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Propos recueillis par Aziz JHABLI

 
Houdaifa Ameziane, président de l’Université Abdelmalek Essaâdi - Tétouan : Une agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur s’impose
 
Le chômage des diplômés issus de filières professionnalisantes
est indicateur de dysfonctionnement dans notre système économique
Question : La situation de l’enseignement supérieur au Maroc est presque désastreuse, tant pour la surpopulation via la capacité des sites universitaires, ou sur le niveau de scolarité, en tenant compte du niveau du Maroc sur l’échelle mondiale concernant la recherche scientifique, quelles sont les raisons de cette situation?

Réponse : Considérer l’enseignement supérieur et le qualifier de désastreux, est à mon humble avis un jugement trop exagéré. La preuve est qu’aujourd’hui l’université nationale rayonne de compétences notoires qui sont convoitées dès leur diplomation par les pays occidentaux les plus développés et la production scientifique nationale est d’une grande qualité. Mieux encore, nous accueillons dans nos universités des milliers d’étudiants étrangers en provenance de pays arabes et africains amis.
A titre d’exemple, il y a plus de 700 étudiants étrangers partageant les amphithéâtres avec les étudiants nationaux à l’Université Abdelmalek Essaâdi. Sans compter que certaines universités marocaines exportent notre modèle marocain vers certains pays d’Afrique ou créent et ouvrent carrément des annexes dans ces pays avec des ressources humaines et un encadrement pédagogique marocain.
Maintenant, vous savez très bien que la réforme du système d’éducation et de formation a été lancée au Maroc au début des années quatre-vingt-dix, et a abouti à la nomination de la Commission Spéciale de l’Education et de la Formation (COSEF) par Feu SM Hassan II, que Dieu ait son âme. Le point culminant du travail de cette commission, a été la publication de la charte nationale d’éducation et de formation, qui a été suivie par la promulgation de la loi 01.00 en 2000, qui porte organisation du secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.
En tant qu’homme de science, je ne pourrais parler d’échec ou de réussite, ou même d’évaluer d’une manière objective et précise la performance de notre système d’enseignement supérieur sans me fonder sur un diagnostic et une évaluation académique exhaustive.
C’est pourquoi je pense que comme un organe suprême a été créé pour réformer le système éducatif, un organe semblable doit être mis en place pour évaluer ses performances après plus de 13 ans maintenant que la réforme de notre système est entrée en vigueur.
Par ailleurs, il faut noter que le contexte général dans lequel la Charte nationale d’éducation et de formation a été adoptée, est lié à des circonstances politiques et économiques particulières que connaissait le Maroc en 1998/99.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle réalité. C’est vrai que les réformes sont toujours à l’ordre du jour, mais que cela plaise ou non, nous sommes confrontés à une nouvelle conjoncture, qui impose la prise en considération du contexte actuel et des nouvelles données politiques que connaît le Maroc si nous voulons améliorer notre système éducatif.
Nous avons une nouvelle Constitution, approuvée par les différentes composantes de la société marocaine, et dans ce cadre, de nouvelles élections transparentes ont été organisées qui ont débouché sur une nouvelle carte politique. Je pense qu’on ne peut poursuivre des stratégies réformistes sans pour autant apporter un amendement à la Loi 01.00. Par exemple, nous savons que tout un éventail de pouvoirs sont dorénavant conférés par la nouvelle Constitution au Chef du Gouvernement, notamment en matière de nomination de responsables, alors que certains articles de la Loi 01.00 restent incompatibles avec cette nouvelle donne.
Pour toutes ces raisons, une instance d’évaluation s’impose pour faire le bilan de tout ça et mettre à la disposition des décideurs toutes les informations nécessaires pour mener à bien la réforme de notre système éducatif pour les années à venir.
En ce qui concerne la comparaison et le classement des universités, je peux vous dire que cette question soulève des débats controversés même dans les pays développés avec des systèmes éducatifs performants et qui se trouvent en dehors des rankings mondiaux.
Chaque classement est lié à des indicateurs et à des normes, ainsi qu’aux objectifs prévus dans telle ou telle catégorie. Naturellement, la recherche scientifique demeure un facteur clé dans ces classifications, et les fondements de la promotion de la recherche scientifique peuvent être empruntés aux modèles des universités qui ont démontré leur efficacité dans le monde. C’est une question qui doit être étudiée plus en détail.

