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        Economie
 
2 millions d’habitants, concentrés à 50% à Marrakech et dans ses périphéries, approvisionnés en 2015
 
Actuellement, les besoins en eau de la zone du projet sont satisfaits à partir des barrages Hassan 1er-Sidi Driss et Wirgane-Lalla Takerkoust situés au sud-ouest de la ville de Marrakech et des eaux souterraines des nappes du Haouz et de la Bahira. Les ressources superficielles sont exploitées à travers une station de traitement d’une capacité nominale de 2100 l/s pouvant atteindre 2400 l/s en surcharge. Cette capacité sera portée à 3100 l/s en débit nominal et 3400 l/s en surcharge avec la mise en service de l’extension de cette station de traitement dont les travaux seront achevés fin 2012 (effectuée dans le cadre du 10ème projet d’AEP financé par la Banque). Quant aux ressources souterraines, celles-ci sont exploitées à travers une batterie de forages dont le débit actuel est de 320 l/s et qui évoluera en baisse, sur la base des projections effectuées, à 160 l/s à terme.
La projection de l’évolution du bilan besoins-ressources, montre que la zone du projet sera déficitaire à partir de 2015, ainsi, la mobilisation de nouvelles ressources s’avère indispensable pour accompagner le développement de cette région, permettre la généralisation de l’accès à l’eau potable en milieu rural et satisfaire les besoins en eau industrielle de l’OCP. Le volume supplémentaire à prélever pour répondre aux besoins de la région à l’horizon 2030 est de l’ordre de 96 millions de m3/an.
Considérant l’importance du volume nécessaire pour répondre aux besoins en eau potable de la zone du projet, et à défaut de ressources en eau suffisantes dans le bassin hydraulique de Tensift, les différents départements concernés par la problématique (MEMEE, ONEE, ABH, OCP) ont conclu, après examen de toutes solutions possibles, à la nécessité de recourir aux eaux régularisées par le barrage Al Massira (bassin hydraulique d’Oum Er Rbia), et ce dans le cadre du projet de transfert d’eau à partir des bassins du nord vers ceux du centre et du sud. C’est ainsi que des volumes de 100 millions de m3/an et 18 millions de m3/an ont été alloués respectivement à l’eau potable de cette zone et à l’eau industrielle de l’OCP à partir du barrage Al Massira.
Cette solution ainsi que les autres actions retenues (amélioration des rendements des réseaux de distribution, réutilisation des eaux usées épurées pour l’arrosage des espaces verts et des golfs, limitation des prélèvements à partir des ressources souterraines pour en faire une réserve stratégique, s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la stratégie nationale de l’eau. Cette solution offre aussi une sécurité supplémentaire à l’approvisionnement en eau de la ville de Marrakech puisqu’elle crée un deuxième point d’arrivée des eaux (au nord de la ville) en plus du point existant au sud de la ville (au niveau de la station de traitement existante)
La solution de substitution étudiée est celle relative au renforcement de la station de traitement actuelle qui a déjà fait l’objet de deux extensions et qui est alimentée à partir du canal « Rocade » destiné principalement à l’irrigation. Cette solution n’a pas été retenue pour 3 raisons essentielles : (i) la dotation en eau potable à partir du canal « Rocade » a été dépassée ; (ii) le terrain de la station existante ne permet plus aucune autre extension car il est situé dans une zone à fort développement urbain et touristique ; et (iii) le risque, en cas d’accident, de concentrer la totalité des ressources en eau de la ville de Marrakech dans un seul point (station existante).
Une fois la décision prise de réaliser le transfert de l’eau à partir du barrage El Massira, les études d’avant-projet sommaire et détaillé, ainsi que celle d’impact du projet sur l’environnement ont été élaborées par des bureaux d’études indépendants. Ces études ont été convenues par l’ONEE (Branche Eau) et l’OCP. Les solutions retenues découlent de ces études et représentent des choix techniques rationnels et optimaux, permettant de couvrir les déficits à moindre coût.
Le projet d’investissement est à cofinancer sur les ressources BAD, AFD, ONEE et OCP.
Le coût total du projet, hors taxes et droits de douane, est estimé à 212,10 millions d’UC dont 155,50 millions d’UC en devises et 56,60 millions d’UC en monnaie locale. Il comprend une provision de 7% pour les imprévus physiques, 2% pour la hausse des prix en devises et 3% pour la hausse des prix en monnaie locale. Ce coût a été estimé sur la base des études d’avant-projet sommaire (datée de septembre 2011).
Le projet sera cofinancé par la Banque, l’AFD, l’ONEE et l’OCP. La Banque le financera à hauteur de 150 millions d’EUR, soit environ 122,20 millions d’UC (au taux de change du mois d’août 2012 : 1 UC = 1,22788 EUR). Ce montant représente environ 57,6% du coût estimatif du projet. La contribution de l’AFD sera de 56,00 millions EUR, soit 21,5% et l’ONEE et l’OCP financeront 20,9% du coût estimatif du projet.

Zone et bénéficiaires du projet
La zone du projet englobe trois Pôles : (i) le pôle de Marrakech qui comprenant la ville de Marrakech et les centres de Tamnsourt, Tameslouht, Tnine Loudaya, Kettara, Sid Zouin, ainsi que la population rurale de la préfecture de Marrakech ; (ii) le pôle d’Al Haouz comprenant les centres d’Aît Ourir, Amezmiz, My Brahim, Tahannout, Lalla Takarkoust, Ghmate et sidi Abdellah Ghiate, ainsi que la population rurale de la province d’Al Haouz ; et (iii) le Pôle Rehamna comprenant la ville de Ben Guerir, la ville de Sidi Bou Othmane et le centre de Skhour Rhamna, ainsi que la population rurale des cercles de Sidi Bou Othmane et de Rhamna.
Sur le plan administratif, la zone du projet englobe 5 arrondissements, 3 municipalités, 12 centres urbains, 74 communes rurales et 1640 douars. La ville de Marrakech, considérée comme le noyau de la zone du projet, connaît un essor touristique et urbain sans précédent dont l’impact s’est traduit entre autres par une augmentation annuelle de la consommation en eau potable de 6,5%, alors que la moyenne nationale est de 2%.
6/3/2013
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