Par Najib SALMI
Les Points sur les i «Il faut du bon sens et de l’intelligence » c’est un entraîneur de club qui parle de la manière d’arbitrer en football. Et il veut, ou plutôt il désire que les arbitres s’ils doivent, bien sûr, faire respecter les lois du jeu, devraient aussi faire preuve de discernement avant que siffler une faute capable de changer le cours d’un match. Pauvres arbitres, on exigeait déjà d’eux une parfaite condition physique, une parfaite connaissance des lois du jeu et leur parfaite application bien sûr, on veut aujourd’hui qu’ils soient plus intelligents que la moyenne bref qu’ils « voient » aussi bien que le ferait un caméra numérique dernier cri. C’est impossible direz-vous , et vous aurez raison. Mercredi dernier, avec les matchs de ligue des champions et celui de Bordeaux contre Lorient (Coupe de la Ligue, en France) les protestations ont fusé de partout. Et l’entraîneur de Lorient à qui l’on doit la phrase citée au début de cet article a ajouté que le penalty accordé à Chammakh et suivi d’une carte rouge contre le défenseur incriminé, est le principal responsable de la défaite. Et les journalistes hexagonaux de renchérir sur tous les tons et tous les modes sur les radios et les chaînes spécialisées. En gros, on disait que l’arbitrage avait tendance à favoriser le club de Bordeaux. Un seul bémol pour ces complaintes : tous ont dû revoir, de leur propre aveu, l’action litigieuse plusieurs fois pour donner leur jugement. Or tout le problème, tout le charme, tout le mystère du football résident dans le fait que le patron du jeu, l’arbitre, doit juger sur l’instant,sur sa seule inspiration, plutôt que sur ce qu’il a vu vraiment. Sur un terrain, personne ne peut voir ce que montrent les caméras à ceux qui sont assis sur leurs fauteuils. D’ailleurs, tant mieux qu’il en soit ainsi, car tous ces oublis, ces choses non vues par le référée restent le meilleur alibi pour tous les techniciens de la planète qui trouvent là les justifications pour leurs contre performances. Le 6 mars prochain, l’International Board, l’Instance dépositaire des Lois du Jeu va se tourner, enfin, vers la technique. Attention, les farouches gardiens du temple ne vont pas adopter la vidéo, mais ils laissent entendre que l’aide des caméras pourrait intervenir pour déterminer si le ballon a franchi la ligne de but ou pas. Voilà tout. Pour le reste faites confiance à « l’intelligence et au bon sens » des arbitres. 19/2/2010 |