Anas LAHRICHI
MAS-OCS : 0-0 Des « sardiniers » heureux de ramener des filets vides Les atlantiques sont retournés chez eux les filets… vides. Pour une fois c’est bon signe ! Une virginité crânement défendue grâce à un bon esprit d’équipe et une stratégie défensive qui finit par venir à bout d’un onze fassi qui se chercha à longueur de match. En vain… Après une prestation prometteuse contre l’OCK malgré un échec stupide concédé en fin de match, le public escomptait un rachat, plutôt facile contre un team de bas de tableau. Hélas pour Bennani et consorts un « mouvement social » devait éclater au sein du groupe qui ébranla le navire fassi. Comme si le MAS était le seul club du Maroc à ne pas être à jour – à un mois près – de règlement de salaires aux joueurs, ceux-ci se… sabordèrent eux-mêmes ! Ainsi, ce sont des « Tigres » (mon œil !) traînant du plomb, mal inspiré et sans imagination qui ont concédé le énième match nul de la saison chez eux ! En fait, il s’est avéré qu’il était plus facile de gagner à l’extérieur que devant… leurs fidèles supporters du complexe. Sous les huées des Ultras qui dénonçaient la « Niqaba » coupable de la grève que l’on sait, les Fassis tentèrent de surprendre d’emblée leurs adversaires. Même que Abbady fut sauvé in-extrémis par son défenseur dès la 9ème mn. Un quart d’heure plus tard, c’est l’arbitre Bouchaïb Lahrach qui omit de suivre de près une action offensive locale (carence physique ou quoi ?) et préféra de fermer les yeux sur un penalty assez évident. Tout comme pour bien des fautes qui méritaient le carton jaune ! Pas de quoi contribuer au jeu offensif qui demeura insignifiant des deux côtés. Il est vrai que côté local, la jungle défensive safiote déboussola une attaque fassie complètement « pommée » à l’abord des 30 mètres adverses. Le retour au terrain après la pause fut ponctué d’une « vox populi » qui réclamait de nouvelles têtes pour déverrouiller le blocus olympien. Tour à tour, Skitioui injecta Maghraoui, Flavio (le plus plébiscité) et Bennay (tardivement). Des renforts mal exploités à cause de centrages trop lointains, de manque d’accélérations et de pénétrations par les ailes. L’aubaine pour les hommes de Méliani qui serraient bien les couloirs… et sans se priver d’incursions, Rafan et Ndione qui mirent à contribution un valeureux Koné. La défense fassie passa même à côté du pire (59ème et 82ème) sur des gaffes de 7 degrés sur l’échelle de Richter (qui en compte 9 !). Finalement l’avertissement abdi aura eu le mérite de secouer un cocotier fassi aux fruits bien amers pour des supporters « insolents » de présence !
3/3/2010 |