pose lorsqu'on trouve une femme et un enfant. Il semble souvent évident qu'elle est la mère. Mais ce n'est pas forcément le cas. Elle peut être une tante, ou même n'avoir rien à voir avec l'enfant", précise le Professeur Molodin. Pour en savoir un peu plus, les archéologues ont besoin d'outils de paléogénétique. Pour cela, ils se sont joints à l'Institut de Cytologie et de Génétique de l'Académie russe des Sciences. Mais ce type d'analyse est très coûteuse et il n'existe que très peu de spécialistes. Un ancien rituel indien ? De son côté, le Professeur Lev Klein, de l'Université de Saint-Pétersbourg, estime que de telles inhumations sont liées à des croyances en la réincarnation. Selon lui, elles auraient été influencées par les rituels diksha, provenant du continent indien. "Au cours de sa vie, l'homme faisait don de son corps à tous les dieux, en sacrifice. La diksha était alors considérée comme une seconde naissance. Pour compléter le rituel, le sacrifié effectuait alors un acte sexuel de conception", explique-t-il.
En d'autres termes, dans la mort, un homme devait avoir une relation sexuelle avec une femme pour la féconder. Il est alors possible, qu'à cette période, les parents du mort reproduisaient la diksha post-mortem. "Ils sacrifiaient alors probablement une femme ou une jeune fille afin de simuler l'acte sexuel dans la tombe", précise le Lev Klein. Le Professeur Molodin, quant à lui, ne réfute pas cette théorie. Pourtant, il rappelle bien que c'est une hypothèse qui devra être étudiée en profondeur. "Ce n'est, pour l'instant qu'une suggestion. L'idée de Lev Klein peut s'étendre également à la Sibérie, car une grande partie des chercheurs estime que le peuple Andronovo était composé d'Iraniens", conclut-il.
1/1/2014
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