Sidi Ahmed BAKKALI
El Fidali EL Wazzani Sous le thème de la nostalgie Sous le thème de la nostalgie, l’artiste peintre Ismail El Fidali El Wazzani expose ses œuvres récentes, du 22 février au 3 mars 2013 à la galerie Nadira à Rabat. Pour tous qui ne connaissent pas encore ce peintre, Smaïl El Fidali El Wazzani est né le 4 avril 1960 à Ouezzane; et a exposé pour la première fois à Marrakech en 1980. Depuis lors, il n’a cessé d’exposer un peu partout au Maroc (à Marrakech, Ouezzane, Rabat, Salé, Casablanca, Tétouan ,Tanger, etc .... ) en tant que peintre autodidacte notoire et consommé qui sait taquiner le motif sur le vif et exalter les charmes multiples de notre terroir. surtout magnifier les charmants attraits de sa ville natale Ouezzane. Esprit chauvin? non loin de là; mais plutôt nostalgique, tendre, émotionnel, aimant fixer pour toujours un monde qui est en train de disparaître. Sa peinture est documentaire et réaliste; d’un élan généreux, évoquant une énorme quantité de sites enchanteurs et aussi toute une compilation de scènes de rues, haute en couleurs, de mouvements de foule, les menus détails d’une vie quotidienne et éphémère de toute une société en pleine mutation: Activités fébriles, pauses langoureuses, animation des rues grouillantes d’enfants, ambiances de toutes sortes des liesses populaires typiques dignes des grandes palettes et moments forts des effluves d’une vie débordante d’énergie, toute une féerie d’un terreau humble, modeste et véritable réservoir d’images à mémoriser et à retenir des temps immémoriaux. Smaïl El Fidali El Wazzani, tel un papillon (symbole qu’iI a choisi comme emblème de ses peintures) sur ses ailes trémoussantes nous transporte d’un endroit à l’autre en messager discret, il nous introduit dans l’intimité d’un Maroc profond et légendaire, chez des gens aux mœurs simples et tout à fait intacts des méfaits de la civilisation post- moderniste; une sorte de rappel et pourquoi, pas, nostalgie d’un présent à conjuguer à toutes les formes du passé.
2/3/2013 |