Question : Maintenant, des déclarations officielles insistent sur une agence nationale pour évaluer l’état de l’enseignement supérieur. À votre avis, est-ce que cette agence peut atteindre des résultats satisfaisants?

Réponse : Absolument, je pense que l’idée de créer une agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur, est une exigence qui s’impose. Toutes les sociétés développées adoptent cette approche afin de disposer d’outils permettant de consolider les acquis et d’ ajuster les déviations. Cette philosophie devrait être adoptée non seulement dans le secteur de l’enseignement supérieur, mais doit être généralisée à tous les secteurs vitaux de l’Etat.
A titre d’exemple, est-ce qu’on peut considérer le Maroc comme un pays agricole? Pourquoi miser sur l’agriculture comme levier de développement après l’indépendance? Est-ce qu’on a pensé par le passé à mettre en place une instance pour évaluer le plan d’appui de l’agriculture en tant que secteur vital? Devrions-nous aujourd’hui continuer à tabler sur ce secteur, sachant que tous les gouvernements successifs se sont concentrés sur cet axe de développement ? Ainsi, après presque 10 ans d’attention au secteur de l’enseignement supérieur, le simple fait de penser à l’évaluation reste quelque chose de très important.
D’un point de vue stratégique, il ne serait pas très adéquat de rompre définitivement avec les expériences passées et de lancer de nouvelles expériences. Comme j’ai déjà dit auparavant et à plusieurs reprises, la Charte est le fruit du travail d’une commission qui comprenait toutes les composantes de la société marocaine. et toutes les propositions qui sont contenues dans cette charte ont fait l’objet de l’unanimité des membres de la commission. Cette spécificité nationale est totalement absente dans certains pays arabes et musulmans actuellement. Regardez, par exemple, ce qui se passe en Egypte ou en Tunisie, voire en Libye ces derniers temps!
Par ailleurs, la reconnaissance de la langue amazighe n’a-t-elle pas été le produit du travail de la Commission Consultative Royale? Mais en même temps, tout le monde est conscient du fait que son opérationnalisation dans les circonstances actuelles et en vertu des développements politiques récents, exige une législation riche et des amendements de la Loi, comme c’est le cas pour la Loi 00.01.

Question : Il y a aussi le problème lié à la situation financière des universités, et plus récemment, le débat s’est concentré sur la bonne gestion des institutions académiques. Sans oublier que certains réclamaient un mécanisme spécifique pour cette mesure. Qu’en pensez-vous?

