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        Chroniques

Par Najib SALMI

 
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Jamais demi-finale de la CAN n’aura provoqué un tel engouement. Ce match entre l’Egypte et l’Algérie est devenu le « sommet » de la CAN 2010 et personne n’évoque l’autre demi-finale, pourtant très distinguée, mettant aux prises deux équipes, Ghana et Nigeria, parmi les toutes meilleures formations du continent.
Mais, voilà, il faut peut-être croire que le scandale attire et que la sensation a ses adeptes. Les polémiques du mois de novembre dernier autour de la qualification de l’Algérie aux dépens de l’Egypte ont provoqué ce gigantesque intérêt pour des retrouvailles à l’odeur de soufre. Même si dans les deux pays concernés, on veut privilègier la voie de la sagesse et on se refuse à rallumer les flammes de la discorde.
Fort bien, ce sont là des intentions louables que l’on applaudira en attendant que ses belles intentions se transforment en réalité sur le terrain, et en espérant que les deux équipes se souviendront que ce n’est là qu’un match de football.
Mais il n’empêche, cela reste une rencontre à forte intensité passionnelle pour la simple raison que n’on ne referme pas certaines blessures, facilement, et surtout les blessures infligées à l’amour-propre.
L’Egypte malgré tous les appels au calme diffusés par les hauts responsables du sport a, certainement, beaucoup plus à perdre ce soir que l’Algérie. En effet, c’est le onze de Chehata qui est champion d’Afrique en titre, alors que l’Algérie peut considérer que sa présence en demi-finale va déjà suffire à son bonheur après des années de disette.
L’Egypte si elle remporte la rencontre ce soir, méritera tous les éloges, car psychologiquement, ce match lui sera beaucoup plus difficile à appréhender, l’Algérie, répétons-le pouvant se permettre plus de décontraction et donc moins de trac et de stress.
Maintenant si l’Egypte devait subir face à l’Algérie une nouvelle défaite, il faudra espérer que les médias du Caire sauront faire preuve d’indulgence et de raison envers leur formation. Et qu’ils ne piétineront pas dans un déluge d’opprobres et de critiques tout le travail réalisé par l’impeccable Shehata. Mais connaissant comment la presse peut brûler ce qu’elle a adoré, on peut douter…
L’Algérie même battue, se dira qu’elle a fait l’essentiel et qu’elle va en Coupe du Monde. L’Egypte ne peut pas en dire autant.
Et c’est là que se situe l’essentiel du problème pour le onze égyptien avant d’aborder ce match de tous les dangers, car il peut tout remettre en cause.

Si on est souvent d’accord pour dire qu’un match de football se joue sur des détails alors ceux qui auront eu la chance de voir le match de tennis entre Federer et Davydenko, mercredi matin comptant pour un quart de finale de l’Open de Melbourne, auront vu qu’en matière de détails le tennis n’a rien à envier au football.
La manière dont Davydenko s’est liquéfié au 2ème set après avoir raté une balle facile, laissant Federer remonter miraculeusement, aura été un grand moment de désespoir pour tous ceux qui voyaient le Russe se placer pour remporter enfin un tournoi de grand Chelem. Il avait bouclé le 1er set 6-2 sans que le Suisse ait pu faire bonne figure et puis au 2ème set, il obtient une balle de double break alors qu’il menait 3 à 1.
Le reste appartient à l’Histoire du sport et à ses renversements inattendus.

2 joueuses chinoises en demi-finale de Melbourne pour la première fois dans l’Histoire du tennis mondial. Cet exploit est relaté dans notre 2ème page sportive et peut servir la réflexion pour notre tennis national…
Car, aujourd’hui, au Maroc, alors que notre football est loin de la CAN et de la prochaine Coupe du Monde, et que notre tennis paraît faire du sur-place, on ne peut que contempler ce qui se fait ailleurs en attendant les jours meilleurs.
28/1/2010
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