Réponse : La gestion financière des universités est assujettie comme pour toutes les autres institutions de l’Etat à des procédures codifiées minutieuses. Cette gestion est encadrée par un personnel spécialisé, y compris des représentants du ministère des Finances.
Je peux presque affirmer que les problèmes de la gestion des budgets auxquels sont confrontées les universités, résident dans la lourdeur des procédures financières imposées par le ministère des Finances. Cette situation problématique nous la vivons en permanence et à différents niveaux. Par exemple dans le domaine de la recherche scientifique lorsqu’il s’agit de suivre le rythme de réalisation des projets scientifiques financés par contrat, et qui doivent faire preuve de souplesse dans l’exécution.
C’est vrai aussi qu’il existe des problèmes de compétence des ressources humaines au niveau de certaines universités, mais c’est le cas de la plupart des institutions de l’Etat et pas uniquement celles du secteur de l’enseignement supérieur. La solution réside dans la formation de cadres financiers et administratifs travaillant dans le domaine. Dans ce cas l’université doit s’appuyer sur une politique et une stratégie de formation continue de son personnel pour une mise à niveau des savoirs et des compétences des ressources humaines, seule manière d’assurer une bonne gouvernance de l’université.
Maintenant, la problématique financière des universités n’est pas liée seulement aux aspects procéduraux cités plus haut, un autre problème limite la performance des universités marocaines, c’est précisément la faiblesse des budgets alloués au secteur et qui ne permettent pas de fournir les ressources humaines, techniques et logistiques nécessaires pour le développement optimal de l’université.
Au demeurant, dire que la corruption est endémique à l’université, c’est une affirmation dénuée de tout sens, je dirais même que c’est totalement faux. Dans toute organisation, il peut y avoir des dysfonctionnements mais tant que cela est marginal, et que des mécanismes de sanctions fonctionnent, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. C’est le cas aussi de l’université . Nous pouvons parler d’erreurs isolées commises par quelques-uns, mais ces derniers dans la plupart des cas sont systématiquement traduits devant les Conseils disciplinaires, voire traduits en justice parfois. Mais cela reste des cas isolés, et qui ne remettent en cause ni la réputation ni l’exemplarité de la majorité du personnel administratif et pédagogique de l’université marocaine.
En ce qui concerne la question de la dilapidation de l’argent public, je pense que c’est une affaire d’éducation. Une bonne gestion financière dépend principalement de l’intégrité de son responsable. Dieu merci, dans notre université, cette question n’a jamais eu de raison d’être soulevée. Nous disposons de personnel hautement qualifié qui supervise tout le processus de gestion financière. Par ailleurs, je peux vous dire que notre université ne dispose pas de liquidité financière importante, au moins depuis le début de 2011, période à partir de laquelle j’ai assumé la responsabilité de président de cette jeune université.
Force est de constater qu’actuellement le gouvernement marocain, en général, et le ministère de l’enseignement supérieur, en particulier, poursuivent une politique de rationalisation de la gestion des dépenses publiques, ce qui est tout à leur honneur. Sans oublier le contrôle a priori et a posteriori du ministère des Finances.

Question : Le statut du Maroc après la nouvelle Constitution a changé, y compris la présence des présidents d’université dans les sessions parlementaires pour fournir des rapports et de clarifier les questions relatives à leur organisation, ou pour répondre aux questions des députés, que pensez-vous de ces actions?

Réponse : C’est une approche à mon avis tout à fait positive, qui ne peut que booster le développement des universités et améliorer leur performance et celle de leurs présidents en les responsabilisant davantage. Nous ne devons pas oublier que le président de l’université est un haut fonctionnaire de l’Etat. Et dans la nouvelle Constitution, la responsabilité et liée à la reddition des comptes.
Dans ce contexte, il n’ y a aucun mal à ce que les présidents d’universités se présentent au Parlement pour répondre aux questions des parlementaires. C’est un acte qui ne peut que faire avancer le processus démocratique dans lequel le Maroc s’est engagé.
En outre, cette question aurait dû être implémentée il y a quelques années déjà, et ne devrait pas se limiter aux présidents d’universités, mais être extensible à tous les hauts fonctionnaires des secteurs publics. Si l’expérience des débats de l’instance d’équité et de réconciliation ( IER) marocaine, a été transmise en direct par la radio et la télévision, rien n’empêche que ces initiatives de moindre importance soient mises en œuvre.
Il est primordial que toutes les composantes de la société marocaine soient conscientes de la responsabilité qui leur est confiée, pour être au niveau des défis lancés par Sa Majesté le Roi. Une des caractéristiques des pays leaders, non seulement dans le domaine de l’éducation, mais dans tous les domaines vitaux, réside dans le débat et la transparence. Au Maroc, nous nous distinguons par notre capital historique caractérisé par la bravoure et la magnanimité de notre peuple, qui a toujours opté pour la transparence.

Question : Certains médias ont rapporté que le ministre du secteur, a déclaré que le Maroc n’a pas besoin de Facultés des lettres, à votre avis, supprimer ces Facultés est-il au cœur de la réforme du système d’enseignement supérieur?

Réponse : Je ne pense pas que Monsieur le ministre ait fait cette déclaration, ou en tout cas il a été mal compris. Je pense que personne ne peut sous-estimer le rôle de ces Facultés dans la formation des citoyens dans notre société, en particulier dans une époque où les valeurs sont malmenées et les cultures sont fortement influencées par une mondialisation sauvage faisant subir aux sociétés des chocs dont il est difficile de prédire les conséquences.
Mieux encore, je dirais qu’à maintes reprises et lors de plusieurs réunions ou rencontres, il n’ a cessé de soutenir un discours allant au contraire dans le sens de relancer et soutenir ces institutions pour les rééquilibrer avec les institutions scientifiques et technologiques et les inciter à développer et diversifier leurs formations et s’impliquer davantage dans la recherche scientifique et appliquée.
À ce titre, lors de la visite récente de Monsieur le ministre Lahcen Daoudi, à notre Université pour installer le nouveau directeur de l’Ecole Supérieure Roi Fahd de Traduction de Tanger, je me souviens parfaitement qu’il a exprimé son désir et sa volonté de vouloir améliorer le positionnement et les performances de cette institution mais aussi de voir les Facultés des lettres ouvrir des filières de traduction dans les différentes langues non seulement les langues classiques (anglais, espagnol, français) mais aussi pour des langues de plus en plus utilisées dans le monde des affaires tels que l’allemand, le chinois ou le japonais, tant la demande est importante sur ce créneau.
Toutefois, on ne peut nier que les diplômés de ces Facultés trouvent énormément de difficultés pour intégrer le marché du travail, comparés aux autres diplômés de l’université. Je pense que la seule pensée de faciliter l’accès à l’emploi pour les diplômés des Facultés des lettres justifie le développement de ces institutions au Maroc.
En plus du rôle littéraire, social et culturel, nous devons nous efforcer de développer des formations professionnelles qui assurent l’accès à l’emploi pour ces diplômés à l’instar de ce que font nos universités homologues dans le monde. Par exemple, nous constatons que les États-Unis disposent d’instituts et de Facultés de lettres spécialisées dans le théâtre, le cinéma et la télévision, ce qui leurs a permis d’envahir la culture cinématographique mondiale.
Les potentialités de ces Facultés sont énormes. Par exemple, ces Facultés peuvent travailler dans le domaine des études islamiques, sur la formation des prédicateurs des mosquées et les incorporer aux Conseils scientifiques. Nous pouvons également former des traducteurs du prêche du vendredi dans les mosquées fréquentées par des musulmans qui ne connaissent pas la langue arabe, à l’image de ce qui se fait en Europe, où le prêche du vendredi est traduit simultanément aux musulmans non-arabophones. Nous avons également un besoin urgent de diplômés dans la plupart des langues étrangères.
Ce ne sont que des exemples pour montrer que c’est un champ ouvert à l’innovation, en particulier à la lumière de l’autonomie pédagogique dont jouit l’université et qui permet plus de flexibilité dans les programmes.

Question : Quelles sont les priorités qui doivent être prises en compte pour la réforme du système d’enseignement supérieur?

Réponse : Tout d’abord, la société marocaine doit être consciente du fait que si un secteur peut jouer un rôle capital pour le progrès et l’engagement du pays dans la société de la science et du savoir, c’est bien celui de l’enseignement supérieur. Je peux presque vous garantir que c’est le seul secteur qui peut transformer la société de consommation en une société de production. Nous sommes une société qui consomme ce que produisent les autres. Cela contraste avec le principe de la transformation culturelle que connaît l’humanité d’aujourd’hui. Nous ne pouvons pas devenir une société de production sans science.
Par conséquent, une de nos priorités doit être la promotion de l’enseignement supérieur aux niveaux d’intérêts les plus élevés. Cela signifie que les compétences distinctives des professeurs et des étudiants doivent constituer également la priorité des priorités. L’étudiant doit être placé au cœur du système éducatif. Nous devons également promouvoir la recherche scientifique, qui est la source de valeur ajoutée des produits, et grâce à elle, on peut œuvrer pour le changement.
Nous devons également concevoir de nouvelles formations adaptées aux besoins du marché du travail, tout en veillant à ce que notre dynamique économique soit intégrée dans cette conception. En effet, le chômage des diplômés issus pourtant de filières professionnalisantes censées répondre aux besoins du marché de l’emploi, est un indicateur, à mon avis du dysfonctionnement de notre système économique, et ceci dépasse la responsabilité des universités.
A ce niveau, je peux vous assurer que les diplômés de l’Université Abdelmalek Essaâdi possèdent une empreinte spéciale dans le marché de l’emploi, ainsi que dans l’espace socio-économique régional et national. Une mention spéciale peut être faite pour les diplômés des établissements à accès régulé, comme, par exemple, l’Ecole Supérieure Roi Fahd de Traduction, les Ecoles Nationales des Sciences Appliquées, l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion et la Faculté des Sciences et des Techniques.
Force est de constater que le diplômé ne peut pas s’adapter parfaitement au marché du travail, sans parfaire les talents développés le long de sa formation, grâce à des stages en entreprise. Pour une meilleure adéquation formation-emploi, il est important de dépasser les formations classiques et tenir compte des spécificités régionales en matière d’emploi.
A titre d’exemple, les chantiers que connaît la région de Tanger-Tétouan, nécessitent des ingénieurs et des techniciens dans les domaines de la logistique, la mécatronique, l’informatique, l’environnement, etc. Sans oublier des hauts et moyens cadres dans le domaine du tourisme, de la gestion d’entreprise et des langues. Ce sont les domaines dans lesquels nous travaillons pour proposer de nouvelles formations plus ciblées.
Tout cela, bien sûr, sans oublier l’importance de la formation de la personnalité de l’étudiant. Cette formation repose sur un ensemble de piliers comme: les principes de notre identité islamique et ses valeurs qui visent à former un citoyen intègre et altruiste, animé par les valeurs de la modération, la tolérance, l’amour de la science et du savoir, la créativité imprimée d’un esprit d’initiative et de production bénéfique, etc.
Il est également indispensable d’inculquer à la jeunesse en devenir le respect des constantes nationales sacrées, et la prise de conscience que les droits vont de pair avec les obligations.
Pour toutes ces raisons, il est important de passer d’une logique pédagogique basée et centrée sur l’enseignant et sa performance, à une logique basée sur l’interaction entre les apprenants et le développement de leurs capacités personnelles. Il est primordial de leur offrir des conditions idoines pour l’innovation et l’acquisition de compétences et de valeurs de cohabitation avec autrui. Nos étudiants doivent être capables de communiquer facilement en langue arabe et en plusieurs langues étrangères, ainsi qu’être imprégnés d’un esprit de dialogue et d’acceptation de la différence. Ils doivent aussi être animés par le volontarisme, la prise d’initiative et le goût du risque.
En ce qui concerne la recherche, je suis convaincu qu’on ne peut prétendre à un développement soutenu du Maroc, sans passer par la recherche scientifique. Le temps est venu pour que toutes les parties prenantes inscrivent la promotion de la recherche scientifique parmi les priorités de la décennie à venir. Comme je l’ai déjà souligné auparavant, si le gouvernement désire accomplir un véritable investissement pour les générations futures, il devrait promouvoir la recherche scientifique. C’est le cas aussi pour les universités.
Je rappelle dans ce sens que l’université Abdelmalek Essaâdi a parcouru des étapes importantes en vue d’améliorer cet investissement scientifique, en créant cette année quatre centres de recherche avec un budget conséquent aussi bien en investissement que pour le fonctionnement de ces structures: deux centres à Tanger (le centre d’innovation et le centre de recherche en sciences sociales) et deux centres à Tétouan (le techno-centre des sciences et développement et la Maison de l’homme). L’objectif étant de mutualiser les ressources tant humaines que matérielles et de développer la recherche scientifique et ses méthodes et outils en fonction des besoins nationaux et des variables mondiales qui y sont associés.
Ces centres seront équipés à court terme avec les plus récents équipements et logiciels qui peuvent assurer un environnement approprié pour les enseignants désireux de mettre en œuvre leurs projets de recherche, ainsi que de partager leurs savoir pour développer la recherche dans ses diverses composantes scientifiques et techniques.
Ces centres sont une composante essentielle de la stratégie scientifique intégrée de la recherche scientifique que nous avons mise en place pour renforcer la place de l’université sur les plan régional et national, voire même international, pour les années à venir.
24/7/2013
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